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Full text of "Le Larousse pour tous : nouveau dictionnaire encyclopédique"

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Digitized by the Internet Archive 

in 2012 with funding from 

University of Toronto 



http://archive.org/details/lelaroussepourto01laro 












LE 






LAROUSSE 

POUR TOUS 



NOUVEAU DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE 



PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE 



C L AU DE AUGE 



TOME PREMIER 



8.400 Gravures. — 475 Tableaux. — 112 Cartes. 




; 



PARIS 



LIBRAIRIE LAROUSSE 



17, HUK MONTPARNASSE, 17 



Tmis ■Irtnh rr&qr»és. 

;:theca j 



7 



v 



3.5 
)lOf 







PREFACE 





es Dictionnaires Larousse ont tous un caractère commun : une même méthode préside à 
leur élaboration et à leur rédaction. Mais chacun d'eux est l'objet d'un travail nouveau, d'un 
plan distinct d'une, mise au point commandée par sa destination spéciale. Pas plus que 
le Petit Larousse, le Larousse pour tous n'est un abrégé, fait à coups de ciseaux, du Nouveau 
Luivusse illustré : ce recueil encyclopédique a son originalité propre et un objet déterminé. 

Celte originalité, c'est de donner, dans deux volumes extrêmement substantiels, la 
quintessence d'une encyclopédie complète, c'est de permettre à ceux-là mêmes qui ne peuvent acheter un 
dictionnaire d'un prix >■••" [vement élêY-é- d'avoir eux aussi leur Larousse, c'est-à-dire le livre par excel- 
lence où l'on trouve tout, le livre qu'on peut consulter à ÎCllt prop^ et sur tous les sujets possibles, bref 
le livre indispensable entre tous, celui qui vous donne dans la vie, peut-ull -dl re > ".ne véritable supérior' 1 '! 
intellectuelle et pratique. Il y a encore quelques années, c'était un luxe coûteux d'en posséder un. Le 
Larousse pour tous met aujourd'hui à la portée du grand public, pour un prix modique, les avantages 
considérables que donne la possession d'un dictionnaire encyclopédique digne de ce nom. 

On n'y trouvera pas des définitions sèches et un catalogue de noms propres. Tous les mots consacrés 
par l'usage, tous ceux qui appartiennent au vieux langage français et qui ne sont pas absolument tombés 
en désuétude, tous les néologismes et les termes d'argot de quelque portée ou de quelque saveur, ont été 
enregistrés et appuyés d'exemples qui précisent le sens et l'éclairent, le plus souvent sous forme de pensée 
morale, de fait historique, de renseignement scientifique, de conseil pratique ou de citation littéraire. Les 
allusions et les « mots » célèbres, les locutions latines et étrangères sont expliqués en eux-mêmes et dans 
leurs applications. Si l'on considère enfin que chaque mot est suivi de l'indication de ses antonymes et de 
ses synonymes, on reconnaîtra qu'un dictionnaire ainsi conçu, résultat d'une sélection judicieuse, constitue 
un répertoire et un guide de premier ordre. 

Quant à la partie proprement encyclopédique, dont l'objet n'a pas besoin d'être défini, il suffira de 
dire que les notices qui la composent sont autant de petits résumés de la vie des hommes célèbres, des 
caractères géographiques d'une région, des événements historiques mémorables, des théories et des appli- 
cations scientifiques, médicales et juridiques les plus usuelles, et même des ouvrages de l'esprit, puis que 
les chefs-d'œuvre des littératures française et étrangères, en même temps que les grandes œuvres d'art, 
sont analysés et appréciés. A côté du détail caractéristique, le détail anecdotique a trouvé place, et ainsi 
trouvent souvent réunis l'utilité de l'encyclopédie et l'agrément du livre de lecture. 

iographie, un co 
cation d'un appareil scientifique ou d'un procédé industriel, la reproduction d'un tableau ou l'appreWalion ^K 



1S, 



Qu'on veuille contrôler l'orthographe d'un mot, chercher une date, une biographie, un conseil de 
médecine ou d'hygiène, un renseignement commercial ou agricole, éclaircir un point de droit, avoir l'expli- 



d'un opéra, voire même la règle d'un jeu ou une recette de cuisine, c'est, dans toutes les circonstances de 
la vie qu'on pourra s'adresser à lui. Jamais ouvrage semblable, ni même approchant, n'avait été publié, et 
le Larousse pour tous crée vraiment pour toutes les catégories du public des facilités de se renseigner et de 
s'instruire qui n'existaient pas jusqu'ici ; on voit quels services il rendra, quelle influence même il pourra 
exercer sur le développement intellectuel de chacun : c'est une œuvre que tout le monde voudra introduire 
à son foyer. 

Nous ajouterons que ce nouvel ouvrage, par son formai maniable cl sa consultation rapide, sera 
infiniment précieux même pour les personnes qui possèdent déjà un grand dictionnaire encyclopédique : 



VI 



PREFACE 



ce sera le livre usuel qu'elles auront constamment sous la main, à demeure sur leur bureau ou leur table 
de travail, qu'elles consulteront sans se déranger, qu'elles pourront même au besoin emporter dans leurs 
déplacements. 

On a dû employer des caractères fins pour faire tenir en aussi peu de place une telle quantité 
de matières, mais on est parvenu, grâce à la netteté de la disposition typographique et au soin de l'im- 
pression, à assurer néanmoins une lisibilité parfaite. 

On sait quel intérêt présente l'illustration d'un dictionnaire encyclopédique. Le Larousse pour tous 
contient des milliers de gravures, portraits des personnages célèbres de tous les temps et de tous les pays, 
y compris les contemporains, reproduction des principaux chefs-d'œuvre de la peinture, de la sculpture, 
do l'architecture, types et costumes, animaux, plantes et fossiles, appareils scientifiques, machines et 
outils, etc. D'une facture très fine, et toutes exécutées spécialement pour l'ouvrage d'après des documents 
sérieusement contrôlés, elles mettent sous les yeux du lecteur la représentation exacte des choses, et c'est 
un véritable musée qu'on a ainsi entre les mains avec le Larousse pour tous. Outre la quantité considérable de 
gravures répandues dans le texte, on trouve encore dans ce dictionnaire une multitude do tableaux synthé- 
tiques, présentant des groupements des plus instructifs, ainsi que de nombreuses planches et cartes en couleurs 
d'une remarquable exécution. 

Claude Auge, qui a précédemment attaché son nom au Nouveau Larousse illustré, au Petit Larousse 
illustré et au Larousse mensuel illustré, a dressé le plan de l'ouvrage; et c'est à lui qu'est revenu le soin 
d'appliquer exactement les méthodes qui ont assuré le succès des œuvres dont il est l'auteur ou qui ont été 
publiées sous sa direction. Il s'est entouré de collaborateurs spécialistes, parmi lesquels nous citerons : 



Auge (Paul), licencié es sciences physiques et chimiques. 
Boucheny (Gaston), licencié es sciences physiques et 

mathématiques. 
Coquelin (Louis), licencié es lettres. 
Dessertenne (Maurice), artiste dessinateur. 
Faucher-Gudin, artiste dessinateur. 
Fhoidevaux (Henri), agrégé d'histoire et de géographie, 

docteur es lettres. 
Grasset (Eugène), artiste dessinateur. 
Guillemonat (Auguste), docteur en médecine._,_ - -- .— 
urigot. ( Georges). hoauOiLde ]&&£$'. 



Laubadère (Paul de), artiste dessinateur. 
Leblond (René), artiste dessinateur. 
Legrand (Max), avocat. 
Lévy (Albert), dessinateur cartographe. 
Loévy (Edouard), artiste dessinateur. 
Marsillon (Charles), ingénieur des arts et manufactures. 
Millot (Adolphe), artiste dessinateur. 
Monnot (Pierre), publiciste. 
Ponthièr-e (Emile), homin? l ne~n:Ui'~o. 
Treffel (Georges), ancien élève de l'École normale 
supérieure, agrégé dliisloire et de géographie. 



LES ÉDITEURS. 




TABLE DES ABRÉVIATIONS 

EMPLOYÉES DANS LE « LAROUSSE POUR TOUS » 



Abl Ablatif. 

Abrév Abréviation. 

Abs Absolu. 

Absoluni Absolument. 

Abusiv Abusivement. 

Acad Académie. 

Accus . . Accusatif. 

Acous acoustique. 

Activ Activement. 

Aotuellem Actuellement. 

Adj Vdjectif. 

Adjectiv Vdjectivement. 

Admin Administration, administratif. 

Adm Idem. 

Adv Adverbe. 

Adverb Adverbialement. 

At'tl Affluent. 

A* r rio * - ■• viUui-o. 

Alch Alchimie. 

Alg algèbre. 

Ail. ou Allem. . . . Allemand. 

Alph Alphabétique. 

Allus Allu.-ion. 

Amer Américain. 

Anagr Anagramme. 

Anal Analogie, analytique, analyse. 

Anat Anatomie. 

Ane Ancien, anciennement. 

Angl Anglais. 

Ant Antonyme ou Antonymie. 

Anthrop Anthropologie. 

Antiq Antiquité. 

Antonom Antonomase. 

Apic Apiculture. 

Apr Après. 

Ar Arabe. 

Arbor Arboriculture. 

Archéol Archéologie. 

Archit Architecture. 

Arg Argot. 

Arg. des éc Argot des écoles. 

Arg. paris Argot parisien. 

Ariih Arithmétique. 

Armur Armurerie. 

Air ou Arrond . . . Arrondissement. 

Art Article. 

Ajl <-ulin Art culinaire. 

Artill Artillerie. 

Arts décor Arts décoratifs. 

Art milu Vit milit lire 

Art vétér Ait vétérinaire. 

Ascét Ascétisme. 

Astr astronomie. 

Auj. ci Aujourd'h. Aujourd'hui. 

Autom Automobilisme. 

Autre!" Autrefois. 

Auxii Auxiliaire. 

|Av Avant. 

■Bactér Bactériologie. 

IB. gr Bas grec. 

IB. lat. un Bas lat. Bas latin. 

] 1 11 Béarnais. 

Bill Bible. 

IBibliogr. Bibliographie. 

| il Bijoutei 

Biographie. 

Biol - I 

Blas Bis 

Bol Botanique. 

i her Boucbi i 

Boulang Boulangerie. 

Boulevard Boulevardier 

Bouts Bourse. 

Brel Breton. 

Bx-arte Beaux-arts. 

G Code. 

c.-à-d C es) m dire. 

Calligr Calligraphie 



Cant. ou C Canton. 

Cap. ou Capit. . . . Capitale. 

Carross Carrosserie. 

Cathol Catholique. 

CeJI Celtique. 

Céram Céramique. 

Chancell Chancellerie. 

Charp Charpenterie. 

Chass Chasse. 

Ch.-l Chef-lieu. 

Ch.-l. de c Chef-lieu de canton. 

Ch. de f Chemin de ter. 

Chevaler Chevalerie. 

Chim Chimie. 

Chin Chinois. 

Chir Chirurgie. 

Chorégr Chorégraphie. 

Civ Civil. 

Collectiv Collectivement. 

Comm Commune. 

Com. oti Comm. . . Commerce. 

Commenc Commencement. 

Comptab Comptabilité. 

Cnnd. prés Conditionnel présent. 

Conf. ou Cf. . . Conférez. 

Confis Conliseric. 

Conj Conjonction. 

Conj Conjugue. 

Constr Construction. 

Contr Contracté. 

Contrib. indir. . . . Contributions indirectes. 

Coût Couture, coutume. 

Cuis Cuisine. 

Dém Démonstratif. 

Dénigr Dénigrement. 

Dép. ou Départ. . . Département. 

Dél Déterminatif. 

Dialect Dialectal. 

Didact Didactique. 

Dimin Diminutif. 

Divin Divinatoire. 

Dr Droit. 

Dram Dramatique. 

Dr. admin Droit administratif. 

Dr. anc Droit ancien. 

Dr. can Droit canon. 

Dr. civ Droit civil. 

Dr. forest Droit forestier. 

Dr. marit Droit maritime. 

Dr. rom Droit romain. 

E Est (point cardinal . 

Eaux et for. ... Eaux et forêts. 

Econ. dom Economie domestique. 

Econ. polit Economie politique. 

Econ. rur Economie rurale. 

Egypt Egyptien. 

Electr Elcctricii 

Eli Elliptique. 

Elliptiq Elliptiquement. 

Encycl Encyi lopédii 

Entom 

Epigr Epigraphie. 

Erpét Erpétologie. 

Ks.rr Escrime. 

Esp Espagnol. 

Et Etal 

,■ Bthr, 

Etbnol Eth 

Etbol -'<■'. 

Ex Exemple. 

Ext El ion. 

Fam ' milier. 

Fauconn. . 

1-' ,,„ i i. . niiiin. 

I ftod Féodalité. 

ment. 

Filât 1 llature. 

Fin Finances. 



FI Fleuve. 

Flam Flamand. 

Fluv Fluvial. 

Forest Forestier 

Fortif Fortifications. 

Franc, oh Fr. . . . Français. 

Fréquent Fréquentatif. 

Fr.-maçonn Franc-maçonnerie. 

Fut Futur. 

Géuéal Généalogie. 

Géod Géodésie. 

Géogr Géographie. 

tiéol Géologie. 

Géom Géométrie. 

Germ Germanique. 

gn mil gn mouillé. 

Gouv Gouvernement. 

Gr Grec. 

Gr. mod Grec moderne. 

Gramm. ou Grain. Grammaire. 

Graphol Graphologie. 

Grav Gravure. 

Gross Grossier. 

Gymn Gymnastique 

Gynécol Gynéool 

11 ou llab Habitant. 

Bébr Héhren, hébr irqu» 

aJelîniniB «netmrn 

Herald Héraldique. 

Hind Hindou. 

Ilipp Hippialrique. 

llippol Hippologie. 

Hist Histoire. 

Hist. nat Histoire naturelle. 

Histol Histologie. 

Holl Hollandais. 

Horl Horlogerie. 

Hoitie Horticulture. 

Hydraul Hydraulique. 

Hyg Bygiène. 

Ichtyol Ichtyologie. 

Iconogr Iconographie. 

Impart Imparfait. 

Impér Impératif. 

Impers Impersonnel. 

Impr Imprimerie, 

Ind Indicatif. 

Indéf Indéfini. 

Industr Industrie. 

lut' Infinitif. 

Injurieus Injurieusemcnt. 

Instr. publ Instruction publique. 

Interj Interjection. 

Interjectiv Interjeclivement, 

Inus Inusité. 

Inv. ou Invar. . . . Invariable. 

Iron h 

Ironiq Ironiquement. 

Irr Irrégulier. 

Italien 

J.-C Jésll* i b 

Japon .lapon i 

Jard Jardinage. 

Judiciaii e 

Kil, ou Kilogr. . Kilogi 

Kil. carr Kilomètre i uré 

Kil Kilomi 

/ ml] / mouillé 

Lat Latin. 

I. 

Lithuan. Lithuanien 

I.itt. ou Littér. Littél 

Uttéralcm Littéralemi 

Liturg Lltui 

// ip.ll // mouillé-. 

adv, i aie, 

Loi 

Loc. conj Loculi Uve. 



vin 



TABLE DES ABRÉVIATIONS 



Loc l' i ii i Locution tannin pi 

Loc lai Locution latine. 

I pi i-|i Locul ion pn po itive. 

Loc, prov Locution proverbiale. 

Log Logique. 

Long Longll udc. 

M. . . Monsieur» masculin, mètre, morl 

M Midi ch. de t ), mot. 

M.n min Maçonnerie. 

Magnét. . Magnétisme, magnétique. 

M;mim Mammalogie. 

Man Mai 

Mar Marine. 

Mali» Mathématique. 

MaiLv. pari Mauvaise part. 

Mécan. on M c. . . Mécanique. 

Méd Médecine, médical. 

Méd. lég Médecine légale. 

Menuis Menuiserie. 

Métal! Métallurgie. 

Métriq Métrique. 

Métrol Métrologie. 

Mexic Mexicain. 

Milit Militaire. 

Min Mines. 

Miner Minéralogie. 

Mobil Mobilier. 

Mod Modes. 

Moll Mollusques. 

Monnay Monnayage. 

Musiq, ou Mus. . . Musique. 

Myth Mythologie, mythologique. 

N Nom. 

N Nord (ch. de f.). 

N Nord (point cardinal). 

Navig Navigation. 

Néol Néologisme. 

Neutral Ncutralement. 

N. f Nom féminin. 

N. f. pi Nom féminin pluriel. 

N. m Nom masculin. 

N. m. pi. Nom masculin pluriel. 

N. pr Nom propre. 

N"rai Normand. 

Norv Norvégien. 

Num Numéral. 

Numér. Numération. 

Numism Numismatique. 

O Ouest leh. de f.). 

(i Ouest (point cardinal:. 

Obstétr Obstétrique. 

i iccult Occultisme. 

OEnol Œnologie. 

Onomat Onomatopée. 

Oppos . . Opposition. 

Optiq. ou o.t. , . . Optique. 

Ord Ordinal. 

Orfèvr Orfèvrerie. 

«''lent Oriental. 

: rig <■■■ ie 

Orl Orléans (ch. de i. 

Ormtli Ornithologie. 



Orthogr Orthographe. 

Paléogr Paléographie. 

Paléont Paléontol 

Papet Papeterie. 

Par anal Par anal 

Parantiphr Par antiphra 

Par dénigr Par dénigrement. 

Par exagér l'ar exagération. 

Par métaph Par métaphore. 

Par ext Par extension. 

Par métonym. . . . Par métonymie. 

Par plais Par plaisanterie. 

Par plaisant. ... Id. 

Part, pass Participe passé. 

Part, prés Participe présent. 

Partie Particulièrement. 

Pass. déf Passé déliai. 

Pass. indéf Passé indelini. 

Palliol Pathologie. 

Pàtiss Pâtisserie. 

lvrh Pèche. 

l'edag Pédagogie. 

Peint Peinture. 

Péjor Péjoratif. 

Péjorativ Péjorativement. 

l'ers Personne. Persan. 

P. et ch Ponts et chaussées. 

Peu us Peu usité- 

Pharm Pharmacie. 

Philos Philosophie. 

Phot Photographie. 

Plirénol Phrénologie. 

Physiol Physiologie. 

Physiq Physique. 

PI. ou Plur Pluriel. 

Plaisamm Plaisamment. 

P.-L.-M Paris-Lyon Méditerranée (ch.de f. 

Poét Poétique. 

Polit • Politique. 

Pop Populaire. Population. 

Poss Possessif. 

Post Postes. 

Pr Propre. 

Prat Pratique. 

Préf Préfixe. 

Préf Préfecture. 

I'rem Premier, première. 

Prép Préposition. 

Prés Présent. 

Priv Privatif. 

Procéd Procédure. 

Pron Pronom. 

Prés Présent. 

Proprem Proprement. 

Trosod Prosodie. 

Prov Proverbe. Province. 

Provenç Provençal. 

Psychol Psychologie. 

■ jioteclin Pyrotechnie. 

Quelque!' Quelquefois. 

Rad Radical. 

R. d Rive droite. 



Rcl Reliure. 

Belig Religion. 

Rem . Remarque. 

R. " Rive gauche. 

Rliét Rhétorique. 

Riv Rivière. 

Rom Romain. 

Roy Royaume. 

Rur Rural. 

S Siècle. Sud. 

S. ou Sing Singulier. 

S.-al'll Sous-aflluent. 

Sanscr Sanscrit. 

Scandin Scandinave. 

Scolast Scolastique. 

Sculpt Sculpture. 

Seller Sellerie. 

• s -ent Sous-entendu. 

" Serrurerie. 

Signii Signifiant. 

S.-pr. "i< h' -préf. . Sous-préfecture. 

Subj Subjonctif. 

Substantiv Substantivement. 

Subst. particip. . . Substantif participi 

Subst. verb Substantif verbal. 

Suéd Su.d as. 

Superf Superii 

Superl Superlatif. 

Superst. ...... Superstition. 

Sylvie Sylviculture. 

Syn Synonyme. 

T Terme. 

Tann Tannerie. 

Taurom Tauromachie. 

Techn Technol 

Tératol Tératologie. 

Théâtr Théâtre. 

Théol Théologie. 

Thérap Thérapeutique. 

Topogr Topographie 

Trav. publ Travaux publics. 

Trigon Trigonométrie. 

Triv Trivial. 

Typogr Typographie. 

Us Usité. 

V Verbe. Ville. Voir. 

V. a Verbe actif. 

V. imp Verbe impersonnel 

V. int Verbe intransitif. 

V. n. ....... . Verbe ...iHli 

V. pr Verbe pronominal. 

V. pr Ville principale. 

Véloc Vélocipédie. 

Vén. oi< Vener. . . Vénerie. 

Verr Verrerie. 

Vitic Viticulture. 

Vulg Vulgaire. 

Vx Vieux. 

Vx fr Vieux français. 

Vx m . Vieux mot. 

Zool Zoologie. 

Zootechn Zootechnie. 






n. m. La première lettre de 
l'alphabet , et la première 
-oc iujuUa» • un A mai»- 
eule; des a minuscules. r\ ~. t _ 
ver par u -(- i, prouver ma- 
thématiquement- JVe savoir 
ni A m B, être fort igno- 
rant. Sur les monnaies , A 
désignait la monnaie de Pa- 
ris, et parfois celle de Mar- 
seille ; AA celle de Metz ; 
JE celle d'Aix. 
(sans accent), 3« pers. du sing. de l'ind. prés, du 
1 avoir : l'alphabet français a vingt-cinq lettres. 
ou ab ou abs, prép. lat. signifiant de, par. Elle 
ue un rapport d'éloignement, d'extraction, de 
atinn. de privation, et entre comme préfixe dans 
mposition de certains mots français : atone, 
i 'ation, abstention. 

frép. (lat. ad). Prend l'accent grave et exprime un 
*;rt de tendance : aller à Paris; de situation : être 
'maison; de provenance : boire à une source; etc. 
1 abrév. de Altesse, de austral ; a. abrév. de are. 
SI (pour ana, prép. grecque distributive), signe 
'''on place contre une accolade réunissant les 
de plusieurs médicaments, et qui signifie qu'on 
nélanger ces médicaments en parties égales : 
bicarbonate de soude- . . ) ~ _ 
Miosphate de chaux. . . . | aa 5 S 1 '- 
-dire 5 grammes de bicarbonate de soude et 
nmes de phosphate de chaux. 
• (d un mot germanique qui signifie eau, et qui 
sté le nom d'un grand nombre de rivières des 
celtiques et germaniques ), fleuve côtier de 
-8, qui baigne c^;„f.o mC r et se jette dans la 
i Nord; cours 80 kil. 

, fleuve de Russie Livonie), tributaire du °-olfe 

! ours 395 kil. ° 

Chen, nom allemand d'Aix-la Chapelle. 
kdorf, bourg de Suisse (cant. de Thurgovie) ; 

matures de coton, tissage. Fromagerie. 
lborg, v. et port du Danemark, ch.-l. du dio- 
•e ce nom ; 31.500 h. Ecole de navigation. 
tien, v. d'Ail magne ( Wurtemberg ), sur la 
Ht, 10.500 h. Centre d'un district minier. 
fclesund, v. maritime de Norvège; 8.500 h. 
n importante pour la pêche de la morue. Pâ- 
li chef normand Rollon. Cette ville fui, en 1904, 
<»e totalement détruite par un incendie. 
li-pacha (Mehémet-Kmin), homme d'Etat 
lie et mort a Constanti„„p|e 11815-1871). Il a at- 
l»on nom a la politique 0c réformes intérieures 
mnzimat, dont il ne put voir la réalisation. 
8T, riv. de Suisse, qui naît au col du Grimsel 
■ la cascade de la Handeck, arrose Berne, So- 
Aarau, reçoit la Reuss, la Limmat, la Thièle 
îtte dans le Rhin (r. g.); cours 280 kil. 
rau » v. de Suisse, ch.-l. du cant. d'Argovie, 
ar; 8 000 h. Nombreuses industries : filatures 
«ne, fonderie de canons. 

r . lonT^f , V ' de Suis8ft (cant ' d'Argovie), sur 
-'^300 h. Filature et tissage. 

rHus, T - , et P or t du Danemark, ch.-l. du dio- 
'■ ce nom ; 5Î.000 h. Commerce actif. 

r rf? n 'n/ r h r< ' aln f de Mo,SR - et P^mier grand 
des Hébreux. Ayant toléré, en l'absence de 

\R. Ç. TOUS. 



Moïse, que les Hébreux élevassent le Veau d'or, il 
mourut avant d'avoir atteint la Terre promise. (Bible.) 
Aasen [sén] (Iwar- André), philologue norvé- 
gien, né J> «-F-otan, m. à Christiania (1813-1896) ■ lU ' 
it.ir d'une Oraminu.: ^ . ;r.'. ae la 

langue norvégienne. 

aba ou abba n. m. Manteau de laine grossière, 
cil usage en Turquie. 

Aba (Samuel), roi de Hongrie, beau-frère du roi 
saint Etienne. Il fut porté au trône par la réaction 
païenne, en 10 U, et renversé en 1044 par l'empereur 
Henri III, qui rétablit Pierre le Vénitien ou l'Alle- 
mand, dont Aba avait usurpé la couronne. 

Ababdebs [dé], tribu nomade d'Egypte, entre le 
Nil et la mer Rouge. 

ababouiné, e adj. Se dit d'un navire arrêté en 
pleine mer par un 
calme subit. 

ab abrupto loe. 
lat. signif. Brus- 
quement, sans pré- 
paration : entrer en 
matière ab abrupto. 
(On dit mieux ex 

ABRUPTO.) 

ab absurdo loc. 
lat. signif. Par, 
d'après l'absurde : 
raisonner ab ab- 
surdo. 

abaca n. m. 

Espèce de bananier 
des Philippines, dit 
boffo, qui fournit 
une matière textile 
appelée chanvre de 
.Vanille, dont on 
fait des tapis, des 
nnîllfiaffon fl des câ- 
bles, etc. 

abacète n. m. 

Genre de coléoptères noirs, bronzés ou bleuâtres, des 
régions chaudes de l'ancien monde, et qui vivent au 
bord des eaux. 

Abaco ou Grande Lucaye, la plus grande 

desilesLucayes;7.000h. Aux Anglais. Ch.-l. Carleton 

Abad I" [bad'], premier roi maure de Séville, et 
fondateur de la dynastie dite des Abadites ; il régna 
d" 1023 à 1042. — Son fils Ar.Ai» II régna de 1042 à 
1069, et son petit-Als Abah III, de 1069 à 1095. 

Abadie [di] (Paul), architecte français, né à Pa- 
ris, m. àChatou (1812-1884). Il restaura de nombreux 
monuments historiques, et on lui doit le projet du 
Sacré-Cœur, à Paris. 

Abadie (Louis), compositeur français, né vers 
1814; auteur de romane. -s et chansons. Il mourut 
presque de misère dans un hôpital de Paris, vers 1858. 

Abadites, dynastie maure, fondée par Abad I" 
et qui régna sur Séville au xi« siècle. — Un Abadite. 

Abaffl ou Apaffi I ", prince élu de Transylva- 
nie ; il régna de 1661 a 16M, bous la tutelle des Turcs. 

Abailard. Biogr. v. Abélard, 

abaissable Ibè-sa-bte] adj. Qu'on peut abais- 
ser : tarif abaissable. 

abaissant bê-san], e adj. Qui sert à abaisser. 
Fig. Humiliant, dégradant ; acte abaissant. 



auaisse (oc 

ii ndant avec le r- 



n. f. Pâte que l'on amincit en 
au : l'abaisse forme la croûte 





„ , mu ; i uuuwac lui //te il 

*•«* du?i grand . m i re de pâtisseries. 

abaisse ïbè-séj, 8 ..,.„ -i as . Se dit : lo de toute 
pièce placée au-dessous de 1 a p. „ e que i a regle héral- 
dique lui assigne; 2» des aile»(v<A v un oiseau qui, au 
lieu d'être étendues, sedirigs«-tveft>.apointe>^ e r;ô^, u • 
3» d'une p>è _; v u d'un ècu contenant une pièce de„; 

îer le souvenir d'une action déshonorante.* " 

abaisse-langue [lan-ghe] n. m. invar. Sorte 
de palette métallique, que l'on 
emploie en médecine pour abais- 
ser la langue et apercevoir l'in- 
térieur de la gorge. 

abaissement [bè-se-man] 

n. m. Action de diminuer quel- 
que chose en hauteur : rabaisse- 
ment d'un mur. Action d'un corps 
qui , en baissant, s éloigne d'un 
point plus élevé : le froid pro- 
duit l'abaissement du mercure 
dans le thermomètre. Fig. Dimi- 
nution de puissance : Louis XI 
travailla a l abaissement des B 

grands vassaux. Diminution : l'abaissement des salai- 
res- Etat de décadence : l'abaissement des consciences. 

abaisser [ôè-sé] v. a. (de à, et baisser). Mettre 
plus bas pour couvrir : abaisser les paupières. Dimi- 
nuer la hauteur : abaisser un mur. Faire descendre : 
abaisser un store. Réduire : abaisser une taxe. Abais- 
ser une perpendiculaire, la mener d'un point sur une 
ligne ou sur un plan. Alg. Abaisser des équations, 
les réduire en équations de degré moindre. Fig. Dimi- 
nuer le pouvoir: Richelieu abaissa les grands. S'abais- 
ser v. pr. S'humilier, s'avilir : s'abaisser à de plates 
creuses- Devenir plus bas : les nuages s'abaissent. Ant. 
Elever, hausser, glorifier, vanter, exalter. 

abaiSSeur [bè-seur] adj. et n. m. Se dit d'un 
muscle qui sert à abaisser la partie du corps à la- 
quelle il est attaché : les muscles abaisseurs ont pour 
antagonistes les éleveurs. 

abait [6e1 ou abet 

[lie] n. m. Pich. Appât- 
Fig. Ruse- (Vx.) 

abaiter [bt-té] ou^s 
abétsr [té. — Se conj. "*" 

comme accélérer] v. a. 
l'rrli. Appâter. (Vx.) 

abajoue ïjoâ] n. f. ... A 

( de bajoue ). Poche que J 

certains animaux (singes, chiroptères, etc.) ont â l'in- 
térieur des joues et où ils mettent en réserve des ali 
monts non consommés immédiatement. Fig. Joue 
volumineuse et pendante. 

abaliénation [st-on] n. f. Dr. rom. Cession 
aliénaiion : abaliénation de terres, de troupeaux. 

abaliéner [nel v. a. (Se conj. comme aeci \ 
Faire une abaliénation. 

abalOUrdir v. a. R»ndre lourd, stupide 
mauvais traitements abalourdisscnl un enfant 

abalourdissement [di-se-ma>r n. m Action 

d'abalourdir. Etat d'une personne abalourdie 
abandon n. m. (de à, et de l'anc. franc, bas 

pouvoir). Etat d'une personne ou d'une cli" 
laissée : Christophe Colomb mourut dans faba 
Négligence aimable dans le discours, le style, les 




ABA 

manières, etc. : l'abandon de l'intimité. Oubli : abun 
don de soi-même. Renonciation, désistement : abandon 
d'un droit. A l'abandon loc. adv. Sans soin, en dé- 
sordre : laisser ses enfants, sa maison à l'abandon. 

— Encycl. Dr. Le propriétaire d'un navire est 
responsable des faits et des engagements du capi- 
taine qu'il a chargé du commandement, mais il peut 
s'affranchir de ces obligations par l'abandon du na- 
vire et du fret. — Les particuliers peuvent s'affran- 
chir de la contribution foncière qui frappe les terres 
vagues , bruyères , etc. , en faisant l'abandon légal 
de ces propriétés. — Tout copropriétaire d'un mur 
mitoyen peut se dispenser de contribuer aux répa- 
rations de ce mur, en faisant l'abandon du droit de 
mitoyenneté. — L'héritier qui accepte une succession 
sous bénéfice d'inventaire peut se soustraire au paye- 
ment des dettes de la succession en abandonnant 
tous les biens qu'elle comprend. — Le failli peut ob- 
tenir un concordat en abandonnant aux créanciers 
tout ou partie de son actif. — Le Code punit sévère- 
ment l'abandon des enfants, et les peines qu'il pro- 
nonce sont plus ou moins graves, selon que le coupable 
a ou n'a pas sous sa dépendance l'enfant abandonné. 
L'abandon dans un lieu solitaire entraîne la peine de 
la réclusion, si l'enfant est trouvé estropié ou mutilé ; 
il est puni comme meurtre, s'il a entraîné la mort. 
Ceux qui déposent dans un hospice un enfant de moins 
de sept ans, dont la garde leur était confiée à prix 
d'argent, sont passibles de peines correctionnelles. 

abaildoniiable [do-na-ble] adj. Qui peut, qui 
doit être abandonné : projet abandonnante. 

abandonnataire [do-na-tê-re] n. Dr. Per- 
sonne au profit de qui est lait un abandon de biens. 

abandonnâtes , trice [iio-,m]n. Dr. Per- 
sonne qui fait un abandon de ses biens au profit de 
ses créanciers. 

abandonne [do-né], G n. Personne qui est dans 
l'abandon : soulageons les abandonnés. 

abandomiement [do-ne-man] n. m. Délaisse- 
ment entier. Acte de cession : abandonne ment de biens. 

abandonnément [do-né-man] adv. a l'aban- 
don, sans réserve. (Vx.) 

abandonner [do-né] v. a. (de abandon). Quit- 
ter, délaisser entièrement : abandonner sa maison. 
Renoncer à : abandonner ses prétentions. Négliger : 
abandonner ses devoirs. Renoncer à : Anne d' Autriche 
abaivlonna l'exercice du pouvoir à Mazarin. Livrer : 
abandonner une ville au pillage. S'abandonner v. pr. 
Se livrer -.s'abandonnera la joie. Perdre courage: une 
âme forte ne s' abandonne jamais.Aur. Garder, retenir. 

abandonneur, euse [donneur, eu-ze] adj. 

et n. Se dit d'une personne oui abandonne. (Peu us.) 

AbanO (Pierre d'), médecin et alchimiste italien,- 
ne à Abano-Bagni, auteur du De remediis venenorum 
(1250-1310). 

AbanO-Bagni, v. d'Italie (prov. de Padoue); 
4.000 h. Eaux minérales chlorurées sodiques, em- 
ployées contre les rhumatismes, lagouti< 

AbantO, bourg d'Espagne (prov. de Biscaye), 
7.500 h. Mines de fer. 

abaque n. m. (lat. abacus .--'"'«• laillou ta- 
blette formant la partie.»"" • ,eure du <=ha,„ha,. • 




Abaques : I. Circulaire; 2. Quadi angulaire : 3. Polygonal. 

d'une colonne. Antig. Machine a calculer, en usage 
chez les Romains. (V. boulier.) Système de lignes 
tracées sur un plan et permettant d'effectuer certains 
calculs numériques. Table à jouer, à lire. Dressoir. 

Abaica (don Joaquin), prélat espagnol, né en 
Aragon (1780-1844), l'un des chefs du parti de don 
Carlos contre Isabelle II ; banni, il mourut au cou- 
vent de Lanzo, près de Turin. 

Abarim [rim'], chaîne de montagnes de l'Anti- 
Liban i Palestine), au N.-E. de la mer Morte. Elle con- 
tient le montNébo.où la Bible fait mourir Moïse- 

abarthrose [trô-ze] n. f. (du lat. ab.et du gr. ar- 
tkron, articulat'on) ou abarticulation [si-on] 
n. f. Syn. de diarthrose. 

Abascal (don José Fernando), général espagnol, 
né à Oviedo, m à Madrid (1713-18211. Vice-roi du Pé- 
rou en 1804, il fut révoqué en 1816 par Ferdinand VII. 

abasourdir [zour] v a. (rad. sourd). Assour- 
dir, étourdir par un grand bruit ■ coup de tonnerre 
qui abasourdit. Fig. Consterner, accabler, jeter dans 
la stupeur : nouvelle qui abasourdit. 

abasourdissant [zour-di-san], e adj. Qui 
est propre à abasourdir, à étourdir : bruit abasour- 
dissant ; nouvelle abasourdissante. 

abasourdissement [zour-di-se-man] n. m. 
Assourdissement. Fig. Stupeur. 

abat ou abas [6a] n. m. Averse, pluie abon- 
dante qui tombe tout à coup : un grand abat d'eau. 

abat [bà] n. m. Action d'abattre, de tuer : l'abal 
des animaux. Ce qui est abattu. (Syn. de abatis) N. 
m. pi. Parties de certains animaux abattus qui se 
vendent chez les tripiers, telles que pieds et rognons 
de mouton, foie de veau, gras-double, etc. 

abatage ou abattage [ba-ta-je] n. m. Action 
de renverser, de coucher. Action d'abattre les arbres, 
de tuer les animaux. Action de détacher des gale- 
ries des mines le charbon, le minerai, la pierre. Fig 
et farn. Verte semonce. 

— Encycl. Ar6or. L'abatage des arbres se fait à la 
hache, à la scie, à la poudre, à la dynamite. Il a lieu 
communément de la fin janvier a la fin avril. 

— Boucher. Les procédés d' abatage des bœufs sont : 
l'assommcment au moyen d'un merlin ou du masque 
frontal à boulon percutant, dit masque Bruneau, 
l'énervation, et, chez les juifs, regorgement. Les porcs 
sont assommés d'un coup de maillet, puis égorgés. 
Les veaux et les moutons sont égorgés. 

abâtardir v. a. (de bâtard). Altérer, faire dé- 
générer. Fig. : une longue servitude abâtardit le cou- 
rage. S'abâtardir v. pr. Dégénérer. 

abâtardissement [di-se-man] n. m (de abâ- 
tardir). Dégénération. Altération, au propr. et au 
fig. : l'abâtardissement d'une rare, de l'esprit. 

abat-chauvée [bà-eh6-'vé] n. f. Laine de 



9 



qualité inférieure qu'on abat, qu'on détache de la 
peau, au moyen de la chaux. PJ. des abat-chauvét 

abatee [té] n. f. Mouvement d'un navire dont la 
proue s'écarte de la ligue du vent. 

abatellement \te-le-man] n. m. Sentence par 
laquelle les consuls français, dans le Levant, inter- 
disent le commerce avec tous ceux qui désavouent 
leurs marchés ou qui refusent de payer leurs dettes. 

abat-faim [ba-fin] n. m. invar. Pièce de résis- 
tance qu'on sert d'abord pour apaiser, abattre la 
première faim des convives. 

abat-foin [ba] n. m. invar. Ouverture prati- 
quée dans le plancher d'un grenier, au-dessus d'une 
écurie, d'une étable, et par laquelle on jette le four- 
rage dans le râtelier. 

— Encycl. L'abat-foin a l'inconvénient d'entraî- 
ner le gaspillage et de laisser pénétrer dans le four- 
rage les émanations de l'étable ou de l'écurie. 

abatis ou abattis [ba-ti] n. m. Quantité de 
choses abattues, telles que bois, arbres, maisons; ou 
tuées, telles que bêtes fauves, gibier. Tête, cou, aile- 
rons, pattes de volaille. Milit. Barricade ou retran- 
chement accessoire, consistant en un amas d'arbres 
dont les branches entrelacées sont tournées vers 
l'ennemi. Pop. Bras, jambes ; mains, pieds. 

abat-JOUr [ba] n. m. invar. Réflecteur qui rabat la 
lumière des lampes. Fenêtre inclinée qui reçoit le jour 




Abat-jour: 1. De lampes; 2. A persiennes. 

d'en haut. Auvent élevé devant les magasins ou bouti- 
ques pour intercepter les rayons du soleil. Sorte de vi- 
sière qui sert àpréserverles yeux d'une lumière trop vive. 
abat-Son ou abat-Sons [ba] n. m. Série de 
lames que l'on pose de biais dans les baies des clo- 
chers pour renvoyer le son 
ou les sons vers le sol. PI- 
des abat-son ou abat-sons. 

abattable [ba-ta-ble] 

adj. Susceptible d'être 
abattu. 

abattant [ba-tan] ou 
abatant [tan] n. m. Pièce 
de menuiserie , qui s'élève 
ou s'abaisse a volonté : se- 
crétaire à abattant. 

abattement [ba-te- 

man] n. m- (de abattre). Dé- 
■ -. i ent, accablement, 

gie, cou-agè. 

— Encycl. L'abattement Auai-son..^ 

procède en général d'une cause nerveuse et peut 
porter soit sur les fonctions physiques, soit sur les 
ton ••tions intellectuel- 
les. Dans le premier cas, 
on aura recours pour le 
combattre au café, à la 
kola, à la coca et sur- 
tout au formiate de 
soude ; dans le second, 
on fera agir les bromu- 
res et la valériane. 

abatteur [ba-teur] 

n. m. Celui qui abat : a, abattant.. 

abatteur d arbres. 

Grand abatteur de besogne, qui en fait beaucoup. 

Boulon 






Couteau 

Outillage du boucher, à l'abattoir. (V. abatage.} 

abattoir [ba-toir] n. m. Etablissement dans le- 
quel les bouchers sont tenus d'abattre et de prépa- 
rer les animaux destinés à la consommation.. 

— Encycl. Un abattoir comprend des bouveries, 
des bergeries, des porcheries, des grilloirs pour les 




ABB 

porcs, des fonderies pour le suif, des écuries des 
çgouts, une voirie pour recevoir les détrii 
Les principaux abattoirs de Paris sont ceux de La 
Villette et ceux de Vaugirard. 

— Dr. Les abattoirs sont rangés parmi les éta- 
blissements dangereux et insalubres, c'est-à-dire 
quUs doivent être éloignés des habitations particu- 
lières. Ils sont placés sous la surveillance de l'auto- 
d'r>«'^ U . p01nt k d V u f "H, 1 hygiène et de l'admission 
st a ,n e ,-. ab K £ , UrC - " a Ppa r «ent aux préfets de 

lf™Z T et , ab ' s ? ernent ^es abattoirs. L'établis- 
™t nt du ° abattoir entraîne la suppression des 
tueries particulières ; les habitants conservent tou- 
tefois le dro t d'abattre chez eux les poVcs qu ? iïs 
élèvent pour leur consommation personnelle, pourvu 
que 1 abatage se fasse dans un lieu clos et sépara 
uL/ 'f, publ i quc ' Les ,axes d'abatage constitua 
une recette ordinaire du budget communal 

abattre [ba-lre] v. a. (de d, et battre. - Se coin, 
comme battre.) Mettre à bas, renverser, détrui/c, 
démolir : abattre un arbre, un mur. Tuer : abakre 
du gibier; besunux abattus. Fig. Affaiblir : la Aère 
abat Décourager : le malheur nous abat. Abaisser : 
™/i l . or <l ueû :. F «re cesser : la réflexion abat la 
colère. Accomplir -avec rapidité : abattre de H be- 
sogne Prov. : Petite pluie abat grand vent (au > .), 
quand ,1 vient a pleuvoir, ie vent s'apaise • (au fui 
souvent peu de chose suffit pour calmer une grau 
colère. S abattre v pr. Tomber- / es vieux cheva 
s abattent souvent. Se précipiter sur - Vépervier s'al 
sur sa proie. Cesser, s'apaiser, diminuer • le vt 
s'abat. Ant. Elever, relever. 

abattu [ba-tu], e adj. Renversé; jeté a terr 
arbres abattus. Fig. Découragé, affaibli. 

abattu [ba-tu] n. m. Etat d'un chien de fus^, 
lorsqu'il est renversé sur la cheminée ou le perc - 
teur : l'abattu d'une 
arme. A l'abattu loc. 
adv. : mettre le chien à 
l'abattu. 

abatture [ba-tu-re] 

n. f. Action d'abattre les 
glands. N. f. pi. Foulu- 
res laissées par le cerf 
dans les broussailles : le 
cerf se reconnaît à ses 
abatlures. 

abat- vent [ ba-van\ 

n. m. invar. Petit auvent qui garantit delà pluie M 
du vent. Appareil en terre ou en tôle, que l'on disp f t 
au-dessus de l'orifice extérieur des cheminées pi j 
empêcher le vent d'y pénétrer ou d'y refouler la fuml • 
abat-VOix [ba-voi] d. m. invar. Couronnem I 
d'une chaire à prêcher, qui sert 
a abattre la voix. 

> Aba, iî zit [ 2<'H ( Firmin ) , 
philosophe et Si»i4àâùH, in- 
festant français, né à Uzès , 
m. a Genève, où il s'était réfu- 
gié après la révocation de l'édit 
de Nantes (1 679-1 7G7). 

abax [baltss] n. m. Genre 
d'insectes coléoptères carabi-. 
que? nr'î"~ "'. levais, qui na- 
K.-cnt les forêts de l'Europe 
tempérée et montagneuse. 

Abazie ou Grande- 

Abazie [si], région septen- 
trionale de la Russie transcau- 
casienne , au N.-O. du pays des 
Tcherkesses. Ses habitants, les 
Abazes, au nombre de 145.000 
environ, jadis pillards, sont aujourd'hui sédentain - 
et agriculteurs. 

Abbadie [di] (Jacques), théologien protestan 
français, né à Nay (Basses-Pyrénées), m. à Maryle 
bone, près de Londres (1654-1727). Il est l'auteur d'ur 
remarquable Histoire de la 
grande Conspiration d'An- 
gleterre. 

AbbaretZ, comm. de la 
Loire - Inférieure , arr. et a 
21 kilom. de Châteaubriant, 
sur l'Isac naissant; 2.730 h. 

Abbas [ba<s], oncle pa- 
ternel de Mahomet, dont 
l'un des descendants, Aboul- 
Abbas, fut le chef de la dynas- 
tie des Abbassides (566-652). 

Abbas I", dit le Grand, 
schah de Perse, de la dynas- 
tie des Séfis, conquérant et ,. 
administrateur éminent. Il 
lutta avec succès contre les 
Turcs et choisit Ispahan 
comme capitale; il esteonci^"*; 



Abat-vent. 




Abat-voix, 




Abbas I". 
iuinme le plus gr 



?nadelG41 à 1666. — Abbas ni régna az : /32 a 17 
Abb»s-pa.cha, vice-roi d'Egypte, petit-fils 
Shéinet-Ali. Il régna à partir de 18'.8 et se mon 
stile aux influences européennes (1813-1854). 



i ■ mi in, k.a|iuaLc , il col owu - ■■■~- -- r o** 

roi de la Perse musulmane (1557-1628). — Abbas 
régna de 1G41 à 1666. — Abbas III régna d3 J732 à 17* 

Abb - 
Méhé 

nOSlllC ttUA luiiUvTiii/v;a v. vii «-» jf^v. 

Abbas-pacha-Hilmi , khédive d'Égypt 

né en 1874. Il a régné, depuis 1892, sous la surve 
lance de l'Angleterre. 
AbbaSSideS, dy- 
nastie de 37 califes 
arabes, fondée par 
Aboul-Abbas, qui dé- 
trôna les Ommiades en 
750. Les Abbassides ré- 
gnèrent à Bagdad de 
762 à 1258. Ils concen- 
trèrent toute leur at- 
tention sur l'Asie, dont 
ils réorganisèrent l'ad- 
ministration. Au temps 
d'Haroun- al-Raschid 
(786-809), leur empire 
fut à la tête de la civili- 
sation.— Un Abbasside. 

abbatial, e, 

aux [a-ba-si-al\ adj. 
Qui se rapporte à l'abbé, à l'abbesse, à lalibay 
palais abbatial; église abbatiale; droits abbatia 
AbbatUCCi, nom d'une famille originaire 
Zicavo (Corse). Elle a fourni plusieurs personna 
remarquables : Jacques-Pierre, général, le const 
adversaire de Paoli (1726-1812) ; — Charles, s 




Abbas-pacha-Hilmi. 



ABB 

\1, mort & Paris (1i92-1S&i). 
=M>a.ve m-6é-il n- f- Monastère gouverné par 
aDDaye a » ' R.wfice. revenu dont jouis- 

^ s m i° b e senc a e b a b? re £££ ne Soit pas faire aban- 
ffir une entreprise, un projet 

Pncycl On désignait sous le nom d • Mbayen 
unlnoffiredWnfes ou de femmes, dont tes roi 



— 3 — 

Patrie do MiUevoye. rongcrvillo. de l'amiral Cour- 
bet etc - L'arr. a il oant., 1 « eomm., 18S.W0 bj, U 
cant Nord a comm. et IS.MO h.; le oant. ^ud, 

b Abbeytftcl, v. d'Ecosse (Bcnfrevvshirc); 33.000h. 
Mi„ ,-s de houille et de fer. 
Abbiategrasso, v. d'Italie prov. de Milan), 

sur le ! Nav'gUo Grande, et près do laquelle lut tuo 

Bayard en 152'.; 10.650 h. , aoT >r<i« 

Abbon, moine do Saint -Germain- des- Prés, 



piM'ino 




abbaye de Saint-Germain-des-Pres (P»".» 



de : I. Egli 
. Réfectoire ; — 8. InSrmerie et jar. 



2. Chapelle de la Vierge; - 
' din de l'infirmerie ; — y 



3. Petit cloître ; — 
Palais abbatial et 



1. Grand cloitre ; 

, „... , , Abbon abbé de Fleury-sur-Loire, chroniqueur dit 
nus constituaient un bénéfice au profit. ^ 1 =-bb e ou de £ u ^ autem , d , |m A hïé(J . de lavie des ])a2)CS , 

p,kv.«». T.'ahbave reaulicre était celle nom îauuo i «• <=-, 



ne 
ab- 

ci- 
Cî- 



l'abbesse- L'abbaye régulière é 
otait un religieux, et l'ab- 
baye en commende celle 
dont l'abbé était un sécu- 
lier sans autorité sur les 
Imoines, mais jouissant des 
k-evenus de l'abbaye. En 
France la "■""""""' a " 
os/dont les plus an- 
nues sont celles de la- 
it de Marinoutier, fon- 
par saint Martin de 
rs, fut favorisée par les 
rès de la règle .1 
J;..\. ... : • 
nUienne (de Cluny), 
devait subsister qu un. 
baye mère; mais la 
pline cistercienne d 
teaux) laissa au contraire 
aux abbayes particulières 
leur titre et leur person- 
nalité. La présence de douze 
moines était nécessaire pour 
qu'une abbaye pût être 

constituée. Les principales charges, généralement 
à la nomination de l'abbé, étaient celles de prieur, 
sacristain, aumônier, infirmier, cellèricr, etc. 

Le développement de la vie monastique rendit do 
bonne heure nécessaire la construction de bâtiments 
spéciaux pour les abbayes. Celles-ci contenaient, au 
centre, une église, entourée d'un cloître et, tout au- 
tour, les jardins et les bâtiments de servitude. Quel- 
ques abbayes, comme celle du Mont-Saint-Michel, 
étaient de véritables forteresses. 

Abbaye {prison de V), construite à Paris en 1631 
et 1635, pour servir de prison seigneuriale à l'abbaye 
de Saint-Germain-des-Prés. Affectée après 1789 aux 
détenus militaires, elle fut le principal théâtre dos 
massacres des 2 et 3 septembre 1792; démolie en 183'.. 
abbé [a-bé~\ n. m. (du lat. abbas, père). Supérieur 
d'une abbaye : abbé mitre- Titre donné a tout homme 
portant l'habit ecclésiastique : un jeune abbé. 

- - Enctcl. Seuls, les bénédictins et les chanoines 
réguliers de Saint-Augustin ont appelé leurs supé- 
rieurs de ce nom; les autres ordres religieux les 
n ™» a'""' urieur, gardien, provincial, etc. 

Abbé du peupio, „„,„ q ue y on donna, au xm e siè- 
cle, au cnet de la république u c Gênes, à qui l'on 
conférait toutes sortes d'honneurs, sans lui déférer 
de pouvoir bien réel. Les abbés du peuple furent 
remplacés au siècle suivant par les doges. 

Abbé (/'), roman historique de Walter Scott 1820 . 
dont le sujet est l'évasion de Marie Stuart du châ- 
teau de Lochleven. 

Abbé Constantin l'), roman, par Ludovic Ha- 
lévy (1882); récit agréable, où l'auteur met délicate- 
ment en scène des gens vertueux et charmants. Une 
■•omôdie en trois actes, en prose, en a été tirée par 
i.ieux et Decourcelle (1887). 
Aibéma (Louise), femme peintre française, née 
^^^Knpes en 1858, On lui doit des portraits ot dos 
f^^^kres décoratives d'une facture franche et souple. 
AbbéokOUta ou AbéokOUta, v. d'Afrique 
Guinée, colonie anglaise de 
Lagosl; 120.000 h. 

abbesse [a-6é-se n. f. Su- 
ture d un monastère de reli- 
•s ayant titre d'abbaye. 
Abbesse de Jouarre 
drame en cinq actes, par Ernest 
«n (1886;; exaltation de l'a- 
mour, analys*- d'un curieux cas 
onscienco Les principales 
Bel se passent dans une pri- 
son, sous la Terreur. 

Abbeville. h.-l. d'arr. 
Somme), port sur . • ^ommejeh. 

de f. Nord, à 45 ki!. d'Amiens; 20.700 h. (Abberil- 
'»«). Serrurerie; filature»; toiles, corderics; entre- 
pôt considérable de tf-xtiles (lin, chanvre, jute, etc.). 
A. 




Armes d'Abbeville. 



Château d'Abbotsford. 

Abbot (George), archevêque de Cantorbéry et 
célèbre théologien anglican (1502-1633). 

Abbotsford, magnifique manoir d'Ecosse, cons- 
rult sur la rive méridionale de la Tweed, par Wal- 
ter Scott, dont il fut la résidence. 

a b C n. m. Petit livre contenant l'alphabet. Fin. 
Premiers éléments d'un art, d'une science : l'arith- 
métique est l'a b c des mathématiques. N'en être qu'à 
l'a b c d'un art, d'une science, n'en posséder que les 
premières notions. 

abeéder [dé] v. n. (Se conj. comme accélérer.) 
Se tourner en abcès : tumeur qui abeéde. 

abcès [se] n. m. (lat. abscessus). Amas de pus 
dans une cavité accidentelle ou naturelle du corps. 

— Encycl. On distingue les abcès chaiuls ou in- 
flammatoires et les abcès froids, d'origine tubercu- 
leuse. Les abcès chauds sont douloureux et doivent 
être ouverts au bistouri dés que le pus est collecté, 
c'est-à-dire vers le troisième ou quatrième jour; au- 
paravant, on applique sur la région enflammée des 
compresses imbibées d'un antiseptique (sublimé). Les 
abcès froids sont à marche indolente ; on essayera 
tout d'abord des régimes reconstituants, du séjour 
au bord de la mer; puis, si la fluctuation apparaît, 
l'opération avec large ouverture des tissus environ- 
nants s'imposera et nécessitera parfois le grattage 

Uco <»<» voisins contaminés. 

abCiSSe n. f. Géom. V. abscisse. 

abd, mot arabe qui signifie serviteur et entre 
dans la composition de nombreux noms propres : 
AM-el-Kader, Abd-el-\lé\ik, etc. 

Abd-Àllah, oère de Mahomet, né à La Mecque 
.1 HJ70). 

Abd-Allah, prince vaillant, mais cruel, oncle 
d'Aboul- Abbas; tué dans un combat en 755, 

Abd-al-Latif, savant médecin et géographe 
arabe, né a Bagdad, auteur d'une curieuse Ri (ad 0)1 
d'Egypte (1101-1231). 

Abd-al-Moumeii [miri^, premier .-aiifo ai- 

mohade (1100-llû3,i. Il régna sur le Maroc et sur une 
partie de l'Espagne. Il lut le protecteur d'Avicenne 
et d'Averrhoès. 

Abd-el-Aziz (Moulai), sultan du Maroc, né 
à Merrakech en 1880. n ion père Moulaf- 

Ilassan en 1894. Son autorité fut fortement ébranlée 
par le soulèvement do Bou-IIamara, qui motiva l'in- 
tervention de i <'s étrangères et la réunion 
d'une conférence internationale à Algésiras (1906). 

Abd-el-Kader [dér] {el Badj), célèbre émir 
arabe, né près de Mascara, mort a Damas (1807- 
1883). Il soutint pendant quinze ans la guerre contre 
les Français. Proclamé émir en 1832, il prêcha 
la guerre sainte, attaqua Oran, l'ut repoussé, mais 
demeura redoutable et conclut avec le gi 





\BD 

Desmichels un tra ?' l ^?iV'w-™, 1C 

royaume, avec Mascara pour chet lieu ('",♦)■ .y" 1 , 1 '" 
nuanl néanmoins la lutfo, il remporta à la Mactn, 
sur le général Tréiel, une victoire qui redoubla le 
fanatisme de ses par 
tisans (1835). Le maré- 
chal Clauzel brûla 
Mascara et prit Tlem- 
cen, où Abd-el-Kader 
vint bloquer le gi ai 
rai Cavaignac. L'avan- 
tageux traité de la 
Tafna (1837), que le 
maréchal Bugeaud ac- 
corda a l'émir, n'em- 
pêcha pas ce dernier 
de recommencer les 
hostilités deux ans 4/ 
plus tard. Mais, après / f 
la prise de sa s nala ( / 
par le duc d'Aumale fr 

(1843) et la défaite de Abd-el-Kader. 

ses alliés marocains a , , , T _.„, 

ilsly (18V.), il dut se rendre en 18V7 au gênerai Lamoi i 

cière, fut Interné il Toulon, à Pau, enfin à AmboUe, 
et rendu à la liberté on 1833. Il devint dès lors notre 
fidèle ami, selon la parole donnée. La France sert 
encore une pension aux représentants de sa lamine. 

Abd-el-MélilL (Moulai), empereur du Maroc 
de 1576 à 1578. Il périt dans la victoire qu il '' em P°™ 
sur son neveu Mouhammad et sur le roi de Portugal 
Sébastien II, près d'Alcazar-Quivir. 

Abd-el-Wahab, réformateur musulman, fon- 
dateur de la secte des wahabites (1692-1787). 

Abdérame, émir d'Espagne, battu par Charles- 
Martel à Poitiers, en 7:12. 

Abdérame I", le Juste, pemiwcaixteomr 

miade d'Espagne (736-787). ->» B ™*»* [V. 
rieur, quatrième calife ommiade; il prit Baiceto 
et chassa les pirates normands (8Ï1-86ZJ. 
rame III, huitième calife oramiade ; il Ion 
de médecine de Cordoue (912-961). 

Abrlpre. v de l'anc.Thrace, sur la mer Egeç, a 
l'emboSe du Neslos. Ses habitants (.4 Mé, 
étaient renommés pour leur sottise. Patrie de Démo- 
crite d'Anaxarque et de Protagoras. 

Abd-er-Rabmail. Diogr. V. Moul-ey Abu 
er-Rhaman. . 

AbdiaS [ass], le 4e des petits prophètes juiù. 
abdicable adj. Qui peut, qui doit être abdi- 
qué •■ [mictions abdicables. 

abdicataire [tè-re] n. et adj. Se dit d'une per- 
sonne qui a abdiqué. 

abdication [si-on] n. f. Action d'abdiquer 

— Encycl. Les plus célèbres abdications sont 

celles de Cincinnatus, qui retourna deux fois a sa 

charrue (458 et '.38 av. J.-C. ; de Sylla (80 av. J.-C.), 

qui se relira à Pouzzoles ; de Dioclétien (305 de notre 

ère), qui se retira à Salone ; du pape Benoit IX (104a 

ctlÔ48); du pape Félix V (1449); de Charles-Qumt 

(15S6), qui alla finir ses jours au couvent de Yuste; 

de Christine de Suède (165'.), qui se retira à Rome; 

■ "asimir V, roi de Pologne (1667) ; de Stanislas II, 

. de Pologne (1795); du roi d'Espagne Charles I\ 

(18O8); celles de Napoléon : la première à 1-ontaine- 

ti".illb F~nnde à Paris (1814 et 1815); de Bolivar, 

il a laissé une nra>j!..- r"?^ 1 '" :;,™ 1 . , *' l » P . : '.''~ 

précieuse pour i'histoire de I islamisme , M (h) 

^VvV.'roî"^ Portugal (1831); de Louis-Philipp L 
fc/'j'Ji alla finir ses jours en Angleterre ; de Guil- 



„,. — ' 
il fonda l'école 



\ 



m 



roi 
dis 

roi d 



ii.ii<.t unit sco jniim en mij;io,ti i n. , >.i\ (JlUll' 

-, roi de Hollande (1840); de Charles-Albert, 

^rdaigne (1819); d'Othon, roi de Grèce (1862); 

\i II, reine d'Espagne (1870); d'Amédée 1er, 

il .gagne (1873) ; du prince Alexandre de Bul- 

garie\ Ï86) ; de Milan 1er de Serbie (1889). 

abcsiquer [fctfj v. a. (lat. abdicare). Renoncer 
volontairement ou de force à de hautes fonctions, et 
particulièrement à l'autorité souveraine : Dioctétien 
abdiqua l'empire. Renoncer à une chose que l'on pos- 
sédait : abdiquer toute dignité, ses devoirs, ses biens 

Abdolonyme, descendant des rois de Sidon, 
que la misère avait réduit à se faire jardinier. Alexan- 
dre le Grand le rétablit sur le trône, en 332 av. J.-C. 

abdomeil [mèn] n. m. (m. lat.). Partie du corps 
entre le thorax et le bassin ei qui renferme les in- 
testins. Partie postérieure du corps des insectes, 
qui est quelquefois séparée de la partie antérieure 
ou thorax par un étranglement. 

— Encycl. On divise l'abdomen par deux lignes 
horizontales et deux lignes verticales fictives en neuf 
régions, qui sont : latéralement les hypocondrt 
flancs et les régions iliaques, et, au centre, l'épi- 
gastre, l'ombilic et l'hypogastre. (V. planche homme.) 

abdominal, e, aux adj. Qui appartient, qui 
se rapporte à l'abdomen : la cavité abdominale est 
tapissée intérieurement par le péritoine. 

abdominoscopie [nos-ko-pi] n. 
men, et du gr. shopein, examiner). Exploration de 
l'abdomen par la palpation et la percussion. 

Abdon, juge d'Israël pendant huit ans, anté- 
rieurement à Samui 1 

abducteur [dut] n. et adj. m. Se dit de tout 
muscle qui produit l'abduction : muscle abducteur ; 
l'abducteur de l'cejU, 

abduction [</u/f-.si'-on] n. f. (du lat. abducere, 
supin abductum, écarter). Mouvement qui ôcai 
membre du plan médian 
que l'on suppose diviser le 
Corps en deux moitiés sy- 
métriques. 

Abd-Ul-Aziz, sul- 
tan do Turquie, frère 
d'Abd-ul-Medjid, né en 
1830. Il monta sur le trône 
en 1861, accorda do ni 
breuses concessions aux 
étrangers, et fui 
en 1876, par ordre de Mou 
rad V, 

Abd-ul-HamidI r , 

sultan de Turquie de 177'. 
a 1789, successeur de s.,n 
frère Mustapha III. Il dut 
signer ave. 

do Koutcbouk-Kaf- 
nardji, qui assura l'influence russe en Orh 
l'Indépendance di 
Bamid II, fils d'Abd ul Medjld, ni 




ÂBD 

eu 1812. 11 succéda, en 1870, à son frère Muurad V. 
Sous sou règne ont eu lieu la tentative d'organisa- 
tion constitutionnelle de la Turquie, ébauchée par 
Midhat-pacha, la guerre turco-russe, marquée par la 
prise de Plsvna et terminée par le traite de Berlin 
(1878), enfin la guerre gréco-turque et l'émancipation 
presque complète de la Crète. 

Abdullah (Es Saïd), calife africain, né au Dar- 
four. Il succéda en 1885 au mahdi Mohammed-Ahmed 
comme calife do son royaume, fut défait à Omdur- 
man en 1898, puis battu par l'armée anglo-égyptienne 
et tué à Om-Debrikat en 1899. 

Abd-Ul-Medjid, sultan de Turquie de 1839 
à 1861, né en 1822, m. en 1861. Il succéda à son père 
Mahmoud, participa à l'expédition de Crimée, et lit 
d'inutiles tentatives de réforme en promulguant le 
Tanzimal. Son frère Abd-ul-Aziz lui succéda. 

Abd-Ur-Rahman, émir d'Afghanistan, sou- 
verain énergique et intelligent (1830-1901). Il monta 
sur le trône en 1880, avec l'appui des Anglais. 

abeausir (S') [bô-zir] v. pr. Mar. Se mettre au 
beau : le temps s'abeausit (ou abeausit v. n.). 

abécédaire [<iè-re]adj.Quiconcerne l'alphabet : 
ordre abécédaire. N. m. Livre élémentaire de lecture. 
Abechr ou Abécbé, capitale du Ouadaï (Sou- 
dan central), dans le pays des Mabas ; environ 
30.000 h. Ville l'ondée en 1850 ; centre militaire du pays, 
abecquement [ oè-Ae-)rt(»i] n. m. Action d'a- 
becquer : l 'abecquement d'un oiseau. (Vx.) 

abecquer [bi-ké] v. a. (rad. bec). Donner la 
becquée : abecquer un oiseau- 

abée [bé] n. f. (du vx fr. bée). Ouverture par 
laquelle coule l'eau qui fait mouvoir un moulin. 

abeillage [6e", Il mil.] n. m. Dr. féod. Droit 
des seigneurs sur les ruches de leurs vassaux. 

abeille [6é, Il mil., e] n. f. (lat. apicula). Insecte 
hyfflénoptère porte-aiguillon, produisant le miel et 
la cire : l'abeille, emblème du travail, fut choisir 
comme symbole par Napoléon 1". 

— Encycl. Entom. Les abeilles ont un corps velu, 
d'un brun fauve, six pattes et quatre ailes. Les fe- 
melles sont pourvues d'un aiguillon très acéré à 
L'extrémité de l'abdomen; leur bouche est munie d'une 
trompe, qui leur sert à puiser le suc des fleurs avec 
lequel elles fabriquent la cire et le miel. L'abeille 
ne vit pas solitaire, mais en sociétés nombreuses ou 




essaims comptant jusqu'à 20.000 individus. Al état 
sauvage les essaims s'abritent dans es arbres creux 
^ les fissures de rocher; à l'état domestique, on 
fes lo^e dans de petites huttes appelées ruches 
V ruche ) Les sociétés d'abeilles comprennent trois 

iiSBill 

mmsm 

duite de }'^ cienn ? lp rel ^ ; t i ut e autr^ ^constance, 
^£S5£2h%£% sTnUanément dan. 



une ruche, un combat singulier s'engage entre elles 
et ne se termine que par la mort de l'une des ri- 
vales. L'essaim qui émigré peut aller assez loin; 
il s'arrête ordinairement en grappe compacte sur une 
branche d'arbre, où on le cueille pour l'introduire 
dans une nouvelle ruche. (V. essaim.) Pour éviter la 
perte des essaims, on procède quelquefois à des es- 
saimages artificiels par dédoublement au moyen de 
ruches à étages. Les ouvrières ne différent des reines 
que par l'arrêt de développement des organes sexuels; 
et, suivant la largeur de sa cellule et la nourriture 
qu'elle reçoit, une larve ou pupe peut devenir ou- 
vrière ou reine. Grâce à cette particularité, l'essaim 
peut pourvoir au remplacement de la reine, quand 
celle-ci vient à mourir. La récolte du miel et de la 
cire exige que les abeilles soient enfumées, ce qui 
en fait périr beaucoup ; on évite cet inconvénient 
avec les ruches à étages. V. apiculture. 

— Méd. Les piqûres d'abeilles sont assez doulou- 
reuses. On les traite par l'extraction de l'aiguillon 
et par des fomentations avec de l'eau de Cologne, du 
\ inaigre, de l'extrait de Saturne, de l'ammoniaque 
liquide ou, à défaut, de l'eau salée. 

Abeille (Gaspard), littérateur français, né à 
Riez (Provence), m. à Paris [1648-1718] ; auteur de 
tragédies médiocres. 

abeiller [6è, Il mil., <?], ère adj. Relatif aux 
abeilles : industrie abcillère. N. m. Rucher. (On écrit 

aUSSi ABEILLIER.) 

abeillon [6è, H mil., on] n. m. Essaim d'abeilles. 

Abel, deuxième fils d'Adam et d'Eve, tué par 
Caïn, son frère. (Bible.) Ce tragique épisode a ins- 
piré dans les temps modernes la Mort d'Abel, poème 
de Gcssner; une tragédie de Legouvé (1792), etc. 
C'est dans cette dernière pièce qu'on trouve le vers : 

Un frère est un ami donné par la nature, 

qui prête à des applications généralement plaisantes. 
C'est ainsi qu'on a dit : 

Un o oncle » est un « caissier » donné par la nature. 

Abel (Charles-Frédéric), musicien allemand, né 
a Kcethen (Anhalt) [1719-1787] ; auteur de belles com- 
positions mélodiques et harmoniques. 

Abel de PujOl (Alexandre -Denis), peintre 
français, né à Valenciennes, m. à Paris (1785-1861). 

Abei (Henri), mathématicien norvégien, né à 
Frindoë (Norvège) [1802-1829]. Malgré ses belles et 
fécondes découvertes, il mourut pauvre et méconnu. 

Abélard \lar] (Pierre), théologien et philo- 
sopne scolaslique français, né au PaUet, près de 
Nantes, mort à l'abbaye de Saint-Marcel, près de 
Chalon-sur-Saône (1079-1142); célèbre par sa passion 
pour Héloïse et par la mutilation cruelle que lui ht 
subir le chanoine Fulbert, oncle d'Héloïse. Il pro- 
fessa avec éclat à Melun, à Corbeil, sur la montagne 
Sainte-Geneviève, à Paris, enfin se retira à l'abbaye 
de Saint-Denis, puis au couvent du Paraclet, près 
de Nogent-sur-Seinc. Ses hardiesses théologiques le 
firent deux fois condamner par l'Eglise : au concile 
de Soissons (1121), puis, à l'instigation de saint 
Bernard, au concile de Sens (1140). Il est le créateur 
de la doctrine connue sous le nom de conceptualisai». 
Un tombeau, peu authentique, d' Abélard et d'Héloïse 
se trouve au cimetière dog^re-Lartiaisf,, à Paris. 

- -...ter des fonctions introduites en ana- 
lyse par aVcÏ : intégrales abéiiennes. _ 
' Abelli (Louis), théologien français, ne dans le 
Veldn m a Paris 1603-1691), adversaire des jansé- 
nistes' auteur de la Moelle thêologique, livre qui 1 a 
fait appeler par Boileau le Moelleux. 

abelmOSCb. [bél-mosk] n. m. Genre de malva- 
cées de la région indo-malaise, dont les graines sont 
employées en parfumerie sous le nom àambrette 

AbéliaquiS [ki], peuple de l'Amérique delà 
racï des Algonquins, habitant au nord des Etats- 
Unis et au Canada. - Un A6éna 5 iu. 

AbencérageS [linsé-ra-je] , tribu maure du 
royaume de Grenade, au xv° siècle. - Un A bencerage 
Abencérages V* Dernier des) Ko*,* le du genre 
chevaleresque, par Chateaubriand (1820), puie ne 
n in p rée par l'Histoire des factions des Zégru 
et des Abencfrages, composée au xvl siècle pai 
Ginès Ferez de Hita. 

Abensberg [bins-bèrgh], v. de Bavière sur 
l'A^nf affluent du Danube! 2.000 h. Eaux minérales 
empioyées contre les maladies des reins. Napoléon 
y battit les Autrichiens, en 1809. 

AbéokOUta. Géogr. V. Aeeéokouta. 
aber [bèr], terme celtique signif. embouchure, 
estuaire, havre, et qui se .-encontre dans les noms de 
plusieurs petites rivières bretonnes. 

Abercom (.lames Iîamilton, duc d'), homme 
politique anglais, ne à Londres (18111885) ; vice-roi 
d'Irlande. . ,. ... 

Abercrombie [bî\ (John), médecin et ■ philoso- 
phe anglais, né à Aberdeen, m. Edimbourg (1781-18 ,'*). 
fut un dès précurseurs de la psychophysiologie. 
Abercromby (sir Ralph), général anglais 
baUu nfr Bru™ /Bergen, et blessé ^ mortellement 
devant Alexandrie (Egypte) [1734-1801]. 

Aberdare, v. de la Grande-Bretagne (pays de 

GaUes comté de Clamorgan), dans la vallée du Cy- 

non 36 000 h. Mines de houille, fonderies de fei. 

AVtordppn Tr/m'l v commerçante d Ecosse , 

ffgSTMj^ port sur ha mer du Nord ; 



AUJ 

— Encycl. Opt. D'une façon générale, on indique 
par le mot aberration que les instruments d'optique ne 
donnent pas des images parfaitement nettes ni rigou 
reusement semblables aux objets ; ainsi, par exemple, 
l'aberration dite chromatique fait que les images des 
objets ont leurs bords irisés. On corrige ce défaut en 
achromatisantle système optique qui fournit l'image 

aberrer [btr-ré\ v. n. (lat. aberrare). Se tromper. 

Abertillery, v. d'Angleterre (comté de Mon- 
mouth); 9.500 h. Usines sidérurgiques. 

abêtir v. a. (rad. bête). Rendre stupide : /'" 
Usine abêtit l'homme. V. n- et S'abêtir v. pr. Devenir 
stupide: enfant qui abêtit , qui s'abêtit de jour en joui 

abêtissement [lise mari] n. m. Action d'abê- 
tir. Etat de celui qui est abêti. 

Abezail, juge d'Israël pendant sept ans, anté- 
rieurement à Samuel. 

Abgar, nom de huit rois d'Edesse, en Mésopo- 
tamie (132 av. J.-C. — 216 apr.). 

ab hoc et ab hac loc. lat. signif. D'ici et de là; 
à tort et a travers Parler ab hoc et ab hac, avoir 
une conversation décousue, incohérente. 

abhorrable [6o-/«-6/e] adj. Qui mérite d'être 
bhorré (Peu us.) 



abhorrer [6o-re] 

détester, exécrer- Ant. 
Abia, roi de Juda, 



. . a. Avoir en horreur, haïr, 
Aimer, chérir, affectionner. 
... fils de Roboam, vainqueur 
de Jéroboam, roi d'Israël (957-955 av. J.-C.). 

abieS [bi-êss] n. m. (lat. abies). Nom scientifique 
du sapin (qui a donné son nom aux abiétinèes). 

abiétine n. f. Substance résineuse des téré- 
benthines de Strasbourg, des Vosges et du Canada. 

abiétinèes [né] n. f. pi. (de a6jès). Tribu de 
conifères, comprenant des arbres résineux comme 
le pin, le sapin, le mélèze, etc. S. une abiétinée. { 

abiétique adj. Se dit d'un acide solide, blanc, 
qui se forme lorsqu'on laisse digérer pendant quel- 
que temps de la colophane avec de l'alcool à 70 degrés. 

abiétite n. f. (de abiès). Composé que l'on ex- 
trait des aiguilles de certain sapin. 

Abigaïl, femme du riche Nabal. David l'épousa, 
quand elle fut devenue veuve. 

abigéat [jé-a] n. m. (du lat. abigere, chasser 
devant soi). Dr. anc. Vol de bestiaux. 

abigoti, e adj. Devenu, rendu bigot. (Vx 

Abilly, comm. d'Indre et-Loire,arr. et à 32 kil.de 
Loches ; 1.100 h. Ateliers de constructions ; fonderies. 

abîme n. m. (du gr. a priv-, et bussos, fond). 
Gouffre, précipice très profond. Fig. Tout ce qui est 
extrême : un abîme de misère. Impénétrable : le 
'"■iir de l'homme est un abtme. Etre sur le bord de 
l abîme, être sur le point de se ruiner, de se perdre 

LITTËK. "V. at»vc«ttc ci Pl^,, Hl„* t7 ,-rT7TTl> 



\ 



Loc 



JV "'- i-ii'&i^. ^. aiïySSUS fit Piccu 

_ Abimelech [Zèfc], eis de Gédéc 



ÈluS. V. CŒUR, 



Abimelech [lèk], fils de Gédéon. II devint jugé) 
d'Israël après avoir fait égorger ses frères ; il établi' % 
son pouvoir sur Sichem et fut tué au siège de Thè- I 



ter 

Gâte , 
S'abimer v 

le 



ine- 

Ibu-i 

roi 
in 



ï^4rhTabrlVue d otonn^es toiles, lainages 
lo3.000 h. I-aoriqucs uo constructions na- 

vafér S p : a^r^Bain h - r/comté a 281.500 h. 

A ViPrdeen (George Hamilton Gordon , comte 

Aberaeen (^ig Edimbourg 1 -84- 

&, h "ig d ef e & n m! fa politique anglaise contre 

N Tbereavenny, ville d'Angleterre (comté de 
iI ±S) a If^flu'ent de 1» et du Gavenny; 

8 XrPa^-[6è^n], e ad, (de aberrer). Qui 

^^^onibér-ra,,^.,^^^ 

que celle où ils se trouvent e ' ^al'^J ou le 
— ut d^nttterdell^ge^ ^ systèmes 



bes, en Palestine (vers 1100 av. J.-C). 

abîmer [mé] v. a. (de abîme). Renverser, culbu-j 
Confié abima l'infanterie espagnole d Rocro 
endommager : la vlui* abin:" les cln:>>>in - 
ouler ■ maison qui S aiiime dans 
mmes. Fig. Se plonger: s'abimer dans sa douleur. 
ab imo pectore ou imo pectore mots lat. signif. 
l,v plus profond du cœur; avec une entière fran- 
chise On dit : exprimer son indignation ab imopcctoi e. 
ab int3Stat [tès-ta] loc. prép. V. intestat. 
Abiodh-Sidi-Cheilïh, koubba d'Algérie (dé- 
part d'Oran), à 63 kil. de Géryville. Tombeau du 
marabout Sidi-Cheikh, qui vivait au xvnc siècle. 

abiOgénèse [ze] n. f. (gr. a priv bios, vie, et ge- 

nesis production). Biol. Théorie de la formation de» 

êtres' «vants au moyen des corps bruts. V. b.ogenese 

abiose [ze] n. f. (du gr. a priv., et 6tos, vie). 

Biol. Suspension de la vie apparente. 

ab irato loc. lat. signif. Par un mouvement de 
colère. On dira : ne prenez aucune résolutrn ab 
irato ; un testament ab irato. 

Abiron, lévite qui, avec Coré et Dalhan, se 
révolta contre Moïse et Aaron. Ils furent engloutis 
par la terre qui s'ouvrit devant eux. (Bible.) 

abirritant [ab-ir-ri-lan], e adj. Qui est propre 
à diminuer l'irritation : remède abirritant. 

abirritation [ab-ir-ri-ta-si-on] n. f. En méde- 
cine le contraire de l'irritation. 

abirriter [ab-ir-H-té] v. a. Diminuer la sens' 
bilité l'irritation dans une partie du corps. 

Abisag [zagh], jeune Sunamite, compagne de 
David dans sa vieillesse. 

Abiu, fils d'Aaron, dévoré par les «ammes.aw 
sonfrère Nadab, pour avoir mis du feu profanons 

S0n Abra n t, O c.'^- e - l ' d0 = ne ' arr - el à 10 kiL dê 
N ° a n bTeotrl°(> -Mr], e (du lat. abjectus, jeté hors). 
Mé^sabîe.bas, vil : homme abject; sentiments ab- 
iecli Ant. Elevé, noble. 

aiojectement [ab-jtk-te-man] adv. D'une ma- 

niôre abjecte. 

abiection [ab-jck-si-on] n. f. Abaissement, avi- 
lissement basse se/en parlant du caractère, des sen- 
tïnente: vivre dans l'aljeetion n'est pas vivre. 

=h Tove principium mots lat. signif. Coin)' ' 
çoîïpTfupfiï et P employés par Virgile^ 
III, o'o). Le berger Damœ as déclare qu^^^com 
mencer son chant par J"P. Commençons par le per- 
^a^t^usi^^^ho^eprinci- 

^blu^S^P^V'on doit abjurer, 

n.ement). Re ; n onciat ( . ^ u ^^ 

l'abjuration ^B™".'*J à ' une doc trine, etc. 
de r T N rvcL L'histoire offre de nombreux exemples 
— Hncyoi.. jj ,, j„ Henri IV à Saint-Denis 
d'abjurations celles de Hen de 

(1B 93); d %f„ h a ;\ St T Au tuste II, roifPologne (1106); 

Tain- d'Alix de Hesse, devenue WB"»ne sous le nom 
1810, oaux 45 V ,. '„ Minii. de-Boris, prince heri- 
d'Alexandra-rederovna I8.H , « H 

fier de Bulgarie 1896 d .Hélène , , d 

venue reine d I ahe ( 189C >; 4^ de Victoria (1906). 
venue reine d Espagne sous îe m 





ABJ 

abjuratoire adj Qui concerne l'abjuration : 
. formule abjuratoire. 

abjurer [ab-ju-rc] v. a. Renoncer publique- 
ment a une religion : Turennc abjura le calvinisme. 
Fig. Renoncer a une opinion, ii une doctrine, etc. : 
abjurer Aristote, Descartes, eto. 

Abkases on Abkhases, ancien peuple du 
Caucase occidental, à identifier sans douté avec les 
Abasges des Romains et les Abazes d'aujourd'hui. — 
l'n Abkuse ou Abkhase. 

ablactation «]n.f préf . ni, et lai 

lac, lattis-, lait). Cessation de l'allaitement. (Ce mot 
s'applique à la mère, et celui de sevrage à reniant.) 

ablais [6/è] a. m. pi. Dr. anc- Bios coupés dans 
les champs et non rentrés. 

Ablancourt kour] (Pkrrot d' . écrivain fran- 
çais, né à Chalons-sur-Marn. . I 

Auteur de traductions de classiques grées et latins 
que l'on ajustement surnommées les belles infidèles, 
i cause de leur élégante inexactitude. 

ablatif, ive adj Qui a le caractère, la valeur 
de l'ablatif : proposition ablative. N- m. Cas de la 
déclinaison sanscrite, latine, indiquant l'instrument, 
l'éloignement, l'origine, la matière. 

ablation [sion] n. f. (lat. ablatio). Chir. Ac- 
tion de retrancher, d'enlever : pratiquer [ablation 
d'un membre, d'une tumeur. 

ablativo adv. lat. Avec confusion, en désordre : 
il a mis cela ablalico tout en un tas. (Fam.) 

able n. m. (du lat- albus, blanc i. Nom générique 

sous lequel on 

gnelespetits 

poissons d'eau 

• • à écailles 

argentées. 

— E n c y c i.. "^J 

Les ables sont . vl 

_ , . Able. 

appelés aussi 

poissons blancs; les espèces les plus communes sont : 

l'ablette, le meunier, le gardon, lerotengle.la. landaise. 

ablégat [gha] n. m. (préf. ni, et lat. legatus, en- 
voyé). Vicaire d'un légat. Commissaire chargé parle 
pape d'une mission gracieuse, notamment de porter 
la barrette à un nouveau cardinal. 

ablégation [si-on] n. f. Dignité, fonction d'a- 
blégat. 

ablepsie blèp-si] n. f. (du gr. a priv., et blepsis, 
vue). Cécité. Fig. Aveuglement de l'esprit. 

ableret [ri] ou ablier [bli-é] n. m. Filet carré, 
dit aussi carrelet. (V. ce mot.) 

ablette [blè-te] n. f. (de a'ile). Petit poisson d'eau 
douce, aux écailles argentées. 

— Encycl. L'ablette est commune dans presque tous 
les cours d'eaud'Europe, 
mais sa chair est peu es- 
timée. On la pêche au 
carrelet ou a la ligne, au 
moyen d'hameçons très 
petits et en se servant 
comme appât de vers. Ablette. 
d'asticots , etc. La matière argentée qui recouvre 
ses écailles est appelée essence d'Orient et trouve 
son emploi dans la fabrication des perles fausses. 

Ablon, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 16 kil. 
de Corbeil ; 1.420 h. Sur la Seine. 

AbloiS, c. de la Marne, arr. et a 9 kil. d'Eper- 
nay; 1.210 h. 

abluant [blu-ah], e adj. Se dit des médicaments 
propres à enlever les matières putrides et visqueuses 
des ulcères : lotion abluante. N. m. : un abluant. 

abluer [blu-é] v. a. (lat abluere). Laver du par- 
chemin ou du papier avec une préparation, pour en- 
lever des taches ou raviver l'écriture. 

ablution [si-on] n. f. (de abluer). Chez les 
Orientaux, purification religieuse, qui consiste à se 
laver le corps ou une partie du corps. Chez les ca- 
tholiques, vin et eau que le prêtre verse sur ses 
doigts après la communion. Fam- Action de se laver : 
faire ses ablutions. 

— Encycl. Dans l'islamisme, on distingue la grande 
ablution ou immersion de tout le corps, et la petite 
ablution dans laquelle on se lave seulement les mains, 
les pieds et le visage. Faute d'eau, on simule l'opé- 
ration avec de la terre ou du sable. 

ablUtionner [si-o-nè] v. a. Laver, faire une 
ablution. S'ablutionner v. pr. Se faire une ablution. 

abnégantisme r ghan-tis-me] n. m. Esprit d'ab- 
négation : les moralistes prêchent Vabnégantisme. 

abnégation[st'-on]n.f. (lat. abnegatio, action de 
r.;-r Renoncement, sacrifice : faire abnégation desoi. 

Abner [neV], général sous Saûl, dont il était cou- 
sin, et sous David. 11 fut assassiné par Joab, envieux 
de la faveur qu'il avait acquise. 

Abner, général israélite, personnage de la tra- 
gédie de Racine, Athalie. Il personnifie le soldat 
courageux, mais à volonté timide. 

AbO, v. et port de Finlande, sur la Baltique, ch.-l. 
du gouvernement d'Abo-Bjôrneborg; 40. 500 h. Con- 
structions cavales. Un important traité de paix y fut 
conclu, en 1713, entre la Suède et la Russie. 

aboi n. m. de aboyer). Cri du chien domestique. 
N rn. pi. Dernières extrémités où le cerf est réduit, 
quand il est forcé par les chiens. Fig. Situation dé- 
sespérée •■•commerçant ruiné et aux abois. 

aboiement ou abolment [boi-man] n. m. 

Faculté, action d'aboyer, aboi : l'aboiement n'existe 
pat <hez le chien Sauvage. Fii/ Cris réitérés, fatigants. 

abolir v. a. (lat. abolere). Supprimer, annuler, 
anéantir : abolir une loi; la Constituante abc 
droits féodanr. Art. Conserver, maintenir. 

abolissable Urta-ble adj. Qui doit ou peut 
être aboli : coutume abolissable. (Peu us. 

aboliSSement a m. Action d'a- 

bolir; suppression, anéantissement. 

abolisseur [liseur] n. m. Celui qui abolit : un 
grand abolisseur d'abus. 

abOlitif, ive adj. Qui abolit : loi abolilive. . 

abolition w'-onj n. f. (de abolitif). Annulation 
,'en parlant des lois . Lettres d'abolition, avant 1789. 
décision royale qui soustrayait un délinquant aux 
poursuites commencées ou à la peine prononcée. 
Suppression : le chloroforme amène l'abolition de la 
sensibilité'. Am. Conservation, maintien. 

abolitionnisme 'si-o-nis-me] n. m. Doctrine 
des partisans rie l'abolition 'le l'esclavage. 



Avec abon- 




l'aljoinlance. 



abolitionniste [si-o-nis-te] adj. Qui se rap- 
porte a l'abolitionnisme onniste. 

N. Partisan de ce système, 

abolitoire adj. Qui abolit, qui a la puissance 

lir : sent' née abolitoire. 

abomasum [ki/h] n. m. (de ah, et du lat. orna 

siim. panse .Quatrième estomac des ruminants, appelé 
plus communément caillette : Vabomasum </. i 
«1 des agneaux fournit la présure gui sert « faire 
cailler le lait. 

Abomey [mal anc. capit du Dahomey, capit. 
du royaume indigène A'Abomey; environ 20.000 h. 
Les Français s'en sont emparés en is;». 1 . 

abominable adj. Qui excite l'aversion, l'hor- 
reur : crime abominable. Très mauvais, exécrable, 
détestable : goût, temps abominable. 

abominablement [mon] adv. D'une manière 

abominable. Fam. Port mal : chanter abominablement. 

abomination [si-on] n. f. Horreur : être en 
abomination aux gens de bien. Chose abominable : 
assister ,) des abominations ; c'est une abomination. 

abominer [né] v. a. (lat. abominari). Avoir en 
horreur, en exécration, détester. 

abondamment [da-man] adv. 
dance : copieusement, à foison, con- 
sidérablement. 

abondance n. f. de abondant) 

Grande quantité : l'abondance des 
récoltes réjouit le laboureur. Res- 
sources considérables : itère dans 
l'abondance. Fig. Richesse, facilité 
d'élooution : parler avec abondance. 
En terme de collège, vin fortement ^, 
coupé d'eau. Parler d'abondance . 
sans préparation. Corne d'abon- 
dance, corne remplie de fruits et de 
fleurs, qui symbolise l'abondance. 
Prov. : Abondance de biens ne 
nuit pas, on accepte encore, par 
mesure de prévoyance, une chose dont on a déjà 
une quantité suffisante. Ant- Disette, dénuement. 

Abondance, ch.-l. de c. (Haute-Savoie), ai r. et 
à 30 kil. de Thonon, sur la Dranse ; 1.160 h. Fromages 
dits vacherins. — Le cant. a 7 comm. et 5.820 h. 

abondant [dan], e adj. Qui abonde : récolte 
abondante. Ftq. Riche en expressions, fécond en 
idées : le style abondant de Chateaubriand. 

abonder [dé] v. n. (lat. abundare). Etre, avoir ou 
produire en abondance: la vigne abonde en France. 
Abonder dans le sens de quelqu'un, être pleinemont 
de son avis. Prov. : Ce qui abonde ne vicie pas ou ne 
nuit pas, ce qui est de trop n'empêche pas la validité 
d'un acte, d'une procédure. 

abonnataire [ho-na-tè-re] adj. Qui est concédé 
par abonnement : gestion abonnataire. N. Entrepre- 
neur chargé d'un marché par abonnement. 

abonné [bo-né], 6 adj. et n. Qui a pris un abon- 
nement -.personne abonnée à un journal ; les abonnés 
d'un théâtre. 

abonnement [bo-ne-man] n. m. Convention, 
marché à forfait pour un temps limité : prendre un 
abonnement à un journal, à un théâtre. 

— Encycl. Dr. L'abonnement est une convention 
entre l'administration et un contribuable, en vue de 
substituer le versement d'une somme forfaitaire au 
payement successif des droits pendant une période 
déterminée. C'est ainsi que les brasseurs peuvent 
s'abonner avec la commune pour l'acquittement des 
droits d'octroi. 

— Taxe d'abonnement. On nomme ainsi une taxe 
représentative des droits de mutation à titre gratuit 
(donation et succession), perçue sur la valeur des 
biens de certaines associations. On a d'abord appelé 
cette taxe droit d'accroissement. 

abonner [bo-né] v. a. (de à et bonne, anc. forme 
de borne). Prendre pour autrui un abonnement. 
S'abonner v. pr. Prendre un abonnement pour soi- 
même. Ant. Désabonner. 

abonnir [bo-nir] v. a. (rad. bon). Améliorer : 
abonnir un terrain. V. n. Devenir bon : le vin abon- 
nit en bouteille. S'abonnir v. pr. Devenir meilleur : 
le vin s'abonnit en vieillissant. 

abonniSSement [bo-ni-se-man] n. m. Le fait 
d'abonnir, de s'abonnir. (Vx.) 

abord [bor] n. m. (rad. bord). Action d'aborder : 
tenter l'abord d'un port. Manière d'accueillir : 
Henri IV était d'un abord facile. N. m. pi. Les alen- 
tours d'une ville, d'une maison, d'un jardin : les 
abords de Paris. Loc. adv. : D'abord, de premier abord, 
de prime abord, tout d'abord, dès le premier instant 

abordable adj. Accessible, qu'on peut abor- 
der : tes écueils rendent peu abordables les cotes du 
sud de l'Italie. Fia, Accueillant : Louvoie était vio- 
lent et peu abordable. Ant. Inabordable. 

abordage n. m. (de aborder). Assaut donné à un 
vaisseau ennemi : Jean Bart s'illustra dons les com- 
bats d'abordage; monter à l'abordage. Choc imprévu 
de deux bâtiments en mer : les vaisseaux portent des 
(eux la nuit pour éviter les abordages. 

— Encycl. Dr. L'abordage fluvial donne lieu à 
l'application des règles ordinaires en matière de res- 
ponsabilité. L'abordage maritime est l'objet de dis- 
positions spéciales du Code de commerce- Le règle- 
ment de 1897, qui résulte des délibérations 'le la con- 
férence intrrn.iiic.nalr de Washington (1889), la loi 
du 10 mars 1891 sur les accidents i t collisions en 
mer et le décret du 26 juin 1903 déterminent le 
nœuvres a faire pour éviter l'abordage, les règles de 
barre et de route, les engins de sauvetage, les ins- 
pections périodiques ordonnées a bord des navires. 

abordé, e n. Se dit du navire, de l'embarcation 
qui reçoit rabordage : l'abordé peut ré* lamt i une 

indemnité à l'aboi ■ 

abordée [<fi n. f, Action d'abordi r, Loc adv. : 
A l'abordée, d'abi • d'abord. 

aborder [dé] v, n. (rad. bord . Prendre terrr : 
Ilobinson cil.' une lie déserte, v. a. Appro- 

cher, accoster : les Portugais abordèrent les premiei 
les côtet tre un vaisseau bord & 

bord; le heurter par accident. Accoster quelqu'un : 
abordei un passant Fig, Atari question, en 

venir a la traiter. S'aborder v. pr. S approcher : 
abordent amicalement. 

abordeur n. et adj. m. Qui aborde ; l'aboi 
doit • • "r. 



ABU 

ab ore ad auvent loc, lat. alffnlf, De lu bouche 
à l'oreille. Se dit d'une confidence faite discret 

aborigène adj. et n. (préf. ab, 1 1 lat. origo, ori- 
gine). Autochtone. Considéré comme originaire du 
pays qui] habite : plante aborigène, N. m pi. Na- 
turels d'un pays, par opposition à ceux ■ i it i sont 
venus s'y établir. Ant. Aubain, étranger, exotique. 

ab origine loc. lat. signif. Depuis l'origin On 
dira par exemple : reprendre les Choses ni 

abornement [man] o. m. Action d'aborner. 
aborner [né] v. a. Mettre des bornes ■:< un 

terrain, pour le distinguer des terres voisines ; 
aborner un champ. 

abortif, ive adj. (lat. abortivus). i 

qui avorta : le fruit abortif ne parvient pas << mu 
turilé. Propre à provoquer l'avortement : la vente 
i/es substances abortives est /n-obibée. 

abot [bo] n. m. (de aboutir). Entrave qu'on at- 
tache au paturon des chevaux pour les retenir. 

abOU, préfixe arabe signifiant père : Abou-Bekr 
père de la Vierge). 

Abou-Bekr [bèkr], beau-père et successeur d» 
Mahomet, et premier des califes. Il rassembla el fij 
écrire les révélations éparses de Mahomet de ma 
nière à en former le Coran ; m. a Médine en 631. 

abouchement [titan] n. m. Action d'aboucher, 
de mettre bout à bout deux tuyaux, des tubes, etc. 
Entrevue, conférence. 

aboucher [ché] v. a, (rad. bouche). Joindre bout 
à bout : aboucher deux tubes. Réunir deux ou plu- 
sieurs personnes pour qu'elles confèrent, ensemble : 
aboucher un vendeur et un acquéreur. S'aboucher 
v. pr. Se mettre en rapport: s'aboucher avec un avoué. 

aboUChOUChOU n. m. Drap, composé de par 
ties égales de laines française et espagnole, que l'on 
fabrique dans le midi de la France pour être expé- 
dié dans le Levant. 

AbOU-Hanifa, célèbre iman, chef des hani- 
fites, l'une des quatre sectes musulmanes orthodoxes ; 
il mourut empoisonné (700-767). 

AboUkir, bourg de la Basse-Egypte, sur la 
presqu'île d'Aboukir; 1.200 h. Célèbre par le combat 
naval où Nelson détruisit la Hotte française com- 
mandée par Brueys (1798), et par une brillante vic- 
toire de Bonaparte sur les Turcs (1799). Abercromby 
s'empara de cette ville en 1801. 

Aboukir(Ztoa<V/e(<"), tableau de Gros (Versailles). 
Belle peinture, pleine de fougue et d'éclat, repré- 
sentant la victoire de Bonaparte sur les Turcs (1806). 
Au premier plan. Murât sur un cheval blanc; les 
soldats turcs s'enfuient éperdus vers la mer. 

AbOUkir, v. d'Algérie (dép. d'Oran), arr. et à 
12 kil. de Mostaganem; 2.000 h. Eaux minérales. 

AbOUl-AbbaS, le premier calife abbasside, 
descendant d'Abbas. Il fit massacrer les Ommiades, 
et mérita par ses cruautés le surnom de Sanguinaire 
(as-Saffah) ; il régna de 751 à 751. 

abOUler [lé] v. a. Pop. Donner, apporter : abou- 
ler de l'argent.V. n. Arriver, venir : invité qui abou ' 

Aboul-Faradj, historien arabe, né à Mj 
(1226-1286); auteur de deux Chroniques i 
universelles. 

AbOUl-Féda, historien et homme d': 
de la race des Ayoubites, né à Damas i'" 
prit une part active a ia guerre contre 
il a laissé une Histoire abrégée du yi^JR 1 
précieuse pour i'histoire de l'islamisme 5^ ux , c ' ul 

aboulie ou abulie [il] n. t. (du gr. s ,';' 

I 'clé, volonté). Absence de la volonté. Espèce 'if V.™ 
vrose où ce symptôme est dominant : les persoi s !^ 
atteintes d'aboulie sont abattues. » 

aboulique adj. et n. Atteint d'aboulie. 

abouna (littéralem. notre père) n. m. Métropo 
litain de l'Eglise éthiopienne, qui reçoit son investi- 
ture du patriarche copte d'Alexandrie. 

abouquement [man] n. m. Action d'abouquer. 

abouquer [îcé] v. a. Placer du sel nouveau sur 
un monceau de vieux 
sel pour l'épurer : 
abouquer du sel. 

about [bou] n. m. 
Pièce de charpente ou 
de menuiserie ajoutée 
à une autre 

AbOUt [bou] (Ed- 
mond), littérateur fran- 
çais, né à Dieuze (anc. 
dép. dé la Meurthe), 
m. à Paris (1828-1885). 
Ecrivain clair, spiri- 
tuel et brillant, plutôt 
que profond, auteur 
de ; la Question ro- 
maine, le Iloi des mon- 
tagnes, le Roman d'un *" Ab ° u '' 
brave homme, le Nez d'un notaire, V Somme à l'a 
cassée, etc. Il fonda en 18711e journal le XIX 
et fut fll membre de l'Académie française en 1884. 

aboutage n. m. Action de réunir par un nœud 
lés bouts de deux cordag 

abouté, e adj. 'de aboutir .Placé bouta bout. 
filas. Se dit <irs petites pièces allongée! qui 
chent par les pointes. 

abOUtement \man] n. m. Etat de deux . 
aboutées. Action d'abouter. 

abouter [té] v. a. Joindre bout a bout. A 
:ne, la tailler jusqu'au bout. 

abouti? y. n. Tomber par un bon' 

• l'un cercle aboutissent au ! Ten- 

dre à, avoir pour résulta! : le: (gnede 

Louis XV aboutirent tt la ruine de la 

Conduire : la vie aboutit à la mort. Sied, Arriver a 
suppuration, en parlant d'un ■■ 

aboutissant [ti-san], e adj. Qu! aboutit : 
prairie aboutissante à la forêt. N. m. pi 
e( aboutissants. Se dit des rel qu'un. 

des circonstance! détaillées d'une affaire 
connaît les tenants et les abouti 

aboutissement uitat : 

l'aboutissement des tffo\ 

suppuration : l'a\ i 

ab ovo loc. lat. signif. .1 partir de l'œuf, et em- 
prunter d'Horace ( 1,- poêl 147 , allu i 
de Léda, d'où était sorti.- îîél ait pu 

y remonter, s'il a-. 





ABO 

de Troie ; mais Horace le loue précisément d'avoir, 
sans reprendre les choses de si loin, tiré l'Iliade 
d'un seul événement du siège, la colère d'Acliillo. 

aboyant [boi-ian], e ad]. Qui aboie : chiens 
aboyants; meute aboyante. 

aboyer [boi-ié] v. n. (du vx fr. bayer, avoir la 
bouche ouverte. — Change l'y en i devant un c muet : 
il aboie. Prend un y et un i de suite aux deux prem. 
pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés du subj. : 
nous aboyions, vous aboyiez; que nous aboyions, que 
cous aboyiez.) Crier, en parlant du chien et de 
quelques animaux du même genre : le renard aboie. 
Fig. Crier après quelqu'un, le presser avec importu- 
nité : créanciers qui aboient après un débiteur. 

aboyeur, euse [boi-ieur, eu-ze] adj. Qui aboie 
souvent : les petits chiens sont aboyeurs. N. m- 
Chasse. Chien peureux qui, devant les bêtes sauvages, 
aboie sans approcher. Oiseau d'Europe et de l'Inde 
du genre chevalier, au cri analogue à l'aboiement 
du chien. Fig. et fam. Celui qui fatigue par ses cris, 
ses réclamations : qui a des dettes, a des aboyeurs à 
ses trousses. 

abracadabra n m. Mot cabalistique auquel 
les anciens attribuaient une .„., n/ ,r,& uni 
vertu magique pour guérir cer- A ^?^"!KS A 
taines maladies. (Les lettres de 
ce mot devaient être écrites en 
triangle où il fût possible de le 
lire en divers sens.) 

abracadabrant [bran], 

6 adj. Fam. Extraordinaire, merveilleux, stupéfiant. 

Abraham, patriarche, fils de Sem, oncle de 
Loth, mari de Sara, père d'Isaac et d'Ismaèl, et an- 
cêtre des Hébreux. Obéissant aux ordres de Dieu, il 
alla s'établir en Mésopotamie, puis dans le pays de 
Chanaan. C'est avec lui que Dieu conclut la troisième 
alliance. Dieu lui demanda le sacrifice de son fils 
Isaac, qu'il allait immoler lorsqu'un ange arrêta son 
bras. (Bibl.) Abraham est une des grandes figures de la 
Bible, et son nom est resté célèbre dans tout l'Orient. 

Abraham (le Sacrifice d'), tableau de Rembrandt 
(Ermitage, à Saint-Pétersbourg), remarquable par le 



RACADAB 

ACADA 

CAD 

A 




Le Sacrifice d'Abraham, d'après Rembrandt. 

modelé. — Tableau d'Andréa del Sarto (Dresde), où 
l'on, trouve beaucoup de vigueur et de clarté. 

abranche adj. et n. (du gr. a priv., et bragkhia, 
branchies). Se dit d'un animal privé de branchies, 
comme la sangsue. 

AbrantèS, v. du Portugal, près du Tage, dont 
la prise, en 1807, valut a Junot le titre de due d'A- 
brantès; 4.800 h. 

AbrantèS (Laure Saint-Martin-Permon, du- 
chesse d'), femme du général Junot, née à Montpel- 
lier, m. à Paris (1784-1838); auteur de romans et de 
Mémoires sur l'Empire et la Restauration, mémoires 
d'un grand intérêt anecdotique. mais qu'il ne faut 
consulter qu'avec circonspection. 

abraquer [hé] ou embraquer [an-bra-ké] 

v. a. Mar. Raidir un cordage. 

abras [bra] n. m. (de à, et bras). Garniture de 
fer d'un marteau ou de tout autre outil, pour l'empê- 
cher de se fendre. 

abrasif [zif] n. m. (du lat. abradere, supin 
abrasum, enlever en rasant). Nom donné dans l'in- 
dustrie aux matières usantes (grès, sable, émeri, 
verre, corindon, etc.). 

abrasion [zi-on] n. f. (de abrasif). Action d'en- 
lever par grattage : l'abrasion de? os cariés- Ulcéra- 
tion superficielle, qui fait tomber des parties de 
certains tissus. 

abraxaS [/csass] n. m. Pierre gravée qu'on por- 
tait en Orient, comme amulette, dès le ne siècle- 

abre n. m. V. abrus. 

abrégé n. m. Réduction en petit. Ouvrage conte- 
nant le résumé d'un art, d'une science, etc. Résumé, 
précis, sommaire : un abrégé de géométrie. En abrégé 
loc. adv- En raccourci, sommairement : c'est le monde 
en abrégé ; contez-moi la chose en abrégé. Ecrire en 
abrégé, en employant des abréviations. 

Abrégé de l'Histoire romaine, par Florus(n f s. 
apr. J.-C). C'est à la fois un panégyrique de Rome 
et un curieux essai de philosophie de l'histoire, écrit 
dans un style très brillant. 

abrègement [man] n. m. Action d'abréger. 

abrègement [man] adv. D'une manière abré- 
gée. (Peu us.) 

abréger [je] v. a. (lat. abbreviure; de brevis, 
court. — Prend un è ouvert devant une syllabe 
muette : il abrège ; excepté au fut. et au cond., où il 
conserve lé fermé : j'abrégerai, nous abrégerions. 



— 6 — 

Prend un e rnuot après le g devant a et o : il abrégea, 
nous abrégeons.) Rendre plus court : abréger un texte. 
Faire paraître plus court : le travail abrège les heures. 
Ant. Allonger, développer, augmenter, compléter, 
amplifier. 

abrenuntio ré-non-si-o] m. lat. signif. Je renonce, 
et qu'on emploie pour exprimer que Ion désespère de 
réussir : deviner ce rébus ? abrenuntio. 

AbretS (Les), comm. de l'Isère, arr. et à 12 kil. 
de La Tour-du-Pin ; 1.820 h. 

abreuvage ou abreuvement [man] n. m, 

Action d'abreuver : l'abreuvage des chevaux. 

abreuver [vi] v. a. (préf. ab, et lat. bibere, 
boire). Faire boire : abreuver des chasseurs, des bes- 
tiaux. Imbiber, arroser : abreuver les terres. Fig- 
Accabler : abreuver quelqu'un d'outrages, de cita- 
grins. S'abreuver v. pr. Boire. 

abreuvoir n. m. (de abreuver). Lieu où l'on 
mène boire les bestiaux : les abreuvoirs doi- 
vent toujours être propres. 

— Encycl. Dr La police des abreuvoirs 
appartient à l'autorité municipale, qui doit 
veiller à ce que les pentes ne soient pas trop 
rapides, faire entourer de clôtures les abreu- 
voirs établis dans les cours d'eau, défendre d'y 
laver du linge, ou d'y conduire des animaux 
malades. A Paris, un conducteur ne peut me- 
ner plus de trois chevaux à la fois à l'abreu- 
voir, et jamais pendant la nuit. Les femmes et 
les mineurs de moins de dix-huit ans ne sont 
pas autorisés à les y conduire. Défense est 
faite de faire rouir du chanvre, du lin et 
autres plantes textiles dans les abreuvoirs. 

Abreuvoir U'), tableau de H. Berghem 
(Louvre) ; très joli effet de matin transparent. 

abréviateur, trice n. et adj. celui, 

celle qui abrège les écrits d'un auteur : Flo- 
rus fut l'abréviatcur de Tite-Live. 

abréviatif, ive adj. Qui désigne en 
abrégé : signes abreviatifs- 

abréviation [si-on] n. f. Action d'abré- 
ger. Retranchement de lettres pour écrire 
certains mots plus rapidement. (On trou- 
vera les abréviations les plus usitées à 
l'ordre alphabétique de chacune d'elles.) 

— Encycl. Jir. H est interdit de rien écrire par 
abréviations sur les registres de l'état civil, les li- 
vres des agents de change et des courtiers de com- 
merce, sur les actes notariés, sur les exploits 
d'huissiers. 

abréviativement [man] adv. Sous forme 
abrégée: par abréviation. 

abri n. m. Lieu où l'on peut se mettre à couvert 
de la pluie, du soleil, du danger, etc. : les premiers 
hommes cherchaient un abri dans les cavernes. Fig. 
Refuge, ce qui préserve de quelque mal : la solitude 
est un abri contre les embarras du monde. A l'abri de 
loc. prép. A couvert, en sûreté : le travail et l'écono- 
mie mettent l'homme d l'abri de l'indigence. 

abricot [ko] n. m. (ar. albirkouk). Fruit a noyau 
dont la chair et la peau tirent sur le jaune, et qui 
est produit par l'abricotier : compote d'abricots. 
Abricot-pêche, abricot qui se rapproche de la pèche. 
(PI. des abricots-pêches.) 

— Encycl. On fait avec les abricots des beignets, 
de la compote, des 
confitures, de la 
marmelade, de la 
liqueur, des fruits 
à l'eau-de-vie, ete. 

abricoté, e 

adj. Qui tient de 
l'abricot : pomme 
abricotée. N. ni. 
Tranche d'abricot 
confite. 

abricotier 

ti-é] n. m. Arbre 
fruitier du genre 
prunier et de la fa- 
mille des rosacées. 

— Encycl. L'a- 
bricotier est ori- 
ginaire de l'Asie 
septentrionale; il 
fleurit de bonne 
heure dans les jar- 
dins ; ses fleurs, 



ABS 

AbrolhOS, îlots et récifs de l'Atlantique, éloi- 
gnés de plus de 50 kilom. de la côte brésilienne, et 
dont le principal est Santa-Barbara. 

abroma n. m. Arbrisseau d'Asie, dont Fécorce 
sert à faire des cordages. 

abl'Onia n. f. Genre de plantes vivaces nyeta- 
ginées, originaires de la Californie, à tiges grêles, 
rampantes ou grimpantes, à fleurs d'un beau rose 
lilacé, exhalant une odeur de vanille. 

abrotone n. f. Nom vulgaire de l'aurone et de 
quelques plantes semblables (armoise, santoline, etc.). 

abrouti, e adj. Se dit des bois dont les pre- 
mières pousses ont été broutées par le bétail. 

abrOUtiSSement [ti-se-man] n. m. Action de 
brouter les taillis. Etat des taillis abroutis. (Peu us.) 

abrupt [brupf], 6 adj. (lat. abruptus). Coupé 
droit, escarpé : rocher abrupt. Fig. Rude, peu poli. 





Abricotier. 



blanches, paraissent avant les feuilles. On le cultive 
en plein vent ou en espalier, de préférence dans les 
terrains calcaires. Il se propage par greffe sur la 
variété commune, le prunier ou l'amandier, ou pat- 
semis ; on le cultive en grand, notamment aux envi- 
rons de Paris, de Clermont-Ferrand, etc. 

abriter [té] v. a. Mettre à l'abri, protéger : 
l'Atlas abrite le nord de l'Algérie. S'abriter v. pr. Se 
mettre à l'abri, chercher un refuge : il ne faut pas 
s'abriter sous un arbre pendant l'orage. 

abrivent [van] n. m. Hutte de bivouac poul- 
ies sentinelles. Paillasson qui garantit les plantes. 

abrocome 

n. m. Genre de 
mammifères de l'A- 
mérique du Sud, 
voisins des chin- 
chillas et remar- 
quables par l'ex- 
trême finesse de 
leur fourrure. 

abrogatif , 

ive adj. Qui a pour 
objet d'abroger : loi 
abrogaîive. 
abrogation 

[si-on] n. f. (de 

abroger). Annulation d'une loi, d'un "usage, etc. 

— Encycl. i)) 1 . L'abrogation est expresse si la loi dé- 
clare formellement que la loi antérieure est abrogée ; 
elle est tacite, quand les dispositions de la loi nou- 
velle sont incompatibles avec les anciennes. 

abrogatoire adj. Qui a pour but d'abroger : 
clause abrogatoire. 

abrogéable [ja-ble] adj. Qui peut être abrogé. 

abroger [je] v. a. (lat. abrogare. — Prend un 
e muet après le g devant a et o : il abrogea, nous 
abrogeons) Annuler, abolir, en parlant d'une loi, 
d'un' décret, etc. 




L'Abreuvoir, d'après Berghem. 

non dégrossi : style, caractère abrupt. Ant. Plat; 
aimable, courtois, affable. 

abruptement [brup-te-man] adv. D'une ma- 
nière abrupte. (Peu us.) 

abruptionO'U/)-Si-o>!]n. f. CAtV. Fracture trans- 
versale d'un os, avec surfaces inégales et rugueuses. 
Bhét. Figure qui consiste à supprimer les transitions, 
pour donner au style plus de vivacité, d'animation. 

abrus [bruss] ou abre n. m. Genre de plantes 
légumineuses des pays chauds (Gabon, Egypte, In- 
des, etc.), dont les graines servent à faire des chape- 
lets et des colliers. (Ces graines, pulvérisées, sont 
employées en thérapeutique souslenomiejéquirity.) 

abruti, e adj. et n. Devenu brute, stupide. 

abrutir v. a. Rendre stupide, hébété : l'ivro- 
gnerie abrutit l'homme. S'abrutir v. pr. Devenir stu- 
pide : le paresseux s'abrutit. 

abrutissant [H-tari], e adj. Qui abrutit. 

abrutissement [ti-se-man] n. m. Etat d'une 
personne abrutie. Dégradation de l'intelligence. 

abrutisseur, euse [ti-seur, eu-ze] adj. et n. 
Qui abrutit : joug abrutisseur; abrutisseusc d'enfants. 

AbrUZZeS (les), région montagneuse du centre 
de l'Italie, dans l'Apennin, divisée, sous le nom 
à' Abruzze-et-M olise, en 4 prov. : Campobasso, Chietî, 
Tcramo, Aquila; 1.4G't.OO0 h. (Abruzzains). 

abS préfixe. V. A. 

Absalon, fils de David, révolté contre son père. 
Vaincu dans un combat, il s'enfuit; mais, comme il 

Eassait sous un arbre, sa longue chevelure s'em- 
arrassa dans les branches, et il resta suspendu. 
Joab, qui le poursuivait, le perça de trois dards,, 
malgré les ordres de David. 

Absalon ou Axel, prélat suédois, archevêque 
de Lund (1128-1201). Il fonda Copenhague et travailla 
aux codes publiés par "Waldeniar 1er. 

abscisse [ab-si-se]n. f. (du lat. abscissus, coupé). 
Géom. L'une des deux coor- 
données qui servent a fixer 
un point dans un plan, l'au- 
tre s'appelant ordonnée. 

— Encycl. L'abscisse est 
en réalité la distance d'un 
point M à un axe Oy du plan 
( axe des ordonnées ) , cette 
distance étant comptée pa- 
rallèlement à un second axe 

fixe Ox (axe des abscisses). [V. coordonnées.] Le- 

point M a pour abscisse BM ou OA et pour ordonnée 

A M ou OB. 

abSCiSSion [ab-si-si-on] n. f. (du lat. abscissus, 

coupé). Action de retrancher une partie molle du 

corps : altscission d'une loupe. 

AbSCOn, comm. du Nord, arr. et à 18 "kil. de 

Valenciennes ; 3.050 hab. Sucrerie. 

abscondre [abss] v. a. (lat. abscondere). Cacher, 

dérober aux yeux- (Vx.) 

abscons [abs-konss], e adj. Caché, abstrus. (Vx) 
absconse [abss] n. f. Lanterne sourde. (Vx.) 
absence [san-se] n. f. (lat absentia). Eloigne- 

ment. Défaut de présence, or. Etat de celui qui a 

disparu de son domicile depuis un certain temps. 

Fig. Manque : absence de goul. Distraction, manque 

d'attention : avoir des absences- Ant. Présence. 

— Encycl. Dr. Au sens de la loi, l'absent est celui- 
qui a disparu de son domicile etdonton n'a point de 
nouvelles. Lorsque quatre ans se sont écoulés depuis 
la disparition ou les dernières nouvelles, les héritiers 
dont les droits sont subordonnés au décès de la per- 
sonne disparue ont la faculté de demander au tri- 
bunal civil de prononcer la déclaration d'absence, et 
ils peuvent, un an après, à la suite d'une enquête, 
être envoyés en possession provisoire des biens de 
l'absent. Si l'absence se prolonge pendant trente ans 
depuis l'envoi en possession provisoire, ou s'il s'est 
écoulé cent ans révolus depuis la naissance de l'ab- 
sent, il y a lieu à l'envoi en possession définitive, et 
ceux à qui ont été remis les biens en sont désormais 
considérés comme propriétaires. Les envoyés en 
possession provisoire ne sont que des administra- 
teurs, qui ne peuvent ni vendre, ni hypothéquer. 




ABS 



t 



a k u 




Absinthe. 



Los envoyés en possession définitive sont considérés 
nomme propriétaires et, en cas de retour de l'absent, 
ne lui rendent les biens qu'en l'état où ils se trouvent 
et le produit de ceux qu ils ont aliénés. 

absent [sent", eadj. Ilorsde sa demeure; non pré 
sent : être (disent au moment de l'appel. En état d'ab- 
sence juridique. Fig. Distrait : son esprit est absent. 
N. : ne dites pas de mal des absents. Pkov. : Les ab- 
sents ont toujours tort, on saerille les intérêts de eeui 
qui ne sont pas là pour se défendre. Ant. Présent. 

absentéisme [san-té-fs-mel n. m. Mode d'ex- 
ploitation de la terre, comportant, entre le proprié- 
taire absent et le cultivateur, un intermédiaire (ré- 
gisseur ou entrepreneur). 

— Encycl. Provoqué par l'habitude qu'ont sou- 
vent les riches propriétaires de passer une partie de 
leur vie hors de leur pays, ce mode d'exploitation 
rend impossibles les baux à long tenue, et grive la 
terre d'une charge déplus, l'intermédiaire. L'Irlande, 
l'Angleterre, l'Italie, la Roumanie, la Hongrie, entre 
autres pays, souffrent de l'absentéisme. 

absentéiste [san-ti-ii-te] adj. et n. Qui pra- 
tique ou approuve l'absentéisme : doctrine absen- 
téiste, l'Angleterre est un pays d'absentéistes. 

absenter (S') [sab-san-ti] v. pr. S'éloigner mo- 
mentanément : s'absenter de son pays, de sa maison 

absidal, e, aux adj. Qui tient a l'abside : cha- 
pelle absidale 

abside n f. du gr. apsis, idos, cercle, voûte). Ex- 
trémité d'une église, derrière le chœur. (V. ÉGLISE.) 

— Enctcl. Ordinairement située à l'orient, l'ab- 
side est généralement circulaire, 
et souvent entourée de chapelles 

absidioles). La partie extérieure de 
l'abside se nomme le rhevet. 

abSidioie n. f. Petite abside. 
Chapelle en hémicycle, construite 
autour de l'abside Châsse contenant 
les ossements d'un saint. 

Absie (L') . comm des Deux- 
Serres, arr. et à 27 kil. de Parthe- 
nay; 1.620 h. 

absinthe [te] n. f. (gr apsin- 
thion). Bot. Genre de composées 
amères et aromatiques. Liqueur 
alcoolique, aromatisée avec cette 
plante - l'abus de l'absinthe entraîne 
de graves inconvénients. Fig. Dou- 
leur, amertume ■ la vie est mêlée 
de miel et d'absinthe. 

— Encycl. On emploie en méde- 
cine les feuilles et les fleurs de l'ab- 
sinthe, qu'on récolte en juillet et en 
août, comme stomachique, fébrifuge 
et stimulant. Sapréparation alcooli- 
que, ou liqueur d'absinthe, constitue 
un apéritif très répandu, mais dont l'abus engendre 
un empoisonnement de tout l'organisme appelé ab- 
sinthisme. 

absinthe, e adj. Mélangé d'absinthe : sirop de 
gomme absitilhé ; anisette absinthée. 

absinther [té] v. a. Mélanger d'absinthe : ab- 
sintker une potion. S'absinther v. pr. Pop. Boire de 
l'absinthe avec excès. 

absinthïne n. f. Principe amer de l'ab- 
sinthe. 

absinthique adj. Se dit:!» d'un acide décou- 
vert dans l'absinthe; 2» d'une personne atteinte d'ab- 
sinthisme. Substantiv. . un, une absinthique. 

absinthisme [J/s-mel n. m. Etat maladif causé 
par l'abus de l'absinthe ('absinthisme produit des 
troubles nerveux très graves chez celui qui en est 
atteint et chez ses descendants (V. alcoolisme. 

absinthoi n. m. Huile oxygénée contenue 
dans l'essence d'absinthe, et à laquelle on attribue 
les effets physiologiques de cette plante. 

absolu, e adj. [préf. ab, et lat. solutus, délié). Sou 
verain. sans contrôle : la monarchie, sous Louis XI V, 
était un pouvoir absolu. Complet, sans restriction • 
i'Aomme est dans l'impossibilité absolue de ne pas 
mourir. Impérieux : vous parlez d'un ton bien absolu. 
Algébr. Valeur absolue(ou arithmétique) d' une quan- 
tité, se dit lorsque l'on considère cette quantité 
sans se préoccuper de savoir si elle doit être ajoutée 
ou retranchée. Gramm. Se dit généralement par op- 
position à relatif : homme est un terme absolu, père 
est un terme relatif. Mode, temps absolu, celui qui ne 
dépend d'aucun autre. Proposition absolue, celle qui 
par elle-même énonce un sens complet . la terre est 
ronde. Nom, adjectif, verbe pris dans un sens absolu, 
employés sans complément et exprimant un sens 
complet par eux-mêmes : espérer, c'est vivre. L'ab- 
solu n. m. Ce qui existe indépendamment de toute 
condition : rabsolu e«I inaccessible à Tentendement 
humain. Ant. Relatif [terme), constitutionnel (roi). 

— Enctcl. Philos. L'absolu est ce qui existe indé- 
pendamment de toute condition, ce qui n'est limité 
par rien, ce qui n'est dérivé de rien. Pour les philoso- 
phes théistes, l'absolu se confond avec l'Etre pre- 
mier, qui existe par lui-même et ne peut pas ne pas 
exister. Dans le système de Spinoza, 1 absolu, c'est la 
substance unique dont tous les êtres ne sont que des 
modes. Pour Kant, le phénomène, c'est le relatif, et 
le noumène, c'est l'absolu, inaccessible à l'esprit hu- 
main. L'objet de la critique de Kant avait été d'en- 
fermer la connaissance dans le relatif après lui, 
Fichte, Schelling, Hegel ont soutenu que la philoso- 
phie manquerait à sa mission si elle ne prenait dans 
rabsolu le point de départ de ses spéculations. En 
France, Cousin a prétendu qu'on peut atteindre l'ab- 
solu par la méthode d'observation psychologique. Les 
diverses philosophies de l'absolu sont combattues 
par le positivisme, l'associationnisme et le criticisme. 

abSOluitè n. f. Qualité de ce qui est absolu. 

absolument [mon] adv. D'une manière abso- 
lue, sans restriction : Louis XIV régna absolument. 
Indispensablement : il faut absolument apprendre 
pour savoir. Malgré tout : Louis IX voulut absolu- 
ment aller d la croisade. Gramm. Mot employé abso- 
lument, sans complément, comme aimer, chanter. 

absolution [si-on] n. f. fpréf. ab, et lat. lolutio, 
dégagement). Pardon, rémission. Ant. Condamnation. 

— Enctcl. Théol. L'absolution, dans l'enseignement 
catholique, fait partie du sacrement de pénitence- 
C'est un acte par lequel le prêtre, en qualité de juge 
et comme représentant de Jésus-Christ, remet les 
pécjiés à celui qui les a confessés avec contrition. 



— /)/• 11 ne faut pas confondre l'absolution et l'ac- 
quittement. L'acquittement suppose la Don-eulpabl- 
lite ; il fait tomber l'accusation. 11 y a lieu a absolu- 
tion lorsque le fait dont l'inculpé a été déclaré c.on- 
vaincu ne donne lieu a l'application d'aucune peine, 
par exemple lorsque l'action publique ne peut plus 
s'exeroer parce qu'elle est atteinte par la prescription. 

absolutisme [ttS-me] n. m. Théorie OU prati- 
que d'une autorité absolue. 

absolutiste [Hs-tel adj. Qui a rapport a l'ab- 
solutisme. N. l'artisan de l'absolutisme. 

absolutoire adj Qui absout : bref absolutoire 

abSOrbable adj. Qui peut être absorbe. 

absorbant [ban], e adj. Qui absorbe, qui boit : 
terres absorbantes. Hg. Qui occupe entièrement . 
travail absorbant. N. m. Substance qui a la pro- 
priété d'absorber . la ouate est un absorbant. Méd. 
Substance propre à absorber les gaz, les sécrétions. 

absorbement [mon] n. m. ou absorba- 

tion [si-on] n. f. Etat d'un esprit absorbé. 

absorber [fié] v. a. (lat. absorbere). S'imbiber 
de, pomper : le sable absorbe l'eau. Neutraliser, faire 
disparaître : le noir absorbe la lumière. Boire, man- 
ger : absorber des aliments. Chim. et phi/s. Retenir 
en dissimulant : la chaux absorbe l'aciàe carboni- 
que; le noir de fumée absorbe la chaleur rayonnante. 
Fig. Dissiper entièrement : le luxe absorbe les ri- 
chesses Occuper fortement : le travail absorbe l'at- 
tention. S'absorber v. pr. Etre absorbé. Fig. Se plon- 
ger, s'abîmer : s'absorber dans la méditation. 

absorption [ab-sorp-si-on] n. f. Action d'ab- 
sorber : l'absorption des alcools est nuisible. 

— Enctcl. Physiol. L'absorption est une action 
moléculaire qui permet à tout tissu vivant de s'ap- 
proprier les matériaux mis en contact avec lui. Chez 
les animaux supérieurs, l'absorption alimentaire se 
fait par les veines et les vaisseaux lymphatiques, qui 
prennent les matières élaborées par l'estomac et l'in- 
testin. L'absorption de l'oxygène de l'air nécessaire 
aux combustions se fait par les poumons et un peu 
par la peau. — Chez les végétaux, l'absorption des 
sucs nutritifs se fait par les racines, pendant que les 
feuilles absorbent l'oxygène pour la respiration de 
la plante, l'acide carbonique pour sa nutrition , elles 
peuvent même absorber parfois de l'eau. 

abSOrptivité [ab-sorp-ti] n. f. Propriété d'ab- 
sorber les liquides ou les gaz. 

absoudre v. a. (préf. ab, et lat. solvere, déga- 
ger. — J'absous, tu absous, il absout, nous absolvons, 
vous absolvez, ils absolvent. J'absolvais, nous absol- 
vions. Passé déf. manque. J'absoudrai, nous absou- 
drons. J'absoudrais, nous absoutlrio)ts Absous, ab- 
solvons, absolvez. Que j'absolve, que nous absolvions. 
Imp. du subj. manque. Absolvant- Absous, absoute.) 
Renvoyer d'une accusation une personne coupable, 
mais que la loi n'atteint pas : la prescription permet 
d'absoudre un coupable. Remettre les péchés au péni- 
tent. Disculper, pardonner, excuser. Ant Condamner. 

absoute n. f. Liiurg. Absolution publique don- 
née au peuple le jeudi saint avant la messe. Prières 
dites autour du cercueil après l'office des morts : 
donner l'absoute. 

abStème [abs-tè-me] adj. et n. (lat. abstemius). 
Qui ne boit pas de vin. Prêtre abstéme, celui qui, 
dans la messe, est exempté de boire le vin du calice. 

AbStémiuS [uss] (Laurent), littérateur italien 
du xvie siècle, né à Macerata, auteur d'un recueil de 
fables latines (Bécatomythium), dont La Fontaine a 
imité quelques-unes. 

abstenir (S') [sabs-te] v. pr. (préf. abs, et lat. 
tenere, tenir. — Se conj. comme tenir.) S'empêcher 
de faire une chose, d'user d'une chose : s'abstenir 
de jouer Pratiquer l'abstinence. Ne pas se pronon- 
cer : dans le doute, abstiens-toi. Se dit des juges qui 
se récusent, des citoyens qui ne veulent pas prendre 
part à un vote. Ant. Participer, prendre part. 

abstention [abs-tan-si-on] n. f. Action de 
s'abstenir, de ne pas prendre part à un vote, à une 
discussion, etc. 

— Encycl. L'abstention politique qui a pour cause 
la négligence ou l'indifférence prouve un oubli 
égoïste et blâmable des devoirs du citoyen. Quel- 
quefois, elle est pratiquée systématiquement comme 
un mode de protestation, soit contre le gouverne- 
ment établi, soit contre un mode de suffrage qui 
n'offre pas de garanties jugées suffisantes 

abstentionnisme ou abstentionisme 

[abs-tan-si-o-nis-me] n m. Doctrine qui préconise 
l'abstention en matière électorale. 

abstentionniste ou abstentioniste \abs- 

tan-si-o-nis-te] n. Qui s'abstient, qui veut qu'on s'abs- 
tienne de prendre part a un vote, à une discus- 
sion, etc. Adjectiv : doctrine abstentionniste. 

abstergent [abs-ter-jan], e adj. Se dit des 
médicaments propres a nettoyer les plaies : remèdes 
abstergents N m. : les antiseptiques sont de bons 
abstergents 

absterger [abs-ttr-jé] v. a. (préf. abs, et lat- 
tergere, essuyer. — Prend un e muet après le g de- 
vant a et o : «7 abstergea, nous abstergeons. Méd. 
Nettoyer une plaie. 

abStersif, ive 'aljs-lèr] adj. Méd. Propre à 
nettoyer. Abstergent. (On dit mieux détersif, i 

abstersion [abs-tér] n. f. Action d'absterger. 

abstinence [abs-ti-nan-se] n. f. Action de s' ibs- 
tenir, surtout en parlant d'aliments. Diète, jeûne. 

— Enctcl. Presque toutes les religions ont pres- 
crit l'abstinence, soit comme moyen hygiéniqui 
comme moyen de mortifier les sens. Dans PI 
catholique, l'abstinence, distincte du jeûne, consi i 
dansla privation (sauf les cas de dispense] dalim nts 
grasà certains jours : vendredi, vigile, quatre-temps, 

abstinent 'abs-ti-nan], e adj. Sobre dans le 
boire et le manger : les peuples du Midi sont absti- 
nents. Qui s'abstient dans l"s élections. 

abstracteur [abs-trak] n. et adj. m. Celui qui 
abstrait. Abstractet lui qui ex- 

trait ce qu'il y a de plus subtil dans une chose. 

abstractif, ive ab Irak adj. Qui sert à ex- 
primer des iilé : termes abstractifs. 

abstraction [aJ>s-trak-si-on]a. t. 'de abstractif 
opérât ion de l'esprit, par laquelle on considère les qua- 
lités Indépendamment des substances dans lesquelles , 
elles résident : quand on considère la blancheur, en 
un objet, on 
lion. Faculté d'abstraire : tattenti 



traction sont nécessaires au penseur PI Idées vagues 

et confuses, préoccupations : les esprits chimi 

se perdent dans les abstractions. Faii s abstrat 

ou abstraction faite de, laisser de tenant 

pas compte de : pour juger sainement, il faui 

abstraction de la haine et de l'amour, Par ai 

tion loc. adv D'une manière abstrait'-. 

— Enctcl. Philos. L'abstraction consiste & séparer 
une chose d'une autre dont elle faisait partie : les 
idées abstraites sont donc les idées partielles sépa- 
rées d,- leur tout, et l'abstraction est la facul 
l'esprit de produire ces idées. L'abstraction e- i 
tanée, lorsqu'elle vient des sens, de l'attention Invo- 
lontaire, etc. ; réfléchie, lorsqu'on fixe a dessein son 
attention sur une certaine propriété en négligeant 
les autres. Tant que les idées représentent un 

lité particulière d'un objet, elles sont abstraites; 
elles deviennent générales, lorsque, par un uouveai 
point de vue, elles représentent une qualité commune 
à plusieurs objets. L'abstraction est la condition de 
la science, parce qu'elle permet d'isoler chacune de 
qualités dont la somme forme un objet, et l'on peut 
dire que chaque science est un système d'abstrac 
fions : l'arithmétique abstrait le nombre; la gi 
trie, l'étendue; la mécanique, le mouvement. 

abStractivement [abs-tralt-ti-ve-man] adv 
Par abstraction. 

abstractivitè [abs-trak] n. f Faculté d'abs- 
traire, de faire des abstractions. 

abstraire [abs-tré-re] v. a. (préf. abs, et lat. 
trahere, tirer. — Se conj. comme traire) Faire abs- 
traction. S'abstraire v. pr. Etre complètement absorbé 
dans ; s'isoler entièrement des choses environnantes 

abstrait [abs-tré], e adj. Qui désigne une qualité, 
abstraction faite du sujet, comme sagesse, bonté. Qui 
opère sur des qualités pures et non sur des réalités : 
sciences abstraites. Difficile à comprendre : écrivain 
abstrait. Préoccupé • esprit abstrait Arith. Nombre 
abstrait, nombre dont la nature des unités n'est pas 
exprimée : 3, S, 40 sont des nombres abstraits, tandis 
que 3 chevaux, 8 chevaux, 40 chevaux sont. des nom 
bres concrets L'abstrait n m. Ce qui est abstrait : 
considérer l'abstrait et le concret. Ant. Concret. 

abstraitement [abs-tre-te-man] adv. D'une 

manière abstraite 

abstrich [strik] n. m. Nom donné aux substan- 
ces pâteuses formées d'oxydes métalliques autres que 
le plomb et l'argent, et qui surnagent sur le bain 
pendant la coupellati-on des plombs argentifères. 

abstrus, e [abs-tru, u-ze] adj. (lat. abstrusus). 
Abstrait, obscur, difficile à comprendre : raisonne- 
ment abstrus. 

absurde adj. (préf ab, et lat. surdus, sourd). 
Contraire à la raison, au sens commun: raisonne- 
ment absurde. Stupide, insensé. L'absurde n. m. . 
tomber dans l'absurde. Ant. Sensé. 

— Encycl. On appelle démonstration par l'absurde 
un procédé qui consiste à prouver une vérité par les 
absurdités qui s'ensuivraient si on ne l'admettait pas- 

abSUrdement [man] adv. D'une manière ab- 
surde • parler, raisonner absurdement. 

absurdité (de absurde) n f. Défaut des per 
sonnes ou des choses qui vont contre la raison, le 
bon sens : la quadrature du cercle est une absurdité. 
Chose absurde • conter des absurdités 

Absyrte, frère de Médée, qui le mit en pièces 
et dispersa ses membres pour arrêter ceux qui la 
poursuivaient dans sa fuite avec Jason- (Myth.) 

ab uno disce omnes m. lat. signif. D'après un 
seul, connaissez tous les autres, et que Virgile 
[Enéide, II, 65) place dans la bouche d'Enée, racon- 
tant à Didon comment Sinon, le Grec perfide, per- 
suada aux Troyens de faire entrer dans leurs murs lo 
cheval de bois. Se cite à propos de quelque trait dis- 
tinctif, servant à caractériser une classe d'individus 

ab urbe condita m lat signif. Depuis la fon- 
dation de la ville Les Romains dataient les années 
de la fondation de Rome : ab urbe condita ou urbis 
conditss, qui correspond à 733 av. J.-C. Ces mots se 
marquent souvent par les initiales U. C : L'un S3Î 
U. C, c'est-à-dire lan 532 de la fondation de Home. 

abUS [bu] d. m. (préf. ab, et lat. usus, usage). 
Usage mauvais, excessif ou injuste: faire abus de 
sa force est un acte coupable. Erreur : c'est un abus 
de croire aux revenants. Abus d'autorité, acte d'un 
fonctionnaire qui outrepasse son droit. Abv< de 
confiance, action d'abuser de la confiance de quel- 
qu'un. Dr. Appel comme d'abus, recours contre les 
abus de pouvoir de l'autorité ecclésiastique dans ses 
rapports avec l'autorité civile, et uice versa. PL Pra- 
tiques injustes : la Révolution supprima des abus. 

— Encycl. Dr. Abus de confiance. Le Code pénal 
punit de peines plus ou moins graves : le l'abus de 
confiance de la part des prêteurs d'argent contre les 
mineurs; 2° l'abus de blanc-seing: .> le détournement 
d'objets confiés , 4" la soustraction de pièces pro- 
duites en justice. 

Abus d'autorité. La loi les divise en deux ol 
suivant qu'ils ont été commis contre les particuliers 
ou contre la chose publique. Dans la pr- 
gorie, on range la violation de domicile, le déni de 
justice, les violences des fonctionnaires, la suppres- 
sion ou la violation du secret des lettres; dans la 
seconde, l'emploi de la force publique pour emp 
l'exécution des lois ou l'action de la justice, la per 
ception illégale des impôts. 

abuser [sel v. a. (rad. abus). Tromper, égarer : 
abuser un esprit faible, v. n. user mal : o6ii 
son crédit. Abuser de qucli/u'uii, profiter sans s 
non de sa complaisance, de sa creduli' 
duire, déshonorer une femme S'abuser v. ; 
tromper : il s'abuse étrangement 

abuseur, euse [zeur,eu-xe] n ■ 

Celui, celle qui abuse, qui trompe 

abusif [:>'/°. ive adj Contr aux 

lois, à la justice, Kx istf u 

abusivement si-ve-man] idt D'un 

abusive. 

abusseau bu là] n.m.NomvuIgaire d'un, 
d'athérine, poisson 

sur les cotes de La - 

Rochelle : Fabus-^- 

argenté 

abusus non 
tollit usum loc lat. signif. L'abus n'ei 

I droit I» . 



ABU 



— S 



ACA 



tion : l'abus qu'on pourrait faire d'une chose n'entraîne 
pas nécessairement l'obligation de s'en abstenir. 

abuter [té] v. a. (de à, et but). Tendre, viser 
à un but : abuter un emploi. V. n. Lancer le palet, 
la boule, etc., le plus prés possible du but, pour 
jouer le premier. Joindre exactement (en parlant 
d'une pièce de bois). 

abutilon n. m. Genre de plantes de la famille 
des malvacées, tribu des sidas, vivant dans les ré- 
gions chaudes et tempérées : les feuilles de Vabuti 
Ion sont èmollientes et mucilagineuses. (Ses graines 
sont apéritives et diurétiques.) 

AtaydOS [dâss], v. d'Asie, sur l'Hellespont, vis-à- 
vis de Sestos, en Europe; fameuse par l'aventure 
de Héro et Léandre, et par 
le pont de bateaux que 
Xerxès y fit jeter sur le dé- 
troit (480 av. J.-C). [Hab. 
Abydéniens ou Abydiens.] 

AbydOS, v. de la 
Haute - Egypte , où furent 
trouvées, en 1817, les tables 
dites d'Abydos, sur lesquel- 
les sont gravées deux séries 
de noms de pharaons. 

Abyla, cap du N.-O. de 
l'Afrique. (Avec le mont Cal- 
pe, situé sur la côte d'Espa- 
gne, le promontoire d' Abyla 
formait les colonnes d'Her- 
cule [détroit de Gibraltar].) 

Abymes (Les), comm. 
de la Guadeloupe, arr. et à 
2 kil. de La Pointe-à-Pitre; 
6.500 h. 

abyssal [bis-sai], e, 

aUXadj. Dontla profondeur 
est ou parait insondable 
Qui concerne les abysses : la 
faune et la flore abyssales. 

abysse [bi-se] n. m. (du 
gr. a priv., et bussos, fond). 
Grande profondeur sous-ma- 
rine. 

— Encycl. Les conditions 
de la vie dans les profon- 
deurs abyssales donnent 
naissance à une faune très 
intéressante. Outre que la 
pression s'accroît avec la 
profondeur, la lumière diminue progressivement 
d'intensité, pour disparaître tout à fait vers 300 m. 
Places dans ce milieu spécial, à l'abri des bouleverse- 
ments qui agitent la surface de la mer, les animaux 
qui peuplent les abysses (foraminifères, cœlentérés, 
échinodermes, petits crustacés aux vives couleurs, 
poissons phosphorescents) revêlent la plupart du 
temps des formes étrangement tourmentées. — Les 
plus grandes profondeurs abyssales relevées par les 
sondages sont comprises entre 8.500 et 9.000 m. 

AbySSiniefii-si'-nî], contrée de l'est de l'Afrique, 
faisant partie de l'empire éthiopien. Région monta- 
gneuse, arrosée par l'Atbarah et ses affluents ; 8 mil- 
lions d'h. environ (Abyssins ou Abyssiniens). V. \<r. : 
Addis-Ababa, Adoua, Gondar , Addis-Alam (rési- 
dence). Coton, indigo, café, oranges, citrons, sucre, 
dattes et gomme. V. Ethiopie. 
Abyssinien, enne [bi-si-ni-in, c-ne] ou 

Abyssin, e ïbi-sin, i-ne], habitant ou originaire 
de l'Abyssinie : (es Abyssins ou Abyssiniens. Adjec- 

tiv. : syllabaire abyssin. (On dit aussi abyssinique.) 
N. m. : parler l'abyssin (ou l'abyssinien). 

abyssusabyssum invocat m. lat. signif. L'abîme 

appelle l'abîme. C'est une expression figurée d'un psaume 

de David (ps. xi.i, 8), que l'on emploie pour exprimer 

qu'un malheur, une faute en entraînent d'autres. 
AbzaC, comm. de 

la Gironde, arr. et à 

15 kil. de Libourne ; 

1.870 h. 

Abzac, comm. de 

la Charente, arr. et à 

11 kil. de Confolens, 

sur la Vienne ; 1.280 h 

Sources minérales. Tui- 
leries, fours à chaux. 
abZUg n.m.fm. al- 

lcm , de abz ie h m, tirer). 

Matières pâteuses, qui 

surnagent à la surface 

du bain de plomb en fu- 
sion au début de la cou- 

pellation et précèdent la 

formation des abstricks 

dans l'affinage des 

plombs argentifères. 

acabit [bi] n. m. 
Qualité bonne ou mau- 
vaise d'unechose: drap 
d'un bon acabit. Fam 
Nature, caractère: deux coquins du même acabit. 

acacia n. m. (m. lat.). Arbre épineux de la fa- 
mille des légumineuses, à fleurs odo- 
rantes disposées en gr.: 

— Encycl. L'acacia ne croit que dans 
la zone équatoriale; c'est i des 

régions chaudes qui donne des produits 
destinés à la médecine et aux arts : ta- 
nin, cachou, gomme, matières colo- 
rantes, etc. Le sol du Sénégal et du 
Sahara occidental lui est particulière- 
ment propice. L'arbre de la zone tem- 
pérée auquel on donne ce nom, et qui 
est très répandu dans les jardins, les pro- 
menades, est le faux acacia ourobinier 

académicien [si-m]n. m. Autrff.. 

en Grèce, sectateur de Platon. (V. aca- 
démie.) Auj., membre d'une classe de 
l'Institut et spécialement de l'Académie 
française. 

académicienne [si-i-ne] n. f. 

Femme élue membre d'une académie. 
Académie, école philosophique fon- 
dée dans les jardins d'Académus, à Athènes, par 
Platon. On distingua, d'après les variations que 
subit la doctrine de Platon, l'ancienne Académie 
Speusippe, Xénocrate), la moyenne (Areésilas) et la 



nouvelle (Carnéade). — Le nom i' académie a été appli- 
qué dans la suite à des sociétés ou institutions scien- 
tifiques, littéraires, artistiques, etc., mais il désigne 
spé'ialement aujourd'hui les cinq classes dont se 
compose l'Institut de France. 

académie [mi\ n. f. (gr. akadêmia). Société de 
gens de lettres, de savants ou d'artistes. Particu- 
lièrem. : l'Académie française. Ecole de peinture, 
d'escrime, d'équitation. Division universitaire en 
France. L Académie de musique (à Paris), l'Opéra. 

— Encycl. Il existe en France 17 académies en 
comptant l'Algérie), dirigées chacune par un recteur, 
qu'assistent autant d'inspecteurs d'académie qu'il y a 
de départements dans sa circonscription. Auprès de 
chaque recteur, fonctionne un conseil académique- 




Animaux des abysses : \. Psychropotes. — 2. Melanocetus, — 3. Eurypharynx. 
5. Malacosteus. — 6. Oneirophanta. — 7. B&thypterois. 



- \. Stornias boa. 




Acacia d'Arabie. 




Al orr. . 
Besançon 



BOIUIEAUX- . 



Caen . 



CnAMBÉRY. 

Clermont. 



I 1ER 

Nancy 
Paris 



POITIEKS.' 



Rennes. 



Toulouse. 



Académicien. 



L'académie de Paris a pour recteur le ministre de 
l'instruction publique, qui délègue ses fonctions au 
vice-recteur- 

Voici le nom des dix-sept académies et l'indication 
des départements qui ressortissent à chacune d'elles : 

Aix Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Bou- 

ches-du-Rhône. Var, Vaucluse, Corse. 
Alger, Constantine, Oran. 
Doubs, Jura, Haute-Saône, territoire de 

Belfort. 
Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Ga- 
ronne, Basses-Pyrénées. 
Calvados, Eure, Manche, Orne, Sartlie, 

Seine-Inférieure. 
Savoie, Haute-Savoie. 
Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Haute- 
Loire, Puy-de-Dôme. 

Dijon Aube, Côte-d'Or, Haute-Marne. Nièvre, 

Yonne. 
Grenoble . Hautes-Alpes, Ardèche, Drôme. Isère. 
Lille. ... . Aisne, Arâennes, Nord, Pas-de-Calais, 
Somme. 

Lyon Ain, Loire, Rhône, Saoneet-Loire. 

Montpe i- ( Aude, Gard. Hérault, Lozère, Pyrénées- 
Orientales. 
Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges. 
Cher, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loi- 
ret, Marne, Oise, Seine, Seine-et- 
Marne, Seine-et-Oise. 
Charente, Charente -Inférieure, Indre, 
Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée, 
Vienne, Haute-Vienne. 
Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et- Vi- 
laine, Loire- Inférieure , Maine -et- 
Loire, Mayenne, Morbihan. 
Ariège, Ave yron, Gers, Hante-Garonne, 
Lof, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et- 
Garonne. 
Académie française. D'abord simple réunion de 
lettrés, l'Académie fut définitivement constituée en 
1635. Richelieu, protecteur de la société, lui donna ses 
statuts. L'Académie compte 40 membres; elle enre- 
gistre l'usage en matière de langue et d'orthographe, 
et tend par là même h fixer cet usage. Elle a publié un 
Dictionnaire II" éd. 1694- ; 7», 1878)" codedela langue 
française, et décerne chaque année de nombreux prix 
(prix littéraires et prix dits de vertu). L'élection des 
membres a lieu à la majorité absolue des suffrages. 
Le secrétaire perpétuel est élu à vie. Le directeur 
et le chancelier sont élus de trimestre en trimestre. 
Académie des sciences. L'Académie des sciences 
comprend 11 sections de 6 membres chacune; elle a 
2 secrétaires perpétuels, 10 académiciens libres, 
8 associés étrangers et 116 correspondants Elle fut 
fondée <-n 1666. Ses séances, où sont présentées de 
nombreuses communications scientifiques, sont ana- 
lysées dans un recueil intitulé : Comptes rendus de 
l'Académie des sciences. Comme les autres académies, 
l'Académie des sciences décerne des pris annuels. 

Académie des inscriptions et belles-lettres. 
Fondée en 1663, l'Académie des inscriptions et belles- 
lettres compte 40 membres choisis surtout parmi les 
savants qui se sont distingués dans l'histoire, l'ar- 
chéologie et la philologie ; 10 membres libres ; 8 as- 
sociés étrangers; 70 correspondants. Elle publie de 
grands travaux d'histoire et de critique : Mémoire* 
de l'Académie; Notices et extraits des manuscrits ; 
Histoire littéraire, commencée parles bénédictins; 
Recueil des historiens de la France. 

Académie des sciences morales et politi- 
ques. L'Académie des sciences morales et politiques 
fut fondée par la Convention en 1795 (elle formait alors 
la seconde classe de l'Institut national). Elle compte 
actuellement S sections (philosophie, morale, légis- 
lation, économie politique, histoire), 40 membres ti- 
tulaires, 10 membres libres, 8 associés étrangers, 
60 correspondants. 

Académie des beaux-arts. L'Académie des 
beaux-arts, qui succéda en 1795 n l'Académie royale 




Académie. 



de peinture et de sculpture et à l'Académie royale 
d'architecture, comprend cinq sections . peinture, 
14 membres; sculpture, 8; architecture, 8; gravure, 
i; composition musicale, 6; 10 académiciens libres , 
10 associés étrangers et 50 correspondants- Autrefois 
maîtresse absolue de l'enseignement à l'Ecole des 
beaux -arts de Paris et des concours aux prix de 
Rome, l'Académie y conserve encore aujourd'hui une 
influence prépondérante. 

Académie de médecine. Fondée en 1820, elle 
a pour mission d'éclairer le gouvernement sur toutes 
les questions d'hygiène publique. Elle compte 100 
membres, est divisée en 11 sections : 1» anatomie 
et physiologie; 2» pathologie médicale; 3" patholo- 
gie chirurgicale; 4» thérapeutique et histoire natu- 
relle médicale; 5» médecine opératoire; 6» anatomie 
pathologique ; 70 accouchements ; 80 hygiène publi- 
que, médecine légale et police médicale ; 9° méde- 
cine vétérinaire; 10" physique et chimie médicales; 
II» pharmacie. L'Académie de médecine entretient 
un service de vaccination gratuite (deux fois par se- 
maine), au local même de l'Académie, à Paris, rue 
Bonaparte. Elle ne fait pas partie de l'Institut. 

Académie française (Lettre à V), par Fénelon, 
où il est traité du dictionnaire, de projets de gram- 
maire, d'enrichissements de la langue, d'une rhéto- 
rique, d'une poétique, et qui contient d'intéressantes 
et judicieuses appréciations littéraires, particulière- 
ment sur la littérature des anciens (1716). 

académie [mi] n. f. Figure entière dessinée d'a- 
près un modèle nu, et qui n'est pas destinée à entrer 
dans la composition d'un tableau. 

académique adj. Propre à 
une académie : fauteuil, séance 
académique. Style académique, où 
l'art se fait trop sentir. Pose aca- 
démique, prétentieuse. 

Académiques (les), ouvrages 
de Cicéron, dont il ne subsiste 
qu'une partie. L'auteur s'y occupe 
de la question qui était le prin- 
cipal objet de la philosophie de 
Platon et d'Aristote : la théorie 
de la connaissance. Il prend le 
problème tel qu'il est discuté 
dans la nouvelle Académie et au 
Portique. Les stoïciens soute- 
naient la véracité des sens, les phi- 
losophes académiciens la niaient. 
Cicéron se prononce pour le pro- 
habilisme de la moyenne Acadé- 
mie, dont Areésilas était le chef. 

académiquement [Ae-man] adv. D'une ma- 
nière académique : traiter un sujet académiquement. 

académiser [zê] v. a. En peinture et en sculp- 
ture, donner aux figures la pose académique. 

académiste [mis-te] n. Personne qui tient une 
académie. Elève d'une académie. 

AcadémUS [muss], héros mythique de l'Attique, 
sur le domaine duquel s'étendaient, croyait-on, les 
jardins, situés à six stades d'Athènes et fréquentés 
par des philosophes, qui furent l'origine de la célè- 
bre Académie, où enseignait Platon. 

Acadie [dt], presqu'île de l'Amérique du Nord. 
(Hab. Acridiens.) V. Nouvelle-Ecosse. 

acagnarder [gnar-dé] v. a. (rad. cagnard). 
Fam. Rendre mou, lâche : les mauvaises compagnies 
nous aeagnardent. S'acagnarder v pr. S'habituer à 
une vie obscure et oisive. 

acajOU n. m. (m. brésilien). Arbre d'Amérique, 
appartenant à des familles diverses, dont le bois 
est rougeâtre , très 
dur et susceptible 
d'acquérir un beau 
poli : l'acajou, très 
employé en ibiniste- 
rie, prend une teinte 
rouge foncé en vieil- 
lissant. 

— Encycl. L'aca- 
jou est peu employé 
seul pour la cons- 
truction des meu- 
bles : il sert plutôt 
à l'industrie du pla- 
cage. Ses racines 
servent pour la mar- 
queterie. La noix, la 
pomme et la gomme 
d'acajou provien- 
nent de l'anacardier 
(v. ce mot). La noix 
se mange en cer- 
neaux ou rôtie, et 
fournit un suc visqueux employé comme caustique 
et comme encre à marquer; la pomme fournit un 
sirop, etc. ; la gomme donne un astringent et sert 
aussi à la fabrication des vernis. 

acalèphes n. m. pi. Zool. Ordre de cœlenté- 
rés, comprenant les méduses, etc. S. un acalêphe. 

acalot [lo] n. m- Nom vulgaire d'un échassler 
du Mexique, nommé aussi corbeau aquatique, et dont 
la chair huileuse 
est peu estimée. 

acalyphe [U- 

fé] n. f. Genre d'eu- 
phorbiacées des ré- 
gions chaudes. (L'n- 
calyphe de l'Inde 
est employée en fric- 
tion contre lagoutte 
et la syphilis). 

acanthacées 

[sé]n. f. pi. Famille 
de plantes dicotylé- 
dones, à fleurs bril- 
lantes, dont l'acan- 
the est le type. 
(Quelques-unes de 
ces plantes ont des 
propriétés é 1110 1- 
lientes ou toniques.) 
S. une acanthacèe. 
acanthe n f. 
(du gr. akantha, 
épine). Plante re- 
marquable par ses 
feuilles très larges, élégamment découpées, recour- 
bées et d'un beau vert. (L'acanthe croit dans les sols 




Acajou. 




Acanthe : I. Plante; 2. Ornement 
d'architecture. 




Acaalhure, 



A t'A 

humides et pierreux du Midi. Ses fleurs répandent une 
odeur forte et peu agréable. Ses feuilles sont émoi- 
lientes; les décoctions de racines s'emploient 
l'hémoptysie et la ménorragie). Ornement d'archl- 
■ employé surtout sur les chapiteaux d'ordre 
corinthien, et qui imite cette plante : feuille d'acanthe, 

— ENCTCL. L'idée île la feuille d'acanthe i 
ornement aurait été inspirée, suivant la tradition, a 
l'architecte grec Callimaque, par la vue d'une cor- 
beille recouverte d'une tuile placée sur la tombe d'une 
jeune Corinthienne, et autour de laquelle des 

et des feuilles d'acanthe s'enroulaient en volu 

acautlliJés [de] n. m. pi. Famille d'in 
hémiptères, renfermant les punaises. S. unaeai 

acantliie [</] n. f. Genre d'insectes, dont l'es- 
pèce la plus connue est la punaise des lits 

acanthobole n. m. (du gr. akantha, épine, et 
iction de jeter). Instrument de chirurgii qui 
servait à enlever les esquilles d'os, les corps étran- 
gers introduits dans les organes. (Yx.) 

acantholimon n.m. Genre de plantes à Heurs 
- le la famille des plombaginées, originaires de 
l'Orient, et cultivées dans nos jardins. 

acanthoptères n. m. pi. (du gr. akantha, 

on, aile . Ordre de poissons téléostéens, com- 
prenant ceux dont les nageoires sont munies de 
rayons épineux : les épinoches, perches, trigles, ma- 
quereaux sont des acanthoptères. S uu acanthoptere. 
acanthoptérygiens [ji-in] n. m pi. Syn. 
ancien de acanthoptères. S. un acanthoptérygien. 
acantllOSOme [zo-me] n. m. Genre d'insectes 
hémiptères, à corps plat, triangulaire, dont une es- 

. commune sur 

les chênes et les 

peupliers. cstlaplus 

grande punaise des 

le France. 

acanthur e 

n. m. Genre de pois- 
sons acanthoptè- 
res, des mers 
chaudes. (Ils ont 
de chaque côté de 
la queue une forte 
épine tranchante, qui leur a fait donner le nom vul- 
gaire de chirurgien.) 

a cappella loe. ital. signif. A chapelle (s.-ent. 
style, forme), et qui est usitée en musique. Dans le 
style a cappella, les voix chantent sans accompagne- 
ment, ou les instruments les doublent à l'unisson ou 
à l'octave. 

ACapUlCO, v. et port du Mexique, sur le Paci- 
fique; 4.000 h. Commerce de fruits, cuirs et peaux. 

acariâtre adj. et n. D'une humeur difficile, 
querelleuse ; qui aime à crier, à contrarier, à dis- 
juter. Ant. Doux sociable. 

acariàtreté n. f. Humeur acariâtre. 

acarides ou acariens [ri-m]n. m. pi. Ordre 

d'arachnides non articulés et souvent parasites. 

S. un acaride ou 

acarien. 

— Encycl. L'or- 
dre des acariens 
renferme un cer- 
tain nombre d'es- 
pèces, parmi les- 
quelles il fauteiter 
l'acarus de la gale 
ou sarcopte , les 
tiques, les mites 
du fromage, etc. 

Acarnanie 

[nt], contrée de 
l'ancienne Grèce, 
arrosée par l'A- 
chéloûs.(Les.lcar- 
naniens étaient ré- 
putés comme fron- 
deurs.) 

■acaroïdeadj. 

Se dit d'une gomme-résine jaune rougeâtre, friable, 
d'une odeur balsamique, qui coule d'une liliacée, 
dite xanthorrea hastilis. 

acarpe adj. (gr. a priv., et karpos, fruit). Se dit 
d'une plante privée de fruit. 

acarUS [russ] n. m. Nom donné à un genre 
d'acarides (le sarcopte ou acarus de la gale), mais 
qui s'applique aussi à tous les animaux de cet ordre. 

acatalectique ou acatalecte [lék-té) adj. 

fapriv., et catatectique\. Se dit, en métrique ancienne, 
d'un vers qui ne se termine pas par un pied incomplet. 

acatalepsie lép-si] n. f. (du gr. a priv., et kata- 
Upsia, compréhension). Dans la philosophie grecque, 
impossibilité d'arriver à la certitude. M éd. Maladie 
nerveuse, dont les symptômes sont opposés à ceux 
de la catalepsie. 

acataleptique [lèp] adj. Qui concerne le doute 
philosophique sceptique : les principes acatulepii- 
ques. Méd. Qui est atteint d'acatalepsie. Substantiv., 
dans ce sens : un acataleptique. 

acatapose [nô-ze] n.f. (du gr.apriv., etkalapo- 
• is, action d'avalerj. Difficulté, impossibilité d'avaler. 

AcatenangO, volcan de l'Amérique centrale 
Guatemala;; 4.150 m. 

acatèlie adj. et n. fa priv., et lat. catena, chaîne). 
haine : bicyclette acatène ; une acatène. 

acatholique adj. et n. Se dit des chrétiens qui 
.(■poussent l'autorité du pape et de l'Eglise romaine. 

acaule [ki-le] adj. fdu gr. a priv , et kaulos, 
ie dit d une plante qui n'a pas de tige appa- 
rente, \e pissenlit, le plantain, eia. 

accablant a-ka-blan], e adj. Difficile à sup- 
porter; trop lourd; qui accable : poid 
(haleur accablante. Fig. : chagrin accablant. 

accablement «-/,Y(-/;/c-man]n. m.(deaccaol< r 
Prostration physique on morale.Extr£mi 

accabler nka-blé] v. a. (a priv., et gr. kata- 
bolé. machine à lancer les pierres). Faire suc 
sous le poids. Fig Surcharger : accabler de t, 
Combler : accabler a" honneurs. 

ACCa Laruntia, d'après la légende, femme 
de Faustulus, berger de Numitor, surnommée la 
Louve; elle recueillit Romulus et Remus exposés 
sur une colline, et leur servit de nourrice. 

accalmie a faii-mflouplusrarem.aCCalmée 

'i-ka -mi : i 1/ ir. Calme m< 




Acariens (très ^ro 



— 9 — 

i mer. Fig, Temps de repo momi ntoné, 
après une période d'activité ou d'agitation. 

accaparement [a-ka, man] n. m. Aotion d'ac 

caparer. d,' prendre tout pour 

— Encycl. Dr. L'accaparement consiste, pour un 
■int ou un consortium, à retirer de la oircu 
une forte quantité dé denrées ou marchan- 
dises de même espèce, afin d'en avoir le monopole 
et de pouvoir, en écartant toute concurrence, les 
revendre au taux jugé le plus avantageux. Les me- 
sures contre l'accaparement, très sévères sous l'an- 
cienne monarchie, abolies par l'Assemblée consti 
tuante, reparurent sous la Convention, qui di 
l'accaparement crime capital. Aujourd'hui, l'accapa 
rement est puni d'un emprisonnement d'un mois à 
un an, et d'une amende de 500 à 10.000 francs. 

La loi punit l'accaparement, non seulement des 
marchandises proprement dites, mais encore de tout 
ce qui est objet de commerce et de concurrence ; 
par exemple, l'accaparement des moyens de trans- 
port. La peine est plus grave, si la spéculation a 
porté sur les grains, farines, pains ou boissons. 

accaparer [a-ka-pa-ré] v. a. (ital. accaparrare). 

Amasser un objet de commerce en grande quantité, 
pour en produire la rareté et la revendre fort cher. 
Fig. Prendre pour soi, au détriment des autres : 
l'empereur Auguste accapara tous les pouvoirs. 
parer quelqu'un, l'attirer sans cesse près de soi. 

accapareur , euse [a-/m, eu-=ç] adj. et n . Celui, 
celle qui accapare : accapareur de denrées, défaveurs. 

ACCariaS [ass] (Calixte), jurisconsulte et ma- 
gistrat français, né a Mens (Isère), m. au Raincy (1831- 
1903). Auteur d'un remarquable Précis de droit romain. 

accastillage [a-kas-ti, //mil.] n.m. (del'espagn. 
castillo. petit château). Autref., châteaux qui s'éle- 
vaient à l'avant et à l'arrière des navires. Auj., par- 
tie du vaisseau qui est hors de l'eau. 

accastiller [a-kas-ti, Il mil., é] v. a. Garnir un 
navire de son accastillage. 

accéder [ak-sé-dé] v.n.(dulat. accedere, s'appro- 
cher. — Se conj. comme accélérer.) Avoir accès dans, 
arriver, parvenir : salon auquel on accède par la salle 
à manger. Adhérer, consentir, acquiescer : refuser 
à' accéder à une demande. Ant. Rejeter, refuser. 

accelerando [ak-sé-lé] adv. (mot ital.). Terme 
de musique indiquant qu'il faut presser le mouve- 
ment d'un morceau et que l'on écrit d'ordinaire en 
abrégé : accel. N. m. Morceau écrit dans ce mouve- 
ment : un accelerando. 

accélérateur, trice [ak-sel adj. Qui accé- 
lère, précipite : force accélératrice. N. m. Autom. Mé- 
canisme spécial aux automobiles, qui suspend mo- 
mentanément l'action du régulateur et permet au 
moteur de tourner à une vitesse supérieure à sa vi- 
tesse normale. Phot. Substance qui rend plus actif, 
plus rapide le révélateur. Tech?i. Appareil adapté 
aux horloges régulatrices, pour leur faire regagner 
progressivement les retards. 

aCCélératif, ive [ak-si] adj. Qui accélère. 

accélération [ak-sé, si-on] n. f. Augmentation, 
accroissement de vitesse : accélération du jiouls. 
Prompte exécution : accélération d'une affaire, tics 
travaux. Ant. Ralentissement. V. mouvement. 

accéléré, e [ak-sé]adj. Dont la vitesse dépasse 
la moyenne ordinaire : pas accéléré. 

accélérer [ak-sé-lé-ré] v. a. (lat. aci elerare. — 
Prend un è ouvert devant une syllabe muette : j'ac- 
célère; excepté au fut. et au cond., ou il conserve 
lé fermé : j'accélérerai, nous accélérerions.) Hâter, 
presser, activer : l'exercice accélère le mouvement du 
sang. Ant. Ralentir, modérer, retarder. 

accense [ak-sanse] ou acense n. m. (lat. ac- 
census). Chez les Romains, citoyen qui, d'après la con- 
stitution de Servais Tullius, n'atteignait pas les cens 
de la dernière classe. Appariteur attaché à la per- 
sonne des magistrats, tels que les consuls, lespréteurs. 

accensement [ak-san, man) ou acense- 

ment n. m. Dr. anc. Convention par laquelle on 
prenait un héritage à cens ou à rente foncière. 

accenser [ak-san-sé] ou acenser [si] v. a 

Dr. anc. Donner, prendre à cens une propriété. 

accenseur [ak-san} ou acenseur n. m. 

fie. anc. Celui qui donnait ou prenait une ferme à 
cens. Celui qui était chargé de recueillir les dîmes. 
accent [ak-san] n. m. (préf. ad, et lat. canins, 
chant). Elévation ou abaissement de la voix sur cer- 
taines syllabes : accent oratoire. Prononciation, into- 
nation spéciale à une région : accent gascon, marseil- 
lais; avoir, n'avoir pas d'accent. Expression de la voix : 
accent plaintif. Signe qui se met sur une voyelle : // 
y a trois accents en français : l'accent aigu (f), qui 
se met sur la plupart des e fermés : bonté, café ; 
l'accent grave ( 1 ), qui se met sur les e ouverts : père, 
mire, sur où f adv ), à fprép.), hoir), déjà, etc. ; et l'ac- 
cent circonflexe (A), qui se mit généralement sur 
les voyelles longues : pâte, fête, gîte, côte, flûte. 
Accent tonique, v. tonique. Fig- Intensité de tou- 
che dans la peinture 

accenteur [ak- 

san] n.m Genre d'oi- 
seaux passereaux, qui 
vivent surtout dans 
les montagnes. 

accentoridés 
tan, dé\ n. m. pi. . 
Famille de pas-, - 
reaux, dont l'accen- 
teur est h- type. s. un 
aecentoridé. 

accentuable 

' ak-san] adj. Qui peut 

être accentué : ni"* luable. 

accentuation [ak-san, si-on\ n. f, Ma 

d'accentuer, de prononcer, en parlant on I a écrivant 

accentuer 'ak-san-tUrê] v. a. Marquer d'un 
accent : accentui Prononcer sidon les 

règles de l'accent tonique : bien OCCVn 
Exprimer avec force : accentuer un 

acceptabilité [ak-sèp\ n. f. Qualité de ce qui 
est acceptable l'acceptabilité d'une proposition. 

acceptable [ak-sèp] adj. Qui peut ou doit être 

cUlcS- 

acceptant 8 tdj. Qui ac 

cepte, qui donne un conii r lequel uni- 

convention devient valable. 




Accenteur. 



\<:c. 

acceptation f Action d'ac- 

cepter , de recevoir | nation 

Déclaration par laquelle une psi Mige à 

payer une lettre de change tirée sur cil,- . accepta- 
tion d'une, traite. Ant. Refus. 

— Encycl. De Pour marinier sur une lettre de 
ohange l'acceptation par laquelle il s'engage è payer 
la somme indiquée a date fixée, le tiré 

Lettre en travers : Accepté pour le 10 nr, et il 

signe au-dessous; si l'acceptation était donnée par 
acte séparé, ollo serait sans effet. L'accoptaii 
1, Mires de change payables a tant de |ours, ou do 
mois, ou d'usances de vue, doit être datée du j 
on les présente, parce que c'est ce jour qui détermine 
le tenue du payement; è défaut de La date d'accep 
tation, la lettre de change est exigible au terme 
qu'elle exprime à compter de sa date. 

accepter [ak-sep-té] v. a. (lat. acet 

Agréer ce qui est offert . accepter un ilon. Se mon- 
trer prêt à : accepter la bataille. Accepter une lettre 
de change, s'engager à la payer à l'échéance. Ani. 
Refuser, récuser, repousser, rejeter. 

accepteur [ak-sep] n. m. Celui qui s'engage à 
payer une lettre de change. (On dit plutôt nuii.) 

acceptilation [ak-sép-ti-la-si-on] n. f. 
Dr. rom. Mode solennel d'extinction des obligations 
qui s'appliquait aux obligations nées uerbis, et exi- 
geait l'emploi d'une formule verbale. 

acception [ak-sèp-si-on] n.f. Egard, préférence : 
le juge ne doit faire acception de personne. Gram. 
Sens dans lequel un mot est employé : acception 
propre; acception figurée. Ex. : la chaleur (acceptii a 
propre) du feu; là chaleur (acception Sguréi 
discours, 

accès [alc-sè] n. m. (lat. accessus). Abord, entrée : 
lu barre de l'Adour rend difficile l'accès du porl de 
Bayonne. Facilité d'approcher quelqu'un : avoir accès 
près d'un ministre. Moyen ou droit d'exercer une 
profession : l'accès de certaines carrières libérales a 
été facilité aux femmes. Fig. : l'accès de la vérité. 
Attaque d'un mal : accès de fièvre. Mouvement inté- 
rieur et passager : accès de colère. 

accessibilité [ak-sè-si] n. f. Caractère de ce 
qui est accessible, approchable, abordable : l'acces- 
sibilité d'une montagne. Droit reconnu de prétendre 
à un emploi, une fonction : la Constituante proclama 
l'accessibilité de tous les citoyens d tous les emplois. 

accessible [ak-Si-ai-blé] adj. Abordable, dont 
on peut approcher : les mers polaires ne sont pas ac- 
cessibles; prince accessible à tout le monde. Où l'on 
peut atteindre : emploi accessible. Ant. Inaccessible. 

accession [ak-sè-si-on] n. f. Action d'arriver à : 
accession au pouvoir. Action de s'ajoutera : acces- 
sion de la Corse à la France. Action d'adhérer avec 
d'autres : accession d'un pays d un traité. Dr. Acquisi- 
tion du droit de propriété par suite de l'union d'une 
chose accessoire à une chose principale. 

— Encycl. Dr. L'accession rend le propriétaire du 
principal propriétaire de l'accessoire, d'où l'apho- 
risme : « L'accessoire suit le principal. » C'est ainsi 
que le croît des animaux appartient à l'usufruitier 
par droit d'accession. 

accessit [ak-sé-sW] n. m. (m. lat. signif. Il s'est 
approché). Distinction accordée à ceux qui ont le 
plus approché du prix. PI. des accessits. 

accessoire [ak-sc-soi-re] adj. Qui accompagne 
une chose principale : clause accessoire. N.m.:/ ac- 
cessoire suit le principal- Ant. Essentiel, principal. 
PI. Au théâtre, menus objets nécessaires à la re- 
présentation, tels que flambeaux, vaisselle, etc. 

accessoirement [ak-sè-soi-re-man) adv. 
D'une manière accessoire. 

acciaccatura [a-tchia-ca-tou-ra] n. f. (m. ital. ; 
rad. acciaccare, froisser, concasser). Mus. Appogia- 
ture qu'il faut frapper presque en même temps que 
la note principale. V. appogiature. 

ACCiajUOli, famille florentine, d'où sortirent: 
Nicolas (1310-1365), grand sénéchal de Naples, et son 
neveu Renier, duc d'Athènes, qui conquit presque 
toute la Grèce, où ses descendants se maintinrent 
jusqu'en 1456, époque de la conquête turque. 

accident [ak-si-dah] n. m. (du lat. accidens, qui 
arrive). Evénement fortuit, ordinairement inattendu 
et fâcheux : un accident d'automobile. Malheur, re- 
vers : les accidents de la vie. Accident de terrain, 
mouvement du sol qui s'abaisse et s'élève irréguliè- 
rement. Mus. Se dit des signes qui servent h altérer 
les notes : :'/ y a trois accidents : le dièse, le bémol, 
et le bécarre- Philos. Ce qui modifie passagèrement 
l'être. Par accident loc. adv. Par hasard : beaucoup 
de découvertes n'ont eu lieu que par accident. 

— Encycl. Dr. Responsabilité, 'assurances, acci- 
dents du travail. L'auteur d'un dommage en doit la 
réparation, à moins qu'il ne puisse prouver qu'il y a 
eu cas fortuit ou force majeure. A cette règle es- 
sentielle du droit civil la loi du 9 avril 1898 a ap- 
porté une exception considérable : les chefs de cer- 
taines industries sont responsables de plein droit, 
qu'ils soient ou non en faut' 1 , é ils dont sont 
vielinies leurs ouvriers: par celai" |U€ le tra- 
vailleur court un risque professionnel par l'exercice 
ion, il s droi , en cas d'accident, à une 
indemnil fl • forfail par la loi selon l'impor- 
tanci du al lire. A défaut, soit par le chef d'entre 

i débiteur, soit par • société d'assurance contre 

cidents, soii par un syndicat de garantie, de 
s'acquitter des indemnités dues, II mtit le 

recouvrement au moyen d'un fonds spécial constitué 
par des centimes additionnels au principal de la 
contribution des patentes. La victime a droi 
outre, gratuitement aux soins médicaux 

m | i Tu ■ onl néi e saires el peu! 
me n >n médecin. 

L'indemnité n'est due que si l'accident 
une interruption de travail de plu i |ours, 

ou une Incapacité de travail permanente, ou 

la mort. La Loi, dont le domi été étendu â 

les entreprj e comm< rciale m applique 
aux ouvriers agricoles que s'il est fai 
on tobines mues mécaniquement. 

accidentaliser [ak-ti-dan, zé] v. a. Rendre 

accidentel. Abandonner nu \ 

accidentalité [al [ualité 

de ce qui est accidentel. 

accidenté, e [ak 
aspects, mon 

i (dentée. Inégal style i 
dit d'un ouvrier atteint par un accident de travail. 



ACC 
accidentel, elle [ak-si-dan-tth é-le] adj. Qui 

arrive par accident, par hasard, qui n'est pas prévu : 
mort accidentelle. Mus. Signe accidentel, tout dièse, 
bémol ou bécarre, qui, n'étant pas à la clef, se trouve 
dans le cours du morceau. Lignes accidentelles, 

V. SUPPLÉMENTAIRES. 

accidentellement [ak - si - rf<m -te -le- man] 

adv. Par accident, par hasard : les Islandais décou- 
vrirent accidentellement l'Amérique du Nord, 

accidenter [ak-si-dan-té] v. a. Rendre un pays, 
un terrain inégal, d'aspects variés. Fig. Accidenter 
son style, lui donner une forme variée, pittoresque. 

accipitres [aksi] n. m. pi. (du lat. accipiter, 
épervier). Nom collectif des oiseaux de proie. S. un 
accipitre. Syn. de rapaces. 

aCCipitridéS n. m. pi. Famille d'oiseaux ra- 
paces, ayant pour type l'aigle. S. un accipitridé. 

accise [ak-si-ze] n. f- (bas lat. accisia). Impôt in- 
direct sur les objets de consommation, principalement 
en Angleterre. 

ACCillS [si-uss] ou AttiUS [tf-tiM] (Lucius), poète 
tragique de Rome (170-9» av. J.-C). Il fut l'un des 
premiers à porter au théâtre les sujets nationaux. 

acclamateur [a-kla] n. m. Celui qui acclame. 

aCClamatif [a-kla-ma-tif], ive adj. Qui est ac- 
compagné ou exprimé par des acclamations : vote 
ueclamatif. 

aCClamation[«-A'Za-»ia-sî'-on]n.f.(deac(??ame»'). 
Cri de joie, d'admiration, d'enthousiasme d'une assem- 
blée, d'une multitude : les rois francs étaient élevés sur 
le pavois aux acclamations des guerriers. Loc. adv. : 
Par acclamation, tout d'une voix et sans recourir au 
scrutin : loi votée ]>ar acclamation. Ant. Huée. 

acclamer [a-kla-mé] v. a. (préf. ad, et lat- cla- 
mare, crier). Saluer par des cris de joie : acclamer 
un orateur. Nommer sans recourir au vote : on ac- 
clama Charlemagne empereur d'Occident. Ant. Huer, 
conspuer. 

aCClamper [a-klan-pé] v. a. Mar. Fortifier par 
des clamps ou jumelles -.acclamper un mât,unevergue. 

aCClimatable [a-kli] adj. Qui peut être ac- 
climaté : plante acclimatable. 

acclimatation [a-kli, si-onl n. f. Action d'ac- 
climater : jardin d'acclimatation, v. acclimatement. 

— Encycl. L'homme s'acclimate assez facilement 
dans les pays froids ou les régions de hautes alti- 
tudes; mais il lui est très difficile de s'habituer aux 
pays chauds- C'est vers l'âge de 35 ans que l'accli- 
matation est le plus facile, et c'est vers l'âge de 

1 2 ans qu'elle est le plus pénible. Les Européens éta- 
blis dans les pays tropicaux doivent envoyer leurs 
enfants dans leurs pays d'origine de 2 à 20 ans. 

L'acclimatation des animaux se prépare en les fai- 
sant passer graduellement de leur pays d'origine dans 
la pays où l'on veut les acclimater, et, lorsqu'on a 
obtenu leur multiplication, l'acclimatation se réalise 
tu bout de plusieurs générations. Les Grecs ont ac- 
climaté en Europe le paon et le faisan ; les Romains la 
pintade; au xvi« siècle, les Espagnols acclimatèrent 
le dindon et le cobaye. Les plus remarquables acqui- 
sitions de notre époque ont été faites en matière de 
pisciculture. De même, certaines espèces végétales : 

13 platane, le Iilas, la tulipe, le tabac, la pomme de 
terre sont des produits d'une acclimatation relative- 
ment récente- En 185'», Geoffroy Saint-tlilaire fonda 
la Société nationale d'acclimatation en vue de mul- 
tiplier les espèces utiles. 

Acclimatation (Jardin zoologique d) , créé en 
1860 et situé au bois de Boulogne (Paris) ; on y voit 
des plantes et des animaux exotiques, rassemblés 
surtout pour l'amusement du public. 

acclimatement [a-kli, man] n- m. Etat de 
ce qui est acclimaté. (On ne doit pas confondre accli- 
matement et acclimatation, cette dernière supposant 
que l'adaptation s'accomplit au moins en partie, sous 
l'effort de l'industrie humaine, tandis que l'acclima- 
tement indique la révolution spontanée par laquelle 
l'organisme se met en harmonie avec un milieu 
nouveau.) 

acclimater [a-kli-ma-ti] v. a. Accoutumer à 
un nouveau climat ; acclimater une plante. S'accli- 
mater v. pr. S'habituer a. vivre dans un lieu. Se dit 
aussi des choses : usage qui s'est acclimate en France, 

aCClimateur [a-kli] n- m. Celui qui acclimate : 
Jean Nicot fut l'acclimateur du tabac en France. 

accline, e[a-A7(] adj. (du lat. acclinis, appuyé). Se 
dit, en histoire naturelle, d'une partie qui en couvre 
une autre par le côté : dents acclinées. 

accoinçon [a-koin] n. ni. (de à, et coin). Par- 
tie de charpente ajoutée à un toit pour rendre sa 
pente régulière. (On dit aussi accoinçan.) 

aCCOintable [a-koin] adj. Susceptible de s'ac- 
cointer. 

aCCOintance [a-koin] n. f. Rapport, fréquen- 
tation : accointance compromettante. 

accointer [a-koin-té] v. a. (de à, et du lat- cogni- 
tus, connu). Entrer en relations avec quelqu'un. 
S'accointer v. pr. Se lier avec quelqu'un. 

accoisement [a-koi-ze-man] n. m. [de «, et coi). 
Apaisement : l'aecoisement des flots. (Vx.) 

accoiser [a-koi-zi] v. a. Rendre coi, apaiser. 
(Vx.j S'accoiser v. pr. S'affaiblir, perdre de sa force. 

accolade [a-ko] n. f. (de accoler). Embrasse- 
rnent : donner l'accolade. Petit coup du plat d'une 
épée donné sur l'épaule d'un 
chevalier, au moment de sa 
réception : on donne aujour- 
d'hui l'accolade au militaire 
gué l'on décore de la Légion 
d'honneur. (V. colée.) Trait de 
plume ou signe typographique 
pour réunir plusieurs articles 
en un seul. 

aCCOlader [a-ko-la-dé 
v. a. Réunir par une accolade. 
S'accolader v. pr. Se donner 
mutuellement 1 accolade. 

acCOlage [a-ko] n. m. 
Action de fixer les sarments 
ou les rameaux à des tuteurs 
ou à des espaliers. 

— Encycl. L'accolage, des- 
tiné à préserver les branches 
des secousses du vent et â favoriser une meilleute 
répartition de l'air, de la chaleur et de la lumière 
solaires, s'opère au commencement d» l'été. 



JfepÉ; 




Accolage d'un sarment. 



— 10 — 

aCCOlé, e [a-ko] adj. Attaché, lié. Blas. Se dit 
des pièces posées à côté les unes des autres et se 
touchant, 

aCCOlement [a-ko-lc-man n. m. Action de 
joindre, île réunir. V. accotement. 

accoler [a-ko-lé] v. a. (préf. ad, et lat. rollum, 
cou). Jeter les bras autour du cou de quelqu'un pour 
l'embrasser. Faire figurer ensemble : accoler deux 
noms. Accoler la vigne, la lier â l'échalas. 

accolure [a-ko\ n. f. Lien pour fixer la vigne, les 
branches d'arbre. Assemblage de bûches flottées. Li- 
gature qui, en reliure, main tient les feuillet s d'un livre. 

aCCOmbant [ak-kon-ban], 6 adj. (du \<\t.accum- 
bere, se coucher sur). Se dit d'une partie de la plante 
qui est couchée sur une autre. 

accommodable [a-ko-mo] adj. Qui se peut 
accommoder : une querelle accommodable. 

accommodage [a-ko-mo] n. m. Apprêt des 
aliments : un bon accommodage relève une viande 
médiocre. 

accommodant [a-ko-mo-dan], e adj. Com- 
plaisant, traitable, d'un commerce facile : homme 
accommodant, d'un commerce accommodant . 

accommodateur, trice [a-ko-mo] adj. Qui 

se rapporte, qui sert â l'accommodation : muscles 
accommodateur s, 

accommodation [a-ko-mo-da-si-on] n. f. Ac- 
tion d'accommoder : accommodation d'un local. Ac- 
commodation de l'œil, change- 
ment qui s'opère dans l'œil, 
surtout dans la courbure du 
cristallin, pour rendre la vi- 
sion distincte à des distances 
différentes. 

— Encycl. Physiol. L'ac- 
commodation a pour but de 
donnerau cristallin une cour- 
bure telle que l'image d'un 
objet so fasse nettement sur 
la rétine. Ce changement de 
courbure a lieu sous l'in- 
fluence du muscle ciliaire. 
Plus ce muscle se contracte, 
plus on voit les objets pro- 
ches. L'œil est dit normal 
quand il voit à l'infini sans 
accommodation ; il est hy- 
permétrope quand il doit s'ac- 
commoder même pour les 
objets placés très loin; l'œil 
est myope quand il ne peut 
voir les objets situés à l'in- 
fini; enfin, il est presbyte 
quand il n'existe plus d'ac- 
commodation. 

accommodement 

[a-ko-mo -de -man] n. m. 
Arrangement, disposition 
nouvelle et convenable à la 
destination ; appropriation : 
accommodements à faire 

dans une maison. Accord d'un différend : un mau- 
vais accommodement vaut mieux qu'un bon procès. 

accommoder [a-ko-mo-dé] v. a. (lat. accommo- 
dare). Rendre commode, propre à : accommoder un 
appartement. Concilier : accommoder une affaire à 
l'amiable. Apprêter, assaisonner : accommoder de la 
viande, du poisson- Convenir : cette maison m'ac- 
commode. S accommoder v. pr. Etre content, satis- 
fait : le philosophe s'accommode de tout. Physiol. 
Se mettre au point, en parlant de l'œil. 

accompagnateur, trice [a-kon-pa-gna] n. 

et adj. Qui accompagne avec la voix ou avec quelque 
instrument la partie principale d'un morceau de 
musique. 

accompagné, e [a-kon-pa-gné] adj. Blas. Se 
dit de certaines pièces honorables (pal, barre, bande, 
fasce, chevron, etc.) et de certains animaux ayant à 
leurs côtés des pièces secondaires. 

accompagnement [a-kon-pa-gne-man] n. m. 
Action d'accompagner. Fig. : la douleur est souvent 
l'accompagnement du plaisir. Accessoire destine à 
compléter certaines choses : cette chambre manque 
des accompagnements nécessaires- Mus. Action de 
soutenir un chant à l'aide de la voix ou d'un instru- 
ment : chanter avec accompagnement de piano. 
Parties secondaires destinées à soutenir la partie 
principale : sonate pour le piano, avec accompagne- 
ment de basse et de violon. 

accompagner [a-kon-pa-gné] v. a. Aller de 

compagnie avec quelqu'un. Escorter : accompagner 
un convoi- Joindre, ajouter à une chose de manière 
à la faire valoir : accompagner ses plaintes de vifs 
reproches. Mus. Soutenir le chant au moyen d'un ac- 
compagnement : l'orgue accompagne admirablement 
les chants d'église. S accompagner v. pr. Mener avec 
soi. Mus. Se faire à soi-même l'accompagnement. 

accompli, e [a-kon] adj Achevé, révolu, réa- 
lisé : vœu accompli ; vingt ans accomplis. Fait accom- 
pli, chose décidée par l'événement et sur laquelle il 
n'y a plus à revenir : s'incliner devant le fait accom- 
pli. Parfait dans son genre : mérite accompli. 

accomplir [a-kon] v. a. (préf. ad, et lat. com- 
plere, remplir). Achever, remplir ; accomplir un de- 
voir. Exécuter, réaliser : accomplir un projet. 

accomplissement [a-kon-pli-se-man] n. m. 

Achèvement. Réalisation. 

accon, acconage, acconier n.m.v.Acon, 

ACONAOE, ACONIER. 

accorage [a-ko] n. m. Mar, Action de placer 
des accores. 

accord [a-kor] n- m. (préf. ad, et lat. cor, cor- 
dis, cœur). Conformité de sentiments, bonne intel- 
ligence : vivre en parfait accord avec ses voisins. 
Harmonie; il faut de l'accord entre le geste et la parole. 



ACC 

de la médiante et de la dominante, auxquelles on 
ajoute la réplique de la tonique à l'octave. Loc. adv.: 
D'accord, j y consens, j'en conviens. D'un commun 
accord, unanimement. Ant. Désaccord, discorde, 
discordance, dissonance. 

— Encycl. Mus. On distingue, en harmonie, les 
accords consonants, tels que l'accord parfait majeur, 
et les accords dissonants, tels que l'accord de sep- 
tième. Pour l'exécution, les accords peuvent être 
plaqués, lorsque toutes les notes sont exécutées en 
même temps, ou arpégés, lorsqu'elles sont exécutées 
successivement. 

accordable [a-kor] adj Qui peut être accordé : 
grâce accordable. Que l'on peut mettre d'accord : 
plaideurs accordables 

accordage [a-kor] ou accordement 

de-man] n. m. Action d'accorder un instrument â 
cordes ; l'accordage d'un piano. 

accordâmes [a-kor-êa, Il mil., e" n. f. pi. 
Fiançailles : le repas des accordai/les. (Ne s'empl. 
pas au sing. — On dit aussi accords.) 

accordant [a-kor-dan], e adj. Qui s'accorde 

bien. Mus. Consonant. 

accorde ! [a-kor-de] Mar. Commandement 
adressé aux rameurs pour qu'ils rament ensemble. 
N. f. ; commander l'accorde. 

accordé, e [a-kor] n. Fiancé, fiancée. 

Accordée de village (/'), tableau de Greuze (1761) 





Accordéon. 



flfl - 1 "" i é 



Accord arpégé. 



Accord plaqué. 



Transaction : accord intervenu entre deux puissances. 
Tomber d'accord, c"tre d'accord, être du même avis. 
Gram. Rapport des mots, concordance : il y a accord 
du aenre et du nombre entre l'adjectif et le nom. Mus- 
Union de sons formant harmonie ; accord dissonant, 
consonant. Accord parfait, réunion de la tonique, 



L'Accordée de village, d'après Greuze. 

[Louvre]. C'est la signature du contrat. La charmante 
accordée, toute timide, une rose à son corsage blanc, 
est conduite par son fiancé. Aimable scène de fa- 
mille, heureuse composition, quoique les poses soient 
un peu maniérées. 

accordéon [a-kor] n. m. Instrument de musi- 
que, composé de languettes de métal qui sont mises 
en vibration par un 
soufflet. 

— Encycl. L'accor- 
déon a été inventé en 
1827, par C. Buffet. Pour 
jouer de cet instrument, 
on le soutient de la 
main gauche , tandis 
que de la droite on fait 
agir la soufflerie en ti- 
rant et en poussant al- 
ternativement le souf- 
flet ; les doigts agissant sur un système de clefs (de six 
a seize) obtiennent de chacune d'elles le son désiré. 

accordéoniste [a-kor, nis-te] n. et adj. Per- 
sonne qui joue de l'accordéon. 

accorder [a-kar-dé] v. a. Mettre d'accord : ac- 
corder deux adversaires. Concéder, octroyer : accor- 
der du temps, une grâce. Consentira admettre, avouer, 
reconnaître pour vrai : fat eu tort, je l'accorde. 
Gram. Mettre les mots en concordance : on accorde 
le verbe avec son sujet. Mus. Mettre d'accord la voix 
avec un instrument, les cordes d'un instrument, les 
instruments entre eux, etc. Fig. et fam. Accorder ses 
flûtes, prendre ses dispositions, ou s'entendre avec 
un autre, principalement pour duper quelqu'un. S'ac- 
corder v. pr. Etre d'accord : deux seéléi-als ne s'accor- 
dent que pour faire le mal. Etre octroyé : les dignités 
devraient toujours s'accorder au mérite. Gram. Etre 
en concordance : l'adjectif s'accorde avec le nom. 
Ant. Brouiller; refuser, repousser, rejeter. 

accordeur [a-kor] n. et adj. m. Qui accorde les 
instruments de musique : accordeur de pianos- 

aCCOrdoir [a-kor] n. m. Outil pour accorder 
les instruments de musi- 
que (pianos, orgues, etc.). 

Accords (Tabou- 
rot des), facétieux écri- Accordoil de piano. 

vain français (l!i47-lii r 0) ; 

auteur de poésies ingénieuses ; les Bigarrures et Tou- 
ches, véritables tours de force littéraires. 

accore [a-ko-re] adj. (de l'angl. score, entaill.- 1 . 
Se dit d'une côte coupée verticalement à la surface 
de la mer et dont les navires peuvent s'approcher 
à la toucher. N. m. Mar. Pièce de bois pour soutenir 
un vaisseau en construction. 

aCCOrer [a-ko-ré] v. a. Maintenir par des ac- 
cores : accorer un navire- 

aCCOmé, e [a-kor] adj. Blas. Se dit des animaux 
représentés avec des cornes d'un émail particulier. 

aCCOrt [a-kor], e adj. (de l'Haï, accorlo, avisé). 
Civil, complaisant : femme douce et accorte. Rusé, 
fin : une accorte soubrette. 

accortement [a-kor-te-man adv. Adroite- 
ment, gracieusement. 

accortise [a-kor-ti-ze] n. f. Humeur gracieuse 
et complaisante. 

aCCOStable [a-kos-ta-ble] adj- Facile à abor- 
der : bâtiment, plage accostable. 



ACC 

accostage [a-kos-ta-je] n. m. Action a « 

ter : pur gros temps, les accostages sont difficiles. 

accoste S [a-A'os-fe] interj. Alar. Commande- 
ment aux rameurs d'un canot de se rendre à bord 
ou à terre. N. f. : commander l'accoste. 

accosté [a-kos-té], © adj. Dlas. Se dit de pièoes 
i»mme le pal, la bande, la barre, ayant à leurs cotés 
des pièces secondaires placées dans la même direc 
tion : d'azur au pal d'or accosté de six étoiles d'argent. 

aCCOSter [a-ko<-té] v. a. (préf. ad, et lat. 
côte). Aborder quelqu'un pour lui parler : Vilry 
accosta Cuneini et le tua d'un coup de pistolet. Mur. 
S'approcher aussi près que possible : accoster un 
vaisseau, une terre, un quai. 

accot [a-kul a. m, (de accoster). Adossemenl de 
fumier autour d'une couche, pour empêcher le froid 
d'y pénétrer. 

accotement [a-ko-te-man] n. m. P. et eh. 
Espace compris entre la chaussée et le fossé, le ruis- 
seau et la maison. (On dit aussi accolement.) 

accoter [a-ko-té] v. a. (de à. et cJte). Appuyer 
d'un côté, soutenir a l'aide d'une cale : accoter un 
tonneau. Etayer : accoter une muraille. S'accoter v. 
pr. S'appuyer: s'accoter contre un mur. 

accotoir a-kù] u. m. Appui pour s'accoter. 

aCCOUardir [a-kou] v. a. Rendre couard : la 
mollesse accouardit. S'accouardir v. pr. Devenir 
couard. 

aCCOUChée [a-kou-ché] a. f. Femme qui vient 
d'accoucher, de mettre un enfant au monde. Loc. 
prov. : Parée comme une accouchée, très parée. Ca- 
quet de l'accouchée, conversation futile. 

accouchement [a-kou-che-man] n. m. Action 
d'accoucher, d'enfanter : accouchement laborieux. 
Action d'aider une femme à accoucher : se spécia- 
liser dans les accouchements. 

— Encycl. L'accouchement a lieu vers le deux 
cent soixante-dixième jour de la grossesse. Avant 
ce temps, il est précoi-e ; plus tard, il est dit retardé. 
L'accouchement est dû aux contractions de l'utérus, 
qui constituent le travail. Le début s'annonce par les 
douleurs légères dites mouches; dix à seize heures 
plus tard, viennent les grandes douleurs ou douleurs 
conquassantes, qui amènent l'expulsion du fœtus. 
Enfin, après, s'effectue la délivrance par expulsion du 
placenta. Les plus grands soins antiseptiques doivent 
accompagner les accouchements, pour éviter l'infec- 
tion puerpérale. H est nécessaire avant l'accouche- 
ment de donner un lavement, de vider la vessie et 
de faire la toilette des organes externes. Le lit sera 
protégé par du papier goudronné ou des toiles cirées, 
pour permettre de changer l'accouchée sans l'enle- 
ver de son lit. Une femme ne doit se lever que quinze 
jours après ses couches, et elle fera bien, après la 
délivrance, de s'étendre dans la journée sur son lit 
pour éviter la descente de la matrice. 

aCCOUCher [a-ftou-rW]v.n. Enfanter. F/3. Se dit 
des productions de l'esprit : accoucher d'un bon mot. 
V. a. Faire un accouchement : accoucher une femme. 

accoucheur, euse [a-kou, eu-zé] n. Médecin 
ou sage-femme dont la profession est de faire des 
accouchements. Adjectiv. : médecin accoucheur. 

acCOUdement [a-kou-de-man] n. m. Action de 
s'appuyer sur le coude- Rapprochement des fantas- 
sins qui, dans le rang, sont placés coude à coude. 

aCCOUder (S') [sa-kou-dé] v. pr. S'appuyer du 
coude, sur le coude- Se placer coude à coude. 

aCCOUdoir [a-kou] n. m. Appui pour s'accouder. 

aCCOUer [a-kou-é] v. a. (préf. ad, et queue'. 
Attacher des chevaux à la queue l'un de l'autre, de 
manière qu'ils marchent à la file. 

accouple [a-kou-ple] n. f. Lien avec lequel on 
accouple les chiens de chasse. 

accouplement [a-kou-ple-man] n. m. Assem- 
blage d'animaux par couple : accouplement des bœufs. 
Rapport d'un mâle et d'une femelle pour l'acte de la 
génération : le mulet natt de l'accouplement de l'âne 
et de la jument. Phvsiq. Réunion de deux ou plu- 
sieurs générateurs électriques : éléments de pile, 
accumulateurs, dynamos, etc. 

— Encycl. Physiq. Les piles et en général les gé- 
nérateurs d'électricité peuvent être accouplés de plu- 
sieurs façons : 1» En surface ou en quantité. On 
réunit toutes les électrodes positives et d'autre part 
toutes les électrodes négatives, de sorte que, si l'on 
a n éléments de piles par exemple, l'ensemble fonc- 
tionne comme une pile unique ayant une surface n 
fois plus grande, c'est-à-dire une résistance inté- 
rieure n fois plus petite. 2° En tension ou en série. 
On réunit l'électrode négative de chaque élément 
a l'électrode positive du suivant, et ainsi de suite. 
3» A la fois en quantité et en tension. On forme 
plusieurs groupes d'éléments que l'on réunit en ten- 
sion et en assemblant ces groupes en quantité. 

L'accouplement de générateurs semblables se fait 
comme celui de 1 ; piles. 

accoupler [a-kou-plè~\ v. a. Joindre deux cho- 
ses ensemble, mettre deux à deux : accoupler des 
bœufs. Unir charnellement. Grouper ensemble plu- 
sieurs générateurs d'électricité : accoupler des jiiles. 
Fig.: accoupler deux mots contradictoires. S'accoupler 
v. pr. Former un couple. S'unir pour la génération, 
en parlant des animaux. 

aCCOUrci [a-kour] n. m. Réduction d'un ou- 
vrage : un accoûrci de la vie des saints. 

accourcie [a-kour-sî] n. f. Pop. Chemin plus 
court qu'un autre. 

aCCOUrcir [a-kour] t. a. Rendre plus court, rac- 
courcir : accourcir une robe, un bâton. Ant. Allonger. 

accourcissement [a-kour-si-se-man] a. m. 
Diminution de longueur, de durée. 

accoures [a-kou-re] n. f. pi. (de accourir). 
Plaines ou landes entre deux bois, où l'on place 
les chiens pour guetter le gibier. 

accourir [a-kou] v. n. (préf. ad, et lat. currere, 
courir. — Se conj. comme courir. Prend avoir ou 
être, selon que l'on veut exprimer l'action ou l'état.) 
Venir à la hâte : à Marengo, Desaix accourut au 
bruit du canon. 

aCCOUrse [a-koar-sé] n. f. Galerie extérieure. 
par laquelle on communique dans les appartements. 

ACCOUS [a-kouss], ch.-l. de c. (liasses-Pyrénées), 
arr. et a 28 kil. d'Oloron, sur un affl. du gave d'Aspe ; 
1.020 h. Sources minérales Phosphates. — Le cant. 
a 13 comm. et 7.320 h 
X. 



il 

accoutrement [a-koUrtrt mon] II, ta. Habille- 
ment bizarre, ridicule. 

accoutrer [a-kou-tri v. a, Habiller ridicu- 
lement. Chez le tireur d'or, serrer, polir le trou de 
la filière. S'accoutrer v. pr. S'habiller, s'affubler, se 
parer d'une manière grotesque. 

accoutreur, euse [a-kou, euse] n. et adj. 

Chez le tireur d'or, personne qui resserre et polit le 
trou de la filière. 

accoutumance [a-kou] n, f. Habitude, action 
de se familiariser avec une chose. 

accoutumé, e [a-kou] adj. Ordinaire, habituel. 
A l'accoutumée loc. adv. Comme à l'ordinaire. 

accoutumer [a-kou-tu-mé] v. a. Faire prendre 
une habitude : accoutumons les enfants au travail. 
Y. n. Avoir coutume (seulem. aux temps composés) : 
j'avais accoutumé d'aller, de faire- S'accoutumer v. 
pr. S'habituer. 

aCCOUVage [a-kou] n. m. Industrie qui consiste 
à faire éclore, en général au moyen de couveuses 
artificielles, les œufs des oiseaux de basse-cour. 

aCCOUVer [a-koUrVê] V. a. Préparer un nid 
avec des œufs, pourqu'uu oiseau couve : accouver une 
poule. V. n. Couver : poule qui accouve. S'accouver 
v. pr. Commencer à couver : poules qui s'accouvent. 

accouveur, euse [<r-ftou, eu-ae.l n. et adj. 

Personne qui pratique l'accouvage. 

accréditer [a-kré-di-té] v. a. Mettre en crédit, 
inspirer la confiance : sa loyauté l'a accrédité. Faire 
croire à : accréditer un bruit. Accréditer un ambas- 
sadeur, lui donner des lettres de créance. S'accré- 
diter v. pr- Gagner en réputation, en crédit. Se pro- 
pager : cette nouvelle s'accrédite. Ant. Discréditer? 

accréditeur [a-kré] n. et adj. m. Celui qui 
donne sa garantie en faveur d'un tiers pour une 
somme quelconque. 

accrescent [a-kres-san], e adj. (du lat. accres- 
cere, croître). Se dit des parties de la fleur autres 
que l'ovaire, qui continuent à s'accroître après la 
fécondation jusqu'à la maturité. 

accrétion [a-kré-si-on] n. f. Action de croître, 
de se développer; accroissement, augmentation. 

ACCrington, v. d'Angleterre (Lancastre); 
32.000 h. Filatures de coton, houille. 

accroc [a-kro] n. m. Déchirure. Fig. Difficulté. 
Fam. : il est survenu un accroc clans cette affaire. 
Tache : avoir un accroc à sa réputation. 

accrochage [a-kro] D. m. Action d'accrocher. 
Résultat de cette action : l'accrochage d'un tableau. 

accroche-Cœur [a-kro-che-keur] n. m. invar. 
Petite mèche de cheveux lissée en crochet et aplatie 
sur la tempe. 

accrochement [a-kro-eherman] n. m. Action 
d'accrocher, de s'accrocher : i accrochement de deux 
voitures. Fig. Difficulté, embarras. 

accroche-plat [a-kro-che-pla] n. m. invar. 
Support destiné à accrocher à plat, 
sur les murs, des porcelaines, des 
faïences, etc. 

accrocher [a-kro-ché] v. a. Sus 
pendre à un crochet : accrocher un 
tableau. Retenir par quelque pointe 
crochue: cette branche a accroché mon 
paletot. Retarder, arrêter, heurter : 
accrocher une voiture. Fig. : c'est une 
affaire accrochée. Obtenir par ruse : 
accrocher une place. S'accrocher v. pr. 
Etre retenu par quelque chose : s'ac- Accroche-plat. 
crocher aux branches. Importuner vi- 
vement : s'accrocher à quelqu'un- Ant. Décrocher. 

accrocheur, euse [a-kro, eu-ze] n. Personne 
qui accroche. Fam. Qui obtient quelque chose par 
adresse. 

accroire [a-kroi-re] (faire) v. a. Faire croire 
ce qui n'est pas. En faire accroire d quelqu'un, lui 
en imposer, le tromper. S'en faire accroire v. pr. 
Présumer trop de soi-même. 

accroissement [a-kroi-se-man] n. m. Action 
de croître, de pousser : l'accroissement d'une plante. 
Augmentation : accroissement de fortune. 

accroît [a-kroi] n. m. Accroissement, augmen- 
tation d'un troupeau. En parlant d'une plante, action 
de croître. 

accroître [a-krot-tré] v. a. (Se conj. comme 
croître, mais le part. pass. accru ne prend pas d'ac- 
cent circonflexe.) Augmenter, rendre plus grand, au 
propr. et au fig. : accroître sa fortune. Tout accroît 
mes ennuis. V. n. et S'accroitre v. pr. Aller en aug- 
mentant : son bien accroît, s'accroît tous les jours. 
Ant. Amoindrir, diminuer, réduire, restreindre. 

accroupetonner (S') [sa-krou-pe-to-né]v.^r. 
S'accroupir. 

accroupi, e [a-krou] adj. Assis sur les talons. 

accroupir (S') [sa-krou] v. pr. (de à, et croupe). 
S'asseoir sur ses talons, se baisser : le chameau s'ac- 
croupit pour se laisser charger. 

accroupissement [a-krou-pi-se-man] n. m. 
Position d'une personne accroupie. 

accru [d-kru] n. m. Rejeton produit par les ra- 
cines. 

accrue [a-krû n. f. Augmentation d'un terrain 
par la retraite des eaux, d'une forêt par l'extension 
de ses racines sur le terrain voisin. 

accubitum [ak-ku-bi-lom'— mot lat.] ou ac- 
cubitoire [«- 

ku] n. m. Lit des- 
tiné à un convive, 
dans les festins 
romains. 

accueil < 

keu, l mil.] n. m. 
Réception bonne 

ou mauvaise. fVitV." 
accueil, bien re- 





Accubitum. 



cevoir. Faire bon accueil à une traite, l'accepter ou 
la payer à 1 i 

accueillant [a-keu, Il mil., an], 6 adj. Qui 
fait bon accueil. 

accueillir [a-keu, il mil.] v. a. (préf. ad, et 

cueillir. — Se conj. comme cueillir.) Recevoir quel- 
qu'un bien ou ma! : accueillir avec bonté. Agréer : 
accueillir une demande. Ant. Repousser, éconduire. 

acCUl [a-kul] n. m. Le fait d'être acculé Lieu 
impasse. 




Accumulateur. 



ACÊ 

acculée [a-ku-lé] n. f. Action d'un navire qui 
frappe la mer avec sa proue. 

acculement [a-Au-ts-num] n. m. Etat de ce qui 

est acculé. Action d'acculer. 

acculer [a-ku-M] r. a, (de à, et cul). Pousser 
dans un endroit où l'on ne puisse plus reculer, l-'ig. 
Mettre- dans l'impossibilité de répoi lr : cet 

argument l'accula. V. n. En parlant d'un navire, 
pencher de manière que l'arriére baisse. S'acculer 
v. pr. S'adosser : il s'accula contre un mur. 

ACCUm [a-kom'] (Frédéric), chimiste allemand, 
né à Bûckebourg, m. à Berlin (1709-1838), qui appliqua 
le premier en grand le gaz hydrogène à l'éclairage. 

accumulateur, trice \a-ku] n. et adj. Qui 

accumule : un accumulateur d écus ; machine accu- 
mulatriee. N. m. Appareil électrique, emmagasinant 
l'énergie et capable, a un moment donné, de restituer 
cette énergie sous forme de courant. 

— Encycl. l'hi/siq. Le premier accumulateur élec- 
trique est du à Planté (1860). Ces appareils sont de 
plus en plus employés pour l'éclairage, pour les voi- 
tures automobiles, etc.; ils permettent de trans- 
porter l'énergie électrique à des distances quelcon- 
ques. L'accumulateur de Planté comprend deux 
lames de plomb parallèles (A) et 
très rapprochées, plongées 
dans de l'eau acidulée; on les 
met en communication, l'une 
avec le pôle positif, l'autre avec 
le pôle négatif d'une pile (B) 
ou d'une source de courant; il 
y a électrolyse de l'eau, l'oxy- 
gène se porte sur une des lames 
(électrode positive), l'hydro- 1 
gène sur l'autre (électrode né- 
gative) ; quand ces gaz ne sont 
plus absorbés, l'accumulateur 
est chargé. Si l'on enlève la 
pile ou la source électrique et 
qu'on réunisse les deux pôles 
de l'accumulateur par un fil 
conducteur, celui-ci sera par- 
couru par un courant inverse du premier. On recon- 
naît que l'élément est chargé en plaçant un fil métal- 
lique très fin entre les bornes P et N ; en appuyant 
sur la borne O, le courant passe dans le fil, qui rougit. 

Accumulateur hydraulique. Cet appareil, inventé 
par Armstrong, est employé pour mouvoir les grues 
des docks et, d'une façon générale, pour actionner 
certaines machines-outils; sa force motrice est em- 
pruntée à l'eau, et son alimentation se fait à l'aide 
d'une pompe actionnée par une machine à vapeur. 

accumulation [a-ku, si-on] n. f. (de accumu- 
ler). Entassement, amas, amoncellement : accumu- 
lation de richesses, de preuves. 

accumuler [a-ku-mu-lê] v. a. (lat. accumulare). 
Entasser et mettre l'un sur l'autre. Amasser, amon- 
celer, rassembler : accumuler des trésors, des preu- 
ves. Ant. Disperser, dépenser, dissiper, dilapider. 

ACCUrse (François), jurisconsulte italien, né à 
Florence, m. à Bologne (1182-12G0;; un des rénova- 
teurs du droit romain. 

aCCUSable [a-ku-za-ble] adj. Qui peut être ac- 
cusé. 

accusateur, trice [a-ku-za] n. et adj. Qui 
accuse quelqu'un; délateur, dénonciateur. .Iccusa- 
teur public, magistrat qui, pendant la Révolution, 
était chargé du ministère public, près d'un tribunal 
criminel : Fouquier-Tinville remplit les fonctions 
d'accusateur public avec un manque de scrupules 
déshonorant pour sa mémoire. 

— Encycl. Dr. En Grèce et à Rome, où il n'y avait 
pas de ministère publie, les particuliers avaient l'ini- 
tiative de l'accusation. Ils étaient récompensés en cas 
de succès; mais ils encouraient de graves pénalités 
(amende, prison, exil) quand ils calomniaient des 
innocents, ou étaient impuissants h soutenir leurs 
accusations. 

accusatif, ive [a-ku-za] adj. Qui concerne 
l'accusatif : forme accusative. N. m. Cas des décli- 
naisons grecque, latine, etc., qui indique le complé- 
ment direct, le mouvement vers. 

accusation [a-ku-za-si-on] n. f. Imputation 
d'un fait blâmable, reproche. Action de déférer à la 
justice la connaissance d'un crime pour en provo- 
quer la répression : comparaître devant le jury 80US 
une accusation d'assassinat. S'emploie aussi comme 
synonyme de Ministère public : l'accusation dit oui. 
la défense (l'avocat) dit non. Acte d'accusation, exposé 
des faits imputés à un accusé par le ministère public. 

aCCUSatOire [a-ku-za] adj. Qui motive une 
accusation, qui s'y rapporte. 

aCCUSé [a-ku-zé], e n. Personne à qui on impute 
une infraction pénale. Plus spécialem., personne 
traduite pour crime devant la cour d'assises : absou- 
dre un accusé. Accusé de réception, avis donné qu'on 
a reçu une chose. Syn. Prévenu, inculpé. 

— Encycl. Dr. Inculpé désigne en génér:i 1 
personne soupçonnée d'une infraction. L'inculpé re- 
connu coupable par l'instruction est dit accuse lors- 
qu'il est renvoyé devant la cour d'assises, et pré- 
venu lorsqu'il est renvoyé devant la police correc- 
tionnelle ou le tribunal de simple police. 

aCCUSer [a-ku-zé] v. a. (Ut, aceusare). Imputer 
une faute, un délit a quelqu'un : accuser de 
Révéler, avouer: accuser ses péchés, son Sçe. Servir 
d'indice : les apparences nous accusent. Fig, Indi- 
quer : cette action accuse de la folie. Bx-arts. Faire 
ressortir certaines parties du corps cachées sous ce 
qui les couvre : accuser les mwcles sou 
Comm- Accuser réception, donner avi qu'01 
une chose. S'accuser v. pr. Se reconnai 
coupable. Ant. Disculper, justifier, excuser. 

acénaphtène [naf] n. m. i 
naphtaline). Carbure dltydrogi ac ' ' 

qui s'extrait des huiles lourdes du to, inlr, | 

acense, acensement, acenser, acen- 
Seur. V. ces mots par deux c : icci 
acéphale adj. Caractérisé pai . • : les 

huîtres sont acéphales. N. m. : un acéphale. On dit 

aussi ACÉl'HAUIN. BNNE.) V. I .AMI I I 

acéphalie [U n. f. (du gr. a prie, et kephali, 
tête). Absence totale de 

acéphalopode adj. et n m île, et 

du gr. jwi/ï, podos, pied Se dll d'un mon ■ e sans 
tête ni pieds. 

acéracées [si] a t pi //■> \ , -les. 



ÂGÉ 



12 



ACH 



acérage n. m. Action d'acéror un outil, un 
instrument en y_ soudant de l'acier pour le rendre 
plus dur, plus résistant. 

acéraill, e [rin, é-ne] adj. Qui tient de la na- 
ture de l'acier : fer acèrain. 

aceras [rass] n. m. Genre d'orchidacées qui vi- 
vent dans les terrains sablonneux ou calcaires, et 
dont les tubercules servent à la préparation du salep. 

acératie [it] ou acératosie \zt] n. r. (dj 

gr. a priv., et keras, atos, corne). Zool. Absence 
d'antennes ou de cornes. 

acerbe [sêr-be] adj. [lat. acerbus). D'un goût 
âpre, d'une saveur astringente : fruits acerbes. Fig. 
Sévère, mordant : langage acerbe. 

acerbité [sèr] n. f. Apreté : l'acerbité tics fruits 
sauvages. Fig. Sévérité : lacerbité tin langage. 

acèrdèse [shr-dé-zé] n. 1'. (du gr. akerdès, non 
profitable). Oxyde de manganèse hydraté, corps pres- 
que noir que l'on nomme aussi manganite. 

acère adj. et n. m. (du gr. a priv-, et keras, 
corne). Entom. Qui est privé de cornes, de ten- 
tacules, d'antennes. 

acéré, e adj. Qui est garni d'acier : outil ti< èr 
Tranchant, aigu : ttu/ie acérée. Fig. Mordant, caus- 
tique : les traits acérés de la calomnie. 

acérer [ré] t. a. (de acier. — Se conj. comme 
accélérer.) Souder de l'acier à du fer : acérer un sa- 
bre. Fig. Rendre piquant, mordant : acérer une épi- 
gramine. 

acérinées [né] ou acéracées [se] n. f. pi. 

Bot. Tribu de la famille des sapindaeées, ayant pour 
type l'érable (lat. acer). S. une acérinéc ou arc racée. 

Acerra, v. d'Italie (prov. de Caserte) ; 15.200 h. 
Sources minérales. 

acérure n. f. Morceau d'acier préparé pour 
être soudé à une pièce, à un outil qu'on veut acérer. 

acescence [sès-sun-se] n. f. Etat de ce qui est 
acescent : vin tournant à Vacescence. 

— Encycl. Œnol. L'acescence est due à l'action 
du myeoderma aceti (v. mycoderme) qui transforme 
l'alcool en acide acétique. Elle atteint de préfèrent": 
les vins jeunes et peu chargés en alcool. On l'évite 
par une propreté rigoureuse des vaisseaux vinaires 
et le méchage ou le sulfitage des fûts. Quand un vin 
renferme plus de 1 gramme d'acide acétique par 
litre, il est impossible de le traiter, et la seule res- 
source est de le convertir en vinaigre ; s'il en con- 
tient moins, on peut essayer de lui rendre son goût 
primitif en le pasteurisant, ou bien encore en lui 
ajoutant par petites quantités du tartrate neutre de 
potassium. 

acescent [scs-sanl. eadj. ilat. acescens). Qui 
commence à devenir acide : liqueur acescente. 

AceSte [sès-te], personnage de l'Enéide, roi de 
Ségeste (Sicile); il secourut Priam à Troie, ac- 
cueillit Enée en Sicile, et fit ensevelir Anchise. 

acétabulaire [lé-re] n. f. Algue dont le thalle 
unicellulaire se termine par une sorte de dôme dressé 
en tube ressemblant au chapeau d'un champignon. 

acétabllle n. m. (du lat. ace/oiu/um, vase). Anat. 
Cavité articulaire qui reçoit la tête d'un os. Zool. 
Excavation d'une coquille dans laquelle l'animal est 
fixé. Cavité où s'insère la patte de derrière des in- 
sectes. 

acétabUlifèreS n. m. pi. Mollusques céphalo- 
podes, pourvus de cupules ou ventouses (poulpe, 
sèche, calmar, etc.). S. un acétabulifèrc- 

acétal n. m. Corps résultant de l'oxydation de 
l'alcool de vin : V acétal ne s'altère pas à l'air. (C'est 
un liquide incolore, d'une odeur éthérée et suave.) 

acetamide n. f. Corps solide, blanc, cristallin, 
obtenu par l'action de l'ammoniaque sur l'éther 
acétique : l'acétamide a une saveur fraîche et sut réf. 

acétate n. m. (du lat. aeetum, vinaigre). l'Iiiin. 
Sel dérivant de l'acide acétique : acétate de plomb, 
de cuivre, de fer, etc. 

— Encycl. Un certain nombre d'acétates sont em- 
ployés en médecine et dans l'industrie; l'acétate 
d'ammonium (esprit de Mindererus), ceux de potas- 
sium [tcri'e foliée de tartre), de mercure, sont em- 
ployés en médecine; l'acétate d'aluminium est em- 
ployé comme mordant dans la fabrication des toiles 
peintes ; l'acétate ferrique sert dans la fabrication 
des indiennes ; l'acétate neutre de plomb sert à la 
fabrication du blanc de céruse; la photographie 
utilise les acétates d'ammoniaque, d'argent, d'amyle, 
de chaux, de fer, de potassium, de sodium, etc. 

acétèlie n. m. Nom donné à un carbure d hy- 
drogène, qui est un homologue du gaz des marais. 

acéteux, euse [teû, eu-ze] adj. Qui a le goût 
du vinaigre. 

acétifi cation si-on] n. f. Action de convertir 
en vinaigre, en acide acétique. 

acétifler [fi-é] v. a. (lat aeetum, vinaigre et fa- 
cere, faire. — Se conj. comme prier.) Chim. Conver- 
tir eh vinaigre, en acide acétique : acétifier tlu vin. 

acétimètre ou acétomètre n. m. instru- 
ment, gradué comme un alcoomètre, pour apprécier 
le degré de concentration d'un vinaigre. 

acétimètrie ou acétométrie [trt]n- f Ap- 
préciation du degré de concentration du vinaigre. 

acétique adj. (du lat. aeetum, vinaigre). Ss dit 
de l'acide auquel le vinaiare doit sa saveur et des 
composés qui en dérivent. Fermentation »< étique, fer- 
mentation qui donne naissance au \ maigre, a l'acide 
acétique. 

— Enctcl. chim. L'acide acétique, dont la for- 
mule chimique est ( -11*01, est la base du vin 

(v. vinaigre); il fond à 1G<>,7 et bout vers 117". On 
l'utilise à l'état impur pour la fabrication des acé- 
tates, et notamment de l'acétate de plomb; l'acide 
pur est employé comme réactif en chinai 
tographie. L'acide employé dans l'industrie est extrait 
de l'acide pyroligneux. 

acétol n. m. Pharm. Vinaigre médical, préparé 
par distillation. Acétol normal, aldéhyde acétique 
ou vinaigre. 

acétomel ' ntid] n. m. Sirop de vinaigre miellé. 

acétone n. f. Liquide incolore, d'odeur éthérée, 
volatil, inflammable, qui se forme dans la distillation 
sèche des acétates. 

acétonémie [mi] n. f. (de acétone, et du gr. 
haima, sang). Etat pathologique, déterminé par la 
présence dans le sang de l'acétone à haute dose. 

— Enctcl. L'acétonémie est une complication re- 




Lampe à acétylène 
A, brûleur. 



doutable du diabète. Elle se manifeste a la suited'émo- 
tions, de fatigues, de travaux intellectuels excessifs. 

aCétOSelle [zé-lé] n. f. Nom vulgaire de l'oxa- 
lide acide, dite aussi furclle, alléluia, surellc. 

aeétOSSllé, e [stl-lé] adj. Qui a la saveur de 
l'oseille. 

acétOSité [zi] n. f. Etat, qualité des substances 
acéteuses. 

acétylène n. m. (de acétique). Gaz hydrocar- 
boné C 2 H J , que l'on obtient en traitant le carbure de 
calcium par l'eau. Acétylène dissous, acétylène en 
dissolution dans l'acétone. 

— Encycl. Le gaz acétylène fut entrevu par Ed. 
Davy en 1836, mais il fut ensuite 
délaissé, et ce ne fut qu'une ving- 
taine d'années plus tard que Per- 
rot, Bœttger, Torrcy, etc., en re- 
prirent l'étude. Berlhelot en dé- 
termina, en 1802, le remarquable 
pouvoir éclairant, et Bullier, 
trente ans après, dota l'indus- 
trie de la méthode de préparation 
du carbure de calcium et, par 
suite, de l'acétylène, que l'on ob- 
tient en décomposant ce carbure 
par l'eau. 

L'acétylène est un gaz incolore, 
qui brûle à l'air en donnant une 
flamme blanche, très éclairante; sa 
densité est 0,92. Ilestsoluble dans 
l'eau, le sulfure de carbone, etc.; 
il est liquéfiable à 18», sous la 
pression de 13 atmosphères. Son 
emploi pour l'éclairage exige de 
grandes précautions : il peut, 
comme le gaz d'éclairage, produire l'asphyxie ; son 
mélange avec l'air est détonant, et des explosions 
se produisent souvent lors de l'ouverture et de la 
fermeture des récipients, dont on ne doit jamais ap- 
procher avec une lumière. La présence du gaz se 
décèle par une odeur d'ail. 

Achab [ /fu&], roi d'Israël, qui épousa Jézabel, 
lt Si cuGiria Na.î$ath pour s'emparer de sa vigne; 
il fut tué au siège de Ramoth en Galaad. Les chiens, 
suivant la prédiction du prophète Elie, léchèrent 
le sang de ses blessures (917-897 av. J.-C). 

acnade n. f. Houe pour biner les vignes. 

Achœus [ké-uss], frère d'Ion, neveu d'IIellen, 
ancêtre mythique des Achéens. 

Achaïe [ka-i], contrée de l'anc. Grèce (Pélopo- 
nèse), habitée par les Achéens. Elle forma au moyen 
âge une principauté de l'empire latin de Constanti- 
nople qui, après différentes vicissitudes, tomba en 
1461 aux mains des Turcs. 

achaine Ucé-ne] n. m. Bot. V. akène. 

achalandage n. m. Action d'achalander: l'en- 
seigne et la réclame sont deux bons moyens d'acha- 
landage. Clientèle d'un marchand. 

achalandé, e adj. Qui a beaucoup de chalands, 
d'acheteurs : boutique bien achalandée. 

achalander [dé] v. a. (de à, et chaland). Atti- 
rer, faire venir des clients ; propreté et confort acha- 
landcnt un hôtel. 

Achanti, contrée de l'Afrique occidentale (Gui- 
née septentrionale), arrière-pays de la Cote de l'Or, 
dont la capit. est Coumassie ; 3 millions d'h. (Achantis). 

Achantis [ti] n. Habitants ou originaires de 
l'Aclianti : un Achanti. Adjectiv. : peuple achanti. 
N. m. : parler l'a- 
chant i. — Les Achan- 
tis, soumis aux An- 
glais, sont un peuple 
de race noire, d'une 
civilisation assez 
avancée, cultivateur, 
industriel, sachant 
tirer un parti excel- 
lent des richesses 
agricoles, minières 
et autres, que lui of- 
fre le pays. Ils font 
le commerce de la 
poudre d'or, de l'i- 
voire, etc. 

achard [char] 

ou achar n.m.(du 
malais atchar). Con- 
diment fait de légu- 
mes, de fruits macé- 
rés dans du vinaigre 
ou de la moutarde. 

— Encycl. L'achard est, dans lTnde, un condi- 
ment composé de bourgeons de bambou, confits dans 
du vinaigre. Importé en Europe par un nommé 
Achard, dont il a pris le nom, il a été très modifié; 
on y fait entrer toutes sortes de légumes et de 
fruits : haricots verts, fonds d'artichauts, câpres, 
tomates, oignons, piments, citrons verts, amandes 
pelées, truffes, champignons, etc. 

Achard [char] (Frédéric-Charles), chimiste alle- 
mand, d'origine française, né à Berlin, m. à Kura- 
mern (Silésie) [1753-1821]. Il 
réussit un des premiers à 
extraire le sucre de la bet- 
terave. 

Achard (Amédéc), fé- 
cond romancier français, né 
à Marseille, m. à Paris (1814- 
1878 ; auteur de : Belle-Rose, 
la Cape et l'Epée, la Toison 
d'or, etc. C'est un romancier 
plein d'imagination et d'un ^ 
sentiment délicat. 

Achard (Léon), chan- 
teur français, né à Lyon. 
m. à Paris (1831-1905). Il 
Chanta avec i^rand succès les 
'le ténor à l'Opéra-Co- 
mique (Paris). — Son frère, 
Frédéric, acteur français, né à Paris en 1848, s'est fait 
applaudir sur diverses scènes par son jeu leste et gai. 

acharné, e adj. Attaché furieusement a sa 
proie, à son idée : ennemi, joueur acharné. Qui dé- 
note de l'acharneinriit : combat acharné. 

acharnement mot] n. m. Animation furieuse ; 
ardeur opiniâtre. Action de s'acharner. Fig. Animo- 
sité : acharnement de deur plaideurs. 




Achanlis. 




Am. Achard. 




acharner [n£\ v. a. (de à, et chair). Exciter, 

animer : acharner des chiens. Garnir de chair 
ner le leurre. S'acharner v. pr. S'attacher avec pas- 
sion : s'ttt hariitr au jeu. 

Acharnes [kar-néss], nom d'un dème d'Attique, 
auj. remplacé par le village de Minidé. (Hab. Ai hnr- 
néens ou Acharniens.) Les Grecs disaient: l/< 
néenne, pour désigner une poésie grossière. 

Acharniens \kar-ni-in] (les), comédie d'Aristo- 
phane, représentée en l'an 426 av. J.-C, où le poète 
tourne en ridicule les partisans de la guerre avec 
Sparte. C'est là que ligure l'amusant personnage de 
DicEeopolis, simple citoyen qui, ayant conclu, à lui 
seul, une trêve de trente ans avec Sparte, vit dans 
la joie et l'abondance, tandis que le fougueux géné- 
ral Lamachos revient éclopé et gémissant du champ 
de bataille. 

achat [cha] n. m. Action d'acheter : l'achat d'une 
terre. La chose achetée, complète : montrer ses achats. 
Ant. Vente. 

Achate [ ka-te ] ( le fidèle ) , personnage de 
l'Enéide, compagnon dévoué d'Enée- Son nom a passé 
dans la langue pour désigner celui qui ne quitte ja- 
mais une personne, qui est toujours à ses côtés. 

Achaz [kaz], roi de Juda, cruel et impie, qui 
livra l'or du temple de Jérusalem au roi d'Assyrie, 
Téglathphalazar (740-72'. av. J.-C). 

ache n. f. (lat. apium). Genre de plantes ombel- 
lifères, comprenant plusieurs 
espèces, entre autres le céleri. 

— Encycl. L'ache des ma- 
rais (qui a produit, par la 
culture, le céleri) est une 
plante diurétique, expecto- 
rante et résolutive. Associée 
au quinquina, elle est em- 
ployée comme fébrifuge. C'est 
une des cinq racines apéri- 
tives. 

achée [ché] n.f. (de èche). 
Nom générique sous lequel 
les pêcheurs désignent les 
vers de terre, vermisseaux, 
larves, insectes, dont ils se 
servent pour amorcer leurs 
lignes. 

achéen, enne [ké-in, 

c-ne] adj. Qui concerne les 
Acheens : la race achéenne. 

Achéenne [ké-è-ne] (ligue), 
confédération de douze villes 

du Péloponèse, auxquelles s'adjoignit Athènes, et di- 
rigée surtout contre l'influence macédonienne. Aratus 
et Philopœmen en furent les héros. Elle subsista 
jusqu'à la défaite de Leucopetra, qui livra la Grèce 
aux Romains. 

Achéens [ké-in] a. Grecs descendants d'Achaeus. 
Originaires de laThessalie, les Achéens s'emparèrent 
d'abord du Péloponèse presque tout entier; mais ils 
en furent chassés par les Doriens et s'établirent alors 
sur la côte septentrionale du Péloponèse, qui fut ap- 
pelée de leur nom Achate. — Un Achéen. 

achéilie [ké-i-iî] ou achilie [ki-lt] n. f. (du 

gr. a priv., et kheilos, lèvre). Méd. Absence de lèvres. 

achéirie [ké-i-rt] ou achirie [ki-rî] n. f. (du 

gr. a priv., et kheir, main). Absence de mains. 

AchéloiiS [ké-lo-uss], fleuve de l'ancienne Grèce, 
en Epire; auj. Aspropolamo, tributaire de la mer Io- 
nienne. 

AchêlOÙS [ké-lo-uss], dieu du fleuve de ce nom, 
père des sirènes. (Myth.) 

Achem [ehèm] ou Atchin [at-chin], petit Etat 
du nord de l'île de Sumatra; richesses minérales et 
végétales : corail, camphre, riz, coton, etc. ; capitale 
Achem ou Atchin; 111.000 h. Port sur l'océan Indien. 
(Hab. Achémois ou Atchinois.) 

AchéménèS [kè-mé-nèss], le premier des rois 
perses qui se délivra du joug des Mèdes ; il fut la 
souche de la famille royale des Achéménides. 

Acllémenides [ké, de], dynastie perse fondée 
par Achéménès. Elle commence en 688 pour s'éteindre 
en 330 av. J.-C, à la mort de Darius III Codoman. — 
Un Achèmènide. 

acheminement [man] n. m. Marche en avant, 
progrès. Avancement par degrés vers un but. 

acheminer [né] v. a. Diriger vers un lieu, vers 
un but. Manég. Accoutumer un cheval à marcher 
droit devant lui : acheminer un cheval ; jument ache- 
minée. S'acheminer v. pr- Se diriger vers. 

Achen (lac d') ou Achensee. lac du Tyroi 

septentrional, d'où sort l'Achen, petit affl. de l'isar. 
Il est visité par de nombreux touristes. 

Achenwal [kin-val] (Godefroy), économiste 
allemand, né à Elbing (Prusse), m. à Goettingue 
(1719-1772). Il fut le créateur de la statistique. 

AchèreS, c. de Seine-et-Oise, arr. et à 24 kil. 
de Versailles; 1.260 h., entre la forêt de Saint-Ger- 
main et la Seine. Ch. de f. de Grande-Ceinture. 
Champs d'épandage des eaux des égonts de Paris. 

Achéron [ké ou ché], fleuve des Enfers. (Myth.) 
Nul ne pouvait le^franchir deux fois. Racine a écrit : 

Et l'avare Achéron Tie lâche point sa proie. 

(On emploie aussi ce mot comme syn. de Enfer.) 

achérontia [kè-ron-si-a] n.m. Lépidoptère noc- 
turne, nommé a ussi atropos (Parque de la mort), parce 
que les taches du thorax figurent une tête de mort. 

achérontique [ké ou efté] adj. De l'Achéron. 

Achéry (dom Luc d'), bénédictin français, né à 
Saint-Quentin, m. à Paris (1609-1685). Il fut le colla- 
borateur de Mabillon pour la publication des Acta 
Sanctorum, et a écrit le Spicûegium, ouvrage sur 
l'histoire ecclésiastique. 

achet [chè] ou achète n. m. Nom donné à 
tout insecte qui produit une stridulation (comme 
cigale, grillon, etc.). 

achetable adj. Qui peut être acheté. 

acheter [té] v. a. (lat. pop. accaptare; de acci- 
pere, recevoir. — Prend un c ouvert devant une syllabe 
muette: j'achète, il achètera.) Acquérir à prix d'ar- 
gent. Fig. Obtenir au moyen d'autre chose : acheter 
de son sang. Loc- prov. : Acheter chat enpoche, sans 
bien connaître ce que l'on acquiert. Ant. Vendre. 

acheteur, euse [eu-ze] n. Celui , celle qui 
achète. Ant. Vendeur. 



A CM 



lit 



\ » ; m 




Achille. 






acheulé8ii, enne [lé-m, c-ne] adj. Qui se 
rapporte aux restes préhistoriques 
Acheui (Somme) et qui caractérisent ta seconde 
époque do la période paléolithique, dont la première 
est I époque oheliéenne : l'homme achtuléen. 

Acheux n.-L de e. (Somme), arr. et :\ 

19 kilom. de Doullens ; 610 h. Sucrerie. — Le cant. 
a 16 comm. et 9.790 h. 

achevage a. m. Action d'achever. Dernière fa- 
non donnée a un ouvrage : l'uchevage d'une poterie, 
d'un motte 

achevaler [U v a. (rad. cheval), se dit d'une 
armée qui occupe les deux rives d'un 
les Jeux cités d'une route : l'armée ackevalait la 
rivière. S'achevaler v. pr. Etre achevalé. 

achevé, e adj. (de achever). Accompli dans - i 
genre : modèle achevé de toute* U 

achèvement [mon] n. m. Action d'ach 
Kiat de ce qui est achevé : l'achèvement d'une m 

achever vé] v. a. (préf. «</, et lat. caput, chef. 
— Prend un e ouvert devint une syllabe muette : 
j'achève, il a rerminer, Unir une 

commencée; rendre complet: travail achevé. Con- 
sommer : cette acenrure acheva sa ruine. /' 
Perdre complètement. Tuer, donner le coup de grâce. 
Ant. Commencer. 

achevoir n. m. Outil qui sert a achever, à 
donner la dernière façon à un ouvrage. Lieu où l'on 
porte certains ouvrages pour les terminer. 

Achicourt, e. du Pas-de Calais, arr. et a 8 kil. 
d Airas : '2.090 h. 

AChillaS [kil-lass], ministre de Ptolémée XII, 
roi d Egypte. Il conseilla de tuer Pompée et participa 
au meurtre. César le fit mettre à mort (48 av. J.-C. . 

Achille, flls de Thétis et de Pelée, roi ces Myr- 
midons, le plus fameux des héros grecs de l'Iliade. 
Dès sa naissance, sa mère le plongea dans le sty\. 
ce qui le rendit invulnérable, sauf au talon par le- 
quel sa mère le tenait. Il fut instruit par Phœnix 
et par le centaure Chiron. Le devin Calchas avant 
prédit que, sans lui, Troie ne pourrait être prise. 
Ulysse le découvrit dans l'île de 
Scyros, où Thétis l'avait cache, et 
l'emmena devant la cité de Priant. 
Achille remporta victoires sur vic- 
toires ; mais, la dixième année du 
siège, Agamemnon lui ayant en- 
levé Briséis, sa captive, il se retira 
sous sa tente et resta dans une 
inaction fatale aux Grecs ; Patro- 
cle, son ami d'enfance, fut tué par 
Hector. A cette nouvelle, Achille 
accourt pour le venger, se récon- 
cilie avec Agamemnon et marche 
aux Troyens tenant un bouclier 
que Yulcain lui a forgé à la prière 
de sa mère. Hector tombe sous 
ses coups ; il l'attache à son char 
par les pieds et le traîne autour 
des murs de Troie; il consentit 
ensuite à rendre son corps aux 
larmes du vieux Priam. Peu de 
temps après, Paris (ou Apollon 
sous les traits de Paris) le tua en le blessant au 
talon. Ajax et Ulysse sauvèrent son corps et se 
disputèrent ensuite ses armes devant les chefs as- 
semblés. — Le nom d'Achille est resté dans toutes 
l*s langues la personnification de la bravoure. Dif- 
férentes particularités de sa vie sont fréquemment 
rappelées, telles que : Achille plongé dans le Styx 
par sa mère Thétis pour le rendre invulnérable ; 
le talon d'Achille, seule partie de son corps à la- 
quelle il put être blessé ; l'éducation d'Achille, 
allusion à la manière virile dont l'éleva le centaure 
Chiron, qui, pour développer en lui la force et une 
mâle ardeur, le nourrissait de la moelle des lions ; 
Achille à Scyros, où, déguisé en femme, il menait 
une vie molle et efféminée au milieu des filles de 
Lycomède (Ulysse vint l'y chercher, et le découvrit 
aisément en lançant, au milieu des filles de Lyco- 
mède, une corbeille de bijoux au milieu desquels se 
cachait une épée. Les jeunes filles se disputèrent les 
bijoux, mais Achille se jeta sur l'épée) ; la lance d'A- 
chille, qui guérissait les blessures qu'elle avait fai- 
tes; Achille se retirant sous sa tente, a la suite d'une 
Suerelle avec Agamemnon- Se disputer les armes 
'Achille, allusion à la querelle fameuse qui s'éleva 
entre Ajax et Ulysse, après la mort du héros. 

achlllée [hil-lé] n. f. Genre de plantes compo- 
sées radiées, dont les plus connues sont Vachillée 
dorée et la mille-feuille, que l'on employait autre- 
fois pour la guérison des blessures. (Plusieurs espèces 
sont ornementales, d'autres sont cultivées comme 
plantes fourragères.) 

Achillée[cAt7-K], général romain, proclamé em- 
pereur à Alexandrie en 292. Au bout de cinq ans de 
règne, il futprisparDioclétien, qui lefitjeteraux lions. 

Achilléide (f), poème épique de Stace, inachevé, 
mais qui contient des passages remarquables (i* r s.). 

achimène [ki] n. m. Genre de gesnériacées. 
originaires de l'Asie orientale, de l'Amérique tropi- 
cale, et que l'on cultive en serre pour leurs fleurs. 

achirite [ki] a. t. Géol. V. dioptase. 

achlamyde ou achlamydé, e [Ma] adj. 

'du gr. a priv., et de chlamyde). Se dit des algues à 
une seule enveloppe. 

achlys [Mis*] n. m. 'du gr. akhlus, obscurité . 
Obscurcissement de la cornée. 

Achmet [aft-mèt']. Bioijr. V. Aumed. 

acholie [ko-lt] a. f. (du gr. a priv.. et kholt, bile 
Absence oudiminution notable de la sécrétion biliaire. 

achoppement ;e/to-;je-m.in] n. m. 01. 
choc. Pierre d'achoppement, embarras, difficulté im- 
prévue. Occasion de faillir : les élevés paresseux sont 
des pierres d'achoppement pour les étires studieux. 

achopper [cho-pé] v. n. et S'achopper v. pr. 
'de à, et chojyper). Heurter du pied contre un obs- 
tacle. Fig. Echouer devant une difficulté. 

achores [A-o-rel n. m. pi. (du gr. akhrir, gourme 
Croûtes de lait, ulcérations superficielles de la peau 
du visage et de la tête, chez les jeunes enfants. 

achorion [ko] n. m. Champignon voisin des 
oïdiums, qui naît surtout sur la peau de la tète de 
l'homme. 

achoriste [ko-ris-te] adj [du gr. a priv.. et 
tos, séparé). Se dit d'un symptôme qui accom- 
pagne ordinairement une maladie. 



achromatine fera a, f. Substance du 

des cellules qui ne prend pas les réactifs col 

achromatique [fcrol adj. (du gr. « priv., el 
khrdma, atos, couleur). Qui laisse passer la lumière 
Manche sans la décomposer en ses sept couleurs fon- 
damentales : lentille achromatique. 

— Encycl- Les lentilles ordinaires ne peuvent 
donner un fort grossissement sans que le bord des 

Iges suit irise des couleurs de l'arc-en-ciel. à 
inégale rêfrangibilité des diverses radia- 
tions colorées qui composent le blanc. En formant 
milles par l' accotement de deux ou trois verres 
île nature différente et de courbure convenablement 
calculée, on arrive à faire coïncider exactement les 
loyers de deux ou de trois couleurs (violet et rouge, 
ou violet, vert et rouge); tous les autres coïncident 
alors à très peu près. 

achromatisation [kro, so-si-on] n. f. Action 

d'achromatiser : Vathromalisation d'au objectif. 

achromatiser [kro, zé] v. a. Rendre achro- 
matique. 

achromatisme [kro-ma-tis-me, n, ni. Destruc- 
tion .les colorations accompagnant l'image d'un objet 
fournie par un prisme ou une lentille. Propriété des 
lunettes ou des verres achromatiques. 

achromatope [kro] adj. et n. Qui est atteint 
d'aohromatopsie. 

achromatopsie i l 7,™-»«!-/n/.-sr n. f. [du gr. a 
priv. ; khrdma, atos, couleur, et ops, ôpos, oiil). Affec- 
tion de l'œil, caractérisée par l'impossibilité de dis- 
tinguer les couleurs. V. daltonisme. 

achrome ou achromique [kro] adj. du gr. 

a priv., et khrôma, couleur). Qui n'a pas de couleur : 
sang achrome; flamme achromique. 

achromie [kro-mi] n. f. (de achrome). Décolo- 
ration partielle de la peau. 

achthéomètre [aft-té] n. m. (du gr. akhthos. 
eos, poids, et metron, mesure). Instrument qui sert à 
déterminer la surcharge des voitures sur les routes. 

achyranthe [ki] n. f. Genre de plantes ama- 
r inihacées de la zone équaloriale et de la région mé- 
diterranéenne, employées comme dépuratives. 

aciculaire [lè-ré] adj. (du lat. acicula, petite 
aiguille). Miner. Qui cristallise en fines aiguilles. 
Bot. Qui se termine en pointe. 

acide adj. (du lat. acidus, aigre). Qui a une sa- 
veur aigre : fruit acide ; le lait caille est acide. An T. 
Doux, sucré. N. m. Chim. Composé hydrogéné qui 
possède la propriété de faire passer au rouge la tein- 
ture bleue de tournesol, et qui peut former des sels 
par substitution d'un métal à l'hydrogène entrant 
dans sa composition : les acides, en se déshydratant, 
donnent naissa?ice aux anhydrides. 

— Encycl. Les acides sont des composés solides, 
liquides ou gazeux, oxygénés ou non oxygénés, mais 
toujours hydrogénés, qui ont la propriété de former, 
en dégageant de la chaleur, des composés neutres 
à la teinture de tournesol, appelés sels, soit au 
contact des bases avec élimination d'eau, soit au 
contact des métaux avec dégagement d'hydrogène. 
Les acides non hydrogénés, comme l'acide carbo- 
nique, ne sont pas de vrais acides, mais des anhy- 
drides d'acides qui n'agissent comme acides qu'en 
présence d'eau. 

Les principaux acides minéraux sont : l'acide sul- 
furique ou vitriol, l'acide chlorhydrique ou esprit 
de sel, l'acide nitrique ou eau-forte, l'acide carbo- 
nique ; les principaux acides organiques sont : l'acide 
acétique, 1 acide tartrique, l'acide stéarique. 

Les taches d'acide chlorhydrique, d'acide sulfuri- 
que et autres s'enlèvent assez difficilement, a cause 
de la brûlure que ces acides produisent sur le drap 
et les étoffes. On les fait cependant rapidement dis- 
paraître sans détérioration du drap et de sa couleur, 
en ayant soin, aussitôt la brûlure faite , d'humecter 
ces taches d'alcali volatil (ammoniaque) , que l'on 
trouve dans le commerce. Pour décolorer les mains 
tachées d'acide picrique, on les lave dans une solu- 
tion de carbonate de lithine. 

acidifère adj. Qui produit des acides. 

acidifiable adj. Qui peut être converti en 
acide ; le bore, la soude sont ac idi fiables . 

acidifiant [fi-an], e adj. Qui a la propriété 
de convertir en acide. N. m. : l'oxygène est le grand 
acidifiant. 

acidification r.si'-o/t] n. f. Action de convertir 
ou de se convertir en acide. 

acidifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) 
chim. Convertir en acide : acidifier du vin. S'acidi- 
fier v. pr. Devenir acide. 

acidimètre n. m. Instrument a l'aide duquel 
on évalue le degré de concentration d'un acide. 

acidimétrie [tri] n. f. Appréciation du degré 
de concentration d'un acide. 

acidité n. f. Saveur acide : l'acidité du Oerjui 

acidulé ou acidulé, e adj. Légèrement acide. 

aciduler [''"j v a. Rendre légèrement aigre, 
piquant, acide : aciduler une tisane. 

acier [si-é'. n. m. (du lat. aciarium: de actes, 
pointe). Fer combiné arec une faible quantité de car- 
bone et que l'on peut 
rendre très dur par 
la trempe (acier tenu. 
massé, 
v. damas. Poél iq. 
Arme : un hotn 

. Fig. Jarret d'a- 
• (ce, jarret vigoureux. 
./'acier, cœur 
dur, homme inébran- 
lable. 

— Encycl. ' 71 m 
Le minerai de 1er trai- 
té dans les hauts four- 
neaux fournit la / 
qui n'est autre . I 
qu'un carbure di 
contenant environ 
98 p. 100 de fer, de converti 
2 à 5 p. 100 de car- 
bone et en général 
certaines autres matières. Dans l'acier, la teneur en 
carbone ne dépasse pas 1,5 p. 100. On l'obtient son 
par décarburation de la fonte (acirr naturel, acier 
puddlé), sr.it en carburant le fer [acier 'le cêl 

L'acier est caractérisé par la proprléti 
possède de devenir dur, cassant et très élastique lors- 




tlfi.en.fr -. O, ouver- 
ture ; A, axe de rotation ; T, tuyau*. 



que, ap fortement chauffé (800» au moins), 

on le refroidit brusquement ; il constitue alors l'acier 

Tour l. rendre un peu moins cassant, on le 

porte de nouveau h une température plus ou moins 

• lit v trier recuit). L'acier renfermant 3 p. 100 de 

tungsten, au tungstène) est encore plus dur 

que l'acier trempé. On obtient des aciers très élas- 
tiques et très résistants au choc et a la rupture en 
nt, aux aciers ordinaires, des fontes chromées 
[aiier chromé). 

L'acier, plus dur et plus résistant que le fer, le 
remplace avantageusement dans beaucoup d'appli- 
cations : tôles, rails, arbres de machines a vapeur, 
essieux de locomotives, matériel d'artillerie, tabliers 
de ponts, blindage des navires, etc. L'acier do cé- 
mentation est employé surtout pour la coutellerie, 
les instruments de chirurgie, la quincaillerie, etc. 
h'acier fondu ou acier Bessemer s'obtient en affinant 
la fonte dans une vaste cornue en Mie garnie à l'in- 
térieur do terre réfractaire argileuse et mobile au- 
tour d'un axe horizontal. C'est le convertisseur Des- 
semer. L'appareil imaginé par ce dernier en 18B6 a 
été adopté en 1802. On remplit la cornue de coke in- 
candescent dont la combustion est activée par l'air 
des souffleries. On fait pivoter le convertisseur pour 
taire tomber le coke cl on introduit la fonte en fusion 
par une ouverture située à la partie supérieure. La 
s. .utile rie fonctionnant toujours, on relevé l'appareil ; 
l'air décarbure la fonte, et l'on obtient l'acier fondu, 
qui a de nombreuses applications dans l'industrie. 

aciérage n. m. Opération qui consiste à donner 
à différents métaux la dureté de l'acier. Procédé gal- 
vanoplastique, par lequel on fait déposer une couche 
.1 nier plus ou moins épaisse sur un autre métal. 

aciération [si-on] n. f. Action d'aciérer. 

aciérer [ré] v. a. [Se conj. comme accélérer.) 
Souder de l'acier sur du fer : aciérer une pioche. 
Effectuer l'aciérage galvanoplastique. 

aciéreux, euse [reû, eu se] adj. Qui se rap- 
porte a l'acier, qui en a les qualités ; fer aciéreux; 
dureté aciéreuse. 

aciérie [ri] n. f. Usine où l'on fabrique l'acier. 

Acigné, comm. d'Ille-et-Vilaine, arrond. et à 
13 kil. de Rennes, sur la Vilaine; 1.830 h. 

acinace n. m. (lat. acinaces). Dans l'antiquité, 
sorte de coutelas ou poignard à laine droite et à un 
ou deux tranchants- 

acinaciforme adj. (de acinace, et forme). Qui 
a la forme d'un sabre. 

acinésie |>f| ou. acinèse [se] n. f. Paralysie. 

acinète ou acinétien [si-in] n. m. infusoire 

qui vit en parasite sur d'autres infusoires. 

acinétidéS [dé] n. m. pi. Famille d'infusoires 
tentaculifères , ayant pour type le genre acinète. 
S. un acinétidé. 

acinétique ou acinésique [zi-ke] adj. (du 

gr. a priv., et kinésis, mouvement) Qui se rap- 
porte à la privation ovt à la modération des mou- 
vements. (Se dit des médicaments et des poisons qui 
provoquentee résultat.) N. m. : la digitale est un aci- 
nétique pour le cœur. 

acineux, euse [neû, eu-ze] adj. (du lat. net- 
nus, grain de raisin). Qui est arrondi en forme de 
grain de raisin : glande acineuse. 

acimer [ni-é] n. m. (du lat acinus, grain de 
raisin). Nom de l'aubépine, parce que ses baies res- 
semblent au raisin. 

acinus [nuss] ou acine n. m. (du lat acinus, 
grain de raisin). Anat. Cul-dc-sac d'un canal glandu- 
laire ou pulmonaire. Bot. Petite baie, petit grain, 
tel que celui du raisin, de la groseille, etc. 

Acireale, v. et port de Sicile (prov. de Catane). 
au pied de l'Etna et à l'embouchure du fleuve côtier 
Aci ; 38.600 h. Eaux minérales, toiles, soieries, com- 
merce de soufre et 
de cire. 

AciS [siss], ber- 
ger sicilien aimé de 
e, et que Po- 
lyphème, jaloux, 
écrasa sous un ro- 
cher. 

Acis et Galatée, 
tableau de Claude 
Lorrain (Dresde). Au 
premier plan , les 
deux amants se re- 
gardent avec ten- 
dresse ; Polyphème 
joue de la flûte sur 
un rocher. L'impor- 
tance de la scène est 
subordonnée à celle 
du paysage, qui re- 
présente la cote de 
si.ilc et la mer. Ta- 
bleau d'une belle lu- 
mière.V.PoLYPBÈUE. 

Acis et Galatée , 
surpris par Poly- 
phème, groupe co- 
lossal en bronze 
marbre, par Oltin ; 
il décore la fontaine 
de M.'dieis, dans le jardin du Luxembourg, A Paris. 

Aci Sant' Antonio, v. d'Italie (prov. de Ca- 
tane, ; 6.200 h. 

aciSeler [ze-lé] V. a. (Prend deux I devant une 
syllabe muette : faciscllej Coucher pour ia première 
fois le plant de la vigne. 

Ackermann [a-kér] (Louise), femme poète. 
née a Paris, m. à Nice (1813-1890 
philosophiques d'une forme élevée et vigour 
d'une inspiration très pessimiste : Poél philoso 
phiquet , Pensées d'un 

l'A nwur et la Mort, in ' .. 
A. C. L. Abréviation de- e 
tendit, qui figure sur les mai n. 

aclaste ;/,/<;- te ad 

qui brise:. Se dit des cor;, s qui Joi 

f.riété de lai rayons I 

es réfracter. 

aclinique adj. du gr. aklinls qui ne 

3e dit d'un heu 
esl nulle. 

acmé n u. di 

une malade' plus haut degré d'intensité. 




Acis et Galatée surpris par Poly- 
phème, d'après Ottin. 



ACN 

acné [ak-nê] n. f. (du gr. akmè, pointe). Maladie 
de la peau ayant pour cause une lésion ou un trouble 
fonctionnel des glandes sébacées et pilaires. Acné 
ponctuée, v. comédon. 

— Encycl. Pathol- L'acné est caractérisée par des 
pustules plus ou moins dures et souvent suppurantes. 
Elle a pour sièges principaux la face, le front et les 
épaules. 11 faut éviter les aliments épicés, les al 
cools, eto. On emploiera des laxatifs, des lotions 
chaudes. On aura recours parfois à la cautérisation 
au fer rouge ou aux rayons X. Le traitement de l'acné 
est souvent fort long, surtout dans la variété qui at- 
teint les adolescents. 

Acollas [lass] (Emile), jurisconsulte, publiciste 
et homme politique français, né à La Châtre, m. à 
Asnières (1820-1891). Il professait des doctrines très 
radicales en droit comme en politique. On lui doit 
un Manuel de droit civil. 

acologie [ji]a. î.(gr. akos, remède, et logos, dis- 
cours). Traité des moyens thérapeutiques en général. 

acologique adj. Qui concerne l'acologie. 

acolytat [ta] n. m. (de acolyte). Le plus élevé des 
quatre ordres mineurs, dans la religion catholique 

acolyte n. m. (du gr. akoloulhos, serviteur). 
Clerc chargé, dans l'église, des bas offices. Par cxt. 
Aide subalterne; compagnon. 

acomas [mass] n. m. Nom vulgaire d'une plante 
bixacée, employée à la Guyane au traitement des 
maladies vénériennes. 

Acomat (Etienne), grand vizir de Bajazet II, 
m. après 1511. Ce fut lui qui obtint du sultan, pour 
le célèbre Jean Lascaris, envoyé de Laurent de Mé- 
dicis, la permission de rechercher les manuscrits 

frecs ensevelis dans les bibliothèques de l'empire 
'Orient depuis la conquête turque. Racine a donné 
le nom d'Acomat à l'un des principaux person- 
nages de sa tragédie Bajazet. 

acompte [a-kon-te] n. m. Payement partiel, 
à valoir sur le montant d'une dette : donner des 
acomptes. Adverbialem., s'écrit en deux mots : il a 
reçu cent francs à compte. 

— Encycl. Dr. Un débiteur ne peut obliger son 
créancier à ne recevoir qu'un acompte, mais les tri- 
bunaux peuvent lui accorder un délai ou terme de 
qrâce pour se libérer, s'il est malheureux et de bonne 
foi — Le timbre-quittance est d'ù pour les payements 
supérieurs à 10 francs ; il est même dû pour les paye- 
ments inférieurs à 10 francs, lorsqu'il s'agit d'un 
acompte ou d'une quittance sur une plus forte somme. 

acon ou aCCOn [a-kon] n. m. Chaland à fond 
plat, pour le chargement des navires de commerce. 

aconage ou aCCOnage [a-A:o]n. m. Ensemble 
des entreprises faites par un aconier. 

aconier ou acconier [o-fto-ni-e^ n. m. Entre- 
preneur de débarquement ou d'embarquement. 

ACOIlCagua, volcan des Andes (Chili), la plus 
haute montagne de la Cordillère (6.834 m.). 

aconit [nif] n. m. (gr. akoniton). Plante de la 
famille des renonculacées, à haute tige, aux feuilles 
d'un vert sombre, aux fleurs d'un bleu foncé. 

— Encycl. L'aconit habite les régions monta- 
gneuses de l'Europe centrale et du sud de la Sibé- 
rie ; on le trouve surtout dans les lieux ombragés 
et humides. Ses feuilles et ses racines contiennent 
un poison très violent. 
L'aconit napel est em- 
ployé en médecine. 

aCOnitine n. f. Al- 
caloïde que l'on extrait 
de la racine d'aconit : 
iaconitine est un poison 
très violent. 

— Encycl. L'aconitine 
est employée en méde- 
cine dans le traitement 
des névralgies, de la 
goutte, du rhumatisme, 
des affections cardia- 
ques. On combat l'em- 
poisonnement par l'aco- 
nitine au moyen de 
vomitifs , de tanin de 
stimulants internes et 
externes et en pratiquant 
la respiration artifi- 
cielle. 

aconitique adj. 

Se dit d'un acide qui se 
trouve à l'état de sel de 
chaux dans le suc d'a- 
conit napel et d'autres 
aconits. Syn. équisé- Aconit. 

TIQUE, CITRIDIQUE. 

à-Contre adv. Du côté opposé : courir à-contre. 
Abattre à-contre, s'abattre du côté contraire à celui 
qui était prévu : un navire qui abat à-contre. 

acoquinant [ki-nan], e adj. Qui attache, re- 
tient par l'habitude : le coin du feu est acoquinant. 

acoquiner [ki-né] v. a. (de à, et coquin). Cor- 
rompre, et, par extension, Retenir par une habitude 
agréable : la chasse, la pèche vous acoquinent. S'aco- 
quiner v. pr. Se corrompre, s'attacher par corrup- 
tion. (Se prend en mauv. part.) 

acore n. m. Genre d'aroïdées d'Europe, d'Asie 
et d'Amérique, appelées lis des marais. 

Açores, archipel de neuf îles de l'océan Atlan- 
tique (au Portugal). Les principales, généralement 
montueuses, volcaniques, sujettes aux tremblements 
déterre, sontFayal,TerceiraetSan-Miguel ; 256.300 h. 
tAçoriens). Oranges, citrons, grains et vins. Climat 
très doux. Lorsque Cabrai découvrit cet archipel, 
en 1431, il y trouva beaucoup de milans (açor, dans 
le langage indigène); de là le nom à'Açores. 

acotylédone ou acotylédoné , e adj. 

(du gr. a priv., et kotulê, cavité). Bot. Se dit des 
plantes qui n'ont point de cotylédons, telles que les 
champignons, les fougères, etc. N. f. : une acotylé- 
done ou acotylédonée. Syn. de cryptogame. 

acoumètre n. m. (du gr. akouein, entendre, et 
metron, mesure). Instrument pour apprécier le degré 
de surdité d'une personne. 

à-COUp [kou] n. m. Mouvement brusque ou temps 
d'arrêt subit : procéder par à-coups. 

acousmate [kous-ma-te] n. m. (du gr. akousma, 
atos, ce qu'on entend). Bruit imaginaire ou dont on 
ne voit pas la cause, l'auteur. 





1. Tuyau acoustique : 2, 3, 4. Cornets 
acoustiques pour surdité. 



— 14 - 

acousticien, enne [kous-ti-si-in, i-né] n. 

Personne qui s'occupe de l'acoustique. 

acoustique [kous-ti-ke] adj. (du gr. akouslikos, 
relatif au son). Re- 
latif à la percep- 
tion des sons : nerf 
acoustique. Tuyau 
acoustique ou sim- 
plem. acoustique 
(n. m.), long tuyau 
en caoutchouc ter- 
miné à chaque ex- 
trémité par un em- 
bout muni d'un sif- 
flet avertisseur, et 
qui sert à porter 
le son à distance. 
Cornet acoustique, 
instrument qui ren- 
force le son , et 
dont se servent les 
personnes sourdes. 
N- f. Théorie des 
sons (v. SON). Par 
ext. Qualité d'un local au point de vue de la propa- 
gation du son : cette salle a une bonne acoustique. 

Acquasanta, ville d'Italie (prov. d'Ascoli), 
non loin d'Ascoli; 6.000 h. Eaux thermales sulfureuses 
chlorurées sodiques. 

acqua-toftàna [a-kou-a-to-fa-nà] n. f. (ital. 
acqua, eau, et To/fana, n. de femme). Poison célèbre 
en Italie, au xvi° et au xvn« siècle. (C'était sans 
doute une solution d'acide arsénieux.) 

Acquaviva [a-kou-a], célèbre famille napoli- 
taine, dont le membre le plus remarquable fut 
Claude, cinquième général des jésuites (1542-1615). 

Acquaviva délie Fonti, c. d'Italie (prov. 

de Bari) ; 8.500 h. Vins, olives. 

acquéreur [a-ké] n. m. Qui acquiert; acheteur. 

acquérir [a-ké] v. a. (lat. acquirere. — J'ac- 
quiers, tu acquiers, il acquiert, nous acquérons, vous 
acquérez, ils acquièrent. J'acquérais, nous acqué- 
rions. J'acquis, nous acquîmes. J'acguerrai, nous 
acquerrons. J'acquerrais, nous acquerrions. Acquiers, 
acquérons, acquérez. Que j'acquière, que tu acquières, 
qu'il acquière, que nous acquérions, que vous acqué- 
riez, qu'ils acquièrent. Que j'acquisse, que nous ac- 
quissions. Acquérant. Acquis, e.) Devenir possesseur 
ou propriétaire par achat, par le travail, etc. : acqué- 
rir un immeuble, des talents. Se perfectionner : le 
vin acquiert en vieillissant. Gagner le dévouement, 
la faveur, etc., des personnes : la bonté acquiert des 
amis. S'acquérir v. pr. Obtenir pour soi. Etre acquis. 
Prov. : Le bien mal acquis ne profite jamais, on ne 
peut jouir en paix du bien obtenu par des voies illé- 
gales. Ant. Perdre, vendre. 

acquêt [a-kè] n. m. Dr. Acquisition. Bien acquis 
à titre onéreux pendant la durée de l'association 
conjugale, par opposition aux propres, et qui tombe 
dans la communauté. Prov. ; Il n'y a si bel acquêt 
que le don, il n'y a point de bien plus agréablement 
acquis que celui qui est donné. 

— Encycl. Dr. La communauté conjugale peut être 
réduite aux acquêts, c'est-à-dire aux Diens acquis 
pendant le mariage. En ce cas, les biens « propres », 
c'est-à-dire apportés par l'un ou par l'autre des 
époux, restent la propriété exclusive de chacun 
d'eux et sont repris par eux quand le mariage est 
dissous par la mort de l'un des conjoints, le divorce 
ou la séparation de biens. 

acquêter [a-kè-lé] v. a. Acquérir un immeuble. 

Acqui, v. d'Italie (prov. d'Alexandrie), ch.-l. 
d'arr. ; 12.000 h. ; sur la Bormida. Evêché; eaux ther- 
males. Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens 
de Beaulieu, en 1796. 

acquiescement [a-ki-ès-sc-man] n. m. Adhé- 
sion, consentement : acquiescement aux volontés de 
quelqu'un. Ant. Refus, protestation contre. 

— Encycl. Dr. L'acquiescement équivaut à une 
renonciation absolue à tout recours possible ; il sup- 
pose l'aliénation d'un droit, et par suite il faut être ca- 
pable de contracter pour donner s"on acquiescement. 
L'acquiescement se donne par acte authentique ou 
sous seing privé, et même par simple lettre, mais il 
peut être tacite, c'est-à-dire résulter indirectement 
de certains faits ou actes impliquant acquiescement. 

acquiescer [a-ki-ès-sé] v. n. (Prend une cé- 
dille sous le c devant a et : il acquiesça, nous ac- 
quiesçons.) Consentir : acquiescer à un désir. Ant. 
S'opposer, protester contre. 

acquis, e [a-ki.i-ze] adj. (de acquérir). Dont on 
est devenu possesseur : biens acquis. Dévoué : être 
tout acquis à quelqu'un. Vitesse acquise, vitesse dont 
un corps est anime à un moment donné. V. acquérir. 

acquis [a-kï] n. m. (de acquérir). Savoir, expé- 
rience : il a de l'acquis. 

acquisitif, ive [a-ki-zi] adj. Qui a rapport à 
l'acquisition. Qui équivaut à une acquisition ; pres- 
cription acquisitive. 

acquisition [a-ki-zi-si-on] n. f. Action d'ac- 
quérir. Chose acquise. Achat, emplette. Ant- Vente. 

— Encycl. Dr. L'acquis'tion de la propriété ré- 
sulte : 1° de la succession ; 2» de la donation entre 
vifs ou testamentaire ; 3» des contrats à titre onéreux 
(vente, échange, etc.); 4» de l'accession; 5» de l'oc- 
cupation (droit de chasse, par ex.), etc. On distingue 
les modes d'acquérir à titre gratuit (donation) et les 
modes d'acquérir à titre onéreux (vente) ; — à titre 
universel (legs d'un patrimoine) et à titre particulier 
(une chose isolée). Les biens vacants et sans maître 
appartiennent à l'Etat. Les choses dont l'usage est 
commun à tous, comme un monument public, ne sont 
pas susceptibles d'acquisition. 

acqUISivité [a-ki-zi] n. f. Instinct qui porte 
l'homme à acquérir. 

acquit [a-ki] n. m. Quittance, décharge : j'ai 
votre acquit, ainsi je ne vous dois rien. Dr. Ac- 
quittement : sentence d'acauit- Pour acquit, mots 
qu'on écrit au bas d'un billet, d'un compte, pour 
certifier qu'ils ont été payés. Par manière d'acquit 
loc. adv. Négligemment. Fig. Pour l'acquit de sa 
conscience ou Par acquit de conscience, pour en 
avoir la conscience déchargée. 

— Encycl. Dr. Sauf les exceptions spécifiées par 
la loi pour les quittances d'ordre, pour les quittances 
de secours donnés aux indigents, etc., les acquits 
sont soumis à un droit de timbre de fr. 25 (s'ils 
émanent d'un comptable public) ou de fr. 10. — 



A CU 

L'acquit est la reconnaissance écrite d'un payement: 
il se donne au bas des factures, au dos des billets 
et des lettres de change par les mots pour arqua, 
suivis de la date et de la signature de celui qui re- 
çoit le payement. V. timbre-quittance. 

acquit-à-caution [a-ki-ta-kô-si-on] n. m 
Pièce de régie qui permet de faire circuler librement 
des marchandises soumises à l'impôt indirect et de 
ne payer cet impôt qu'après livraison PI. des ac- 
quits-à-caution. 

— Encycl. Dr. L'acquit-à-caution est une pièce 
délivrée par la douane ou par les contributions 
indirectes; il permet de transporter en franchise 
des marchandises d'un entrepôt à un autre, sous la 
garantie qu'elles seront visitées au bureau de leur 
destination et que les droits y seront acquittés. Il 
y a aussi l'acquit-à-caution de transit, qui se délivre 
pour l'exportation ou l'importation des marchan- 
dises affranchies du payement des droits. 

acquittable [a-ki-ta-ble] adj. Qui peut ou doit 
être acquitté : accusé acquittable; dette acquittable. 

acquittement [a-ki-te-man] n. m. Action d'ac- 
quitter, en parlant d'une dette ou d'un impôt : ac- 
quitter un droit de succession. Renvoi d'un accusé 
reconnu non coupable. Ant. Condamnation. 

acquitter [a-ki-té] v. a. Payer ce qu'on doit : 
acquitter une dette. Constater le payement de : ac- 
quitter un billet, une facture. Rendre quitte d'une 
obligation : acquitter quelqu'un d'une dette. Ren- 
voyer absous : acquitter un accusé. S'acquitter v. pr. 
Payer une dette. Remplir un devoir : s'acquitter 
d'une mission. 

acrasiées [zi-é] n. f. pi. (gr. akrasios, intempé- 
rant). Famille de champignons myxomycètes, qui vi- 
vent sur les exci éments des animaux. S. une acrasiée- 

acratie [st] n. f. (du gr. a priv., et du gr. kratos, 
force). Débilité, manque de forces. 

acre n. f. (angl. acre). Mesure agraire, usitée 
autrefois en France et valant environ 52 ares, mais 
variant d'un pays à un autre : aujourd'hui, en An- 
gleterre, l'acre est de 40 ares et demi. 

Acre (Saint -Jean d' ) [autref. Ptolémals], 
v. forte de Syrie, port sur la Méditerranée; 10.000 h. 
Archevêché grec ; commerce de riz, coton, etc. Cette 
ville, prise par Philippe Auguste et Richard Cœur de 
Lion en 1191, résista à Bonaparte en 1799. En 1832, 
elle fut prise par Ibrahim-Pacha, vice-roi d'Egypte; 
mais, en 1840, elle fut bombardée par les flottes an- 
glo-turques et rendue au sultan. 

acre adj. (lat. acer). Piquant, irritant au goût, à 
l'odorat : fruit Acre. Fig. Mordant, revêche : carac- 
tère acre, Ant. Doux. 

âcrement [man] adv. D'une manière acre. 

âcreté n. f. Qualité de ce qui est acre. Fig. : 
l'âcreti du style. Ant. Douceur. 

Acri, v. d'Italie (prov. de Cosenza); 11.500 h. 

acritaie [bi] n.f. (gr. akribeia, exactitude). Qualité 
de l'érudi t qui travaille avec le soin le plus scrupuleux. 

acribologie [ji] n. f. (du gr. akribts, exact, et 
logos, discours). Précision dans l'emploi des termes. 

acribomètre n. m. (du gr. akribès, exact, et 
metron, mesure). Instrument destiné à mesurer des 
objets très petits. 

acridiens [di-in] ou acridiidés [dé]n. m. pi. 

Famille d'insectes orthoptères sauteurs, renfermant 
les criquets. S. un acridien ou acridiidé. 

acridine n. f. Base isomère du carbazol, reti- 
rée de l'anlhracène brut : les solutions étendues de 
l'acridine ont une belle fluorescence bleue. 

acridophage [fa-je] adj. (du gr. alcris, idos, 
sauterelle, et phagein, manger). Qui se nourrit de 
criquets, de sauterelles : il y a en Afrique des peu- 
ples aeriduphages. 

acrimonie [ni] n. f. (lat. acrimonia). Acreté : 
racrimonie des humeurs. Fig. Ton mordant, maus- 
saderie, aigreur : quelle acrimonie dans ses paroles! 

acrimonieusement [ni-eû-ze-man] adv. 

Avec acrimonie. 

acrimonieux, euse [ni-eû, eu-ze] adj. Acre, 
qui a de l'acrimonie : sels acrimonieux. Fig. Aigre, 
mordant : critiques acrimonieuses. 

acrinie [ni] n. f. (du gr. a priv., et krinein, sé- 
parer). Néd. Diminution, absence d'une sécrétion. 

AcrisiuS [zJ-uss], roi fabuleux d'Argos, père 
de Danaé ; il fut tué involontairement, d'un coup de 
disque, par Persée, son petit-tils. 

acroamatique ou acroatique adj. (du gr. 

akroama, atos, ce qu'on écoute). Se dit, dans les sys- 
tèmes de philosophie grecque et en particulier dans 
celui d'Aristote, des doctrines, plus secrètes et plus 
scientifiques, qui se transmettaient oralement, dans 
des entretiens intimes. 

acrobate n. (du gr. akros, haut, et batein, 
marcher). Danseur, danseuse de corde. Fig. Qui 
cherche à éblouir par des procédés extraordinaires. 

— Encycl. On désigne sous le nom d'acrobates 
tous ceux qui exécutent en public des tours de force 
ou d'adresse : gymnastes, clowns, hercules, équili- 
bristes, jongleurs, hommes-serpents, etc. 

acrobatie [sî] n. f. Exercice de l'acrobate. 

acrobatique adj. Qui concerne les acrobates, 
qui est à la manière des acrobates : exercices acro- 
batiques. Mècan. Se dit des machines qui servent 
à élever des fardeaux. 

acrobatisme [tis-me] n. m. Profession d'a- 
crobate : l'acrobatisme exige une longue pratique. 

acrocarpe adj. (du gr. akros, sommet, et kar- 
pos, fruit). Se dit des mousses dont la capsule ter- 
mine la tige ou les rameaux. 

acrocéphale adj. et n. (du gr. akros, extrême, 
et kcphalê, tête). Se dit d'un homme ou d'une femme 
ayant le haut du crâne terminé en pointe. 

acrocéphalie [fa-lî] n. f. Etat d'un homme 
ou d'une femme acrocéphales. 

Acrocérauniens [râ-ni-in] (monts), chaîne de 

montagnes de l'Epire ancienne, près de la côte; auj. 
Khimara. 

acrochorde [kor-dé] n. m. Gros serpent court, 
d'existence aquatique, habitant l'île de Java. 

acrochordon [kor] n. m. (du gr. akros, ex- 
trême, et khordC, corde). Tumeur des paupières : ver- 
rue, acné, hypertrophie partielle du derme du bord 
des paupières. 

acrocine n. m. Insecte coléoptère de l'Amé- 
rique tropicale, beau longicorne de 10 centimètres 



ACR 

ag, appelé arlequin de Cayenn», h cause dos 
taches qui ornent ses élytros. 

acrocome a. in. Palmier de l'Amérique tropi 

i uge dilatée en fuseau, à graine oléagineuse, 

et Jout les bourgeons passent pour fournir d'excel- 
lents choux-palmistes- 

Acrocorinthe, citadelle de l'ancienne Corinthe. 

acrodynie \nt] n, f. (du gr. akron, sommet, et 
douleur''. Maladie èpidemique dont le symp 
tome le plus saillant est un fourmillement doulou- 
reux aux mains et aux pieds, avec troubles de la 
sensibilité, paralysie, atrophie et troubles digestifs. 

acrogèn3 adj. (du gr. akron, sommet, et genos, 
naissance. Se dit de divers cryptogames, parce que 
ces plantes croissent surtout par le sommet. 

acroléilie a. t. ou acrol a, m. Liquide vo- 
latil, qui s'obtient par déshydratation de la glycé- 
rine au moyen de 1 anhydride phosphorique, ou par 
oxydation de l'alcool allylique. 

àcroléique ou acrylique adj. Se dit d'un 

acide qui se produit par l'oxydation de l'acroléine. 
acromégalie [Jfl n. f. [du gr. akros, extrême, 
et mégas, alou. grand. Maladie caractérisée par 1 hy- 
pertrophie des extrémités : tête, main, pied. 

— Encycl. Dans cette maladie, les mains sont 
mes et dites eu battoir ; la face a un aspect ty- 
pique, dit faciès arromègalique. L'acromégalie dé- 
bute vers vingt-cinq ans et conduit à la cachexie, 
sans qu'on puisse indiquer un traitement. Il semble 
que cotte affection soit liée à l'hypertrophie du corps 
pituitaire. 

acromial, e, aux adj. Qui appartient àl'acro- 
mion : l'artère aeromiale. 

acromion n. m. (du gr akrômion, extrémité). 
Apophyse de l'épine de l'omoplate. 

acronyque adj. (du gr. akros, extrême, et nux, 
nuktos, nuit). Astr. Se dit quand un astre 6e lève au 
coucher du soleil, ou se couche à son lever. 

acropole n. f. (du gr. akros, élevé, et polis, ville). 
. la plus élevée des cités grecques, qui servait 
en général de citadelle. ( Employé absolum., avec 
une majuscule [l'Acro- 
pole], ce mot désigne 
toujours l'acropole 
d'Athènes.) 

— Encycl. La plu- 
part des villesgrecques 
étaient protégées par 
une citadelle située sur 
un rocher qui les do- 
minait, défendue par 
une enceinte et ren- 
fermant les principaux 
édifices sacrés. L'acro- 
pole (ville haute) était 
donc à la fois une 
forteresse et un sanc- 
tuaire. Les plus con- 
nues sont celles de My- 
cènes, de Tirynthe, de 
Corinthe, d'Athènes. 
Cette dernière, la plus 
célèbre, était située 
sur un rocher haut de 
50 mètres, et l'on y arri- 
vait par les Propylées. 
Le sommet était cou- 
vert de temples, de monuments, notamment le Par- 
Ménon.la Pinacothèque,!' Erechthéion, de statues, etc. 
L'Acropole, fort endommagée par un incendie en 1056 
et par l'explosion d'une poudrière lors du siège de 
1687, a été de nos jours presque complètement dé- 
blayée, et elle a fourni une riche moisson de docu- 
ments archéologiques, partiellement réunis sur le 
plateau même, dans le musée de l'Acropole. 

acrosperme [kros-ptr-mé] n m. Champignon 
qui croît sur le bois sec. 

acrospore r _Aros-;jo-)'e] n. m. Champignon qui 
croit sur la feuille des graminées et les tue. 

acrostic [kros-Wc] ou acrostique [kros-ti-ke] 

n. m. Genre de fougères tropicales, dont la plus belle 
est Vacrostic à cornes d'élan. 

acrostiche [kros-ti-che] n. m. (du gr. akros, ex- 
trême, et stichos, vers). Poésie composée de telle 
sorte qu'en lisant dans le sens vertical la première 
lettre de chaque vers, on trouve le mot pris pour sujet 
Voici un acrostiche fait sur Louis XIV par quelque 
solliciteur au gousset vide : 

r"ouis est un héros sans peur et san9 reproche 
Ci désire le voir. Aussitôt qu'on l'approche. 
Cn sentiment d'amour enflamme tous les coeurs, 
—1 ne trouve chei nous que des adorateurs: 
v.oq image est partout, excepté dans ma poche. 

— Adjectiv. : des vers acrostiches. 
adOStOle [kros-to-le] n. m. (du gr. akros, ex- 
trême, et stolos, ornement). Partie élevée des extré- 

lcs anciens navires. Ornements, sculptures de 
la proue (dragon, sirène, casque, spirale, etc.). 

acrotëre n. m. rgr. akrotérion). Sommet, extré- 
mité d'un objet quelconque. Archit. Socle disposé aux 



- - >lo — 

acrotériasme [as-mc] n. m. (du gr. akràtè 
riaxtin, mutiler). Amputation d'un membre, jlnus.) 
acrylique adj. Syn. de aoroléique. Sert» 

m ri/lii/ue. ensemble des corps de fonctions diverses, 
aldéhydes, acides, éihers, aminés, etc., qui dérivent 
des carbures éthyléniques. 

Acta diurna, sorte de Moniteur, Indiquant les 
événements quotidiens, établi a R une vers 131, et 
rendu Officiel par César en Ô'J av. J.-O. 

acta est fabula loo. lat. signif. La pièce est jouée, 
et par laquelle, dans le théâtre antique, on annon- 
çait la lin do la représentation. Acta est fabula, dit 
Auguste & son lit de mort, et ce furent ses dernières 
1 n les. La farce est jouée, a dit aussi Rabelais, 

Acta sanctorum [Actes des suints), immense re- 
cueil dit des Bollandistes, et qui renferme la vie de 
tous les saints (62 vol. in-fol.). V. l-ollanmstes. 

acte d. m. (du lat. actum, chose faite). Action, ma- 
nifestation de la volonté : on connais r homme par 
ses actes. Pièce légale qui constate un fait : acte de 
unissante. Mouvement de l'âme vers Dieu : acte de [ni . 
Division d'une pièce de théâtre : pièce en cinq actes 
Donner acte, constater légalement: le tribunal lui 
a donné acte de son acquiescement. Prendre acte, 
faire consigner un fait. Faire acte île présence, se 
montrer un instant. Acte d'accusation, exposition dos 
faits imputés a un accusé. PI. Décision de l'autorité 
publique : les actes du gouvernement. Mémoires, pro- 
cès-verbaux des sociétés savantes : travail inséré 
dans les Actes de l'Académie (prend uue majuscule 
dans ce sens). 

— Encycl. Dr. On distingue plusieurs sortes d'actes 
ou écrits constatant des conventions : les principaux 
sont les actes authentiques et les actes sous seing 
prier. Les premiers sont ceux dont la minute est 
rédigée par un notaire et conservée cn son étude; 
les seconds sont rédigés par les particuliers, sans 
le ministère d'un notaire. Les dohations, testaments 
autres que les testaments olographes, les contrats 
de mariages, les actes conférant hypothèque doi- 
vent nécessairement être passés par-devant notaire. 
Les actes authentiques ont l'avantage de faire pleine 





Acrotères. 

extrémités ou au sommet d'un fronton et servant 
-i I port à divers ornements statues, vase? 



Acropole d'Athènes. 

foi des conventions qu'ils renferment entre les par- 
ties et leurs héritiers ou ayants cause. 

.4c(e respectueux Au delà de l'âge de vingt-cinq ans 
pour les hommes et de vingt et un ans pour les filles, 
le consentement des ascendants cesse d'être légale- 
ment nécessaire, mais les futurs conjoints sont tenus 
de demander, par acte respectueux, le conseil de leurs 
père et mère, et, à défaut, celui de leurs aïeuls et 
aïeules. Ces formalités ont été supprimées par la loi 
du 21 juin 1907. V. notification, mariage. 

Acte additionnel aux constitutions de l'Em- 
pire, ensemble des articles supplémentaires que Na- 
poléon, ii son retour de l'île d'Elbe (1815), ajouta aux 
constitutions de l'Empire. L'acte additionnel procla- 
mait la liberté de la presse, déclarait les Bourbons 
à jamais exclus du trône et partageait le pouvoir 
législatif entre l'empereur et un parlement composé 
de deux Chambres : une Chambre des pairs et une 
Chambre des députés, élue au second degn 
Benjamin Constant qui fut le principal rédacteur 
des articles. 

Actes des apôtres, un des livres du Nouveau 
Testament, écrit en grec par saint Luc vers l'an 63 ; 
il contient l'histoire du christianisme, depuis l'As- 
cension du Christ (an 33; jusqu'à l'arrivée de saint 
Paul à Rome (63). 

Actes des apôtres, journal royaliste, pamphlet 
périodique fonde en 1789 par Peltiet-, Champcenetz, 
Suleau, Rivarol, Régnier, etc., contre les nouveaux 
apôtres de la Révolution et contre l'Assemblée cons 
tituante. Il cessa de paraître en 1791. 

Actes et paroles, par V. Hugo (1875-1876), ou- 
vrage autobiographique qui embrasse la vie publi- 
que du poète de 1811 à 187a. Il comprend trois pat- 
lies : Avant l'exil, Pendant l'exil. Depuis l'exil. 

aCtée [<zA:-ie] n. f. Genre de plantes rcnonculacécs, 
appelées herbes de Saint-Christophe, et qui portent 
à maturité de petites baies noires vénéneuses. 

ACtéOH, fils d'Aristéc et petit-fils de Cadmus. Il 
eut la malheureuse indiscrétion de surprendre Diane 
au bain, et la déesse, irritée, le changea en cerf; il 
fut aussitôt dévoré par ses propres chiens. 

acteur, trice n. Qui joue un rôle dans un 
événement : Mirabeau fut un des principaux acteur» 
de la Révolution. Arliste qui joue dans un théâtre. 

— Encycl. Chez les anciens, les femmes ne pa- 
raissaient pas sur la scène. Honorable chez les 
Grecs, la profession d'acteur était surtout, à Rome, 
exercée par des esclaves. En France, sous l'ancien 
régime, malgré la faveur royale, la. situation sociale 
des acteurs était regardée comme inférieure, Il n'en 
est plus de même de dos jours. 

actif, ive adj . Qui agi t : te principe actif du café 
est la caféine,. Vif, laborieux : ouvrier actif. Citoyen 
actif, celui qui, sous le régime censitaire, a la jouis- 
sance et l'exercice du droit de vote. Energique 
remède actif. Dettes actives, sommes dont on est créait 
eier. Service actif, première période du service mili 
taire, celle pendant laquelle on est effectivement 
sous les drapeaux. Gram. Verbe actif, verbe qui peut 
avoir ua complément direct. Se dit de ce qui a rap 




A CI 

' >nt actif. N. m. 

Comm. Ce qu'on possède, par opposition k passif, ce 
qu'on doit. Ant. Inactif, indolent ; neutre ; passif, 
actinal, e, aux adj. du gr.atoù, inos, rayon . 

T,n tonne do- rayons. 

actinauxisme >,/.„, „„ „. m. dugr akth 

mus, rayon, nauxein, i ttn ■ tioi 

tion sur la croissance dis 
végétaux. 

actinie [n^n.f. Genre 
de polypes vulgairement ap- 
pelés orties demer, à cause 
de leurs propriétés urti- 
cantes, ou anémones i/o m. r, 
à cause de leurs brillantes 
couleurs. (Elles ont un corps 
charnu très contractile, 
couronné par plusieurs ran- 
gées de tentacules, au centre 
desquels est une bouche.) 

actinique adj. (du gr. Actun.. 

aktis, inos, rayon). Se dit des rayons lumineux qui 
peuvent exercer une action chimique, telle que 1 1 
décomposition d'un corps : les rayons w Uniques soiU 
plus généralement appelés rayons chimiques. 

actinisme [nis-me] n. m. (du gr. aktis, inos, 
rayon). Propriété que possèdent certains rayons lu- 
mineux d'être actiniques. 

actinium [ak-li-ni-om'] n. m. Substance décou- 
verte dans la pechblende par A. Debierne, en 1900, et 
qui émet un rayonnement analogue à celui du radium. 

actinographe n- m. (du gr. aktis, inos, rayon, 
et graphein, écrire). Actinomètre particulier, dans 
lequel l'intensité des radiations solaires est enre- 
gistrée par un procédé photographique. 

actinologie [jt] n. f. (du gr. aktis, inos, rayon, 
et logos, discours). Histoire, description des animaux 
rayonnes. 

actiliomètre n. m. (du gr. aktis, inos, rayon, et 
metron, mesure). Instrument pour mesurer l'inten- 
sité des radiations et, plus particulièrement, des ra 
diations solaires. 

actinométrie [tri] n. f. (rad. actinomètre). 
Mesure de l'intensité des radiations et plus particu- 
lièrement des radiations solaires. 

actinométrique adj. Qui concerne l'acti- 
nométrie : méthode actinométrique. 

actinomy ces [sess] ou actinomy cète n.m. 

Genre de champignons microscopiques, de couleur 
jaune soufre, qui croissent sur les épis des céréales, 
les feuilles des arbres. (Ils peuvent devenir parasites 
de l'homme et des animaux.) V. actinomycose. 

aCtinomyCOSe [ko-ze] n. f (du gr. aktis, moi, 
rayon, et mukes, champignon). Maladie infectieuse 
commune à l'homme et aux animaux, causée par la 
présence a'actinomycis dans les tissus. (La cautérisa 
tion au fer rouge et l'iodure de potassium à la dose de 
5 grammes par jour suffisent pour amenerlaguérison. 

actinotropisme [pis-me] n. m. (du gr. aktis, 

inos, rayon, et tropos, tour). Flexion des plantes vers 
les radiations lumineuses. 

actinozoaires [i-re] n. m. pi. Animaux de 
forme rayonnante, formant une division des cœlen 
térés. S. un actinozoaire. (On dit aussi antuozoairl» 

et CORALLIAIRES.) 

_ action [ak-si-on] n. f. (lat. actio). Manifestation 
d'une énergie; manière dont un corps agit sur un 
autre: action chimique; action d'un poison. Manifes- 
tation de la volonté : bonne, mauvaise action. Occu- 
pation, mouvement : on le voit toujours cn action. 
Combat : soldat intrépide dans l'action. Chaleur dai - 
le débit et le geste : parler avec action; action oru 
toire. Gestes qui accompagnent la parole. Sujet d'u . 
poème : action intéressante. Marche d'une pièce de 
théâtre : action rapide. Poursuite en justice : aotic/< 
i riminelle. Part dans une entreprise financière ou 
commerciale: acheter une, deux, trois actions de che- 
min de fer. PI. Remerciement : actions de grâces. 

— Encycl. Dr. L'action est le titre de propriété 
des actionnaires, véritables associés qui partagent 
les bénéfices de la société dont ils ont « fait » le ca 
pital. Toutes les aetions vendues ou émises donnent 
les mêmes droits aux actionnaires : le dividende at 
tribué à chacun d'eux est le quotient résultant de 1 1 
division des bénéfices par le nombre des actions. - 
Les obligataires ne sont pas des associés, mais des 
prêteurs, des créanciers, qui ont pour gage l'actif 
tout entier de l'emprunteur: l'obligation rapporte 
un revenu fixe, prélevé sur les recettes de la sociél : 
avant tout payement de dividende aux actionnaire 

Action au porteur. Action dont le propriétaire n'est 
pas nominativement désigné, et qui est présumée ap 
partenir à celui entre les mains duquel elle se trouve. 

Action nominative. C'est l'action appartenant a un 
propriétaire désigné nominativement. La propriété 
d'une action nominative ne s'acquiert que par un 
transfert sur les registres de la société qui l'a émise 
t Action de jouissance. Se dit du titredonné en échange 
d'une action amortie. L'action de jouissance n'a plus 
droit aux intérêts, mais elle a droit aux bénéfices. 

Action d'apport. C'est l'action remise cn représen- 
tation des apports faits à une société anonyme. 

Action de priorité. On appelle ainsi l'action d'une 
nature spéciale qui se distingue des actions or.li 
n lires en ce qu'elle confère à son titulaire des droit, 
d'antériorité soit sur les bénéfices, soit (lors de la 
liquidation) sur l'actif social, soft enfin sur les 
Elle tient le milieu entre l'action et l'obligation 

actionnable [aJc-si-o-na-ble] adj. Contre qui 

on peut intenter une action judiciaire. 

actionnaire [ak-si-o-né-re] n. Qui possède une 
ou plusieurs actions dans une entreprise financière 
ou commerciale. V. action. 

actionnairement '«a s -„ „ iv.Au 

moyen d'actions Industrielles. (l'en u 

actionné, 6 [aAr-st-o-nél adj. Poursuivi en 

ticc. Fam. Occupé, affaire. M 
moulin actionne par l'eau. 

actionner [«/,-w .>-)ir v. a. Intenter ui 
en justice. Exciter, harceler.Produire un mouvement : 
cours d'eau gui action n 

Actium [ak-si-om'], v. et promontoire de G 
fit l'entrée méridionale du golfs •< (Vmbracl 
golfe d'Aria, célèbre par la victoire 

et d'Agrippa sur Antoine etCIl i< 

bataille oui décida du sort du monde romain. 

activant van], e adj. g<n acth 



ACT 



16 



ADD 



activement [man] adv. D'une manière active. 
Gram, Dans le sens actif : certains verbes neutres 
s'emploient activement: courir un danger; dormir 
un sommeil, etc. Ant. Neutralement. 

activer [vé\ v. a. Presser, accélérer : activer 
1rs travaux. Donner de l'activité à : activer le (eu. 

activisme [visu] n. m. Doctrine géologique 
établie par Stanislas Meunier, et montrant l'acti- 
vité chimique des masses minérales. 

activité n. f. Vertu d'agir : l'activité du feu 
Promptitude : l'activité de l'esprit. Soldat, fonction- 
naire en activité (ou en activité de service), qui sont 
actuellement en service. An t. Nonchalance, mollesse. 

ACtOU, bourg du Dominion canadien ( prov. de 
Québec); 22.000 hab. Riches mines de cuivre. 

A CtOII ( Jean-Krançois-Edouard), aventurier, né 
;; Besançon, m. à Païenne (1730-1811). Il devint mi- 
nistre de la reine Caroline de Naples et se signala 
par sa haine contre la France. 

actrice n. f. v. acteur. 

actuaire [è-re] n. m. (du lat. actuarius, greffier). 
Spécialiste qui s'occupe de l'application des mathé- 
matiques aux assurances sur la vie et, eu général, 
aux questions financières. Chez les Romains, scribe 
rédacteur de procès-verbaux. 

actualisation [za-si-on] n. f. Action d'actua- 
liser. Résultat de cette action. 

actualiser [zé] v. a- Rendre actuel. 

actualisme [lis-me] n. m. Doctrine d'après la- 
quelle les phénomènes géologiques du passé s'expli- 
quent par la longue activité des causes qui produi- 
sent les phénomènes actuels. 

actualité n. f. Etat de ce qui est actuel. Chose 
du moment: les journaux vivent d'actualités. 

actuel, elle (èl, è-le] adj. (lat. actualis). Ef- 
fectif : service actuel. Présent : les mœurs actuelles. 
Théol. Péché actuel, péché qui résulte d'un acte per- 
sonnel, par opposition à péché originel. Grâce ac- 
tuelle, secours de circonstance que Dieu donne à 
l'âme pour éviter le mal et faire le bien, par opposi- 
tion à grâce habituelle ou sanctifiante, don divin 
permanent qui constitue l'état de justice. 

actuellement [ê-le-mari] adv. Présentement, 
maintenant, au moment où l'on parle. 

acuité n. f. (du lat. aculus, aigu). Qualité de ce 
qui est aigu, pointu : l'acuité d'un clou. Fig. : l'acuité 
de la douleur; l'acuité d'un son. Acuité visuelle, fa- 
culté de l'œil qui lui permet de distinguer un objet 

aCUl [a-ku] n. m. Fond des parcs a huîtres du 
côté de la mer. 

aculé, 6 adj. (du lat. aculeus, aiguillon). Qui 
porte un aiguillon, comme l'abeille ; insecte aculé. 

aCUléiforme adj. (du lat. aculeus, aiguillon, 
et de forme). Bot. Qui est en forme d'aiguillon. 

aCUminé, e adj. (dulat. acumen, inis, pointe) 
Bot- Se dit de tout organe foliacé, feuille, fruit, dont 
le sommet est terminé en pointe : les feuilles du cor- 
nouiller mâle sont aeuminces. Uéd. Se dit des tumeurs 
en pointe : les furoncles sont acuminés. 

Acunna. v. cunua (da). 

ACUnha (don Pedro Bravo d'), général espa- 
gnol. Il se signala à la bataille de Lépante (1572), 
enleva les lies Moluques aux Hollandais en 1008, et 
mourut la même année. 

ACUnha de Figueroajdon Francisco), poète 
américain , né et mort à Montevideo ( Uruguay ) 
[1790-1862]. La plus grande partie de ses o?uvres a 
été réunie sous le titre de Mosaïque poétique. 

acuponcture ou acupuncture \p071ic] n. f. 

(du lat. acus, aiguille, et punctura, piqûre). Chir. 
Opération qui consiste à piquer une partie malade 
avec une aiguille très fine. 

— Encycl. Chir. L'acuponcture s'effectue avec des 
aiguilles très fines en or,en argent «miiiii» 3n,*liuuts 
ou en acier; parfois ; on se sert ||fjp i | |"J 
d'aiguilles traversées par un !■'..■ / . f :', \1 
courant électrique. Cette opéra- g - 

tion s'emploie surtout contre les 
névralgies rebelles. 

acuponcturer ou acu- 
puncturer [ponk-tu-ré] v. a. 

(de acuponcture). Chir. Brûler 
les tissus avec une aiguille pour 
détruire les tissus morbides. 

acupressure [prè-su-re] 

n. f. (du lat. acus, aiguille, et de 
presser). Compression d'une ar- 
tère à l'aide dune aiguille, pour arrêter l'hémorragie. 
acutangle adj. (lat. acutus, aigu, et angulus, 
angle). Se dit d'un triangle dont les 
trois angles sont aigus. 

acutangulaire [le-re] adj. Qui 

fait un angle aigu. 

acutangUlé, e adj. Qui a des 
angles 



I 






Acupressure. 



''.}-' .'1: 




acutesse [të-sé] n. f. (lat. acutus. 



Tr. acutangle. 

Etat de ce qui est aigu, pointu : V acutesse d'un 

ad prép. lat. signif. à, vers, pour, etc., et qui 
entre soit sou^ cette forme, soit sous celle de ac, af, 
an, ap, m-, as, at, comme préfixe dans un certain 
nombre de mots français. 

Ada, v. d'Autriche-Hongrie (Hongrie), sur la 
Thei^s; 11.000 h. 

adaction [dak-si-on] n. f. (lat. adactio). Action 
de contraindre. Assujettissement rigoureux, forcé. 

adactyle [dak] adj. (du gr. « priv., et daktulos, 
doigt). Qui n'a pas de doigts. (Se dit aussi des crus- 
tacés dépourvus de pinces.) 

adage n. m. (lat. adagium). Proverbe, maxime. 
Ex. : fats ce que dois, advienne que pourra. 

adagio [ji-o] adv. (mot ital.). Mus. Lentement, 
gravement, posément. N. m. L'air même : un adagio 
mélancolique, PI. des adagios. 

Adalbéron ou Ascelin, évèque de Laon en 
977, mort en 1030 ou 1031. Il contribua à la révolution 
qui donna la couronne à Hugues Capet, en livrant 
à ce prince son compétiteur Charles de France, duc 
de Lorraine, fils de Louis IV d'Outremer. 

Adalbéron d'Ardenne, archevêque de Reims 
depuis 909, chancelier de Lothaire et de Louis V qu'il 
couronna; il contribua beaucoup à l'avènement de 
Hugues Capet et le sacra roi; m. en 988 ou 989. 




Adalbert [bbr] (saint), évoque de Prague en 
983, martyrisé en Prusse (997;. Fête le 28 avril. 

AdalgiSe [ji-ze], roi des Lombards, fils de Di- 
dier, détrôné eu 775 par Charlemague, son beau- 
frère ; m. en 788. 

Adam \dan\. Suivant les Ecritures, le premier 
homme. Dieu le forma à son image et du limon de 
la terre. Il lui associa une compagne, Eve, formée 
d'une de ses côtes, et les plaça tous deux dans le 
paradis terrestre, en leur défendant de toucher aux 
seuls fruits de l'arbre de la science du bien et du 
mal. Séduit par Eve (v. Eve), Adam désobéit à Dieu, 
qui le punit en le condamnant, lui et sa postérité, 
au travail et à la mort. Chassé du paradis terrestre, 
livré aux misères de l'existence, Adam mena sur la 
terre une vie errante. Il eut, entre autres enfants, Cain 
et Abel, puis Scth et plusieurs filles. Fam. Four- 
chette, mouchoir ou peigne d'Adam, les doigts. Loc. 
prov : il se croit sorti de la côte d'Adam, il se croit 
issu d'une très haute origine. Je ne le connais ni 
d'Eve ni d'Adam, corruption de Je ne le connais ni 
des lèvres ni des dents (Je ne lui ai jamais parlé, je 
n'ai jamais partagé un repas avec lui), je ne le con- 
nais pas du tout. 

Adam (le Mystère (f), drame rimé, en trois par- 
ties, un des plus anciens monuments de notre litté- 
rature dramatique (xir s.). 

Adam (pic d'), montagne de l'île de Ceylan 
(2.250 m.). Célèbre pèlerinage bouddhique. 

Adam Billaut. v. bu.laut. 

Adam de La Halle, surnommé le Bossu 
d'Arras, trouvère du xni'- siècle. On trouve de la 
grâce et de la malice dans ses chansons, motets, 
rondeaux et jeux ou pièces dramatiques. Son œuvre 
maîtresse, le Jeu de Bobin et Marion, est le plus an- 
cien opéra-comique connu. 

Adam (Lambert-Sigisbert), sculpteur français, né 
à Nancy, m. à Paris (1700-1759), auteur d'oeuvres dis- 
tinguées. — Son frère Nicolas, né à Nancy, m- a 
Paris (1703-1778), sculpteur. 

Adam (Adolphe), compositeur de musique fran- 
çais, né et m. à Paris (1803-1830). Il étudia sous 
Boieldieuet donna comme 
opéras : le Chalet, Si j'étais 
roi! le Postillon de Long- 
jumeau, Giralda, le Co'r- 
saire, la Poupée de Nurem- 
berg , le Toréador, etc., 
œuvres d'i. e lacture soi- 
gnée, élégante et brillante. 
Adam fut a si un critique 
musical des plus distin- 
gués, à qui l'on doit d'in- 
téressants Souvenirs d'un 
musicien. Il a écrit un 
Xocl célèbre. 

Adam (Juliette Lam- 
ber, dame), femme de let- 
tres française, née à Verbe 
rie (Oise; 1o.j. ; fonda- 
trice de la DtuuveUe îxecue 
et auteur, entre autres, de romans ; Païenne, Jean et 
Pascal. Elle avait épousé Edmond Adam (1810-1877), 
préfet de police en 1870. 

Adam (Paul), littérateur, publiciste et romancier 
français, né à Paris en 1862, auteur d'ouvrages au 
style nerveux : Chair molle, la Force, le Mystère des 
foules, l'Enfant d'Austcrlitz, la Buse, etc. 

Adama, une des cinq villes brûlées avec Sodome 
et Gomorrhe, dont les ruines ont été retrouvées par 
de Saulcy en 1830. 

adamantin, e adj. (lat adamantimts). Qui a 

la dureté et l'éclat du diamant. 

AdamaOUa, pays du Soudan central, au S. du. 
lac Tchad, sur les deux rives de la Bénoué. Grande 
variété de produits végétaux; 4 millions d'hal>. en- 
viron, en général nègres. Le sultan de Yola est le 
chef suprême du pays. 

Adamastor ou le Géant des tempêtes, per- 
sonnage fictif des Lusiadcs, une des plus belles évo- 
cations que nous offre la poésie épique. Camoéns 
suppose qu'au moment où Vasco de Gama va franchir 
le cap des Tempêtes, appelé depuis cap de Bonne- 
Espérance, un géant, gardien de ce cap, se dresse 
devant lui pour l'empêcher d'aller plus loin. 

adamique adj Qui a rapport à Adam : la race 
adamique. 

adamisme [mis-me'] n. m. (de Adam). Doctrine 
de certains hérétiques qui paraissaient nus dans 
les assemblées, pour imiter, disaient-ils, l'état d'in- 
nocence où se trouvait Adam au moment de la 
création. 

adamite ou adamien [mi-iri] n. m. Membre 

d'une secte religieuse du n« siècle, qui défendait 
l'emploi des vêtements. V. adamisme. 

Adams [dam's] (Samuel), un des auteurs de la 
révolution des Etats-Unis, né à Boston, surnommé 
le Caton de l'Amérique; il vécut et mourut pauvre 
(1722-1803). 

AdamS (John), deuxième président des Etats- 
Unis, né â Baintree (Massachusetts) [1739-1820], élu 
en 1797. — Son fils aîné, Joiin-Quincy, fut le 6" pré- 
sident des Etats-Unis (1767-1848). 

Adana, v. d.- la Turquie d'Asie, sur le Seihoun ; 
43.000 h. Commerce actif : tapis, fruits, etc. 

Adanson (Michel), botaniste français, né âAix 
(Provence), m. à Paris 
( 1727-1806). Il exposa le 
premier la classification 
naturelle des plantes. 

adansonie[)î?]n.f. 

Nom donné par Adanson 
aux arbres du genre bao- 
bab. 

ad aperturam libri 
loc. lat. signif. A livre 
ouvert : Peu de personnes 
sont capables d'expliquer 
les auteurs anciens ad 
aperturam libri. 



aperturam lion, l'rftp 2 

adaptable [dap] adj. .' \ 

Qui peut être adapté. '/ 



adaptation {dap ta- Adanson. 

S'-on] n. f. Action d'adap- 
ter, d'approprier une chose a une autre : le façon-- 
nage et l'adaptation des peaux. Biol. Modification 
qui rend un organe plus apte à sa fonction. Lit ter. 




Travail littéraire, au moyen duquel un écrivain trans- 
forme plus ou moins l'œuvre d un autre. 

— Encycl. Biol. Un organe particulier est adapté 
lorsque, parmi les diverses manières d'être possibles, 
il réalise le maximum d'effets; un être est adapté 
quand ses organes le sont. L'adaptation domine 
toutes les théories évolutionnistes. Darwin a bien 
montré que, parmi les variations, seules celles qui 
peuvent s'adapter sont conservées. Dan6 les classifi- 
cations naturelles, il faut éliminer toutes les ressem- 
blances adaptatives. Ainsi, chez les vertébrés qui vo- 
lent et par suite se ressemblent par adaptation à 
celte fonction, les uns seront rangés parmi les mam- 
mifères, d'autres parmi les reptiles, le plus grand 
nombre parmi les oiseaux. 

adapter [dap-té v. a. (préf. ad, et lat. autare, 
ajuster). Appliquer, ajuster : adapter un robinet à 
a or fontaine. Proportionner : adapter un cadre. Fig. 
Appliquer convenablement : adapter les moyens au 
but. S'adapter v. pr. Etre ajusté, convenir. 

adargue [ghe] n. f. (esp. adarga). Bouclier ova- 

I aire ou cordifôrme, d'origine mauresque, en usage 
aux xiv et xv» siècles. 

adataiS [tè] ou adatis 't,' n. m. Mousseline 
ou toile de coton line et claire qui vient des Indes 
orientales, surtout du Bengale. 

adaubages [dâ-ba-je] n. m. pi. (de daube). 
Viandes conservées dans des barils pour les voyages 
de long cours. 

ad augusta per angusta loc. lat. signif. A des 
résultats augustes par des voies étroites. Mot de 
passe des conjurés au quatrième acte S Bernard, de 
V. Hugo. On n'arrive au triomphe qu'en surmontant 
maintes difficultés. 

Adda, riv. d'Italie, née dans le Tyrol. Elle sort 
des Alpes Rhétiques, arrose la Valtéline, traverse 
le lac de Côme, et se jette dans le Pô (riv. g.); 
300 kil. Bonaparte a livré sur ses bords plusieurs 
glorieux combats aux Autrichiens, notamment à Lodi. 

addax [ad-dakss] n. m. Antilope de grande taille, 
aux cornes annelées et en spirale, habitant la Nubie 
et le Sahara méridional. 

addenda [ad-din] n. m. invar, (mot lat.). Ce 
qu'on ajoute à un ouvrage pour le compléter. 

Addigrat ou Adighérat, v du nord de 

lAbyssinie (Tigré). Marché important. 
Addington (Henri). V. Sidmouth. 

AddiS-Ababa [diss] ou Finflni, ville princi- 
pale de l'Abyssinie, dans le Choa, près d'une source 
du fleuve Aouache; 50.000 h. Commerce important. 

Addis-Alam, localité d'Abyssinie (Choa). où le 

->égus Ménélik a établi sa résidence ; 30.000 h. environ. 

vddison [ad-di-zon] (Joseph), homme d'Etat et 

èbre écrivain anglais, né à Milston ("VYiltshire), 
. .. a Kensington (1672- 
1719). Il publia dans le 
Spectateur des articles 
qui sont des modèles 
do finesse et de bon 
goût, et qui contribuè- 
rent à donner à la lit- 
térature anglaise plus 
de sérieux et de di- 
gnité. Il fut moins heu- 
reux comme auteur 
dramatique. 

AddiSOn (Tho- 
mas), médecin anglais, 
né à Long-Benton, m. 
à Brighton (1793-1860). 

II a découvert la mala- 
die des capsules surré- 
nales appelée maladie 
d' Addison et quelquefois maladie bronzée, à cause 
de la couleur ardoisée de la peau des personnes qui 
en sont atleintes. 

additif, ive [ad-di] adj. (du lat. addere, supin 
additum, ajouter). Se dit d'une quantité affectée du 
signe -f-, ou considérée comme affectée du signe -(-, et 
qui doit être ajoutée. 

addition [ad-di-si-on] n. f. (de additif). Action 
d'ajouter; ce qu'on ajoute. Total d'une note de dé- 
pense dans un restaurant : garçon, l'addition ! Arith. 
Première des quatre opérations fondamentales de 
l'arithmétique. 

— Encycl. Math. L'addition a pour but de grouper 
en un seul nombre toutes les unités ou fractions 
d'unités contenues dans plusieurs autres; l'addition 
des nombres entiers s'effectue en groupant d'abord 
les unités simples, puis les dizaines, puis les cen- 
taines, etc. Lopération se ramène ainsi à d'autres 
plus simples, qui dépendent directement de la numé- 
ration. L'addition de deux ou plusieurs nombres 
s'indique par le signe -f- (plus), que l'on place entre 
les nombres à additionner. Ex. : 8 -j- 4-f- 2. Le résul- 
tat s'appelle somme ou total. 

L'addition des fractions décimales se fait comme 
celle des nombres entiers. Pour les fractions ordi- 
naires, on commence par les réduire au même déno- 
minateur; on fait la somme des numérateurs, et on 
prend pour dénominateur le dénominateur commun. 

additionnable \ad-di-si-o-na-ble] adj. Qui peut 
être additionné, ajouté : sommes addilionnables. 

additionnel, elle \od-di-si-o-nèl, eWt']adj.Qui 
est ou doit être ajouté : article addi- 
tionnel. Centimes additionnels, cen- 
times qu'on ajoute au principal de 
l'impôt pour faire face à des besoins 
imprévus. 

additionner [ad-di-si-o-né] v. a. 

Arith. Ajouter ensemble plusieurs 
nombres ou quantités. Additionner de 
sucre une liqueur, y ajouter du sucre. 
Ant. Soustraire, retrancher. 

adducteur \ad-duk) n. et adj. m. 
(du lat. adducere, supin adductum, 
amener). Anat. Muscle rapprochant 
de l'axe du corps les parties aux- 
quelles il est attaché. Bydraul. Tube 
ou canal souterrain amenant les eaux 
d'une source à un réservoir. 

addUCtif, ive [ad-duk] adj. 
Qui détermine l'action des muscles 
adducteurs. 

adduction [ad-duk-si-on] n. f. 
Anat. Action des muscles adducteurs. Bydraul. Ac- 
tion de dériver les eaux d'un lieu dans un autre. 




J. Addison. 




1,2,3,1. Mu-. : 
adducteurs de i 
cuisse. 



6 



08 




ADE 

Adegem, eomm. de Belgique (Flandre-Orien- 
tale, arr. d'Eecloo] ; 4.000 h. 

Adel, partie de la cote d'Afrique, au fond du 
golfe d'Aden. et habitée par les Afar ou Danakil. 

Adélaïde, oaplt. de l'Australie méridionale, 
l'ondée en 1837 ; 105.800 h. Port très actif sur l'Océan, 
B Port-Adélaldc. 

Adélaïde sainte', reine et impératrice, femme 
du coi d'Italie Lothaire. ensuite de l'empereur 
Oihon le Grand ;931-999). Fête 
le 10 décembre. 

Adélaïde ( Madame ) , 
tille aînée de Louis XV, roi 
de France, née à Versailles, 
ni. a Trieste (1732-1808). 

Adélaïde d'Or- 
léans, née et ni. h Paris 
im-1841 . Bile de Philippe 
d'Orléans et sœur de Louis- 
Philippe, dont elle fut la con- 
seillère prudente et écoutée. 

Adelboden, comm. de 
Suisse ( cant. de Berne! ; 
1-580 hab. Station climate- 
rique. 

adèle n. f. Genre d'in- Adélaïde d'Orléans. 

■actes lépidoptères euro- 
péens, remarquables par leurs couleurs métalliques 
très brillantes et par la longueur de leurs antennes. 
Adèle (sainte), abbesse, fille de Dagobert II, 
roi d'Austrasie ; m. près de Trêves en 73t. Fête le 
24 déc. — Epouse de Beaudouin IV, comte de Flan- 
dre ; m. près d'Ypres. Fête le 8 janv. 

adelgine [«-ne] ou adelge [</è/-;e] n. f. Hé- 

miptère voisin du phylloxéra, qui produit la gale 
des conifères. 

Adelphes {les) ou les Frères, comédie de Térence, 
imitée de Ménandre(160 av. J.-C). Térence y oppose 
le caractè, e de deux frères complètement divisés 
d'opinions sur les principes d'après lesquels doit être 
dirigée l'éducation. De la donnée de cette pièce, 
Molière a tiré l'Ecole des maris, mais en transfor- 
mant complètement la pensée de Térence. Dans le 
poète latin, en effet, c'est le parti de la sévérité qui 
triomphe. 

adelphie [dèl-fi] n. f. (du gr. adelphos, frère). 
Réunion de plusieurs étamines par leurs filets. 

Adelsberg [dèls-bèrgh], v. d'Autriche-Hongrie 
^Camiole), au N.-E. de Trieste; 3.000 h. Grottes" cé- 
lèbres par leurs stalactites , et que traverse une 
rivière souterraine. 

Adelung (Jeun-Christophe), savant philol- 
allemand. né à Spantekow (Poméranie), m. à Dr 
.1732-1800. 

ad?mption [dan-psi-on] n. f. (lat. ademptio, 
action de. prendre). Prise de possession ou accepta- 
tion de bénéfice. 

Aden [diri], v. forte de la côte d'Arabie (Yémen) ; 
port sur le golfe d'Aden, formé par la mer des Indes ; 
aux Anglais; 45.000 h. (Adcnais). Excellente position 
maritime. Café moka. Dipôt de charbon. 

adénalgie [ji] n. f. (du gr. adén, glande, et 
algos, douleur). Douleur qui a son siège dans les 
glandes. 

adénanthère n. f. Plante de la famille des 
légumineuses, dont la racine est vomitive. (Les 
graines, dites fèves d'Amérique, servent à faire des 
chapelets.) 

adénérer [ré] v. a. (Se conj. comme accélérer.) 
Estimer, apprécier, faire argent d'une chose ; la ven- 
dre aux enchères. (Vx.) 

Adenez (Adam) ou Adam le Roi, trouvère 
du xiu e siècle, auteur du Roman de l'enfance d'Ogier 
le Danois et du Roman de Pépin et de Berthe. 

AdeillS Jules), littérateur et auteur dramatique 
français, né et m. à Paris (1823-1900). 

adéllite n. f. (dugr. adèn, glande). Inflammation 
des slandes et particulièrement des ganglions lym- 
phatiques. 

— Encycl. Pathol. L'adénite provient d'une infec- 
tion située dans le territoire des vaisseaux lympha- 
tiques qui aboutissent aux ganglions. Quand l'adé- 
nite est aiguë, la suppuration arrive presque toujours, 
et, dans ce cas, il faut évacuer le pus par une incision. 
Quand l'adénite est chronique, elle est, particulière- 
ment au cou, d'origine tuberculeuse ou syphilitique. 
Dans ce dernier cas, il faut relever l'état général 
par une alimentation fortifiante ; puis pratiquer des 
applications de teinture d'iode, d'onguent mercuriel; 
enfin, prescrire le séjour au bord de la mer. 

adénographie [ft] n. f. (du gr. adén, glande, 
et graphe, description). Description des glandes; 
ouvrage qui traite des glandes. 

adénoïde adj. (du gr. adén, glande). Qui a la 
forme du tissu glandulaire. (V. adénome.) Tumeurs 
adénoïdes, hypertrophie des petites glandes du pha- 
rynx qui arrivent à boucher l'orifice postérieur des 
nasales. (L'énucléation est une opération né- 
cessaire et bénigne.) 

adénolOgie [ji] n. f. (du gr. adèn, glande, et 
Uiqvs, discours). Partie de la médecine qui traite des 
glandes. 

adénome n. m. (du gr. adèn, glande). Tumeim- 
formée par le tissu des glandes. 

— Encycl. Cette tumeur, dure et indolente, sur- 
vient souvent sans cause connue ; en général, les 
glandes mammaires, les parotides, etc., en sont le 
siège. Les adénomes ne deviennent dangereux que 
si leur grosseur est excessive; il faudra dans ce 
cas pratiquer l'énucléation complète. 

adénopathie [tt] n. f. (du gr. 

adèn, glande, et pathos , douleur). Nom 
rique des maladies des glandes 
ou ganglions lymphatiques. (Se dit 
surtout de l'hypertrophie.) 

adénostyle [nos-ti-le] n. f. 

Plante de la famille des composées, 
herbe vivace des montagnes de l'Eu- 
rope, dont on fait des infusions contre 
la toux et les maladies de poitrine. 

adenote n. m. Espèce d'antilope 
de l'Afrique tropicale. 

adent [dan n. m. (de à, et d'- 
Entaille ou partie saillante exécutée sur des pièces 
de bois pour assurer leur assemblage. 

t.Mt. I>. TOUS. 




Adent en 
queue d'aronde. 



— 17 — 

adenter [dan-té] v. a. Joindre avec des adents. 

adépnage adj. et n. (du gr. adèn, beaucoup, et 
phagem, manger). Se dit de tout animal vorace et 
carnassier. 

adéphagie [ji] n. f. Voracité. 

adepte [dèp-te] n. • du lat. adeptus, qui a acquis). 
Membre d'une secte, d'une coterie ; personne Initiée 
aux secrets d'une doctrine, d'une science. 

adéquat [kou-a], e adj. (prèf. ad, et lat xquarc, 
égaler). Entier ; complet, d'une compréhension égale : 
avoir une idée adéquate d'une chose. Synonyme, équi- 
valent : expressions adéquates. 

Aderbaïdjan, Aderbéidjan ou Azer- 

béidjan, grande province frontière de la Perse, 
sur la mer Caspienne ; pays bien arrosé, contenant 
des richesses minières, des vallées fertiles, mais 
fréquemment ébranlé par des tremblements de terre ; 
2 millions d'h. (Aderbu)djanis). Capi t. Tabriz (Tauris). 

Ademo, v, d'Italie (prov. de Catane); 20.200 h. 

adextré [diks-tré], e adj. (du lat. ad, à. et dexter, 
droit). Bios. Se dit de toute pièce principale accom- 
pagnée, à dextre, d'une pièce secondaire : d'azur au 
griffon d'or adextré d'une étoile du même. Se dit de 
l'écu lui-même quand son flanc dextre est d'une cou- 
leur particulière. Ant. Sénestré. 

ad gloriam loc. lat. signif. Pour la gloire. Tra- 
vailler ad gloriam, c'est travailler pour la gloire, et, 
ironiquement, pour rien. 

Adhemar de ChabanneS, moine et chro- 
niqueur français, né dans le Limousin en 988, m. h 
Jérusalem en Ï03'f. Il a laissé une chronique qui 
s'étend du roi fabuleux Pharamond à l'année 1028. 

Adhémar de Monteil, évéqueduPuy, pré- 
lat guerrier et brillant orateur, l'un des prédica- 
teurs de la l re croisade au concile de Clermont; 
m. de la peste à Antioche en 1098. Le Tasse le fait 
figurer dans sa Jérusalem délivrée. 

Adherbal, amiral carthaginois ; vainquit Clau- 
dius Pulcher a. Drépane (Sicile), en 219 av. J.-C. 

Adherbal, fils de Micipsa, roi de Numidie 
en 118. Il fut assiégé et pris à Cirta par son cousin 
Jugurtha et mis à mort par son ordre (113 av. J.-C). 

adhérence [dé-ran-se) n. f. Union intime d'une 
chose à une autre : l'adhérence de deux morceaux 
île cire; l'adhérence des deux feuillets pleuraux est 
fréquente dans la pleurésie. Fig. Attachement aune 
doctrine, à un parti : être soupçonné <V adhérence avec 
les rebelles. 

adhérent [dé-ran], e adj. Forte. -.-nt attaché : 
branche adhérente au tronc. N. Fig. Attaché à un 

•ti, à une doctrine, etc. 

adhérer [dé-ré] v. n. (préf. ad, et lat. hmrere, 
s'attacher. — Se conj. comme accélérer.) Tenir for- 
ment à une chose: l'épiderme adhère à la peau. 
Fig. Accéder, acquiescer ; adhérer à une doctrine, à 
une clause. Ant. Se détacher, refuser, rejeter. 

adhésif [di-zif], ive adj. O'.i rea-que l'adhé- 
sion : formule adhéswe. Qui .'''"m- e, ■ , plique bien : 
emplâtre adhésif. 

adhésion [dé-zi-on] n. f. Union, jonction : force 
d'adhésion. Fig. Consentement, approbation, acquies- 
cement : donner, refuser son adhésion. 

— Encycl. L'adhésion est la force en vertu de la- 
quelle deux corps mis en contact adhèrent l'un à 
l'autre. Entre deux solides, elle est d'autant plus 
forte que les surfaces sont plus polies et le contact 
plus parfait. 

adhésivement [di-zi-ve-mari] adv. D'une ma- 
nière adhésive. 

adhésivité [dé-zi] n. f. (de adhésif). Faculté 
qui nous porte à nous rapprocher de nos semblables. 
Faculté de fixer fortement l'attention sur une idée. 

ad hoc loc. lat. signif. A cela; pour cela. D'une 
manière directe, positive : faire une réponse ad hoc. 
Homme ad hoc, spécial, connaissant bien la matière 
dont il s'agit. 

ad hominem loc. lat. signif. A l'homme, et qui 
ne s'emploie que dans cette expression : argument 
ad hominem, argument par lequel on confond un 
adversaire en lui opposant ses propres paroles ou 
ses propres actes. 

ad honores loc. lat. signif. Pour l'honneur; gra- 
tuitement. S'emploie en parlant d'un titre purement 
honorifique, sans rétribution : des fonctionsad honores. 

adhuc sub judice lis est loc. lat. signif. Le pro- 
cès est encore devant le juge. Hémistiche d'Horace 
(Art poétique, 78) examinant la question controver- 
sée de l'origine du rythme élégiaque. On emploie 
cette locution pour dire que la question n'est pas 
résolue, que l'accord n'est pas encore fait. 

adiabatique adj. (du gr. adiabatos, impéné- 
trable). Se dit de certaines substances qui s'opposent 
à la transmission de la chaleur. Se dit d'une trans- 
formation d'un corps qui s'effectue sans que celui-ci 
cède de sa chaleur, ou qu'il en reçoive du milieu 
ambiant : détente adiabatique d'un gaz. Se dit de 
ce qui se rapporte à un 
phénomène adiabatique 
ligne adiabatique. 

adiabatiquement 

ke-man] adv. D'une ma- 
nière adiabatique. 

adiabatisme [th- 

mé] n. m. (du gr. a priv., 
et diabaiaein, traverseri. 
Etat d'un gaz qui ne com- 
munique ni ne reçoit au- 
cune quantité de chaleur. 

Adiabène, contrée 

de l'Assyrie ancienne , 
soumise d'abord aux 
Perses, devenue ensuite 
un royaume tributaire 
des Parthes, dont Trajan 
fit la conquête. (Hab. 
Adiabrnifiis. 

adiante n. m. Genre 
de fougères. 

— Encycl. La princi- Adiante. 
pale espèce est Vadiante 

capillaire, appelée aussi capillaire de Montpellier, 
cheveux de Vénus; elle est douée d'une odeur aro- 
matique, d'une saveur légèrement amère. On en fait 
le sirop dit de capillaires, employé comme pectoral. 
On la cultive aussi comme plante d'appartement, 
pour le gracieux aspect de son feuillage. 




ADJ 

adiaphorèse [/tvré-se] n. f. (du gr. a priv., 
et diaphortti», transpiration) ou adiapneustie 
[{>»eus-(f] n. f. (du gr. a priv., et diapneusis, trans- 
piration). Défaut ou suppression de la transpiration. 

adieu loc. elliptique (do rf, et Dieu). Terme de 
civilité et d'amitié quand on se quitte : adieu, 
madame. Sans adieu, au revoir. Dire adieu u une 
chose, y renoncer. N. m. : des adieux touchants. 
Prov. : Adieu paniers, vendanges sont faites, se dit 
quand une chose, une occasion est perdue sans res- 
source. C"cs( ainsi qu'en partant je vous fa 
adieux, vers de Thésée, opéra de Quinault (acte V, 
se. VI). Se dit (souvent par plaisanterie), pour ex- 
primer une dernière vengeance, la plus terrible. 

à-Dieu-va ! loc. interj. Mur. Commandement 
pour mettre la barre dessous dans un virement de 
bord vent devant, manœuvre dangereuse. 

Adige, fleuve d'Italie, qui naît dans les Alpes 
Rhétiques, arrose Vérone, Legnano, et se jette dans 
la mer Adriatique ; 375 kil. 

adimonie [ni] n. f. Genre de coléoptères phy- 
tophages, renfermant des galéruques de l'hémisphère 
nord, de grande taille et de couleur noire ou brune, 
qui vivent à la fin de l'été sur les plantes basses. 

Adinkerke, comm. de Belgique (Flandre-Oc- 
cidentale, arr. de Furnes); 3.400 h. 

adipeux, euse [peu, eu-ze] adj. (du lat. adeps, 
ipis, graisse). Qui a les caractères de la graisse : 
le tissu adipeux constitue sous la peau une couche 
de graisse. 

adipique adj. Se dit d'un acide solide cristal- 
lisé, que l'on obtient par oxydation de certains corps 
gras ou cireux ou par réduction de l'acide mucique. 

adipocire n. f. (du lat. adeps, ipis, graisse, et 
de cire). Gras des cadavres, qui est un savon ammo- 
niacal produit par l'altération des matières animales. 

adipogénie [ni] n. f. (du lat. adeps, ipis, 
graisse, et du gr. genesis, formation). Production 
de graisse dans l'organisme ; l'adipogénie exagérée 
devient l'adipose. 

adipose [pô-zc] n. f. (de adipeux). Maladie pro- 
duite par excès de graisse : les exercices physiques 
garantissent de l'adipose. 

adiposité [pô-zi] n. f. (de adipeux). Qualité de 
ce qui est adipeux. Surcharge graisseuse morbide. 

adipsie [psi] n. f. (du gr. u priv., et dipsa, soif). 
Absence de soif, que l'on observe dans quelques fiè- 
vres et dans certaines maladies mentales. 

adirement [man] n. m. Action d'adirer : l'adi- 
rement d'un titre ne dispense pas le débiteur de rem- 
plir son obligation. 

adirer [?-él v- a. (de à, et dire). Dr. Perdre, éga- 
rer : on a adiré les pièces de ce procès (ce qui signifie 
qu'elles sont à dire, qu'elles font défaut). 

adition [si-on] n. f. (lat. aditio). Dr. Adition 
d'hérédité, acceptation d'une succession 

adjacence [san-se] n. f. ,de adjacent). Propriété 
de ce qui se touche : l'adjaccnce de deux angles. 

adjacent [san], e adj. (pi'éf. ad, et lat. jacere, 
être situé). Qui se touche, at- 
tenant, contigu : terres adja- 
centes. Angles adjacents, an- 
gles qui ont même sommet, 
un côté commun, et sont si- 
tués de part et d'autre de ce 

côté commun : deux angles a, II, anule» adjacents 
adjacents qui ont leurs côtés supplémentaire». 

non communs en ligne droite sont supplémentaires. 
^ adjectif, ive \jiK\ adj. (lat. adjeclivus, qui 
s'ajoute). Qui tient de l'adjectif: locution adjective. 
N. m. Mot que l'on joint au nom pour le qualifier 
ou le déterminer : il y a deux sortes d'adjectifs : 
l'adjectif qualificatif et l'adjectif déterminalif. Adjec- 
tif verbal, v. participe présent. 

adjection [jèk-si-on] n. f. Jonction de deux 
choses : adjection est un terme didactique. 

adjectivement [jèk\ man] adv. Comme ad- 
jectif : nom employé adjectivement. 

Adjmir, province de l'Inde anglaise, dans lu 
Radjpoutana; 500000 h. Capit. Adjmir; 74. 000 h- 

adjoindre v. a. (préf. ad, et joindre. — Se 
conj. comme craindre.) Associer une personne ou une 
chose à une autre comme auxiliaire ou accessoire. 

adjoint [filin], e adj. et n. Aide : professeur 
adjoint. N. m. Magistrat qui remplace le maire. 

— Encycl. Dr. Les adjoints, comme le maire, sont 
élus par le conseil municipal, parmi ses membres. 
Leur nombre est de un dans les communes de 2.500 hab. 
et au-dessous, de deux dans celles de 2.501 à 10.000; 
dans les communes d'une population supérieure, il 
y a un adjoint en plus par chaque excédent de 25.000 
hab., sans que le nombre puisse dépasser douze 
(sauf â Lyon, où il est de dix-sept). A Paris, il y a, 
dans chaque arrondissement, trois adjoints, et quel- 
quefois plus, selon le chiffre de la population, nom- 
més par décret. Le maire peut leur déléguer une 
partie de ses fonctions, et ils le remplacent en cas 
d'empêchement. V. maire, conseil municipal. 

adjonction [jonksi-On] n. f. Action d'adjoindre 
quelqu'un ou quelque chose : adjonction de deux jurés. 

adjudant [dan] n. m. (du lat. adjuvare, aider 
Officier ou sous-officier qui seconde les chefs. Titu- 



*TPCL A L APjeD.NT 




= i £F#fc iv|^' „ , 



Cavalerie, artillerie (trompette). Cette «onnerie n'eut pu la m>m« 
dan» tuui las tég'iaituln do cavaleri*. 

Iaire de l'emploi le phi 
l'armée française. £pptl 
ii-, soonerii 



ADJ 



18 — 



ADO 



appeler l'adjudant. Adjudant-major, officier, parfois 
du grade de lieutenant plus souvent de capitaine. 
Adjectiv. : capitaine adjudant-major. PI. des adju- 
dants-majors. 

adjudicataire [tè-re] n. et adj. A qui une 
chose (fournitures, exploitation, etc.) est attribuée 
dans une adjudication publique : être adjudicataire 
d'une maison, des droits de place, de pesage. 

adjUdicateur, trice n. et adj. Personne qui 
adjuge. 

adjudicatif, ive adi. Qui adjuge -.jugement 
adjudicatif ; sentence adjudicative. 

adjudication [si-on] n. f. (de adjudicatif). 

Marché de travaux ou de fournitures, qui diffère du 
marché de gré à gré en ce qu'il est fait avec publi- 
cité et concurrence : l'adjudication se fait au rabais 
ou à la surenchère. 

— Encycl. Dr. On distingue : 1» l'adjudication 
proprement dite, ou vente que fait une personne de 
ses hiens, meubles et immeubles, soit volontairement, 
soit par autorité de justice ; 2» l'adjudication admi- 
nistrative, marché entre un particulier et l'Etat, le 
département, la commune, etc., pour l'exécution d'un 
travail ou d'une fourniture. Elle a lieu avec concur- 
rence et publicité, ou, exceptionnellement, de gré 
à gré. 

adjugé ! expression elliptique et invar, qui, 
dans les ventes aux enchères, annonce qu'un objet 
a trouvé preneur : personne ne dit mot? Adjugé! 

adjuger [je] v. a. (préf. ad, et lat. judicare, 
juger. — Prend un e muet après le g devant a et o : 
il adjugea, nous adjugeons.) Attribuer en justice à 
l'une des parties une propriété contestée : arrêt qui 
adjuge un legs. Donner des travaux par adjudica- 
tion : adjuger une entreprise. Vendre par adjudica- 
tion publique ou aux enchères : maison qui a été 
adjugée pour dix mille francs. Attribuer, décerner : 
adjuger un prix. 

adjuration [si-07ï] n. f. Action d'adjurer. For- 
mule d'exorcisme qui commence par adjuro te (je 
t'adjure). Prière instante, supplication : Coriolan a 
cédé aux adjurations de sa mère. 

adjurer [ré] v. a. (lat. adjurare). Commander 
au nom de Dieu- Supplier avec instance : on adjura 
vainement Régulus de rester à Borne. 

adjuteur n. m. Celui qui aide. Auxiliaire. 

adjuvant [van], 6 adj. Se dit d'un médicament 
qui seconde l'action du médicament principal : sub- 
stance adjuvante. N. m. : un adjuvant. 

adjuvat [va] n- m. (mot lat. signif. il aide). 
Fonction d'aide en médecine, en chirurgie. 

Adler [1er], riv. de Silésie, affl. gauche de l'Elbe ; 
cours 93 kilom. Sur ses rives fut livrée, en 18ti0, la 
première grande bataille entre la Prusse et l'Au- 
triche. 

AdlercreutZ (Charles-Jean), général suédois, 
un des principaux chefs de la révolution de 1809, 
qui renversa Gustave IV pour donner la couronne 
de Suède à Charles XIII (1757-1815) 

Adlersparre (George, comte d'), général et 
homme politique suédois, qui, avec Adlercreutz, pré- 
para le renversement de Guillaume IV ; il fut ensuite 
écarté du pouvoir par Adlercreutz (1760-1835). 

ad libitum loc. lat. signif. Au choix; à volonté. 
Jouer un passage d'un morceau de musique ad libi- 
tum, c'est le jouer dans le mouvement que l'on veut. 
Ecrite, cette locution s'abrège souvent ainsi : ad lib- 

ad limina apostolorum et par abrév. ad limina 
loc. lat. signif. Au seuil des apôtres, Rome, le saint- 
siège : faire un pèlerinage ad limina. 

Adliswil, comm. de Suisse feant. de Zurich), 
sur la Sihl ; 2.900 h. Filatures; tissage de soie. 

ad litem loc. lat. signif. Pour un procès. Procu- 
ration, mandat ad litem, procuration, mandat, limi- 
tés à tel procès. 

ad litteram loc. lat. signif. A la lettre. S'emploie 
particulièrem. dans cette phrase : citer un auteur 
ad litteram. 

ad majorem Dei gloriam loc. lat. signif. Pour 
la plus grande gloire de Dieu, devise de l'ordre des 
jésuites. Les initiales A. M. D. G. servent d'épigra- 
phe à la plupart des livres émanés de cette compagnie. 

Admète, fondateur et roi de Phères, en Thes- 
salie, et l'un des Argonautes ; mari d'Alceste, qui 
s'offrit en sacrifice pour prolonger ses jours. Apol- 
lon garda les troupeaux de ce prince, (ilyth.) 

admettre [mc-tre] v. a. (préf. ad, et lat. mit- 
tere, envoyer. — Se conj. comme mettre.) Recevoir, 
agréer : être admis dans une société. Reconnaître 
comme vrai : admettre un principe. Comporter : cette 
affaire n'admet aucun retard. Accueillir favorable- 
ment : admettre une requête- Ant. Eliminer, exclure. 

adminiCUle n. m. (lat. adminiculum). Moyen 
auxiliaire. Dr. Circonstance qui ne forme pas preuve 
complète, mais contribue à faire preuve. 

administrateur, trice [nis-tra] n. Qui régit, 

administre, dirige. Gérant d'une société anonyme. 
Administrateur colonial, fonctionnaire chargé d'un 
service administratif dans une colonie sous les 
ordres du gouverneur. 

— Encycl. Dr. On appelle administrateurs, dans les 
sociétés anonymes, les mandataires pris parmi les 
coassociés et chargés de gérer les affaires sociales. 
Ils sont nommés par l'assemblée générale des ac- 
tionnaires, à moins qu'ils ne soient désignés par les 
statuts. Vis-à-vis des actionnaires et vis-à-vis des 
tiers, les administrateurs encourent des responsabi- 
lités pécuniaires, civiles et parfois pénales, pour in- 
fraction aux lois sur les sociétés, pour fautes de 
gestion, pour distribution de dividendes fictifs, etc. 

administratif, ive [nis-tra] adj. Qui tient 
ou a rapport à l'administration : décision adminis- 
trative. Corps administratif , ensemble des hauts 
fonctionnaires qui concourent à l'administration de 
l'Etat. 

administration [nis-tra-si-on] n. f. Action 
d'administrer, de diriger les affaires publiques ou pri- 
vées, de régir des biens : l'administration des biens 
communaux, des biens d'un mineur; Louis XIV cen- 
tralisa l'administration. Science et art de gouverner 
un Etat : bonne, habite administration. Ensemble 
des employés d'une branche particulière d'un service 
public : administration des postes. L'ensemble des 



services qui s'occupent de l'intendance, des subsis- 
tances, de l'habillement et du campement, des hôpi- 
taux et de la justice militaire : les officiers d'admi- 
nistration sortent de l'école d'administration de 
Vincennes. Administration publique, ensemble des 
pouvoirs chargés de l'exécution des lois. Conseil 
d'administration, réunion de personnes chargées de 
faire observer les statuts d'une société dont elles 
font partie. 

— Encycl. Au point de vue de la compétence ter- 
ritoriale, l'administration est centrale (président de 
la République, ministres, conseil d'Etat, cour des 
comptes); départementale (préfets, sous-préfets, con- 
seils de préfecture et d'arrondissement, conseil géné- 
ral, commission départementale) ; communale (maires, 
conseillers municipaux). 

L'administration est l'ensemble des organes à qui 
incombe l'application des règles auxquellts sont sou- 
mis les rapports entre les particuliers et l'Etat, ainsi 
que les relations réciproques des diverses autorités 
publiques. On distingue l'administration active, qui 
prend des mesures d'exécution; l'administration dé- 
libérative ou consultative, qui contrôle ou éclaire la 
précédente ; l'administration contentieuse, chargée 
d'assurer aux particuliers, pour des jugements ou 
arrêts, le respect des lois administratives. 

Il y a en France trois unités administratives : 
l'Etat, le département, la commune- A ces trois uni- 
tés correspondent les autorités qui constituent : 
l'administration centrale, l'administration départe- 
mentale, l'administration communale. 

administrativement [nis-tra, man] adv. 

Suivant les formes, les règlements administratifs. 

administré [nis-tré], e n. Qui est soumis à une 
administration : maire respecté de ses administrés. 

administrer [nis-tré] v. a. (préf. ad, et lat. 
ministrare, servir). Gouverner, diriger: administrer 
un pays. Conférer : administrer les sacrements. 
Faire prendre : administrer un vomitif. Appliquer : 
administrer des coups de canne. S'administrer v. pr. 
S'attribuer: s'administrer la meilleure part. 

admirable adj. Digne d'admiration : la nature 
est admirable. L'admirable n. m. Ce qui est digne 
d'être admiré. 

admirablement [man] adv. D'une manière 
admirable, parfaite, étonnante. 

admirateur, trice adj. et n. Qui admire : 
peuple admirateur ; les admirateurs de Raphaël. 

admiratif, ive adj. Qui marque l'admiration : 
geste admiratif. Porté à l'admiration : nature admi- 
rative. Point admiratif, v. admiration. 

admiration [si-on] n. f. Sentiment qu'éprouve 
l'âme quand elle est frappée par les caractères du 
beau : être saisi, ravi d'admiration.. Etre, faire 
l'admiration de, être admiré par. Point d'admira- 
tion, signe de ponctuation (!) que l'on met après un 
mot ou une phrase qui exprime l'admiration, l'éton- 
noment. (On dit aussi point d'exclamation, ou point 
admiratif, exclamatif.) Ant. Mépris, dédain. 

admirativement [man] adv. D'une manière 
admirative. (Peu us.) 

admirer [ré] v. a. (préf. ad, et lat, mirari, re- 
garder avec étonnement). Considérer avec admira- 
tion : admirer la vertu, un tableau. Trouver étrange : 
j'admire ses prétention*. Ant. Dédaigner, mépriser. 

admis, e [mi, i-ze] adj. et n. Reçu dans une so- 
ciété, dans une réunion : personne admise; les admis 
sont nombreux. Adopté par l'usage : coutume ad- 
mise. Reconnu exact, véritable : question admise. 

admissibilité [mi-si] n. f. Qualité de ce qui 
est admissible : l'admissibilité d'une proposition. 
Etat de celui qui est admissible à un emploi, à une 
charge, à un grade : candidat porté sur la liste d'ad- 
missibilité. Ant. Inadmissibilité. 

admissible [mi-si-ble] adj. Recevable. vala- 
ble : proposition admissible. Qui, reçu dans un con- 
cours à la première épreuve, est jugé capable de 
subir la seconde : candidat admissible. Substantiv. 
en ce sens : les admissibles à Saint-Cyr. Ant. Inad- 
missible. 

admission [mi-si-on] n. f. Action par laquelle 
une personne ou une chose est admise dans un 
milieu, dans un corps, à une fonction. Le fait d'être 
admis. Admission temporaire, importation en fran- 
chise de certains produits étrangers destinés à être 
réexportés après avoir subi en France un complé- 
ment de fabrication ou de main-d'œuvre. 

admittatur (mot lat. signif. qu'il soit admis) 
n. m. Pièce signée par l'évêque, exigée de tout 
prêtre qui veut dire sa messe dans une paroisse où 
il n'est pas connu. Syn. cei.eeret (qu'il célèbre). 

admixtion [miks-ti-on] n. f. (préf. ad, à, et lat. 
mixtio, mélange). En pharmacie, action d'ajouter en 
mélangeant. 

admodiateur, trice n. et adj.; admo- 
diation n. f. ; admodier v. a. v. amodiateur, 

AMODIATION, AMODIER. 

admonestation [nès-ta-si-on] n. f. (de admo- 
nester). Réprimande, semonce. 

admonester [n'es-té] v. a. (du lat. admonere, 
avertir). Faire une remontrance, une réprimande : 
admonester un écolier paresseux. Dr. Faire une ré- 
primande à huis clos, avec défense de réitérer. (Dans 
ce sens, on dit encore admonéter.) 

admoniteur, trice n. et adj. Qui avertit, 
qui réprimande. 

admonitif, ive adj. Qui admoneste, qui ré- 
primande, qui censure : formule admonitive. 

admonition [si-on] n. f. Avertissement, répri- 
mande. (Peu us.) 

adné, e adj. (préf. ad, et lat. natus, né). Se dit 
de toute partie attachée à une autre et qui semble 
faire corps avec elle : anthères adnées. 

adnotation [si-on] n. f. Réponse que le pape 
fait à une supplique, en se contentant d'y apposer 
sa signature, ce qui signifie accordé. 

adolescence [lès-san-se] n. f. (du lat. adoles- 
cere, croître). Age de la vie qui suit 1 enfance. 

— Encycl. L'adolescence (de 11 à 13 ans jusqu'à 
19 cm 20 ans pour les femmes, de 14 à 16 ans jusqu'à 
23 ou 25 ans pour les hommes) se caractérise par la 
transformation complète de l'individu. 




adolescent [lès-sari], e n. et adj. De ou dans 
l'adolescence : un adolescent ; candeur adolescente. 

Adolphe (saint), évéque d'Osnabruck (Westpha- 
lie), de 1202 à 1222; m. en 122'». Fête le 11 février. 

Adolphe, roman de B. Constant, sorte d'auto- 
biographie, peinture vraie et saisissante de l'incon- 
stance, des inquiétudes et des inconséquences du 
cœur humain (1815). 

Adolphe (Guillaume-Aug.-Ch.-Frédéric), duc 
de Nassau (1817-1905). Renversé en 18C6 par la 
Prusse pour avoir pris le parti de l'Autriche, il 
renonça l'année suivante à ses droits, moyennant 
8.500.000 marks. Il prit, en 
1890, le gouvernement du 

frand-duché de Luxem- 
ourg, à la mort du roi de 
Hollande Guillaume III. Son 
lils Guillaume lui succéda. 

Adolphe de Nassau 
(ordre civil et militaire 
d), ordre de chevalerie 
luxembourgeois, institué le 
8 mai 1858 et comprenant 
cinq grades. Le bijou est une 
croix d'or pattée et pomme- 
lée, émailiée de blanc pour 

les quatre premiers grades, Ordre d'Adolphe de N«,s.u. 
d argent pour le cinquième. 

La décoration pour les militaires est ornée de glai- 
ves. Le ruban est bleu, avec liséré orange. 

Adolphe de Nassau, empereur d'Allemagne 
en 1292, défait et tué par Albert d'Autriche, son 
concurrent à l'empire (1250-1298). 

Adolphe-Frédéric, duc de Holstein-Got- 
torp, évêque de Lubeck, puis roi de Suède en 1751 
(1710-1771). A la faveur de son gouvernement peu 
énergique, se formèrent les factions des Bonnets et 
des Chapeaux. Son fils Gustave III lui succéda. 

adomestiquer [mts-ti-ké] v. a. Attacher à sa 
maison, à son service, etc. (Vx.) S'adomestiquer 
v. pr. Se faire de la maison; s'attacher au service 
de quelqu'un. 

Adon (saint), archevêque de Vienne, en Dau- 
phiné, auteur d'une Chronique universelle; né dans 
le Gâtinais £799-874). Fête le 16 décembre. 

Adanoï [seigneur, souverain maître), nom donné 
à Dieu par les Juifs. 

adonc, adoneques ou adonques [don-ke] 

adv. Alors, dans cet instant. (Vx.) 

AdoniaS [ass], fils de David. Il disputa le trône 
à Salomon, qui le fit mettre à mort (1014 av. J.-C). 

adonide ou adonis [niss] n. f. Genre de re- 
nonculacées vénéneuses d'Europe, à fleurs jaunes et 
rouges, qui abondent dans les blés. 

adonien, enne [ni-in, è-ne] ou adonique 

adj. et n. m. (de Adonis, n. pr.). Se dit des vers com- 
posés d'un dactyle et d'un spondée. 

Adonis [niss], jeune Grec d'une beauté si mer- 
veilleuse que Vénus, éprise de lui, quitta l'Olympe 
pour le suivre à la chasse. Il fut tué par un sanglier, 
et Jupiter, à la demande de Vénus, le changea en 
anémone. (Myth.) On célébrait en son honneur les 
fêtes appelées adonics- Son nom est passé dans la 
langue, et l'on dit d'un jeune homme qui prend un 
soin exagéré de son maintien et de sa parure : c'est 
un Adonis. 

Adonis [l'Adone), poème italien en vingt chants, 
du cavalier Marini, ayant pour sujet les amours de 
Vénus et d'Adonis ; œuvre célèbre, où l'on peut louer 
l'imagination, une versification harmonieuse, mais 
qui est entachée par l'abus du faux brillant et du 
mauvais goût (1623). Ce poème, qui était dédié à 
Louis XIII, exerça une influence fâcheuse sur la 
littérature française et espagnole. 

adoniser [si] v. a. (de Adonis). Parer avec re- 
cherche. S'adoniser v. pr. Se parer avec trop de soin. 

adonné [do-né], e adj. Personne appliquée, li- 
vrée à : adonné aux plaisirs, au jeu. 

adonner (S') [sa-do-né] v. pr. Se livrer entière- 
ment à une chose : adonnons-nous au travail. 

adoptable adj. Qui peut ou doit être adopté. 
adoptant [dop-tan], e n. Celui, celle qui adopte. 
adopté, 6 n- Celui, celle qui est l'objet d'une 
adoption : l'adoptant et l'adopté. 

adopter [dop-té] v. a. (préf. ad. et lat. optare, 
choisir). Prendre légalement pour fils ou pour fille : 
Auguste adopta Tibère. Embrasser, admettre : adop- 
ter le barreau, une opinion. Approuver, sanctionner : 
le Sénat adopte ou rejette les projets de loi votés par 
la Chambre des députés. 

adoptif, ive adj. Qui a été adopté : fils adoptif. 

adoption [dop-si-on] n. f. Action d'adopter. 

— Encycl. Dr. L adoption n'est permise qu'aux per- 
sonnes âgées de plus de 50 ans, qui n'ont, à l'époque 
de l'adoption, ni enfants ni descendants légitimes, 
qui ont au moins quinze ans de plus que l'adopté, et 
qui lui ont fourni pendant six ans au moins des se- 
cours et des soins non interrompus L'adopté sera 
nécessairement majeur et, jusqu'à 25 ans, deman- 
dera le consentement de ses père et mère, car il 
conserve sa place dans sa famille naturelle, tout en 
ajoutant à son nom celui de l'adoptant et en succé- 
dant aux biens de ce dernier. 

La personne qui se propose d'adopter et celle qui 
consent à être adoptée se présentent devant le juge 
de paix du domicile de l'adoptant. L'adoption résulte 
d'une inscription sur les registres de l'état civil, 
après un jugement du tribunal de première instance 
en chambre du conseil, et ce jugement doit être 
confirmé par la cour d'appel, saisie dans le délai 
d'un mois. 

adorable adj. Digne d'être adoré. Par exagér. 
Qui est digne d'être aimé avec passion ; exquis, char- 
mant : mère adorable. 

adorablement [man] adv. D'une manière 
adorable, exquise : un visage adorablement joli. 

adorateur, trice n. Celui, celle qui adore. 
Qui vénère ou qui aime avec excès : les adorateurs 
du pouvoir. 

adoratif, ive adj. Qui a le caractère de l'a- 
doration : culte adoratif. 

adoration [si-on] n. f. Action d'adorer. Affec- 
tion, amour extrême. 



ADO 

Adoration des mages ou des rois [l '). tableau 
d'Alb. Durer, d'un caractère très réaliste, au musée dea 
Offices [Florence] ; de Raphaël (Berlin); de Paul Vé- 




Adoration dea mages, d'après Rubeus. 

ronèse (Dresde) ; de Memling, célèbre triptyque (Ma- 
drid ; de Rubens (Anvers) ; de Poussiu (Louvre) ; etc. 

Adoration des bergers, tableau de Raphaël (Ber- 
lin ; de Ribera Louvre), toile pleine de vigueur et 
d expression ; de Murillo (Madrid) ; etc. 

adorer [ré] v. a. (lat. adora rc. Rendre un culte, 
les honneurs divins : adorer Dieu. Aimer avec ido- 
lâtrie : adorer sa mère, les arts. 

Adorf, v. d'Allemagne (roy. de Saxe), sur l'El- 
ster; 7.000 h. Tissage; filatures! 

Adomo, nom d'une illustre famill» plébéienne 
de Gênes, qui a fourni plusieurs doges a la républi- 
que, du xiv« au xvi» siècle. Le plus fameux, Anto- 
niotto (fin du xiv« s.), plaça sa patrie sous la suze- 
raineté de la France. 

adOS [do] n. m. (de adosser). Valus en terre, ser- 
vant à soustraire les cultures à l'influence des vents 
du nord et à les exposer à l'action du soleil. 

— Encycl. En agriculture, l'ados ou labourage en 
billons s'obtient en formant une succession parallèle 
et continue de terres extraites du sillon, à droite et 
è gauche de ce dernier. Ces terres sont ensuite re- 
prises et rejetées en sens inverse. En horticulture, 
l'ados est un talus composé de terres rapportées et 
adossées contre un mur, et orientées de telle manière 
que le soleil les frappe du matin au soir. On les uti- 
lise pour la culture des primeurs. 

adossé [dosé], adj. Blas. Se dit de deux figures 
ou de deux objets placés dos à dos. 

adOSSement do-se-man] n. m. Etat de ce qui 
est adossé : adossement d'une échoppe à une maison. 

adOSSer [do-sé] v. a. (de à, et dos). Appuyer con- 
tre : adosser un bâtiment contre tut mur. S'adosser 
v. pr. Appuyer le dos contre : s'adosser à la muraille. 

ad ostentationem loc. lat. signif. Par ostenta- 
tion, pour la montre, par orgueil et désir d'ébloui: : 
faire quelque chose ad ostentationem. 

AdOU 01 pays de Quaqua, région de la co- 
lonie française de la Côte d'Ivoire, entre le Bandama 
et le Sassandra. Postes militaires à Grand-Lahou, 
Petit-Lahou, etc. 

Adoua, capit. du Tigré (Abyssinie); V.000 h. en- 
viron. Défaite des Italiens sous les ordres du général 
Baratieri par les Abyssins de Ménélik II, en 18%. 

adoubement [man) n. m. Action d'adouber. 
Cérémonie à la fois religieuse et militaire, qui con- 
sistait dans la remise au nouveau chevalier de ses 
armes et de son armure. Vêtement qui était une dé- 
fense de corps et que portait l'homme de guerre au 
moye^i âge. 

— Escïcl. L'adoubement consistait simplement 
dans une tunique de tissu ou de cuir renforcée par 
des clous, de petites plaques ou des anneaux de 
métal, puis dans une chemise de maille à laquelle 
s'adjoignaient des chausses et des manches de même 
nature- Il était donc très différent de l'armure com- 
posée de pièces de fer ou d'acier battu. 

adouber bi] v. a. (orig. germ.). Chevaler. Re- 
mettre solennellement au nouveau chevalier ses 
armes et son armure. Arranger. (Vx.) ilar. Réparer: 
adouber un navire. On dit mieux radouber) Jeux. 
Aux échecs, aux dames, au trictrac, etc., toucher un 
pion et le mettre sur une case, mais en se réser- 
vant le droit de le replacer sur sa case primitive. 

adouci n. m. (rad. doux). Première façon donnée 
aux glaces brutes et au cristal ébauché par la taille. 

adoucir v. a. Rendre plus doux ce qui est 
amer, salé. Donner le poli à un métal. Fiq. Rendre 
supportable, moins grossier : adoucir la peine, les 
mœurs. S'adoucir v. pr. Devenir plus doux, moins 
dur : le fer s'adoucit par le feu. Ant. Aigrir, irriter. 

adOUCiSSage 'si-sa-je] n. rn. Action d'adoucir 
les métaux. Sorte de poli que l'on donne aux métaux. 

adoucissant ri-sari), 6 adj. Qui adoucit, qui 

calme la souffrance {certaines plantes ont une vertu 

adoucissante. N. m. Médicament adoucissant : le lait 

est un adoucissant. Substance utilisée pour l'adou- 

te : le tripoli, l'émeri sont des adoucissants. 

adoucissement si-se-man n. m. Action d'a- 
doucir : radoucissement dune substance acide, /'"/. 
'. amélioration, diminution de peine : 
l'adoucissement du sort des escla* 

adoucisseur, euse si-seur, cu-ze]n. et adj. 
Ouvrier, ouvrière qui polit lès glaces. 

adoué, e adj. de à, et A tu . En T. de chasse, 
accouplé, apparié : perdrix adouées. 



— 19 — 

Adour, fleuve de France, qui prend sa source 
près du col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées), arrose la 
pittoresque pâlies de Campan, Bs&nères-de-Bigorre, 
Tarbes, Aire, Saint Sever, Dax, Bayonne. reçoit la 
Midouze à droit.'. le gave de Pau et la Nlve 
che, et sejette dans le golle de Qascogne ; cours : 

adoxe [dok-sé] n. m. ou adoxa [doA-saJ n. r. 
Genre de plantes de la famille des rubtaceea, Et odeur 
de musc et antispasmodiques, vulgairement appelles 
moscalelle ou herbe ou musc. 

ad patres loc. lat, signif. Vers les ancêtres. Aller 
ad patres, mourir ; envoyer ad patres, tuer, s'emploie 
toujours familièrement. 

ad perpetuam rei memoriam loc. lat. signif. 
Pour perpétuer le souvenir de la chose, formule qui 
s'inscrivait en tète de certaines bulles contenant la 
solution de difficultés soumises au saint-siège, sur les 
monuments commémoratifs, les médailles, etc. 

adragant [ghan], e adj. [corrupt. de traga- 

canthe). Se dit d'une gomme qui découle d'arbres du 
genre des astragales : ta gomme adragante vient de 
l'Asie Mineure. (On dit aussi gomme D' ADRAGANT.) 

— Encyci.. La gomme adragante, d'une couleur 
blanche, se gonfle dans l'eau froide et prend l'appa- 
renoe d'une gelée. Les pharmaciens l'utilisent pour 
les pastilles, les looehs, etc.; les confiseurs pour les 
crèmes ; enfin, elle sert à la composition des couleurs 
pour l'aquarelle, et à l'apprêt des tissus. 

Adrar, oasis montagneuse du Sahara occiden- 
tal, au sud du Maroc ; 8.000 h. Culture du blé et do 
l'orge. — Ville du Touat (Sahara français); 7.500 h. 

AdraSte, roi d'Argos. Il accueillit Polyniee, 
chassé de Thèbes par son frère Etéoele, et entreprit 
contre celui-ci la guerre dite des Sept-Chefs, dans la- 
quelle Adraste fut tué devant Thèbes. 

ad référendum loc. lat. signif. Sous condition 
d'en référer, formule de chancellerie ; accepter une 
proposition ad référendum. 

ad rem loc. lat. signif. A la chose. Nettement, 
précisément : répondre ad rem. 

adrénaline n. f. (préf. ad, et rein). Subslance 
organique extraite des capsules surrénales et que 
l'on emploie pour arrêter les hémorragies. 

adresse [dré-sé] n. f. (rad. adroit). Dextérité du 
corps : adresse des mains. Finesse de l'esprit : des- 
sein plein d'adresse. Ant. Maladresse, gaucherie. 

adresse [drè-se] n. f. (de adresser). Suscription 
d'une lettre, etc., indiquant la demeure du destina- 
taire : écrivez très lisiblement l'adresse. Endroit où 
quelqu'un demeure : changer d'adresse. Document 
adressé au chef de l'Etat par une assemblée pour 
faire connaître ses vœux, son opinion sur telle ques- 
tion : présenter une adresse. 

— Encycl. Polit. L'adresse est un acte par lequel 
un corps délibérant exprime au souverain ses vœux 
et ses sentiments. Particulièrement, c'est la réponse 
que, dans les monarchies constitutionnelles, le Par- 
lement fait au discours du trône. L'opposition profite 
de la discussion de l'adresse pour présenter des mo- 
tions condamnant tel acte du ministère, ou l'enga- 
geant à modifier telle partie de sa politique. 

adresser [dre-sé] v. a. (de ri, et dresser). En- 
voyer directement : adresser un paquet. Adresser la 
parole à quelqu'un, lui parler. S'adresser (à quel- 
qu'un) v. pr. Lui adresser la parole, une requête. 

Adrets [drè] (François de Beaumont, baron 
des), chef protestant, né et m. à La Frette, près de 
Grenoble (1513-1387). Une injure des Guises l'ayant 
jeté en 1562 dans le parti protestant, il souleva le 
Dauphiné et souilla ses triomphes par d'ignobles 
cruautés. Il obligeait, dit-on, ses prisonniers à sau- 
ter du haut d'une tour sur la pointe des piques de ses 
soldats. Comme l'un d'entre eux hésitait : « Allons 
donc, poltron! est-ce donc si difficile? » s'écria des 
Adrets. « Je vous le donne en quatre! » répliqua 
le soldat. Le baron fit grâce. Il ne prit aucune part 
à la Saint-Barthélémy, et mourut catholique. 

Adria, v. d'Italie (prov. de Rovigo), sur le ca- 
nal Bianco ; 16.000 h. A donné son nom à la mer 
Adriatique, dont les alluvions du Pô l'ont éloignée 
aujourd'hui de plus de 20 kilomètres. Commerce de 
grains, bétail et cuirs. 

Adriana ou Hadriana villa [villa d'Adrien), im- 
mense domaine situé à environ 21 kil. de Rome, au 
pied des collines de Tivoli. L'empereur Adrien y 
avait fait reproduire les monuments et les lieux qu'il 
avait le plus admirés au cours de ses voyages. Ruinée 
par Totila, roi des Goths, pillée ensuite à partir du 
xvt e siècle par les archéologues, elle offre encore 
aujourd'hui un admirable ensemble de ruines 

Adriani (Jean-Baptiste), historien florentin. Son 
Histoire continue celle de Guichardin (1513-1579). 

Adriatique (golfe ou mer), long golfe de la 
Méditerranée, qui baigne l'Italie, l'Autriche, le Monté- 
négro et la Turquie, et communique avec la mer Io- 
nienne par le canal d'Otrante. Le Pô est son princi- 
pal tributaire. 

Adrien ou mieux Hadrien [dri-in], empereur 
romain, né à Rome en 76; il régna de 117 à 138. Fils 
adoptif de Traj an, au- 
quel il succéda, il sut 
donner à l'empire 
vingt années de pro- 
spérité; il encouragea 
l'industrie, les lettres, 
les arts, réforma l'ad- 
ministration, cons- 
truisit à Rome le 
d'Adrien, auj. châ- 
teau Saint -Ange, et 
protégea l'empire con- 
tre les Barbares au 
moyen de fortifica- 
tions continues en 
Germanie et en An- 
gleterre. En 131, il 
promulgua YEdit per- 
pétuel, compilation 
judiciaire rédigée par le jurisconsulte Salvius Julla- 
nus, qui a régi l'empire romain jusqu'à Jnstinien. 
Adrien passa les dernières années de sa vie dans la 
villa Adriana, entouré de poètes et d'artistes. 

Adrien saint , martyr à Nicomédie en 303. On 
l'invoque contre la pi ste. Fête le 8 octobre. 

Adrien I", pape de 772 k 795, né à Rome. 
Allié des Carolingiens, comme son prédéci 
Etienne II, il appela Charlemagnc en Italie contre 
Didier, roi des Lombards, et le créa patrice de Rome. 
Sous son pontificat, se tint le deuxième concile cecu- 




Adrlen. 



ADU 

ménique de Nicée en tut — adriim m. pap 

h 872. il lit condamner le patriarohe Pnotlui par le 

rouelle de Home et l'ee lai 

tomes les communions par le oonoile di 

nople. — Adrien m. pap 

veau condamner el déposer Photius. — Idrikm IV, 

pape de liai a 1 159, 1) ali 

Iieroussc. grâce a l'appui duquel il lit périr sur le 
bûcher Arnaud de Brescia, d ne tarda pas & se 
brouiller avec l'empereur, et ce lut l'origine d.' la 
longue querelle des investitures. Il s'appelait N 
Brbakspbar et fut le seul pape d. 
glaise. — Adrien V, pape en 1270. Il ne régna que 
six semaines. — Adrien VI (Adrien FLORie 
i ueciit en 1489, pape de 1622 ,\ 1528. Précepteur de 
Charles d'Autriche (plus tard Charles Quint , il fut 
envoyé en Espagne comme ambassadeur, fui promu 
à la dignité cardinalice en 1816, devint l'égenl du 
royaume d'abord avec Xiniénes, puis seul, réprima 
la révolte des comniuneros en 1521 (combat de Vil- 
lalar) et fut élu pape l'année suivante. Il se lit re- 
marquer par son savoir et ses vertus, mais déplut 
aux Romains par sa simplicité austère. Aussi en- 
nemi de la Réforme naissante que de l'islamisme, il 
essaya inutilement de réconcilier Charles-Quint et 
François I er sur le terrain de la religion. 

Adrienne Lecouvreur, drame en cinq actes, en 
prose, par Scribe et F. Legouvé (1849!. Il a pour 
sujet la rivalité de la princesse de Bouillon et de la 
grande actrice Adrienne Lecouvreur, éprises toutes 
les deux du maréchal de Saxe. Œuvre forte et pleine 
d'émotion. 

AdrierS [dri-é], comm. de la Vienne, arr. et à 
21 kil. de Montmorillon; l.'JOO h. Carri. 

adrogation [gharsi-on] n. f. (lat. adrogatio) 

Or. rom. Action d'adopter une personne qui n'était 
pas sous la puissance paternelle, maltresse d'elle- 
même, sui juris. 

adroit [droi\, e adj. (de à, et droit . Qui a de 
l'adresse, de la dextérité, lia. Rusé . adroit fripon, 
Ant. Maladroit, gauche, lourd, inepte. 

Adroite Princesse (/') ou les Aventures de Fi- 
nette, nouvelle de Mlle Lhéritier de Villandon, où 
l'auteur cherche à prouver que l'oisiveté est la mère 
de tous les vices, et la défiance la mère de la sûreté. 

adroitement [man] adv. av. 

Adrumète ou Hadrumète, v. de l'Afrique 

ancienne, colonie phénicienne, qui fut longtemps la 
métropole de la Byzacène. Ses ruines, d'époque ro- 
maine, se voient près de Sousse. 

Adry (Jean-Félicissime), bibliographe français, 
né à Vincelotte (Bourgogne), m. à Paris (1749-1818). 
On lui doit de bonnes éditions annotées tle Boccace, 
de La Fontaine, du Télémaquc, etc. 

adSCrit [ad-skri], e adj. (lat. adscriptus). Grain. 
Ecrit à côté : iota adscril. (Peu us.) 

Aduatuques ou Aduatiques, peuple issu 

des Cimbres et des Teutons, établi dans la Gaule, entre 
l'Escaut et la Meuse, lors de la conquête de César 
— Un Aduatuque ou Adualique. 

Adula ou Adule, massif des Alpes Lépon- 
tiennes, en Suisse (3.398 m.), s'élendant du Gotnard 
au Splûgen, et d'où descendent les trois branches du 
Rhin; Boileau le cite dans le Passage du Rhin. 

adulaire [lh-re] adj. Se dit d'un feldspath qui se 
trouve au mont Saint-Gothard (autref. Adule). N. f. ; 
une adulaire. 

adulateur, trice adj. et n. Qui flatte basse- 
ment. F'iatteur, louangeur, flagorneur. 

adUlatif, ive adj. Qui sert à aduler, qui a le 
caractère de l'adulation : vers adulatifs. 

adulation {si-on] n. f. (de adulatlf). Flatterie 
basse, servile. intéressée, 

adulatOire adj. Qui tient de l'adulation : poé- 
sie adulatoire. 

aduler [lé] v. a. (lat. adulari). Flatter basse- 
ment, avec servilité : on n'adule que par intérêt. 

AduliS [liss], nom ancien de Zoulla (v. ci 

adulte adj. et n. (lat. adultus; de atlol 
croître). Parvenu à son complet développement, à la 
période de la vie comprise entre l'adolescence et la 
vieillesse ; un adulte; un homme adulte. 

— Encycl. Les cours d'adultes, destinés soit à 
combler les lacunes laissées par l'école primaire, 
soit à compléter l'instruction précédemment acquise, 
sont créés par le préfet, à la demande du conseil mu- 
nicipal. Les élèves doivent être âgés de treize ans au 
moins. L'enseignement peut être divisé ou varié, sui- 
vant l'instruction des élèves ou les besoins de la région. 

adultérant [tan], e adj. Qui peut adultérer : 
matière adultérante. 

adultérateur n. et adj. m. Celui qui ."relate, 
falsifie : adultérateur de monni t'es, l'eu us. 

adultération 'si-un) n. i Falsiflcatlon : l'adul- 
tération d'une marchandise, d'un (dicament, des 
monnaies. Fig, : l'adultération d'un texte. 

adultère adj. et n. (préf. ail, et lai. aller, un 
autre). Qui viole là foi conjugale : un adulti re; une 
femme adultère. N. m. Violation de la foi 

— Encycl. /)/•• L'adultère peut servir de base a 
une demande en divorce, en d.' corps, en 
désaveu de paternité. Le mari Beul peut porter plainte 
contre sa femme, et réciproquement. L'adultère du 
mari n'est punissable que si le mari a entretenu sa 
niaitresse dans la maison conjugale. La loi 

le meurtre de la femme aduli- 

par le mari, s'il les surprend en flagrant délil dans 

la maison conjugale. La femme adultère poursuivie 

peut être condamnée à un emprise 

mois a deux ans, si le mari ne consenl B ls repi 

iplice est passible de la même peine ei d'une 
amende de 100 a 200 trains. Le conjoinl 
pour adultère peut épouser son complice. 

adultérer [ré] v. a (lat. 
comme accélérer, | Falsifier, altérer, au 
adultérer un remède, un 
adultérin, e adj. et n. Né de l'adultèi 

faut adultérin; une adulte. 

adultérinité n. f Caractère 
adultérin : V adultérinité d'un 
ad unguem loc. lat II 

signif. A l'OnQlr, allusion an dl i n 
tient en passant l'ongle mu' m 
lisse : les vers de Racine sont «./ ». 
du dernier fini (On dit aussi : SOVOI 

■d anum loc. lat, signif. Jusqu'à en seul, jusqu'au 



ADU 



— 20 



AËR 



dernier : Aux Thermopgles, Léonidas et ses Spar- 
tiates se firent tuer ad uiium. 

adurent [ran], e adj. (préf. ad, et lat. urere, 
brûler). Mêd. Ardent, brûlant : soif adurente. 

aduste [dus-te\ adj. (lat. adustus). Brûlé, hàlé 
par le soleil : teint aduste. 

adustion [dus-ti-on] n. f. (de aduste). Cautéri- 
sation par le feu : V adustion est regardée comme 
efficace contre les morsures venimeuses. 

ad usum loc. lat. signif. Selon l'usage, la cou- 
lume : célébrer un anniversaire ad usum. 

ad usum Delphini loc lat. signif. A l'usage du 
Dauphin, nom donné aux excellentes éditions des 
classiques latins entreprises pour le Dauphin, fils 
de Louis XIV, et dont on avait retranché quelques 
passages trop crus. (On emploie ironiquement cette 
formule à propos de publications expurgées ou arran- 
gées pour les besoins de la cause.) 

ad valorem loc. lat. signif. Selon la valeur, et 
qui indique qu'une marchandise importée paye un 
droit d'entrée de tant p. 100 proportionnellement à 
sa valeur. (Les objets importés d'un pays dans un 
autre sont soumis à des droits de douane qui peuvent 
être établis sur deux bases distinctes : ils sont pro- 
portionnels à la valeur des objets [droits ad valorem}. 
ou basés sur la nature des objets importés [droits 
spécifiques].) 

advenir v. n. (préf. ad, et lat. venire, venir. — 
Ce verbe n'est usité qu'aux 3" pers. et à l'infin. : il 
advenait, il advint, etc.) Arriver par accident : quoi 
qu'il advienne. Advienne que pourra, loc. signif. qu'on 
est prêt à subir toutes les conséquences d'une réso- 
lution : fais ce que dois, advienne que pourra. 

adventice [van] adj. (du lat- adventicius). Qui 
vient accidentellement : circonstance adventice. Bot. 
Se dit des plantes (chiendent, ivraie, agrostis, cus- 
cute, orobanche, etc.) qui croissent sur un terrain 
cultivé sans y avoir été semées : les plantes adven- 
tices, dans un champ mal entretenu, ne tardent pas 
à se substituer aux plantes cultivées. 

adventif, ive [van] adj. Bot- Se dit d'un or- 
gane qui se développe dans un point où l'on ne 
trouve pas d'organe de la même nature. (C'est ainsi 
que certaines racines nées sur les tiges, certains 
bourgeons nés ailleurs qu'à l'aisselle des feuilles, 
sont dits racines advenlives ; bourgeons adventifs. V. 
plante.) Dr. anc. Biens adventifs, biens acquis par 
la femme depuis son mariage. (Ils n'augmentaient 
pas sa dot et restaient comme paraphernaux.) 

adverbe [vêr-be] n. m. (préf- ad, et lat. verbum, 
verbe). Gram- Mot invariable, qui modifie le verbe, 
l'adjectif ou un autre adverbe. 

adverbial, e, aux [vèr] adj. Gram. Qui tient 
de l'adverbe : locution adverbiale. 

adverbialement [ver, mari] adv. D'une ma- 
nière adverbiale : les adjectifs employés adverbiale- 
ment restent invariables. 

adverbialiser [ver, zé] v. a. Donner à un mot 
une désinence ou la fonction d'adverbe. 

adverbialité [ver] n. f. Qualité de l'adverbe 
ou d'un mot pris comme adverbe, (feu us.) 

advers [vèr'], e adj. (lat. ad, contre, et versus, 
tourné). Opposé, contraire : candidat advers. (Le 
masc. est peu usité.) Partie adverse, contre laquelle 
on plaide. Fortune adverse, mauvaise chance. 

adversaire [vér-sê-re] n. m. (du lat. adversus, 
opposé). Celui qui est d'un parti opposé, d'une opinion 
contraire, et que l'on combat soit avec les armes, soit 
avec la parole. Compétiteur, concurrent, rival. Ant. 
Allié, partenaire, auxiliaire, défenseur. 

adversatif, ive ruer] adj. Gram. Conjonction 
adversative, qui marque opposition, comme mais, 
cependant, bien que, quoique, etc. 

adversativement [vèr, man] adv. D'une ma- 
nière opposée : adversativement au droit hypothécaire. 

adverse [verse] adj. V. advers. 

adversité [vèr] n. f. (de advers). Sort con- 
traire; infortune, malheur : tomber dans l'adversité. 

ad vitam aeternam loc. lat. signif. Pour la vie 
éternelle, pour jamais, pour toujours. 

adynamie [mi] n. f. (du gr. a priv., et dunamis, 
force). Débilité, prostration physique et morale. 

adynamique adj. Faible, abattu, sans force. 
Mcd. Qui a pour caractère l'adynamie : être dans un 
état adynamique. Se dit aussi des maladies accom- 
pagnées d'adynamie : la fièvre typhoïde est le type 
des maladies adgnamiqucs. 

JEa,, .ille et presqu'île de Colchide, arrosées par 
le Phase, où la Fable place les incidents relatifs au 
mythe de Médée, de Circé et des Argonautes. 

aechmea [ck-mé-a] ou sechmée [ék-mé]n. f. 

Genre de plantes de la famille des broméliacées, 
habitant 1 Amérique tropicale, et dont un grand 
nombre d'espèces sont cultivées dans nos serres. 

aède n. m. (du gr. aoidos, chantre). Poète chan- 
teur '1p l'époque primitive, chez les Grecs : Orphée 
était un aide. 

jUMesiuS [é-dê-zi-uss], philosophe néo-platoni- 
cien, diseipledeJambliqne, né en Cappadoce; m. en 355. 

œdicule [<rj n. m. v. édicule. 

Aédon, épouse de Zéthos, frère d'Amphion. Ja- 
louse de la nombreuse famille de sa belle-sœur Niobé, 
elle résolut d'égorger le flls aîné de celle-ci, mais elle 
tua par méprise son propre fils unique Ityle. Elle se 
donna la mort de désespoir, et les dieux, touchés de 
compassion, la métamorphosèrent en rossignol. 

aegagre [i-gha] n. f. (gr. aigagros). Chèvre sau- 
vage qui habite l'Asie centrale, et surtout la Perse. 

asgagropile n. m. v. bézoard. 

^gatÇS. Géogr. V. Egates. 

^Egeri, nom de deux comm. de Suisse (cant. de 
Zoug), au bord du charmant lac alpestre d'^Egeri : 
Ober-JEgeri a 1.900 h. et Vnter-Mgeri, 2.450 h. 

^gidius. v. egidius. 

aegilops [lopss] n. m. Bot. Genre de graminées 
très voisin des froments, à épis munis de barbes 
raides : l'œgilops croit dans le midi de la France. 
Pathol. Petit ulcère qui se forme dans l'angle in- 
terne des paupières, et qui succède à une petite tu- 
meur appelée anchilops. 

aggophonie n. f. V. égophonie. 




/Ejjosome. 



aegOSOme [gho-zo-me] n. m. Genre de coléo- 
ptères . renfermant de grands longicornes qui vi- 
vent dans toutes sortes de bois. 

^EgOS-PotamOS [ghoss, 
moss] (fleuve de la Chèvre), petit 
fleuve de Thrace , près duquel 
l'amiral lacèdémonien Lysanâre, 
à la fin de la guerre du Pclopo- 
nèse, détruisit la flotte athénienne 
dans une bataille décisive (405 
av. J.-C). 

A. E. I. O. U. (abréviation 
du lat. Austrix est imperare orbi 
universo). Devise de la maison 
d'Autriche V. austrls. 

Aelbeke, comm. de Belgi- 
que (Flandre-Occidentale, arr. de 
Courtrai); 2 000 h. 

.asiia Capitolina , nom 

donné à Jérusalem par l'empereur Hadrien, lorsqu'il 
y eut, en 122 ou 131, envoyé une colonie romaine. 

Aeltre, v. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. 
de Gand) ; 7.420 h. Filatures, amidonneries. 

./Enésidème, philosophe sceptique, né à Gnosse 
(Crète). Il professa à Alexandrie (i" s. av. J.-C). 
C'est le plus célèbre représentant du scepticisme em- 
piriste, doctrine qui n'attribue de valeur qu'aux phé- 
nomènes, qu'à la réalité perceptible. Il fut l'un des 
précurseurs du positivisme moderne. 

.dSpinUS [nuss] (François-Ulrich Hoch, dit), 
physicien allemand, né à Rostock. On lui attribue la 
première idée de l'électrophore et du condensateur 
électrique (1724-1802). 

aepiornis [niss] n. m. Genre d'oiseaux gigantes- 
ques, auj. disparus, dont on a retrouvé les ossements 
à Madagascar. (L'œuf de l'sepiornis avait une conte- 
nance de 8 litres et équivalait à 150 œufs de poule.) 

aequo animo loc. lat. signif. D'une âme égale, 
avec constance : le sage supporte sequo animo les 
coups de l'adversité. 

aequo puisât pede m. lat. signif. Frappe d'un 
pied égal, et appliqués par Horace (Udcs, I, 4, 13) à 
la mort qui pousse d'un pied indifférent la porte 
des palais et celle des chaumières. 

aérable adj. Qui peut être aéré.'que l'on doit 
aérer : les ateliers doivent être aèrables. 

aérage n. m. ou aération [si-on] n. f. Ac- 
tion d'aérer : conduit d' aérage ; l'aération assainit. 

V. VENTILATION. 

aérant [ran], e adj. Qui est propre à donner 
de l'air, à faire circuler l'air : ouverture aérante. 

serarium [om'] n. m. (de aes, aeris, argent). 
Trésor public et administration des caisses de l'Etat 
dans l'ancienne Rome. 

aéré, e adj. Qui est à bon air : maison bien aérée. 

aère perennius, mots d'Horace signif. Plus du- 
rable que l'airain. V. exegi monumentum. 

aérer [ré] v. a. (du gr. aêr, air. — Se conj. comme 
accélérer). Donner de l'air : aérer un atelier. 

aériCOle adj. (du lat. aer, aeris, air, et colère, 
habiter). Se dit des plantes qui vivent tout entières 
dans l'air, comme certaines orchidées. 

aeride n. f. Orchidée à fleurs très belles, géné- 
ralement pourpres ou jaunes, et qui est originaire 
de l'Inde. 

aérien, enne [ri-in, è-ne] adj. Formé d'air; de 
la nature de l'air ; corps aérien. Qui se passe dans 
l'air : phénomène airien. Qui vit ou croit dans l'air, 
par opposition à aquatique : plante aérienne. Fig. 
Léger, vaporeux : tissu aérien; démarche aérienne. 
Peuple aérien, les oiseaux. Esprits aériens, anges, 
génies, etc. Voies aériennes, conduits aériens, la- 
rynx, trachée, bronches. 

aeriennement [ri-é-ne-man] adv. D'une ma- 
nière aérienne. 

aerifère adj. Qui conduit l'air : tube aêrifbre. 

V. AÉROPHONE. 

aerifleation [si-on] n. f. Opération par la- 
quelle on fait passer à l'état gazeux une matière so- 
lide ou liquide. Résultat de cette opération. 

aérifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) 
Faire passer à l'état d'air, de gaz. 

aériforme adj. Qui a les propriétés physiques 
de l'air : fluide aériforme. 

aériser [zé] v. a. Syn. de aérifier. 

aérivore adj. Qui vit d'air, qui se nourrit d'air. 

aérobie [H] adj. (du gr. aêr, aeros, air, et bios, 
vie). Se dit d'êtres microscopiques vivant à l'air 
libre : ferment aérobie. N. m. : un aérobie. Ant. 
Anaérobie. 

— Encycl. L'oxygène semble également indispen- 
sable à tous les êtres vivants; mais, tandis que les 
animaux et les végétaux supérieurs l'empruntent à 
l'atmosphère ou à l'air en dissolution dans l'eau, 
certains organismes inférieurs et généralement mi- 
croscopiques le puisent dans des combinaisons sta- 
bles, qu'ils décomposent; ils provoquent ainsi des 
fermentations. Tels sont les ferments du vin, de la 
bière, des fumiers, qui prennent l'oxygène du sucre 
et des substances organiques. 

aérocave n. m. Machine capable de se soute- 
nir dans l'air. V. aviation. 

aérocyste [s/s-îe] n. f. (du gr.aéV, aeros, air, et 
kuslis, vésicule). Vésicule gazeuse de la fronde de 
algues. 

aérodrome n. m. (du gr. aêr, aeros. air, etclro- 
mos, course). Endroit où l'on prépare le lancement 
des ballons. 

aérodynamique n. f. Syn. de pneumatique. 

aérographe n. (du gr. aêr, aeros, air, et graphe, 
description). Personne qui écrit sur l'air, sur ses 
propriétés. 

aérographie [fi] n. f. Description de l'air. 

aérographique adj. Qui concerne l'aérogra- 
phie -.carte aérographique. 

aérohydroplane n. m. (du gr. aêr, aeros, 
air, hudâr, eau, et de jilaner). Nom donné à des ap- 
pareils qui glissent à la surface de l'eau et sont ac- 
tionnés par des hélices aériennes. 

aérolithe n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et lilhos, 
pierre). Nom donné à des masses minérales tombant 
des profondeurs de l'espace céleste sur la surface de 
la terre. 

— Encycl. Les aérolithes sont des débris plané- 
taires qui circulent dans l'espace et qu'attire notre 



globe lorsqu'ils passent suffisamment près de nous; 
en traversant notre atmosphère, le frottement de 
l'air les échauffe et produit une fusion superficielle. 
Leur chute est généralement accompagnée de phé- 
nomènes lumineux et souvent d'un bruit de détona- 
tion. Quelques-uns atteignent un poids considérable. 

aérolithique adj. Qui est propre aux aérolithes. 

aérologie [jt] n. f. (du gr. aêr, aeros, air, et 
logos, discours). Partie de la physique qui traite des 
propriétés de l'air. (Peu us.) 

aérologique adj. Qui a rapport, qui appar- 
tient^ l'aérologie : discours, traite aérologiqve. 

aéromanèie [si] n. f. (du gr. air, aeros, air, 
et manteia, divination). Art de prédire l'avenir par 
certaines apparences manifestées en l'air. 

aéromancien, enne [si-in, è-ne] adj. Qui a 

rapport à l'aéromancic. -N. Personne qui pratique 
l'aéromancie. 

aeromel [mil'] n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et 
mel, miel). Miel aérien (nom donné à la manne). 

aéromètre n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et me- 
tron, mesure). Instrument qui sert à déterminer la 
densité ou la raréfaction de l'air. 

aérométrie [tri] n. f. (de aéromètre). Science 
des propriétés physiques de l'air. 

aérométrique adj. Qui a rapport à l'aéro- 
métrie : expériences aérométriques. 

aéromoteur n. m. Moteur actionné par l'air- 

aëronat [na] n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et 
natare, nager). Ballon dirigeable à moteur. 

aëronaute [no-te] n. (du gr. aêr, aeros, air, et 
nautês, navigateur). Personne qui parcourt les airs 
en aérostat. 

aéronautique [nul adj. Qui a rapport à l'aé- 
rostation ; observation aéronautique. N. f. Science 
de l'aérostation. Art de fabriquer les aérostats. 

aéronef [nèf] n. m. Appareil à l'aide duquel on 
tente_ de s'envoler et de se diriger dans les airs. 

aérophane adj. ( du gr. aêr, aeros, air . et 
phanos, transparent). Qui a la transparence de l'air. 

aérophobe adj. et n. (du gr. aêr, aeros, air, 
et phobos, crainte). Qui redoute le contact de l'air : 
les aérophobes sont des névrosés. 

aérophobie [bt] n. f. Crainte maladive de l'air 
(symptôme de diverses maladies nerveuses). 

aeroplione n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et 
phônê, voix). Appareil à air comprimé, qui amplifie la 
voix humaine et la rend perceptible à grande distance. 

aérophore n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et 
phoros, qui porte). Appareil destiné à conduire l'air 
dans les endroits viciés. (On dit aussi aerifère.) 

— Encycl. L'aérophore a été inventé, en 1873, par 
Denayrouse, ancien officier de marine. Il est em- 
ployé pour les caissons ou cloches à plongeurs et 
dans les galeries des mines. 

aéroplane n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et de 
planer). Machine capable de se soutenir dans l'air, 
sans être plus légère que lui, en vertu de la pres- 
sion du vent sur des surfaces inclinées : l'aéroplane 
deTatin (1870), de Lanqley (189G), de Lilienthal(mb), 
de Ludivig (1897), de Santos-Dumont (1906-1907), etc. 
V. aviation. 

aèroscaphe [ros-ka-fe] n. m. (du gr. aêr, aéra, 
air, et skaphe, barque). Bateau à voiles, c'est-à-dire 
mû par l'air, par opposition à pyrosraphe. 

aérOSCOpe [ros-ko-pe] n. m. (du gr. aêr, aeros, 
air, et skopein, examiner). Instrument destiné à re- 
cueillir, pour les étudier, les poussières microsco- 
piques en suspension dans l'air. 

aérOSCOpie [ros-ko-pi] n. f. (de aéroscope). Mé- 
thode pour faire des observations sur l'air; art 
d'étudier l'atmosphère. 

aérosphère [ros-fê-re] n. f. Masse d'air qui 
entoure notre globe. (On dit mieux atmosphère.) 

aérostat [ros-ta] n. m. (du gr. aêr, aeros, air, et 
statos, qui se tient). Appareil rempli d'un gaz plus léger 
que l'air et qui peut ainsi s'élever dans l'atmosphère. 

— Encycl. Un aérostat comprend essentiellement 
deux parties : le ballon ou enveloppe, formé d'un 
tissu (généralement de taffetas), rendu imperméable, 
et qui est gonflé à l'aide du gaz hydrogène ou du 
gaz d'éclairage; la nacelle, panier d'osier suspendu 
par de petites cordes à un filet qui entoure complè- 
tement la partie supérieure du ballon. En vertu du 
principe d'Archimède. l'aérostat s'élève jusqu'à ce 
qu'il soit arrivé dans des couches assez raréfiées 
pour que la différence du poids de l'air déplacé et 
du poids du gaz intérieur soit égale au poids de 
l'enveloppe et de la nacelle. L'aéronaute est muni 
d'une provision de lest (en sacs de sable), dont il 
jette une partie quand il veut s'élever davantage. 
Pour redescendre, il ouvre, au moyen d'une corde, 
une soupape pratiquée à la partie supérieure du 
ballon, et par laquelle s'échappe une partie du gaz 
intérieur qui est remplacé par de l'air. — Les aéros- 
tats ont été imaginés par les frères Montgolfter, 
d'Annonay. qui tentèrent leur première expérience 
le 5 juin 1783. Depuis ce temps, ils ont rendu de 
grands services aux armées françaises, notamment 
a la bataille de Fleurus (1794) et pendant la guerre 
frnnco-allemande de 1870-1871 ; en outre, ils contri- 
buent chaque jour au progrès de la météorologie 
en permettant l'étude des hautes régions de l'atmos- 
phère. Les plus hautes altitudes atteintes par les 
aéronautes ne dépassent pas 10 kil. ; l'homme, d'ail- 
leurs, ainsi que le prouvent de nombreux accidents, 
ne saurait vivre à cette hauteur ; des ballons-sondes 
portant des appareils enregistreurs de phénomènes 
météorologiques ont atteint 15 kilomètres. Le pro- 
blème de la direction des ballons n'est pas encore 
complètement résolu, malgré les nombreuses tenta- 
tives qui ont été faites par Renard, Rrebs, Tissan- 
dier, de La Vaulx, Santos-Dumont, etc., mais les 
grands progrès effectués dans l'allégement et la puis- 
sance des moteurs de petit volume permettent d'es- 
pérer la solution de ce problème, et, après les essais 
heureux de Lebaudy (1903-1905), l'armée française a 
été dotée en 1906 de son premier ballon dirigeable. 
Patrie. — Une école militaire aérostatique a été 
organisée à Meudon (parc de Chalais) en 1871. 

aérostation [ros-ta-si-on] n. f. Art de con- 
struire et de diriger les aérostats. 

aérostatique [ros-ta] adj. Qui a rapport à 
l'aérostation : parc aérostatique. N. f. Théorie de 
l'équilibre de l'air et, plus particulièrement, théorie 
des aérostats. (Syn. dans ce sens de aéronautique.) 



AER 



21 — 



A F V 




AÉROSTATION ( V. AVIATION). 



aèrostier [ms-ti-é\ ou aérostatier 'ros-ta- 

ti-(] n. m. Celui qui dirige un aérostat. Soldat d'un 
corps créé pendant la Révolution pour la manœuvre 
des aérostats militaires. Soldat préposé à la ma- 
nœuvre des aérostats militaires. 

aerotherapie [pt] n. f. (du gr. aèr, aeros, air, 
et therapeia, traitement). Guérison des maladies par 
l'air comprimé, raréfié ou plus ou moins saturé de 
substances médicamenteuses. 

AerSChOt, v. de Belgique ( Brabant, arr.de 
Louvain), sur la Demer; 7.230 h. 

Aerseele , comm. de Belgique (Flandre-Occi- 
dentale, arr. de Thielt); 3.150 h. 

Aertrycke, comm. de Belgique (Flandre-Occi- 
dentale, arr. de Brugesj; t. 000 h. 

AertSelaer, comm. de Belgique (prov. et arr. 
d'Anvers] ; 2.300 h. 

.5ÏSChi ou ESCbi, comm. de Suisse 'cant. de 
entre Thoune et Interlaken; 1.200 h. Sta- 
tion climalérique 8'i0 m.). 

aeschne [es-kne] n. f. Grande libellule, à vol ra- 
pide et poissant, qui dévore les abeilles. 

aeschynanthe [4»JH] n. f. Plante de la fa- 
mille des gesnéracées, croissant dans les Indea 
orientales, et dont plusieurs espèces cultivées dans 
nos serres donnent des fleurs brillamment colorées. 

aeSCUlacees r ès-ku-la-sé] n. f. pi. Famille de 

Fiantes dicotylédones, comprenant des arbres de 
Inde, et dont le marronnier (sesculus) est le type- 
S. une vsculacée. (On dit aussi escklinées.) 

./Esopus [puni, o'lébre acteur tragique romain, 
•mi de Pompée et de Cicéron. 
X. 



aes triplex m. lat. signif. Triple airain, et dont se 
sert Horace iOdes, i, 3, 9) pour caractériser l'audace 
du premier navigateur. (On rappelle cette locution 
pour exprimer l'intrépidité, ou la dureté du cœur.) 

aeternum vale. V. supremum vale. 

asthrioSCOpe [os-ko-pe] n. m. (du gr. aithria, 
fraîcheur, et skopein, explorer). Instrument propre 
à mesurer le rayonnement calorifique de la surface 
de la terre vers les espaces célestes. 

aethuse [tu-ze] n. f. Genre d'ombelliféres. com- 
prenant des herbes dont le type est la petite cigui. 

aetite n. f. Trioxyde de fer, vulgairement ap- 
pelé pierre d'aigle, parce que, suivant une légende, 
les aigles portaient cette pierre dans leur nid pour 
faciliter la ponte. 

AétiUS [«ï-ims], général romain, né en Mresic 
vers la fin du iv« siècle, assassiné en 156. Elevé «fans 
les gardes du palais, il parvint, sous l'empereur Va- 
lentinien III, aux plus hautes dignités militaires et 
fit mettre à mort son rival Bonit'acc (432). Quand 
Attila fondit sur la Gaule, il fut asseï habile pour 
précipiter contre lui tous 1rs peuples germaniques 
établis ou campés en deçà du Rhin, et, secondé par 
Théodoric et Mél les Huns aux champs 

Catalauniques (461 . .Jaloux de sa gloire et de son 
prestige, valentinien III l'assassina de sa propre 
main. 

Afar. v. Danaul. 

Afer (Domitins), orateur romain, né fi Nîmes, 
consul sous Caligula (16 av. J.-C. — 59 apr.) ; il fut le 
maître de QuinlQien. 

affabilité 'a-fa n. f. Me affable). Aménité, cour- 
toisie, qualité des personnes douces et bienveillantes. 



affable ailj. (lat. affabilit; de fari ad, parler à). 

Qui a de l'affabilité. Aimable, courtois. Ant. Bourru. 

affablement \a-fa-ble-man\ adv. Avec affabi- 
lité : accueillir quelqu'un affablement. 

affabulation [a-fa, si-on] n. f. (lat affiilmla 
lia). Sens moral d'une faille Arrangement îles faits 
constituant la trame d'un roman. 

affadir [a-fa] v. a. Rendre fade : affadir une 
sauce. Affadir le cœur, causer du dégoût. Fig. Rendre 
froid, insipide : affadir une tpigramme. 

affadissant 'a-fa-di-sun], e adj. Propre a affa- 
dir. Insipide. Fii/. Fatigant : flatteries affadissantes. 

affadissement [a-fa-di-se-man] n. m. El 
ce qui devient fade : iaffadU$tmeni d'un ragoût. 
Fig. : louer /usr/u'à l'affadissement. 

affaibli, 6 [a-fè] adj. Dont les foi s ont di- 
minue : jnrsniiiii; affaiblie par la maladie. Don! 
l'intensité est plus faible : son «//./■ 

affaiblir [a-fr] v. a. ncniic raible : 
nence affaiblit />■ corpê, Fig Diminuer l'activité, 
l'intensité, l'énergie d'une chose : a 
affaiblir un client trop posé. S'affaiblir v. pr 
nir faible : la i ne d> i oieillardi l'affaiblit. 

affaiblissant [a-fé-bli^an], e adj. Qui affai- 
blit : régime affaiblissant. Ant. Réconfortant. 

affaiblissement a, m. i>i- 

mlnutlon de force, d'actif Ile, au pi 

affaiblisseur, euse [a-fé-bl 
Se dit principalemeoi s i ai 

d.'s solutions dans Lesquels on pi 
qui ont subi un 61 
loppein.i.i Le bail iflaibU 
ploient iouvei luits dangi 



AFF 



— 22 — 



AFF 



prussiatc rouge de potasse, par exemple, ne don- 
nent pas toujours des résultats très appréciables.) 
N. m. : un affaib tisseur. (On dit aussi réducteur.) 

affainèantir (S') [sa-fé] v. pr. (rad. fainéant). 
Devenir mou, lâche. 

affaire [a-fé-re] n. f. (de d, et faire). Tout ce qui 
est l'objet d'une occupation. Transaction commer- 
ciale ; entreprise quelconque : négocier une affaire. 
Chose qui cause des embarras, de l'inquiétude; soin, 
souci, difficulté, danger : assoupir une affaire. Pro- 
cès : plaider une a/faire civile, criminelle. Combat : 
affaire très chaude, affaire d'honneur, duel. Faire 
son affaire (à soi-mfme), réussir, s'enrichir. Faire 
son a/faire (à un autre), le châtier ou le tuer. Avoir 
affaire à quelqu'un, avoir besoin de lui parler. On 
dit aussi par menace : il aura affaire à moi! Avoir 
affaire avec quelqu'un, être en rapport avec lui. J'ai 
fais mon a/faire, je m'en charge. Il fait mon affaire, 
il me convient. Se tirer d'affaire, se procurer une 
position honorable, ou sortir d'un mauvais pas. 
PI. Intérêts de l'Etat ou des particuliers : les a/fai- 
res vont mal. Choses usuelles, objets d'habillement 
et de toilette : mettre ses affaires dans une malle. 
Prov. : Les affaires sont les affaires, les considéra- 
tions d'intérêt excluent toutes les autres. Il vaut 
mieux avoir affaire à Dieu qu'à ses saints, il vaut 
mieux s'adresser au chef qu'aux subordonnés. 

Affaires étrangères (ministère des). Le ministère 
des affaires étrangères est l'organe des relations du 
gouvernement français avec les puissances étrangè- 
res. Il fait en outre recueillir au dehors tous les 
renseignements de nature à servir notre influence et 
prête ses bons offices aux intérêts de nos nationaux 
à l'étranger. L'administration centrale comprend : 
le cabinet du ministre, les quatre directions des 
affaires politiques, des consulats et des affaires com- 
merciales, des archives, des fonds et de la comptabi- 
lité. Le service extérieur comprend : le corps diplo- 
matique et consulaire, les drogmans et interprètes, 
les commis expéditionnaires de chancellerie, etc. 
Dans le but de favoriser les intérêts nationaux à 
l'étranger, des attachés commerciaux ont été insti- 
tués auprès des postes diplomatiques. 

affairé [a-fé-ré], e adj. Qui a ou parait avoir 
beaucoup d'affaires : avoir l'air affairé. 

affairement [a-fè-re-man] n. m. Etat d'une 
personne affairée. 'Peu us.) 

affaissement [a-fè-se-man] n. m. Etat de ce 
qui e*>t affaissé. Accablement, abattement. 

affaisser [a-fé-sé] v. a. (de à, et faix). Faire 
ployer, courber sous le faix. Faire baisser : /// pluie 
affaisse le sol. Fig- Accabler : être a/faissé sous la 
poids des années. S'affaisser v. pr. Se courber. Etre 

àffaitage [a-fè] ou affaitement [a-fè-te-man] 

n. m. Action de dresser un oiseau de proie. Façon- 
nage des cuirs. 

affaiter [a-fè-té] v. a. (lat. a/fectare). Apprivoi- 
ser, en parlant d'uu oiseau de proie. Façonner, en 
parlant des cuirs. 

affalement [a-fa-le-man] n. m. Pop. Accable- 
ment, découragement. 

affaler [a-fa-lé\ v. a. (holl. afhalcn). Faire des- 
cendre : affaler un cordage. S'affaler v. pr. S'ap- 
procher trop de la cote, en parlant d'un navire. Fam. 
Se laisser tomber. 

affamé, e [a-fa] adj. et n. Qui a faim : loup 
affamé. Fig. Avide : affamé de gloire. Ant. Rassasie. 

affamement [a-fa-me-man] n. m. ou affa- 
mation [a-fa-ma-si-on] n. f. Action d'affamer. 

affamer [a-fa-mé] v. a. (du lat. famés, faim). 
Faire souffrir de là faim; priver de vivres : affamer 
une rille. Ant. Rassasier, gaver. 

affameur, euse [a-fa, eu-ze] n. et adj. Celui, 
celle qui affame. 

affangissements [ji-se-man] n. m. pi. Amas 

de fange, de vase, dans le lit des cours d'eau. 

affanure [a-fa] n. f. (du lat. ad, à, et fxnum, 
foin). Portion de blé par laquelle on paye les mois- 
sonneurs, dans quelques provinces. 

afféage [a-fê] n. m. Dr. anc. Droit qui était diï 
pour chaque feu d'un village. 

afféagement [a-fé-a-je-man] n.m. Action d'af- 
féager. 

afféager [a-fê-a-jê] v. a. (de à, et fêagc. — Prend 
un e muet après le g devant a et o : il afféagea, 
vous afféageons.) Aliéner une partie des terres nobles 
d'un fief pour être tenues en flef ou en roture par 
l'acquéreur, à la charge d'une redevance. 

affectable [a-fèk] adj. Qui est susceptible de 
s'affecter. Qui peut être hypothéqué. 

affectant a-fèk-tan], e adj. Qui affecte. 

affectation [a-fék-ta-si-on] n. f. (de affecter). 
Destination, emploi dans un but déterminé : affec- 
tation d'une somme à une dépense, d'un édifice à un 
usage. Manière d'être ou d'agir qui n'est pas natu- 
relle : parla- tirer affectation. Simulation. Ant. Na- 
turel, simplicité, aisance. 

affecté, e [a-fèk] adj. Qui n'est pas naturel : 
modestie affectée. Outré, exagéré : louange affectée. 

affecter [a-fèk-té] v. a. (lat. affectare). Faire un 
usage fréquent de : affecter certains mots. Faire os- 
tentation de; feindre: affecter des dehors vertueux . 
Prendre une forme : affecter une forme pyramidale. 
Destiner à un usage : affecter des fonds à une dépense. 
Toucher, émouvoir : son étal m'affecte. S'affecter 
v. pr. Ressentir une impression pénible : l'égoïste 
voudrait ne s'affecter de rien, et tout l'affecte. 

affectibillté [a-fèk] n. f. Etat d'une personne 
facilement affectable. 

affectif, ive [a-fèk] adj. Relatif aux affections 
de l'âme : phénomènes affectifs. Qui marque l'affec- 
tion : geste, affectif. Sensible : nature affective. 

affection [a-fèk-si-on] n. f. (lat. affectio). Atta- 
chement, amitié tendre : affection maternelle. Im- 
pression : affections de l'âme. Mcd. Etat maladif : 
affection nerveuse. Ant. Antipathie, haine, aversion. 

affectionné \a-fèk-si-o-né\, 6 adj. et n. Aimé, 
recherché : affectionné .de tous. Attaché de cœur, dé- 
voué : je vous suis affectionné. 

affectionnément [a-fék-si-o-nê-man] adv. 
Avec affection. 

affectionner [a-fèk-si-o-nè] v. a. Aimer, avoir 

de l'affection : affectionner Ifitude. Ant. Haïr, abhor- 
rer, détester. 



affectivité [a-fèk] n. f. Fonction générale sous 
laquelle on range les phénomènes affectifs. 

affectueusement [a-fék-tu-eu-ze-man] adv. 
D'une manière affectueuse. Tendrement. 

affectueux, euse [a-fék-tu-eù, eu-ze] adj. 
Plein d'affection. Ant. Froid, haineux, malveillant. 

affectUOSité [a-fèk, zi-té] n. f. Qualité d'une 
personne affectueuse. 

affenage [a-fe] n. m. Action d'affener, de don- 
ner la pâture : l'affenage des bestiaux. (Peu us.) 

affener [a-fe-né] v. a. (préf. ad, et lat. fxnum, 
foin. — Se conj. comme amener.) Pourvoir de four- 
rage les bestiaux. (On dit aussi affenager.) 

affenoir [a-fe] n. m. Syn. de abat-foin. 

afférent [a-fé-ran], e adj. Qui revient à cha- 
cun : portion, part afférente. Méd. Qui apporte un 
liquide à un organe : vaisseaux afférents. 

affermable [a-fér] adj. Qui peut être affermé. 

affermage [a-fér] n. m. Action d'affermer : 
l'affermage des terres. Bail a ferme : payer l'affermage, 

affermataire [a-fér-ma-tè-re] n. Personne qui 
prend à ferme. 

affermateur, trice [a-fèr] n. Celui, celle qui 
donne à ferme. 

afferme n. f. Syn. de fermage. (Vx.) 

affermer [a-fér-mé] v. a. Donner ou prendre a 
ferme : affermer une jtropriété. 

affermir [a-fèr] v. a. Rendre ferme, consoli- 
der : la gelée affermit les chemins. Fig. : affermir le 
pouvoir. Ant. Affaiblir, ébranler. 

affermissement [a-fèr-mi-se-man] n. m. Ac- 
tion d'affermir. Etat de la chose affermie, au prop. 
et au fig. : l'affermissement des chairs, de la sauté. 

affété, 6 [a-fê] adj. (de affaiter). Plein d'affecta- 
tion dans son air, son langage : être affété dans ses 
manières. 

afféterie [a-fé-te-rî] n. f. (de affété). Petites ma- 
nières étudiées, recherchées : afféterie du langage- 

affettUOSO [af-fét-tou-o-zo] adv. Terme de mu- 
sique italien, indiquant que le morceau doit être rendu 
à l'aide d'accents marqués de tendresse et de douceur. 

affourage n. m. V. afforage. 

affichable [a-fi] adj. Qui peut être affiché 

affichage [a-fi] n.m. Action d'afficher : tout pro- 
priétaire peut empêcher l'affichage sur ses immeubles. 

affichant \a-fi-chan], e adj. Compromettant. 

affiche ^a-fi-che] n. f. Avis placardé dans un 
lieu public. Fig. Indice moral : la vanité est l'affiche 
de la sottise. 

— Encvcl. Dr. Un droit de timbre frappe les affi- 
ches qui ont trait à. des intérêts privés et celles qui 
sont apposées pour des particuliers, exception faite 
des affiches électorales et manuscrites contenant ex- 
clusivement des offres et demandes d'emplois. Les 
affiches peintes ou fabriquées en torrte autre matière 
que le papier sont, lorsqu'elles sont apposées sur les 
murs, soumises à un droit de timbre par mètre carré. 
Les affiches des actes émanés de l'autorité publique 
peuvent seules être imprimées sur papier blanc- La 
loi pénale réprime la lacération des affiches. 

affAchement [a-fi-che-man] n. m. Syn. de affi- 

CIIAOE. 

afficher [a-fi-ché] v. a. (de d, et fiche). Poser- 
une affiche : afficher une ordonnance de police. Fig. 
Rendre public : afficher sa honte- Montrer avec affec- 
tation : afficfier des prétentions. S'afficher v. pr. Se 
faire remarquer: s'afficher en public avec des mau- 
vais sujets. (Se prend en mauv. part.) 

afficheur [a-fi] n. m. Qui pose les affiches. 

affidavit [vif] n. m. invar, (mot lat. signif 
il affirma). Dans certains pays, déclaration sous 
serment faite devant une autorité, par exemple par 
le porteur étranger de certaines valeurs d'Etat, 
qui veut s'affranchir de l'impùt dont ces valeurs sont 
frappées dans leur pays d'origine : valeurs soumises 
à la formalité de l' affidavit. 

affidé, e [a-fi] adj. A qui l'on se fie: un ami 
affidé. N. Agent secret, espion : un affidé du conseil 
des Di.r. 

affier [a-fi-é] v. a. (Se conj.commeyWcr.)PIanter 
ou provigner des arbres de bouture. 

affilage [a-fi] ou af filement [a-fi-le-man]n. m. 
Action d'affiler un outil, un instrument tranchant. 

affilé, 6[fl-//]adj. Aiguisé, tranchant: couteau 
bien affilé. Fig. Avoir la langue bien affilée, parler 
beaucoup et facilement- 
affilée [a-fi-lé] n. f. (rad. fil). Suite, continuité. 
S'emploie surtout dans la loc. adv. D'affilée, sans 
s'arrêter, sans discontinuer : l'alouette chante une 
heure d'affilée. 

affiler [a-fi-lè] v. a. Aiguiser une lame, lui donner 
le fil : affiler un sabre. Fig. : affiler une épigramme. 

affilerie [a-fi-le-rt] n. f. Lieu, usine où l'on affile 
les outils. 

affileur [a-fi] n. et adj. m. Celui qui affile les 
outils. 

affiliation [a-fi, si-on] n. f. (de affilié). Associa- 
tion h une corporation, à une société secrète. 

affilié, e [a-fi] adj. et n. Qui est dans une affi- 
liation. Ant. Intrus, profane. 

affilier [a-fi-li-é] v. a (préf. ad, et lat. filius, fils. 
— Se conj. comme prier.) Adopter, associer, en par- 
lant d'une société. S'affilier v. pr. S'associer à, avec : 
s'affilier à une académie, à une congrégation. 

affiloir [a-fi] n. m. Instrument qui sert à affiler- 

affiloire[a-/î]n. 



f. Pierre à aiguiser. 

affin [a -fin], e 

adj. (du lat. ad, au- 
près, et finis, limite). 

Semblable, conforme :p et b sont deux lettres affines. 
Allié : les parents alliés ne sont pas affins des parents 
• h' l'autre époux. N. Parent, proche, allié : il y a cer- 
taines prohibitions de mariage entre les affins. 

affinage [a-fi] ou affinement [a-fi-ne-man] 

n. m. Action d'affiner. Purification des métaux : l'af- 
finage de l'or; l'affinage de l'acier. 

affiner [a-fi-né] v. a. Rendre plus pur, plus fin : 
affiner des métaux; affiner le goût. 

affinerie [a-fi-ne-rl] n. f- Lieu où l'on affine les 
métaux. 

affineur [a-fi] n. et adj. m. Celui qui affine les 
métaux. 



affinité [a-fi] n. f. (de affin). Parenté que le ma- 
riage établit entre un époux et les parents de son 
conjoint. (On dit plus couramment alliance.) Con- 
formité, rapport, liaison : il y a de l'affinité entre la 
poésie et la musique. Chim. Tendance des corps a se 
combiner. Ant. Répulsion. 

Affinités électives, célèbre roman de Gœthe, 
d'une grande richesse d'analyse psychologique (1809). 

affinoir [a-fi] n. m. Instrument en forme de 
peigne, pour affiner le chanvre, le lin. 

afûquet [a-fi-kè] n. m. Instrument qui soutient 
l'aiguille à tricoter. PI. Ajustements, atours de femme. 

affirmatif, ive [a-fir] adj. Qui affirme : pro- 
position affirmative. L'affirmative n f. Proposition 
qui affirme .- soutenir l'affirmative. Ant. Négatif; 
négative. 

affirmation [a-fir-ma-si-on] n. f. Action d'af- 
firmer. Ant- Négation. 

affirmativement \a-fir, man] adv. D'une ma- 
nière affirmative. Ant. Négativement. 

affirmer [a-fir-mé] v. a. (lat affirmare). Assurer, 
soutenir qu'une chose est vraie. Ant. Nier, démentir. 

affixe [a-fik-se] n. m. (du lat. affixus, collé à). 
Particule qui se met au commencement ou à la fin 
des mots pour en modifier la signification. (Dans par- 
semer, par et er sont des affixes ; la racine est sem. 
Les affixes se divisent en préfixes et en suffixes.) 

affleurage [a-flcu] n. m. Action de délayer la 
pâte qui sert à la fabrication du papier. 

affleurement [a-fleu-re-man] n. m. Action 
d'affleurer. Résultat de cette action : l'affleurement 
([un filon. 

affleurer \a-fleu-ré] v. a. Mettre de niveau deux 
choses contiguës : affleurer les battants d'une porte. 
Etre au niveau de : affleurer les bords. 

affleurie [a-fleu-ri] n. f. La fine fleur de la farine. 

af flictif , ive [a-flik] adj . (du lat. afflictus, frappé, : 
Se dit des châtiments qui atteignent lecorpslui-même, 
les peines afflictives sont : la mort, les travaux forcés, 
la déportation, la détention, la réclusion.Y. infamant. 

affliction [a-fUk-si-on] n. f. (de afflictif). Cha- 
grin vif, douleur profonde, peine de l'âme : être 
plongé dans l'affliction. Ant. Joie, ravissement. 

affligé, e [a-fli] adj. Qui éprouve de l'affliction. 
Qui est atteint de quelque mal : être affligé d'une 
bosse, d'un cancer. Par plaisant. : être affligé de vingt 
mille francs de rente. N. : consoler les affligés. Ant. 
Content, heureux, ravi. 

affligeant [a-fli-jan], e adj. Qui afflige. Ant. 
Réjouissant. 

affliger 'a-fli-jé] v- a (préf. ad, et lat. fligere, 
frapper. — Prend un e muet après le g, devant a et 
o : il affligea, nous affligeons.) Atteindre douloureu- 
sement : maux qui affligent le corps. Causer de l'af- 
fliction. Désoler, dévaster : la peste affligea Marseille 
en 1720. Ant. Consoler, égayer, réjouir. 

afflouage [a-flou] n. m. Action d'afflouer. 

afflouer [a-flou-é\ v. a. (de à, et flouer). Remettre 
à flot un navire échoué. 

affluence [a-flu-an-se] n. f. Grand concours de 
personnes : affluence de peuple. Abondance d'eaux, 
d'humeurs, etc. Fig. Grande abondance : affluence 
de biens. Ant. Insuffisance, manque. 

affluent \a-flu-an], e adj. Se dit des cours d'eau 
qui se jettent dans un autre ou dans la mer : rivière 
affluenle. N. m. Chacun de ces cours d'eau : la Marne 
est un affluent de la Seine, qui est elle-même un 
affluent de la Manche. 

affluer [a-flu-é] v. n. (préf. ad, et lat. fluere. 
couler). Couler vers, aboutir- au même point : le sang 
afflue des extrémités vers le cœur. Fig. Abonder, ar 
river en grand nombre : les étrangers affluent à Paris. 

afflux [a-flu] n. m. (lat. affluxus). Abondance 
plus grande des liquides dans une partie du corps : 
l'afflux du sang. 

affolant [a-fo-lan], 6 adj. Qui affole : nouvelle 
affolante. Ant. Rassurant. 

affolé, 6 [a-fo] adj. et n. Se dit d'une personne 
rendue comme folle par la passion, la terreur, etc. 
Mur. Aiguille affolée, se dit de l'aiguille d'une bous- 
sole lorsqu'elle est dérangée de .sa direction natu 
relie vers le N., soit par le voisinage du fer, soit par 
un violent orage, etc. 

affolement [a-fo-le-man] n. m. Etat d'une per- 
sonne affolée. 

affoler [a-fo-lé] v. a. Troubler complètement 
la raison. S'affoler v. pr. Se troubler follement; se 
prendre de passion pour. Ant. Rassurer. 

affolir [a-fo] v. n. Devenir fou : les alcooliques 
affolissent un peu chaque jour. (Peu us.) 

Affoltem, c. de Suisse (cant. de Zurich), sur la 
Ionen; 2.800 h. Agriculture, sériciculture. 

afforage [a-fo] ou affeurage [a-feu] n. m. 

Droit payé au seigneur en échange du privilège de 
vendre certaines boissons dans toute la seigneurie. 

afforestage [a-fo-rès-ta-je] n. ni. Droit de 
prendre du bois dans une forêt. 

afforestation [a-fo-rés-ta-si-on] n. f. Planta- 
tion de bois sur un terrain nu. 

afforester [a-fo-rcs-té] v. a. Concéder le droit 
d'afforestage : afforester une commune dans tels bois. 

affouage [a-fou-a-je] n. m. (du lat. ad, vers, et/b- 
cus, foyer). Droit donné aux habitants d'une com- 
mune de prendre du bois dans les forêts de cette 
commune. 

— Enctcl. Dr. Les coupes affouagères sont déter- 
minées par l'administration des forêts et abattues 
par un entrepreneur spécial. 

Le partage de l'affouage (bois de chauffage ou de 
construction) se fait selon l'un des trois modes sui- 
vants : 1» par feu; 2» moitié par chef de famille et 
moitié par habitant; 3» par 'tête d'habitant Le 
conseil municipal détermine chaque année lequel 
de ces trois modes sera appliqué, ou bien il décide 
la vente de tout ou partie de l'affouage au profit de la 
commune. 

affouagement [a-fou-a-je-man] n. m. Action 
d'affouager. 

affouager [a-fou-a-jé], ère adj. Qui fait par- 
tie d'un affouage : coupe affouagere, 

affouager [a-fou-a-jé] v. a. (Prend un e muet 
après le g devant a et o : il affouagea, nous a/foua- 
geans.) Dresser la liste des habitants d'une commune 
qui ont droit à l'affouage. Déterminer les coupes 



CARTE GÉNÉRALE DE L'AFRIQUE 



Bardeaux 




Lisbonne \S>. 



Dé t. de Gibraltar^ 
Tan 
iïabat 




■KAH 



CE 



■ Gênas 



I Madère tPl 



l s Canaries (£l Ifm A 

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I -A/Iran ( r.hal 



:Adrar CGhat 

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TWe/J " ' " VTropqiie^duX "Cin, .vr | ..-'^ d e "L" y BT ë 
S \H ^ JA R "... A 

Û ~7F- Coppolânl 



* .' -*' 



£° f 
nb adrar flésEl-Djouf 




f Téhéran 

\PERS E 

flfirnnf WP ;,ln;ls \~*t$4Wldad 

Murou '- JSDr^v\ ilcSyrT 

^^*usult:m ' \ x \\_ "\\ Ispahan 



oAraouan \ ~^5 j| 
MAURITANIE J° <?/ Aïr J 

Imauhp s . f Tombouctou % *w - 

DAKAk// F. \Kayes . o , *f»c/A£» «à^V / 

c ,^1stN ÉGALISE N 6 .P J 

miÀkor^y\ \i\f/^Skotd 

l'Bissigos l rr\Eout4Qja ijtfr 



, Freetown ^lèone 
A. ^ »f 



3q6iey j 



jVeS.^f'.v'o ir AÈassa ici .' 
<fW.<f ^ Goltè IFernando-Po 



^v s >V e Cuj 



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Equateur 

C É A 

Ascension /Al 

A TLA NTT 

■ S^fiélénefA) 



née 



/ S. Thomég/PI 

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AnnobontE) 




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DAH FOUR KORDOFAN 



F^lraiipel \s- 

OUBANGIII etCHARIV 



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pazzaville,, 



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Cabinda(Ffi 
Boma\ 



S^au 
de Loanda' 



LOAKDA' 



J 



r-i\C 



U E 



AFRIQUE 



500 1000 I500K 






Fago 
(au Portugal 



Dakaï> 

Bathursl 



ILES DUC4PVERT 



Boul^m 



Bissa 




Benguella 
Mossamèdès J 

C Frw* 



LOU N 

i ANC-pi A 

B E N fiU± L LA ' 



ETAT 



ui"v L Alberj 

ttaiùt^ 
\Houenzorfi 
■ Ni' 



tpUE ORi-.e 

■^ • 
"nenia 



PU 



]? V^Kilim^fidjaro "fntoi 

fipUNYAMOUizl \ ^S-iif i. 

*ud/ïd£ 




\\.SAMÂRA L" ; 




RIQUE ORLE({3 Zan2 ibar 

I u.VJ£ï i * & ^ T - \ <3 Q f d Ambre 

M - {GL.Nyassa (■ T^»^ Fl'^o Sxufez 

BroimHp.^, S N IL I L/f^e» ^"^ 

^- «,-r.\ -rTï \<> AMozambique 



'Bu2uwa\i J ■ ,^fr* 9 j r,: !Pa & \y 



Swakopmund f i ^^fek^S HUANA 

" T ,LEM? ] lï| eI,i 



Sprùiffbokfbn 



C?.^ 



flnhambane 



SUD OUEST; ^ * 

Y^ • àe Mahan ArAHSVÀAU 

Angra PeouenU^ \cmç M l > Xha«nWurg l f ' 

Fort ^^ort^^raTi^L^OK ANGE; 

F B i > W5l# ,r, 7Durba 




fiBauplôn 
"C S" 'Marie 



I N 

iritzbwff \ M 



^Comores |f ) I G! !rieuses|F) 

| G, " Co ïïhï* = An J ouân ' dlmbr %j)fè a g 'o e Suarei 

I Marotte' ^ WtfW 
BRIQUE 
/sJMozambique 



j» \ 



CfAndré 

I JuarpcNov 

Mamtiran 
Ti 

UOTAMBIOVE 

Mororubv, 
AmboJuôi 




Voliem, 



âr 



Vfd/lni 



"Mar'n: 
enerive 
jPTamatave 
i^Sp^ davorante 
lLWfataznandry 




Tanoro 
'ananjary 

•aJangana 
OCÉAN 



mgil 



\GOL .DU/CAPTeO 
B e Sf Hélène \ , M/idef^aî4f«. r m 
Mdlijiesbvry ^is^^f ^JT/. \EastLondcm 

C A^^SÈ^fV*^*^ 
r C oesVliguilles . 



S l De 

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S'lnu;?¥SJ" ! '83Êton Bmy 



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LA REUNION 



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SOMALIE 

FRANÇAISE 



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Zeila (Ai 



28 



FoTtLum;: mai 
S'Dems I MaJrice 

' i ÎBc I ■ 

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Tropique do 'Capricorne 
'Dauphin | i__ 



MADAGASCAR 




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YSéouéla 

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LA 00 S 

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de 



' des j Pointes 



tes . 

Guine 



COTE DE 
GUI R 



Larousse poub tois. 



AFRIQUE 



— 24 — 




Afrique: 1. Arabe. — 2. Femme Ouled-Naïl. — 3. Abyssin. — V. Soudanais. —5. Cafre. — 6. Hottentot. — 7. Chimpanzé. — 8. Colobe. — 9. Hamadryas. — 
10. Girafe. — 11. Dromadaires — 11. Zèbre. -- 13. Mouflons à manchettes. — 14. Gerboises. — 15. Oryctérope. — 16. Eléphants. — 17. Hippopotame,— 18. Phacochère. 
19. Rhinocéros. — 20. Elan du Cap. — 21. Guib. - 22. Bubale, — 23. Gnous. — 2t. Lion. — 25. Panthère. — 26. Chacals. — 27. Autruche. — 28. Grue couronnée. — 
29. Flamants. — 30. Balœniceps. — 31. Marabouts. — 32. Ibis. — 3:t. Crocodile. — 3i. Python. — 35. Baobabs. — 36. Palmier doum. — 37. Dattiers. — 

38. Welwitschie3. — 39. Bananiers. — 10. Latanier. — 41. Papyrus. 




e aîTourché, 



AFF 

d'una forêt qui seront partagées en vertu du droit 
d'affouage. 

atïouagiste [a-fou-a-jis-te d. Personne qui jouit 
du droit d'affouage. (On dit aussi iFFOUAOÉ.) 

aft'OUillable [a-fou. H mil.] adj. Susceptible de 
subir l'anouillemeut : berge affouillable. 

affouillement [a-fou, il mil., e-tnan] n. m- 

Désradation causée par les eaux, 
affouiller [a-fbw, H mil., é] v. a. (red. fouiHer). 

Creuser, dégrader, en parlant des eaux : / eci)< affowtte 
les berges des riviii es. 

affouragement ou affourragement [a- 

/■ou-ra-je-»"»'] "L '"• Distribution de fourrage aux 
bestiaux. ■ ... 

affourager ou affourrager ,-/■..«.-,. j. 

v g Prend un e muet après le g devant a et o : 1/ 
affouragea, nous affourageons.) Donner du founage 
aux bestiaux. [On dit aussi akfourer.) 

affourche [a-four-che] n. f. Ensemble de 1 an- 
cre et du câble servant il affourcher un bâtiment. 

affourcher [a-four-ehi] v.a. (de ri. et fourche). 
Mettre au mouillage en disposant en l'orme de tourelle 
les cables de deux ancres : af- 
fourcher un cuisseau. 

affraîchie a-fré-ehf] n. (■ 

Mur. Augmentation dans l'in- 
tensité du vent. 

affraîchir [a-frè] v. n. 

Wiir Augmenter de force, en 
parlant du vent. (On dit mieux 

FRAÎCHIR.) 

affr anche [ a - fran -che^ 
n f. Pièce de bois qui soutient 
les ridelles aux quatre coins 
d'une voiture. 

affranchi, e r a-fran] adj. 

et n- Se dit d'un esclave rendu libre. V. esclave. 
affranchir a-fran] v. a. (rad. franc). Rendre 
la liberté à un esclave. Exempter d'une charge: 
airranchirune propriété. Payer d'avance le port d une 
lettre d'un envoi. Délivrer : affranchir de la tyran- 
nie de la misère, de la crainte. Hortic. Affranchir 
uni plante, la greffer au pied et il l'intérieur du sol, de 
manière que de nouvelles racines s'enfonceu ; en terre 
et fassent disparaître les premières. Ant. Asservir. 

affranchissable [a-fran-chisa-ble\ adj. Qui 

peut, qui doit être affranchi. 

affranchissement [a-fran-chise-man] n. m. 
Action de rendre la liberté : l'affranchissement des 
esclaves. Acquittement préalable des frais de port: 
la/franchissement d'une lettre. Hortic. Action d af- 
franchir une niante ; état d'une plante affranchie. 

— Encvcl Dr. Chez les anciens, 1 affranchissement 
était entouré de formules solennelles. L'affranchi, en 
Grèce devenait libre, mais non citoyen, et entrait 
dans la classe des métèques; à Rome, il devenait 
citoyen En France, les rois donnèrent 1 exemple de 
l'affranchissement des serfs (Louis le Gros Louis X, 
Philippe V). Dans nos colonies, 1 abolition de 1 escla- 
vage a été proclamée par la seconde République; 18+8). 

— Post La poste fait parvenir tout pli ordinaire, 
affranchi ou non; mais à l'arrivée tout pli non 
affranchi est passible d'une taxe double de la taxe 
initiale. Les papiers d'affaires ou de commerce les 
imprimés et les échantillons, non affranchis, sont 
taxés comme lettres ordinaires. L'affranchissement 
e=t obligatoire pour les lettres chargées, les valeurs 
cotées et les articles d'argent. 

affranchisseur [a-fran-chi-seur] n. m. Celui 
qui affranchit de la tyrannie, de l'oppression. (Peu us.) 
affre 'a-fre] n. f. (orig. germ.). Sentiment d an- 
goisse, d'horreur : les affres de la mort. (Ne s em- 
ploie qu'au plur.) . 

Affre (Denis-Auguste), archevêque de Paris, aé 
a Saint-Rome-de-Tarn (Aveyron) en 1793, blessé mor- 
tellement par une balle égarée le 2a juin 18*8 sur les 
barricades du faubourg Saint-Antoine (Paris), ou il 
était allé porter des paroles de paix. 

affrètement [a-fré-le-man] n. m. (rad. fret). 
Louage d'un navire 'pour un temps déterminé. 

— Encvcl Dr. L'affrètement est un contrat par le- 
ouel le' propriétaire d'un navire le loue en tout ou en 
partie pour le transport des marchandises, ou bien 
sVn«a»e à transporter des marchandises sur son bâti- 
ment» Ce contrat s'appelle affrètement dans 1 Océan. 
nolisement dans la Méditerranée; le prix du loyer 
s'appelle fret; le fréteur est celui qui donne le na- 
vire à lover; l'affréteur est celui qui le loue. L écrit 
obligatoire rédigé pour constater la convention s ap- 
pelle charte-partie; le nom de connaissement est 
donné à la reconnaissance que le fréteur doit remet- 
tre à l'affréteur des marchandises dont le capitaine 
s'engage à assurer le transport. 

affréter [a-fré-té]v. a. (de à, et fréter.— Se conj. 
comme accélérer.) Prendre un navire à louage. 

affréteur r a-fré] n. et adj. m. Celui qui loue un 
navire, par opposition au fréteur qui le donne à loyer. 
affreusement [a-freu-ze-man] adv. D'une ma- 
nière affreuse. 

affreux, euse [a-freà, eu-zc] adj rad. affre ■ 
Qui cause de l'effroi : spectacle affreux. Repoussant, 
très laid ou très méchant : homme affreux. Ant. Conso- 
lant, rassurant; aimable, joli. 

affriander [a-fri-an-dé] v. a. Rendre friand. 
Attirer par les douceurs : l'appât a/friande les pois- 
o/i-. Fit). : le gain l'a affriandé. 
affrieher [a-fri-chi] v. a. Laisser un terrain en 

affriolant [«-/W-O-tan], e adj. Très appétissant. 

affrioler [a-fri-o-lé v. a. Attirer, allécher par 
.m appât, et. aùfig., par quelque chose de séduisant. 

affriter [a-fri-té v. a. Rendre propre à faire une 
bonne friture : on affrite une poêle neuve en y faisant 
chauffer de la graisse et en l'essuyant a sec. 

affront a-fron] n. m. (préf. ad. et lat. front, tb, 

front). Injure, insulte, outrage fait publiquement : 

rereiw, essuyer un affront. Déshonneur, honte : ce 

m fait affront d sa famille. Insuccès, échec 

.norant "la bataille dléna lava l affront de 

Bossbach. En avoir l'affront, ne pas réussir. 

affrontable [a-fron] adj. Qui peut, qui doit 
être affront.'. [Peu us.) 

affTOntailleS 'a-fron-ta. Il mil., e] n r. pi. 
Limites d'une terre; ligne où elle confine a d autre» 
terres. 



— 25 — 

affronté, 6 [a-fron] adj. BIOS. Se dit de deux 

animaux, de deux tètes qui se regardent; de deux 
objets opposés de front, de tranchant ou do pointe. 

affrontement [a-jVon-te-man] n. m. Action 

d'affronter : affrontement de deux pièces de bois. 

affronter \a-fron-té] V. a. Mettre de niveau et 
bout il bout ou face à face : affronter deu r pan • 
Fig. Attaquer avec iutrépidité, braver : affronter l en- 
nemi, la mort. 

affronterie [«t/roil-fe-ri] n. I". Action d'affron- 
ter, de tromper, de duper. Peu us.) 

affronteur, euse [a-fron, cu-ze] n. impudent, 

trompeur. (Peu us.) 

affruiter [a-fru-i-té] V. n. Porter, produire des 
fruits. V. a. Pourvoir d'arbres a fruits: affruiter un 
terrain. S'affruiter v. pr. Donner des fruits. 

affublement [a-fu-ble-man] n. m. Habillement 
bizarre, ridicule, do mauvais goût. 

affubler [a-fu-blé] v. a. (du bas lat. affibulare, 
agrafer). Habiller d'une manière bizarre. S'affubler 
vrpr- Se vêtir d'une façon ridicule. 

affUSion [a-fu-si-onl n. f. Arrosement, asper- 
sion : une a/fusion d'eau froide. 

— Encvcl. Les affusions froides ont ete employées 
avec succès dans la fièvre typhoïde, les affections 
cérébrales, la scarlatine, les brûlures. Les affusions 
chaudes sont employées dans un but sédatif. 

affût Ta-M n.m.fde affûter). Support d'un canon. 
Chasse. Endroit où l'on se poste pour attendre le gi- 
bier. Fia. Etre d l'affût, épier l'occasion, guetter. 

— Encycl. La chasse à l'affût est permise pendant 
le jour seulement. L'affût de nuit peut être autorise 
par exception pour les oiseaux de passage. Le chas- 
seur à. l'affût doit se poster sur le passage habituel 
des animaux, et de telle manière que le vent ne puisse 
pas révéler sa présence au gibier. 

— irlill. Les parties principales de l'affût (autre- 
fois travail ou charpenterie) sont les flasques, l es- 
sieu, les roues, le système de pointage, le frein. Sui- 
vant leur destination, on distingue les affûts de 
campagne, les affûts de montagne, de siège, de place 
et de côte, enfin les affûts de mortier. V. canon. 

On cherche à obtenir, dans les affûts modernes, la 
diminution, et même la suppression du recul, au 
moyen de freins de toute sorte, dont quelques-uns 
ifreins hydro-pneumatiques) emmagasinent la force 
produite au moment du recul et l'utilisent pour ra- 
mener la pièce en position. 

affûtage [a-fa] n.m. Action d'affûter, d'aiguiser. 

— Encycl. L'affûtage d'un instrument tranchant 
se fait mieux sur la pierre mouillée que sur la pierre 
sèche. Il faut donner à l'outil une inclinaison varia- 
ble suivant la finesse du taillant que l'on désire. 

affûté [a-fû] adj. m. Dlas. Se dit d'un canon dont 
l'affût est d'un émail particulier. 

affûter [a-fiUé] v. a. (de à, et fût). Aiguiser des 
outils : affûter un couteau; meule a affûter. Mettre 
un canon sur l'affût. 

affûteur [a-fû] n. et adj. m. Celui qui aiguise les 
outils. Chasseur a l'affût. 

affûtiau [a-fû-ti-ô] n. m. Brimborion, affiquet, 
bagatelle : emportez vos affûtiaux. 

Afghan, e, habitant ou originaire de l'Afgha- 
nistan : les Afghans. Adjectiv. : les tribus afghanes. 

Afghanistan, Etat du centre de l'Asie ; 
r;58.000kilomcarr.; 
a millions d'hab. 
(Afghans) ; capit. 
Kaboul; v. pr. Ré- 
rat et Kandahar. 
Pays montagneux, 
où s'élève le massif 
del'Hindou-Kouch, 
arrosé par l'Amou- 
Daria au N., par le 
Ililmend au S.; peu 
fertile, sous un cli- 
mat rigoureux. Po- 
pulation en grande 
partie nomade, de 
race iranienne, gou- 
vernée pardes émirs 
qui possèdent une 
armée régulière re- 
lativement bien or- 
ganisée. Chevaux, 
fourrures , étoffes 
de soie, châles, 
fruits. L'Angle- 
terre et la Rus- 




Types 



sie se disputent la prépondérance en Afghanistan. 

afin que ou de loo. conj. ou prép. qui marque 
l'intention, le but. 

afloume n. m. Lin du Levant très fin. 

AfiOUm-Kara-HiSSar (en turc Forteresse 
noire de l'opium), v. de Turquie d'Asie (Anatole ; 
25 000 h Culture de pavots à opium ; lainages, armes. 

afiStOlement [fis-to-le-man] a. m. Pop. Action 
d'afistoler, de s'aflstoler. 

afiStOler [fis-to-lè] v. a. Pop. Parer, êndiman- 
cher, ajuster d'une manière minutieuse. S aflstoler 
v. pr- Se parer. 

a fortiori isi-o]. v. fortiori (a). 

Afragola, v. d'Italie (prov. deNaples) ; 20.000 h. 

Afranius us» (Lucius), poète comique latin ; 
il porto le premier à la scène des sujets nationaux 
(lie s. av. .l.-C.:. . 

Afranius Nepos [uss, pot 
ralet consul romain (60 av. J.-d), partisan et am.de 
Pompée. f ,u'il aida à Pharsale. 11 fut vaincu et tué 
par Sitiùs, lieutenant de César, en M av. J.-C. 

Africain, 6 [kin,é-ne). habitant ou originaire 
de ïAfrique:/es Africains. Adjectiv. : faune afn 

""'Africaine ■'". célèbre opéra en cinq actes: paro- 
les TaVseriD leîïeyerbeer(t878 U 
ont Y I un épisode du voys 

autour de l'Afrique, vers l'an [oOO. 
La ; itéi de premier ordre. 

Africander \dbr) n. Personne de race blanche 
hollandaise, .-dans l'Afrique du Sud. 
Adjectiv. : politique », 

africanisme \nis-me] n. m. Amour de l'Afri- 
que. Peu u,. - Locution propre aux écrivains latins 
nés en Afrique.) 



A F II 

Africanus [nuss] (Jullus), orateur romain du 
m° siècle, d'origine gauloise, 

Afrique, une des cinq parties du monde. L'Afri- 
que esi une presqu'île triangulaire, tenant à l'Asie 

par l'isthme de Suez ouvert par un canal, et bor i 

au N. par la Méditerranée, a l'O, par l'Atlantique, 
au S. par l'océan Pacifique, a l'E. par l'océan Indien, 
au N.-K par la mer Rouge. Superficie : 38 millions 
de kilom. carr. Population : 100 millions d'hab. 
[Africains). L'Afrique est 3 fois plus grande que 
l'Europe et 57 fuis plus grande que la France. 

Principales régions naturelles : l" au N., sur le 
littoral méditerranéen, le Maroc, l'Algérie, la Tuni- 
sie, la Tripolitaine et l'Egypte ; 2» les déserts : Sa- 
hara i coupé de rares oasis), déserts de Libye, do 
Nubie; u» le Soudan, région de clairières, sa\ 
cultures, arrosée par le Sénégal, le Niger, le Nil su- 
périeur, et ou l'on distingue de l'O. à l'E. : la Séné- 
gambie, la Guinée, le bassin du lac Tchad, les ma- 
récages du Bahr-cl-tihazal, la montagneuse Abyssi- 
nie; 4» l'Afrique équatorlale (forêts vierges, grandes 
pluies), comprenant les bassins du Congo et du Zam- 
bèze, les soulèvements montagneux du Kénia et du 
Kilima-N'djaro, du Cameroun, etc., les lacs Nyassa, 
Hangouéolo, Taniranyika, Victoria, etc., le pays de 
Zanzibar; 5" l'Afrique australe, désertique a l'inté- 
rieur (Kalahari), mais montagneuse et cultivée sur 
les côtes : le Cap, Orange, Transvaal, Mozambique. 
liaecs : Arabes, Berbères (Kabyles, Touareg, etc.), 
Egyptiens, Nubiens et Peuhls, Ethiopiens (Danakil, 
dallas, etc) ; races nègres, Bantous ou Cafres, Hot- 
tentots, Boschimans, Malgaches (Hovas, etc.). 

Faune, flore et productions. On rencontre en Afri- 
que l'éléphant, le rhinocéros, l'hippopotame, la gi- 
rafe, le buffle, le zébu, le lion, le léopard, la pan- 
thère, l'hyène, le zèbre, l'antilope, le gnou, le cha- 
cal, le dromadaire, les singes anthropomorphes, le 
gorille, le chimpanzé, le cynocéphale, l'autruche, 
les perroquets, le grand serpent python, etc. 

Les ressources du sous-sol sont considérables, et 
varient avec les régions : gisements aurifères du 
Transvaal.de Madagascar et du Fouta-Djalon ; dis- 
tricts diamantifères de la colonie du Cap et de la 
région de Kimberley. Le fer est exploité en Algérie, 
le "plomb dans le Maghreb, le natron en Egypte, le 
sel gemme au Soudan, etc. 

Lia Ilore, sur les bords de la Méditerranée, fournit 
l'oranger, l'olivier, le citronnier. La vigne est pros- 
père en Algérie et en Tunisie. Dans la zone tempérée 
australe, ces cultures réapparaissent sur la côte, 
favorisées par un climat doux et marin. Mais dans la 
zone tropicale sont cantonnés les palmiers, les dat- 
tiers, les bananiers, utiles plantes alimentaires, et 
surtout un certain nombre d'espèces dont tire parti 
l'industrie européenne : la liane à caoutchouc, 1 ar. 
bre à beurre, le gommier, les arachides, le palmier à 
huile le cocotier, etc. La canne à sucre, le café sont 
exploités sur les côtes est de l'Afrique, ainsi que dans 
les îles de l'océan Indien (Bourbon, Maurice, etc.), 
qui cultivent aussi les épices et la vanille. Enfin, dans 
l'Afrique équatoriale, éléphants, rhinocéros, hippo- 
potames, fournissent l'ivoire. 

Colonisation européenne. L'Afrique est a peu près 
intégralementcolonisée aujourd'hui par les puissances 
européennes. Théoriquement, en dehors de l'Abys- 
sinie, du Maroc, de la république de Libéria et de 
quelques régions désertiques, il n'est aucune partie 
de l'Afrique qui ne soit comprise dans le domaine ou 
dans la sphère d'influence d'un Etat européen. C'est 
à la conférence de Berlin, en 188S, qu'a commencé le 
partage de l'Afrique. La France domine dans l'Afri- 
que septentrionale (Algérie et Tunisie), occidentale 
(Afrique-Occidentale française, Congo français), et 
elle possède la Réunion, Madagascar et ses satellites, 
la côte des Somalis. Elle a au Maroc une situation 
privilégiée. L'Angleterre détient l'Egypte, et possède 
la Guinée anglaise, Sierra-Leone, le bassin inférieur 
du Ni"er, le Cap, Transvaal, Orange, Natal, 1 Est- 
Africain. Le Congo belge est, depuis 1908, une colonie 
de la Belgique. Le Portugal occupe Angola al O. et 
Mozambique à l'E.; enfin, l'Allemagne est maîtresse 
de Togo, du Cameroun, de l'Afrique sud-occidentale 
et do r Afrique-Orientale allemande. 

L'Afrique fut incomplètement connue des anciens. 
Les Grecs, les Egyptiens et les Phéniciens se conten- 
tèrent de naviguer plus ou moins loin sur ses cotes. Les 
Romains fondèrent dans le Maghreb une province 
admirablement prospère , mais, à partir de 1 invasion 
des Vandales, la conquête du pays par les Arabes 
et dans l'intérieur, la création de grands, mais éphé- 
mères empires musulmans fondés sur 1 esclavage, 
maintinrent tout le pays dans un état de profonde 
torpeur économique. Dans les temps modernes, la pé- 
nétration de l'Afrique par les Européens fut surtout 
l'œuvre des Portugais, notamment de Barthélémy 
Diaz qui découvrit le cap de Bonne Espérance, de 
Vasco de Gama, etc. Les Français établirent des 
' comptoirs au Sénégal dès le xvn« siècle ; le Cap était, 
a la même époque, colonisé par les Hollandais. Au 
xix» siècle, le mouvement d'exploration et de con- 
quête de l'Afrique s'est accentué. L Afrique a été 
traversée d'un océan à l'autre par Lmngstone, Ca- 
meron, Stanley, Serpa Pinto, Mateucci, Wissmann, 
\rnot, Brito Capello et Ivens. Autres voyageurs cé- 
lèbres • Duveyrier, Soleillet, Largeau, Flatter», 
Mungo-Park, Clapperton, Caillé, Barth, Nacbtigal, 
deBrazza, Burton, Speke, Baker, roureau, Lamy, 
Toutée, Marchand, Lenfant, etc. 

Afrique-Occidentale française, gou- 
vernement général englobant la totalité des co! 
françaises de l'Afrique du Nord-Ouest 
Haut-Sénégal et Niger, avec pour annexe un terri 
militaire, Guinée française, côte d'Ivoire, Dah 
et le territoire civil delà Mauritanie; 13 millions 
d'hab environ. L'Afrique-Occidentale françai 

e un gouverneur général ré li ' "';»' a 

,rdres les Iteutenantt g t ■'« cha 

cune des colonies, qui ooneervenl m une 

certaine autonomie administrative et financière. In 
budget général de l'Afrique-Occidenl '■• française 
pourvoit à toutes I, i dt p 

cinq colonies. La Mauritanie es< 

,,,,„,„ I. Le Congo est en dehors de cette 

laisation. 

Afrique-Orientale allemande D, 

Ostafrika). colonie allemand 
Indien ,1 I i n 
Smilli 

, ,ée 
en 1884 par la société allemande île 1 A 



AFR 



20 



AGE 



taie, est passée en 1891 sous la suzeraineté directe 
de l'empire allemand, qui a dû y réprimer une dan- 
gereuse révolte des indigènes herreros (1903-1906). 

Afrique - Orientale anglaise (impérial 

British Êast Africa, et par abréviation tbea), en- 
semble des territoires situés dans la partie orientale 
de l'Afrique équatoriale, et soumis à l'administra- 
tion d'une compagnie, privilégiée; 6 millions d'hab. 
environ. On peut y distinguer une zone côtière, où 
Mombaz est la ville principale, une région monta- 
gneuse (monts Kenia et Nyiro), et la dépression du 
grand lac Victoria-Nyanza. 

Afrique-Orientale portugaise (Estado 

d'Africa oriental), colonie portugaise de la côte 
orientale d'Afrique, entre la côte de l'océan Indien 
et la Zambézie britannique; 1.500.000 hab. V. pr. 
Mozambique et Lourenço-Marquez. Houille, gise- 
ments aurifères. Sucre , tabac, thé et café. 

affite n. m. Génie malfaisant, dans la mytholo- 
gie arabe. (On dit aussi afriet et ifriet.) 

AfzéliuS (Adam), botaniste suédois, élève de 
Linné, né à Larf, m. à Upsal (1750-1837). — Son frère, 
Pierre d'Afzélius, médecin, né à Larf, m. à Upsal 
(1760-1843), exerça une grande influence sur les 
sciences médicales en Suède. Il fut anobli et comblé 
d'honneurs. 

Ag, symbole chimique de l'argent. 

aga ou agha [gha] n. m. (m. turc qui signifie 
chef). Nom donné, en Turquie, aux officiers à partir 
du grade de major, et à certains fonctionnaires ci- 
vils. (C'était autrefois le titre du commandant des 
janissaires et de certains officiers de la cour.) Kistar- 
aga, chef des eunuques noirs. (En Algérie, dans la 
hiérarchie des goums, le titre d'aga équivaut à peu 
près à celui de colonel.) 

agaçant [san], e adj. Qui agace, qui impa- 
tiente : omit agaçant Qui provoque : mine agaçante. 

agace ou àgasse [gha-se] n. f. Nom familier 
de la pie. 

agacement [man] n. m. Sensation irritante 
produite sur l'oreille, les dents, etc. : agacement des 
dents. Fig. Irritation : agacement des nerfs. 

agacer [se] v. a. (orig. germ. — Prend une cé- 
dille sous le c devant a et o : il agaça, noua agaçons.) 
Causer de l'agacement : Voscille agace les dents. Fig. 
Exciter, provoquer, irriter : agacer un chien. 

agacerie [rî] n. f. Regards, paroles pour atti- 
rer l'attention : les agaceries d'une coquette. 

AgadèS, cap de la grande oasis d'Air ou Asben ; 
un des principaux entrepôts du commerce de l'Afri- 
que centrale; 8.000 h. 

Agadir, port du sud du Maroc, sur l'océan 
Atlantique ; 800 h. 

Agag [ghayh], roi des Amalécites, vaincu par 
Saûl, et coupé en morceaux par ordre de Samuel. 
{Bible.) 

agaillardir [gha, Il mil.] v. a. Rendre plus 
gaillard. 

agalacte adj. et n. (du gr. a priv., et gala, aktos, 
lait). Se dit d'une femme qui n'a pas de lait, d'un 
enfant qui n'a pas encore teté. 

agalactie [gha-lak-tt] ou agalaxie [gha-lak- 

${] n. f. (de agalacte). Absence de lait chez les accou- 
chées et les nourrices. 

agalloche [gha-lo-che] n. m. Genre d'euphor- 
biacees comprenant des arbustes (exeœearia agal- 
locha) qui habitent les Indes orientales, Ceylan, les 
Moluques, etc., et dont le suc, acre et caustique, 
peut, s'il touche les yeux, déterminer la cécité, ce qui 
a fait donner à cette plante le nom d'arbre aveuglant. 

agame adj. (du gr. a priv., et gamos, mariage). 
Se dit des plantes dépourvues d'étamines et de pistils. 
(Tels sont les champignons.) 

Agamède, frère de Trophonius, avec qui il con- 
struisit le temple d'Apollon, à Delphes. 

Agamemnon [mèm-non], fils d'Atrée, frère de 
Ménélas, roi de Mycènes, chef des héros grecs qui 
assiégèrent Troie. Pour faire cesser le courroux de 
Diane, Agamemnon, qui avait tué un cerf consacré 
à cette déesse, et dont la flotte était depuis lors re- 
tenue par les vents contraires à Aulis, en Béotie, se 
décida à immoler sa fille Iphigénie, sur les conseils 
du devin Calchas. Devant Troie, il soutint avec éclat 
la supériorité de son rang, mais il excita la fureur 
d'Achille en lui enlevant sa captive Briséis. Après la 
chute de la ville , il revint à Mycènes, où il fut as- 
sassiné par sa femme Clytemnestre et par Egisthe, 
l'amant de cette dernière. 

Agamemnon, tragédie d'Eschyle, d'une élévation 
farouche et superbe, formant avec les Choéphores et 
les Èuménides la grande trilogie de YOreslie (460 av. 
J.-C); — tragédie d'Alfieri ; une de ses principales 
productions (xvuie s.); — tragédie en cinq actes et 
en vers de Lemercier, 
son chef-d'œuvre (Théâ- 
tre-Français, 1797). 

agami n. m. Oiseau 
tenant des gallinacés et 
des échassiers. (On l'ap- 
pelle aussi OISEAU- 
TROMPETTE.) 

— Encycl. L'agami 
(psophiascrepitans). ori- _ 
ginaire de l'Amérique 
du Sud, est de la taille - 
d'une poule, mais plus 
haut monté ; son plu- 
mage est noir et gris. Agami. 
avec des reflets irisés, vert dorés sur la poitrine. Il 
vole lourdement, s'attache à son maître et le suit 
comme un chien ; dans une bassp-cour, il joue, au- 
près des volailles, le rôle d'un chien de berger. 

agamie [gha-mt] n. f. Etat des plantes agames. 

Agana ou San-Ignacio-de-Agana, 

ch.-l. de l'île américaine de Guam, de l'archipel des 
Mariannes; 6.000 h. Port. 

Aganippe. Myth. Nymphe de la fontaine de 
même nom, consacrée aux Muscs, au pied de l'Hé- 
licon, en Béotie. 

aganter [té] v. a. Mar. Prendre, saisir, happer. 

agapanthe n. m. Genre de liliacées, compre- 
nant des plantes africaines, à belles fleurs bleues. 

Sjn. TUBÉREUSE BLEUE. 

agape n. f. (du gr. agapê, affection). Nom du re- 
pas du soir, que faisaient entre eus les premiers chré- 
tiens, en commémoration de la cène de J.-C, et dans 




lequel on se donnait le baiser de paix. (Les agapes, 
ayant donné lieu a des abus, furent supprimées par 
le concile de Carthage, en 397. Dans le culte catho- 
lique romain, le pain bénit est destiné à rappeler 
les agapes.) 

Agapet \pé] (saint), pape de 535 à 536, adver- 
saire des eutychiens. — Agapet II, pape de 946 s 956. 
Il se prononça pour Otton I" de Germanie contre 
Bérenger II, et convoqua le concile d'Ingelheim 
pour faire cesser les différends entre Louis d'Outre- 
mer et le duc Hugues de France. 

agapètes n. pi, (du gr. agapêtos, aimé). Nom 
donné, dans la primitive Eglise, à des clercs habi- 
tant des communautés de femmes, et à des femmes 
associées au service des prêtres. S. un, une agapète. 

Agar, personnage biblique, esclave égyptienne 
d'Abraham et mère d'Ismaël. Elle fut renvoyée avec 
son fils par Sara, la femme du patriarche, après la 
naissance d'Isaac. La mère et l'enfant errèrent long- 
temps dans le désert de Bersabée. L'eau étant venue 
à leur manquer, Ismaël tomba sur le sable et Agar 
s'éloigna en pleurant, pour ne pas voir mourir son 
fils. Un ange lui apparut alors et lui montra une source 
oii elle put se désaltérer avec Ismaël, qui était destiné 
à devenir la souche du peuple arabe (Ismaélites). 

Agar (Marie-Léonide Charvin, dite M 1 »»), tragé- 
dienne française, née a Sedan, m. à Mustapha, près 
d'Alger (1836-1891). 

agar-agar n. m. Sorte de glu extraite d'une 
algue marine des Indes. Gelée qu'on en extrait par 
l'ébullition dans l'eau- 

— Encvcl. L'agar-agar sert en Orient à la prépa- 
ration d'une sorte de confiture; on l'emploie dans 
l'industrie a l'apprêt de certains papiers et étoffes et, 
dans les laboratoires, comme milieu de culture poul- 
ies microbes. 

agaric [rik] n. m. (lat. agaricus). Ancien nom 
de genre, encore employé vulgairement pour dési- 
gner divers champignons comestibles, tels que les 
eliampignons de couche, les chanterelles, etc. Méd. 
Agaric blanc (ou des pharmaciens), substance 
blanche, préparée avec le polypore du mélèze, et 
employée comme purgatif et contre les sueurs des 
phtisiques. Agaric, astringent (ou des chirurgiens), 
substance qui ressemble à l'amadou et qui provient 
des mêmes champignons. On s'en sert pour arrêter 
le sang dans les hémorragies légères.) 

agaricine n. f. Alcaloïde volatil extrait des 
agarics. (C'est un poison violent, à odeur repous- 
sante.) Syn. AMAN1TINE. 

agaricinées [né] n. f. pi. (de agaric). Groupe 
de champignons hyménomycètes. S. une agaricinee. 

agarum [rom'] n. m. Algue de la famille des 
laminariées, qu'on rencontre dans les mers boréales. 

AgasiaS [si-ass], sculpteur grec d'Ephèse, au- 
teur de la belle statue antique le Gladiateur Borghcse 
ou Gladiateur combattant, exécutée vers 100 av. J.-C. 

agaSSÇ [glia-se] n. f. V. agace. 

agaSSin [gha-sin] n. m. Bourgeon le plus bas 
d'une branche de vigne et qui ne donne pas de fruit. 

AgaSSiZ \gha-si\ (Louis), géologue et paléontolo- 
giste suisse, né à Motier (canton de Fribourg), m. à 
Cambridge-Boston (1807-1873). 
Il professa longtemps à l'uni- 
versité de Cambridge (Etals- 
Unis). Partisan des idées de 
Cuvier, il a soutenu qu'il exis- 
tait un parallélisme constant 
entre la succession des types 
aux différents âges de la terre 
et celle des formes par les- 
quelles passe chaque individu 
dans le cours de son déve- 
loppement embryogénique. II 
n'admet ni l'unité de compo- V< 
sition organique, ni la varia- 
bilité des espèces (transfor- 
misme). On lui doit de remar- 
quables travaux sur les gla- 
ciers etles terrainserratiques, 
et sur le rôle que ces derniers 
jouent dans la constitution du sol des Etats-Unis. 

agate n. f. (lat. achates). Variété de quartz très 
dur, à grain fin, de couleurs vives et variées. 

— Encycl. Parmi les différentes sortes d'agate, on 
distingue la cornaline, d'un rouge cerise: la sar- 
doine, de couleur brune; la chrysoprasc, d'un vert 
pomme ; la saphir ine, bleue ; la calcédoine, laiteuse ; 
l'onyx, présentant des couches parallèles planes ou 
courbes, de couleurs bien tranchées ; Vagate œillèe, 
jaspée. Les belles agates sont des pierres précieuses 
employées en joaillerie; avec les onyx, on fait des 
camées. Les agates communes servent à faire divers 
objets : billes, mortiers, pilons, etc. On fabrique de 
la fausse agate avec du verre, dans lequel on intro- 
duit des fragments de basalte, de lave, de scories de 
minerai de fer, etc., mélangés àdubichlorured'étain. 

agate, e adj. Qui contient de l'agate : jaspe 
agate ; roche agatée. 

Agathe (sainte), vierge et martyre, née à Pa- 
ïenne, m. en 251. Fête le 5 février. 

AgatbiaS [ti-ass], poète et historien grec du 
vi« siècle, auteur d'une Histoire du règne de Justinim. 

Agathocle, tyran de Syracuse, né à Rhegium 
(361-289 av. J.-C), ennemi des Carthaginois. 

Agathois ou Agathais. habitant ou origi- 
naire dAgde : les Agathois ou Agathais. Adjectiv. : 
jeunesse agathoise. 

Agathon, poète tragique d'Athènes (U8-40I 
av. J.-C), émule d'Euripide. 

Agathon (saint), né à Palerme, pape de 678 à 
682. Il affranchit la papauté du tribut qu'elle payait 
à l'empereur de Constantinople lors de son élection. 
Fête le 10 janvier. 

Agathon, roman de Wieland (1766); sorte d'apo- 
logue, où sont exposés les préceptes d'une morale 
pratique. 

agathosme [to.t-me] n. m. Genre de plantes 
diosmées, de la famille des rutacées, qui croissent 
particulièrement dans l'Afrique australe. (Leurs feuil- 
les, très aromatiques, servent à préparer des bois- 
sons digestives et stimulantes.) 

agati n. m. Genre de plantes, des Indes, de la 
famille des légumineuses papilionacées, dont les 
graines comestibles ont la saveur des haricots. 





— Encvcl. Les graines de l'agati sont comesti- 
bles; elles ont la saveur des haricots. Son écorce, 
amère et vénéneuse, est prescrite en infusions con- 
tre les affections catarrhales; ses feuilles sont utili- 
sées pour blanchir le linge et sont employées aussi 
comme vulnéraires et 

comme remèdes laxatifs. 
agatifler [ft-é] v. a. 

(Se conj. comme prier.) 
ou agatiser [se]. Con- 
vertir en agate. 'S'aga- 
tifier v. pr. Se transfor- 
mer en agate. 

agatiS [rî] n. m. (de 
à, et gâter). Ane. dr. 
Dommage causé par des 
animaux sur le terrain 
d'autrui. 

agatoïde [to-i] adj. 

Qui ressemble à l'agate. 

agave ou agave 

n. m. Bot. Genre d'ama- 
ryllidées, originaires de 
l'Amérique. 

— Encycl. L'agave, 
dont le port rappelle 
l'aloès, avec plus de rai- 
deur, est acclimaté dans 
le bassin méditerranéen. 
Les fibres des feuilles 
sont employées en spar- 
terie. Les feuilles atteignent jusqu'à trois mètres 
et se terminent par une pointe noirâtre très acérée. 
La sève de cette plante sucrée et très abondante est 
employée par les Mexicains à la préparation d'une 
boisson fermentée appelée pulquê. 

Agde, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 21 kil. de 
Béziers, au pied de la montagne de Saint-Loup ; 
8.440 h. [Agathais ou Agathois); port sur l'Hérault, 
près de la mer; ch. de f. M. Commerce important de 
vins. — Le cant. a 4 comm. et 18.100 h. 

âge n. m. (german. haga). Longue pièce de bois 
ou timon auquel se lient le soc et tout le système de 
la charrue. (On dit aussi flèche.) 

âge n. m. (lat. ztas). Durée ordinaire de la vie. 
Temps écoulé depuis la naissance : cacher son âge. 
Chacune des différentes parties de la vie : l'éducation 
est de tous les âges. Vieillesse : être sur l'âge. Age lé- 
gal, âge fixé par la loi pour l'exercice de certaines 
fonctions ou de certains droits : l'âge légal pour être 
électeur est 21 ans. Division dans la série des for- 
mations géologiques: l'âge quaternaire. Age héroïque, 
époque que l'on assigne à l'existence des héros de 
l'antiquité : Hercule, Thésée, etc. Les quatre âges, 
division adoptée par les anciens dans l'histoire 
du genre humain : l'âge d'or est le temps pendant 
lequel un printemps perpétuel régna sur la terre et 
pendant lequel aussi les hommes gardèrent des 
moeurs douces et pures ; l'âge d'argent marque l'épo- 
que où les hommes commencèrent à déchoir de leur 
innocence ; le mal domine dans l'âge d'airain, et l'âge 
de fer est signalé par le débordement de tous les 
excès et de tous les crimes. Ages de la pierre taillée, 
de la pierre polie, des métaux, époques où les outils 
de l'homme furent en pierre taillée, polie, en métal. 

V. PRÉHISTORIQUE. 

— Encycl. Hist. L'histoire générale est divisée en 
quatre grandes périodes ou âges : 1» antiquité, com- 
prenant tous les faits historiques qui se sont succédé 
depuis les temps les plus reculés jusqu'à la mort de 
Théodose (395 apr. J.-C.) ; 2» le moyen âge, de l'année 
395 apr. J.-C. jusqu'à la prise de Constantinople par 
les Turcs (1453); 3» les temps modernes, jusqu'à la 
Révolution française (1153-1789); 4» la période con- 
temporaine, de 1789 à nos jours. 

— Physiol. Les physiologistes divisent la vie de 
l'homme en plusieurs âges : la première enfance 
(jusqu'à sept mois); la deuxième (jusqu'à 3 ans); 
la troisième (jusqu'à 7 ans); l'adolescence (7 à 13 
ou 15 ans); la puberté (jusqu'à 18 ou 22 ans); l'âge 
adulte (jusqu'à 40 ans); l'âge de retour (jusqu'à 
60 ans); enfin, la vieillesse. 

— Zool. La détermination de l'âge, très impor- 
tante pour l'achat des animaux domestiques, se fait 
généralement par l'examen des dents. V. bœuf, 

CHEVAL, CHIEN, etc. 

Certains animaux vivent fort longtemps ; des cy- 
gnes auraient vécu 300 ans; des faucons, plus de 
160 ans; des perroquets atteignent 100 ans. La ba- 
leine vit plusieurs siècles, et l'éléphant, 200 ans. 

— Bot. Pour déterminer l'âge des arbres, on compte 
les couches concentriques existant sur la section 
transversale de la tige. A chaque zone claire corres- 
pond une saison végétative, 
c'est-à-dire, dans nos cli- 
mats, une année. 

Age difficile (/'), comé- 
die en trois actes et en 
prose , de Jules Lemaitre 
(Gymnase, 1895). L'âge dif- 
ficile, c'est la soixantaine, 
où l'homme ne sait plus trop 
ni où aller ni que devenir; 
il flotte alors, tantôt irré- 
solu, tantôt plein de nou- 
veaux désirs, avant le re- 
noncement final. Sur celte 
donnée, J. Lemaitre a écrit 
une de ses meilleures co- 
médies, d'une haute tenue 
littéraire. 

Âge ingrat (/'), comédie 
en trois actes, en prose, d'E- 
douard Pailleron (Gymnase, 
1878). L'âge ingrat est la période de la vie humaine 
qui va de 35 à 40 ans, où les viveurs demandent à se 
ranger et où les sages sont disposés à faire des sot- 
tises. Deux hommes, l'un blasé, l'autre demeuré trop 
sage, après diverses aventures, rentrent au foyer 
conjugal. Cette pièce s'annonce comme une comédie 
de mœurs, puis tourne au vaudeville. 

âgé, e adj. Qui a tel âge : pour être majeur, il 
faut cire âgé de SI arts. Vieux : homme âgé. 

ageaSSe [ja-se] n. f. Pie-grièche grise. 

âge, libertate decembri... utere, paroles d'Ho- 
race à son esclave Davus (Satires, II, 5), et qui si- 
gnifient Allons, profite de la liberté de décembre. (En 
décembre se célébraient les saturnales, pendant les- 
quelles les esclaves jouissaient d'une grande liberté.) 




: chêne : A, 1 an : 
, 5 ans ; C, 12 ans. 



AGE 

Agen [jin], ch.-l. du dép. de Lot-et-Garonne; 
23.140 h. (Agenais ou Agenois). Ch. de f. Ori. et M , 
a 651 ail. lit- Paris. F.veché. Cour d'appel. Remar- 
quable pont-canal de 23 arches sur la Garonne. Uelle 
promenade du Gravier. Prunes, „ 
volailles. Patrie de Laoépede, 
île Jasmin. — L'arr. a 9 cant., 
72 couini.. 70.100 11.; le l« canl. 
a 5 comm. et 11.480 h.; le 2« caut. 
a 5 comm- et 19170 h. 

Agenais [ne] ou Agé- 

noiS [nui], ancien pays de 
France, dans la Guyenne (Lot- 
et-Garonne) ; il fut réuni il la 
couronne en 1615. Capit. Agen. 

agence [jan-se] n. f. Emploi 
d'agent, charge d'agent. Temps 
durant lequel un agent remplit 




Armel d'Agen. 



ses fonctions. Administration où l'on s'occupe de dif- 
férentes affaires ; les bureaux mêmes de l'agence. 
Agence de placement, bureau où l'on se charge de 
procurer des places aux personnes sans emploi. 
Agence de publicité, administration qui fait, pour le 
compte d'autrui, des annonces, des réclames, etc. 
Agence d'affaires, de renseigneme>Us, agence privée 
qui se charge, movennant rémunération, de recou- 
vrer des effets, de procurer de l'argent, de vendre 
des fonds de commerce ou des propriétés immobi- 
lières, etc., de donner des indications confidentielles 
sur la solvabilité ou la moralité des personnes. 
Agence matrimoniale, office qui se charge, moyen- 
nant finances, d'enregistrer les offres et les demandes 
en mariage, de fournir des renseignements aux per- 
sonnes qui se sont inscrites à l'agence. Agence théâ- 
trale, bureau de location des théâtres ou bureau de 
placement pour les artistes des deux sexes. Agence 
télégraphique, administration qui se charge de cen- 
traliser, puis de transmettre au public, aux jour- 
naux, par le télégraphe ou le téléphone, les nouvelles 
politiques, financières, commerciales, maritimes, etc., 
de toutes les parties du monde. 

agencement [jan-se-man] n. m. Arrangement. 

agencer (jan-sel v. a. (Prend une cédille sous 
le c devant a et o : j agençai, nous agençons.) Ajus- 
ter, arranger, disposer comme il convient. 

agenceur, euse [jan, eu-ze] n. et adj. Celui, 
celle qui dispose, qui agence. 

agenda [jin] n. m. (m. lat. signif. choses qui 
doivent être faites). Carnet pour inscrire jour par 
jour ce qu'on doit faire. PI. des agendas. 

Agendicum [jin-di-hom] ou Agedincum 

[jé-din-koin'], nom lat. de Sens. 

agénésie [zt] n. f. (du gr. a priv., et genesis, 
génération). Incapacité d'engendrer. 

agénésique [zi-ke] adj. (de agénésie). Qui est 
impuissant, ne peut engendrer. 

Agénor, guerrier troyen, fils d'Anténor. 

agenouillement [nou, Il mil., e-man] n. m. 
Action de s'agenouiller. 

agenouiller [a-jc-nou, Il mil., é] v. a. Faire 
mettre à genoux : l'amour agenouilla Hercule de- 
vant Omphale. S'agenouiller v. pr. Se mettre à ge- 
noux. Fig. S'incliner, plein d'admiration, devant 
une personne ou une chose ; s'agenouiller devant la 
vertu, devant l'argent. 

agenouilloir [nou, Il mil. j n. m. Petit esca- 
beau sur lequel on s'agenouille. 

agent [jan] n. m. (lat. agens; de agere, agir). 
Tout ce qui agit : la lumière et la chaleur sont des 
agents de la nature- Celui qui fait les affaires d'au- 
trui, de l'Etat ; les receveurs, les préfets, les ambassa- 
deurs, etc., sont des agents du gouvernement. Agent de 
police, employé attaché à la police d une ville. Agent 
de change, officier ministériel institué par le gou- 
vernement auprès des Bourses pour la négociation 
des effets publics. Agent d'affaires, celui qui se 
charge de diriger pour autrui des affaires d'intérêt. 
Agent voyer, fonctionnaire préposé à la construc- 
tion, à l'entretien et à la police des chemins vici- 
naux : il y a, dans chaque département, un agent 
voyer en chef et des agents voyers de canton. 

— Encycl. Dr. Les agents de change sont des offi 
ciers ministériels institués près les Bourses de com- 
merce et qui ont le droit de négocier les effets publics 
et autres susceptibles d'être cotés; de réaliser pour 
le compte d'autrui les négociations de lettres de 
change, billets et autres papiers de commerce; d'en 
constater le cours, etc. 

Les agents de change sont nommés par décret, sur 
la proposition du ministre des finances ou du mi- 
nistre du commerce, suivant qu'ils exercent leur 
ministère près d'une Bourse de commerce pourvue 
ou non d'un parquet. Nul ne peut être nommé agent 
de change s'il n'est âgé de vingt-cinq ans, Français 
et jouissant de ses droits de citoyen, s'il est failli 
non réhabilité, s'il n'a satisfait aux obligations de 
la loi sur le recrutement; s'il n'a travaillé pendant 
quatre ans au moins dans une maison de banque ou 
de commerce ou chez un notaire ; s'il n'a versé un 
cautionnement et prêté le serment professionnel de- 
vant le tribunal de commerce (à défaut, devant le 
tribunal civil). L'agent de change est un commer- 
çant. Il doit tenir des livres et coter sur un carnet 
chacune de ses opérations. 

— L'agent d'affaires ou de renseignements est 
considéré par la loi comme un commerçant, et il est 
par suite soumis à toutes les obligations qu'emporte 
cette qualité (patente, faillite, etc.). Lorsque les ren- 

menU fournis par un agent sont erronés et 
de nature à porter atteinte au crédit d'un commer- 
çant, celui-ci peut réclamer des dommages-intérêts. 
L'agent d'affaires conserve pendant trente ans le 
droit de réclamer ses honoraires. 

âge quod agis loc. lat. signif. littéralem. Fais ce 
que tu fais, c'est-à-dire Sois attentif à ce que tu fais, 
il que l'on donne à une personne qui se laisse 
distraire par un objet étranger à son occupation. 

agérasie ' jé-ra-zt] n. f. (du gr. a priv., et géras, 
vieillesse). Vieillesse verte et vigoureuse, exempte 
des infirmités ordinaires à cet âge. 

agérate n. m. Genre de plantes composées, 
dont l'espèce la plus remarquable est Xagérate du 
Mexique, cultivé dans nos jardins pour ses belles 
fleurs d'un bleu lilas. 

Agesandre, sculpteur rhodien. qui exécuta, 
averses deux fils, le groupe du Laocoon ,i ,r s. av. J.-C.). 



— 27 — 

AgésilaS [zi-lass], roi de Sparte (397-360 av. 
J.-C). Il vainquit les Perses, battit les ennemis greoa 
! Spirte à ("oronée (39V), et sauva su pairie men.tr.-e 
par Epaminondas, vainqueur a Leuctrcs et a Man- 
tinée. Il entra au service du roi d'Egypte Takhos, 
qu'il détrôna, et périt dans une tempête en revenant 
de Grèce. 

Agésilas, tragédie en cinq actes de P. Corneille 
(1667), une des plus faibles productions de l'illustre 
tragique, V. Attila. 

Aggee [agli-jé], l'un des petits prophètes du ca- 
non juif (vi« s. av. J.-C). 

agger [aghjer] n. m. (mot lat.). Retranchement 
ou rempart en terre, surmonté d'une palissade ou 




Agger construit par César devan; Bourges. 

de murailles, souvent flanqué de tours, qui entou- 
rait les camps romains. (Il était protégé en avant 
par un fossé.) 

agglomérat [a-glo-mé-ra] n. m. Agrégation 
naturelle de substances minérales diverses- (Quel- 
ques-uns disent conglomérat.) 

agglomératif, ive[a-<//o;adj.Quiale pouvoir 
d'agglomérer. N. m. : un agglomératif. 

agglomération [agio, si-on] n. f. Action 
d'agglomérer les personnes ou les choses. Etat de ce 
qui est aggloméré. 

aggloméré [a-glo] n. m. Combustible en mottes 
ou briquettes formées par l'agglomération, à l'aide 
d'une substance agglutinante et sous pression, de 
poussier de houille : la marine et les chemins de fer 
emploient beaucoup d'agglomérés. 

agglomérer [a-glo- mé-ré] v. a. (préf. ad, et 
lat. glomus, eris, peloton. — Se eonj. comme accélé- 
rer.) Amonceler, entasser, réunir en masse, assem- 
bler. Ant. Désagréger, disséminer. 

agglutinable [a-glu] adj. Qui peut s'aggluti- 
ner- (Peu us.) 

agglutinant [a-glurti-nan], e adj. Méd. Qui 
est de nature à réunir, à coller ; substance aggluti- 
nante- (On dit aussi dans ce sens agglutinatif, ive.) 
N. m. : un agglutinant. Langues agglutinantes ou 
agglomérantes, celles dans lesquelles les radicaux 
s'agglomèrent, sans se fondre complètement, pour 
former des composés exprimant différentes relations. 

— Encycl. Parmi les langues agglutinantes, on 
range les langues américaines, les langues malayo- 
polyncsiennes, le japonais, le coréen, les langues ou- 
ralo-altaïques, les langues dravidiennes de l'I nde, etc. 

agglutinateur, trice [a-glu] adj. Qui a la 
propriété d'agglutiner ; faculté agglutinatrice. 

agglutinatif, ive [a-glu~\ adj. Qui recolle les 
chairs : emplâtre agglutinatif. N. m. : le sparadrap, 
le diachylon, la baudruche, le taffetas d'Angleterre, 
le collodwn, etc., sont des agglutinalifs. 

agglutination [a-glu, si-on] n. f. Action 
d'agglutiner, de s'agglutiner. Kéunion des parties 
accidentellement divisées. Réunion en une seule 
masse d'une culture microbienne en présence de 
certains sérums. Procédé morphologique des lan- 
gues agglutinantes. 

— Encycl. Le phénomène d'agglutination est uti- 
lisé pour le diagnostic précoce de diverses maladies. 

V. TYPHOÏDE. 

agglutiné, e [a -glu], adj. Rejoint, recollé. 
Langue agglutinée, qui procède par voie d'agglu- 
tination. V. AGGLUTINANT. 

agglutiner [a-glu-ti-né] v. a. (préf. ad, et lat. 
glutinum, colle). Rejoindre, réunir en collant. S'ag- 
glutiner v. pr. Se recoller : les livres d'une plaie 
s'agglutinent. 

aggravant [a-gra-van], 6 adj. Qui rend plus 
grave : circonstances aggravantes. Ant. Atténuant. 

aggravation [a-gra-va-si-on] n. f. Augmen- 
tation ; aggravation de peine. (On dit quelque!', ag- 
gravement.) Ant. Atténuation. 

aggrave [a-gra-vc] n. f. Anathème prononcé 
contre celui que l'excommunication n'avait pas amené 
à soumission et qui le privait de tout usage de la so- 
ciété religieuse. 

aggravée [a-gra-ve] ou engravée [an-gra vé] 
n. f. Lésion de la patte des chiens qui ont couru sur 
des graviers : l'aggravée se guérit par le repos et 
l'application de compresses d'eau-de-vie camphrée. 

aggraver [a-gra-vé]v. a. (préf. ad, et lat. gravis, 
lourd). Rendre plus grave ; aggraver ses torts. Aug- 
menter : aggraver les impôts. Ant. Atténuer, diminuer. 

Agûlabites, dynastie arabe de l'Afrique, qui 
établit sa résidence à Kairouan et régna sur la plus 
grande partie du nord de l'Afrique, sous la suzerai- 
neté des Abbassides (800-900). — Un Aghlabite. 

Agides, une des deux dynasties royales de 
Sparte. — Un Agide. 

Agila, roi desxx'isigoths d'Espagne de 5*9 à 554. 
Sa tyrannie souleva ses sujets, et il périt assassiné 
après avoir été défait près de Séville par son com- 
pétiteur Athanagilde. 

agile adj. (lat. agilis). Léger, dispos, souple. 
Ant. Lourd. 

agilement man] adv. Avec agilité. 

agilité n. f l. gerete, souplesse. 

Agilolfinges, dynastie lombarde, descendant 
du guerrier bavarois Agilolfe. Son dernier représen- 
tant fut Tassilon II, gendre de Didier, roi des Lom- 
bards, que Charlemagne vainquit et fit enfermer 
dans un couvent en 788. — L'n Agilolfinge. 

Agilulphe ou Agilolfe, roi des Lombards, 
qui ceignit le premier la « couronne de fer » (B90-615) 

agio n rn (de l'ital. aggio, mis en sus). Différence 
entre la valeur nominale et la valeur réelle des mon- 
naies. Bénéfice qui résulte de l'échange des valeurs. 
Spéculation sur le cours des effets publics. 



AGN 

agiotage n. m- (de agio). Trafic sur les effets 
public 

— ENCYCL. Dr. La spéculation est une opération 

régulière ; L'agiotage est un pari où les joueurs con- 
-■ rvenl l'arrière-pensée de trfoherau besoin (A Sa] . 
Dana l'agiotage, on traite souvent à tenue 'pour ne 

point employer de capital, et sans la moindre inten- 
tion de prendre livraison de la chose achetéi 
d'un autre côté, on vend souvent avec prom 
livrer ce qu'on ne possède pas. 

agioter [te) v- n. Faire, pratiquer l'agiotage. 

agioteur, euse [eu-iej n. et adj. Qui fait l'agio- 
tage :la gent agioteuse. 

agir v. n. (lat. agere)- Faire quelque chose : pour 
connaître les hommes, il faut 1rs voir agir. Produlr 

un effet : le feu agit sur 1rs métaux, 8e e i"-- 1 

agir en homme d'honneur. Poursuivre en justice ; agir 
civilement. Impers. /( s'agit, il est question. 

Agira, v. de la Sicile (prov. de Calane), sur le 
Salso ; 14.000 h. Vins, olives, céréales. Patrie de 
Diodore de Sicile. 

Agis [jiss], nom de plusieurs rois de Sparte, de 
la famille des Agides. Le plus fameux, Aois III, ré- 
gna de 844 a 235 av. J.-C , et fut condamné h mort 
par les éphorcs, après avoir tenté de faire revivre 
la constitution de Lycurgue, et d'arrêter les progrès 
de l'aristocratie. 

agissant [ji-san], e adj. Qui agit. Qui produit 
de l'agitation. Qui a de l'activité. 

agissement [ji-se-man] n. m. Façon d'agir, 
conduite : la police surveille les agissements des co- 
qui)is. (Se prend le plus souvent en uiauv. part.) 

agitable adj. Susceptible d'être agité, discuté. 

agitant [tan], e adj. Qui produit de l'agitation : 
nouvelle agitante. Qui agite, secoue les membres : 
maladie agitante. 

agitateur n. m. Celui qui agite les niasses 
populaires Chim. Petite baguette de verre qui sert 
à remuer les réactifs dans les vases. Appareil qui 
sert à remuer les masses liquides. 

agitation [si-on] n. f. Mouvement prolongé et 
irrégulier : agitation de la mer. Suit.- de mouve- 
ments irréguliers: l'agitation d'un fiévreux. Fig. lu 
quiétude de l'âme ; l'agitation des esprits. Ant. Calme, 
quiétude, paix. 

agitato mot ital. signif. Avec animation. On le 
place au - dessus d'uue phrase musicale dont l'exé- 
cution doit être très vive, passionnée. 

agité, e n. et adj. Se dit des aliénés qui exé- 
cutent des mouvements violents et rapides : t alcoo- 
lisme accroît le nombre des agités; personne agitée. 

agiter [té] v. a. (lat. agilare). Ebranler, secouer 
en divers sens : agiter un liquide. Fi<j. Troubler : les 
passions l'agitent. Exciter -.agiter le peuple. Discuter: 
agiter une question. S'agiter v. pr. Se remuer conti- 
nuellement; se donner du souci, du tracas. Prov. 
i.itt. : L'homme s'agite, Dieu le mène, paroles de 
Fénelondans son sermon pour la fête de l'Epiphanie. 

Aglaé, la plus jeune des trois Grâces, épouse 
d'Héphaistos. {Myth.) 

aglène n. m. Genre d'insectes coléoptères rla- 
vicornes, de couleur brune, qui vivent en France 
dans les celliers, sous les débris de bois. 

aglobulie [U] n. f. Insuffisance de globules 
rouges dans le sang. 

aglOSSe [glo-se] n. f. Genre d'insectes, compre- 
nant de petits papillons de nos pays, dont les che- 
nilles se nourrissent dans les maisons de matières 
organiques, surtout de graisse. 

aglOSSO [glo-se] n. et adj. (du gr. a priv., et 
glùssa, langue). Privé de langue. 

aglOSSeS [alose] n. m. pi. Groupe de batraciens 
anoures des régions chaudes, surtout d'Amérique, 
caractérisés par l'absence de langue. S. un aglostc. 

aglOSSie [glo-si] n. f. (de aglossej. Absence de 
la langue. 

Agly, rivière du midi de la France, née dans le» 
Corbieres; baigne Rivesaltes, et se jette dans le golie 
du Lion; 80 kil. Régime torrentiel. 

aglyphe adj. (du gr. a priv.. et gluphê. sillon). 
Se dit des dents des reptiles qui ne sont ni canne- 
lées ni tubulées, et, par exf ., des reptiles eux-mêmes 
qui possèdent des dents de ce genre : la couleuvre 
est un ophidien aglyphe. N. m. : un aglyphe. 

agmatologie [agk, ji] n. f. (gr. agmu, «(os, frac- 
ture, et logos, discours . Chir. Traité des fractures. 

Agnadel [dèl'l village d'Italie (Lombardie). 
où Louis XII battit les Vénitiens en 1509. 

Agnan (saint). V. Aignan. 

Agnano (lac d'), lac occupant le bassin d'un 
ancien cratère dans les champs Phlégréens, près de 
Naples ; ses eaux sont constamment en ébullition. 

agnation [agh-na-si-on] a. f. :de agnats). Pa- 
renté civile chez les Romains. 

agnatique [agh-na] adj. Qui se rapporte aux 
agnats : ligne agnaliqw. 

agnatS [agh-na] n. m- pi. (lat. agnatus). Chez 
les Romains, ceux qui, descendant d'une même sou- 
che masculine, composaient la famille légale. S. un 
agmu. V. cognât. 

agneau [a-gnô] n. m. (lat. agnus). Petit de la 
brebis. Fia. Personne d'hunieur douce. L'agneau 
sans tache, Jésus- 
Christ. Ulas. Agneau 
pascal, Agneau tenant 
d'une patte la hampe 
d'une croix à laquelle 
est attachés une ban- 
derole. 

— Encycl. Les 
agneaux ne sont bons 
à manger que de dé- 
cembre en août. Les 
meilleurs sont les forts 
agneaux de deu\ mois 
On reconnaît la bonne 
qualité de l'agneau à 
lépidenne fin et transparent, à la chair 
grasse, aux rognons bien couverts de graisv 
gneau rôti est un mets délicat. 

Agneau mystique (/') ou le Triota, 
l'Agneau, célèbre tableau a compartlm 
par les frères Hubert et Jean Van I 
d'une exécution remarquable lon/e 

volets. L'œuvre est aujourd'hui dé] !l y a 




KglU ,'i. 



AGN 



— 28 — 



AGR 



des panneaux à Bruxelles, à Berlin, mais les princi- 
paux sont à l'église Saint-Bavon, à Gand. 

agnel [a-gnèl] ou aignel [è-gnél] n. m. An- 
rienne monnaie d'or du temps de saint Louis à 
iharles VII, et dont l'effigie était un agneau. (Sa va- 
leur varia sans cesse.) 

agnelage ou agnèlement [man] n. m 

Lipoque où une brebis met bas ; cette action même : 
l'agnelage a lieu vers le cent cinquantième jour. 

agnelée [le] n. f. La portée d'une brebis. (Un 
agneau, quelquefois deux.) 

agneler [lé\ v. a. (Prend un è ouvert devant 
■me syllabe muette : elle agnèle, elle agnèlera.) Mettre 
bas, en parlant de la brebis. 

agnelet [le] n. m. Petit agneau. 

agnelin n. m. Peau mégissée d'agneau, à la- 
quelle on a laissé la laine- 

agnelîne adj. f. Se. dit d'une laine courte, 
soyeuse et frisée, première tonte de l'agneau. 

agnelle [a-gnè-le] n. f. Féminin de agneau. 

AgnellO [gnèl-lo] (col d 1 ), col des Alpes, au S. 
du mont Viso, reliant les vallées de la Durance (par 
le Guil) et du Pô (par la Varocbe). François I" le 
franchit en 1515, et le maréchal de Berwick en 1702 

Agnès (sainte), vierge de Salerne, martyre à 
treize ans, en 303, sous Dioclétien. La mort de sainte 
Agnès a fourni au Tintoret et au Dominiquin le su- 
jet de deux tableaux célèbres. Fête le 21 janvier. 

Agnès, personnage de l'Ecole des femmes, comédie 
de Molière, et qui est resté le type de l'ingénue. On 
dit: une Agîtes, c'est une Agnès, quand on veut dési- 
gner une jeune fille naïve, simple, ignorante, qui dit 
aans rougir les choses les plus risquées. 

Agnès de Méranie [ni], fille de Berthold, 
duc de Méranie, en Tyrol, seconde épouse de Phi- 
lippe Auguste (1196), qui avait répudié pour elle 
liigeburge, sœur du roi de Danemark. Ce mariage 
l'ut déclaré nul par l'Eglise, et le royaume mis en 
interdit ; Philippe reprit Ingeburge, et Agnès mou- 
rut peu après (1201) au château de Poissy, laissant 
deux enfants, que le pape, sur la demande du roi, 
consentit à légitimer. 

Agnès de Méranie, tragédie en cinq actes et en 
vers, de Fr. Ponsard, dans le genre classique (18.16). 

agnette [agh-nè-te] n. f. Burin particulier, te- 
nant le milieu entre le burin ordinaire et la gouge. 

AgnetZ, comm. de l'Oise, arr. et à 3 kil. de 
Clermont; 1.200 h. 

Agni [agh-ni], dieu du feu, dans la mythologie 
ïédique. Eclair et soleil au ciel, il est, sur la terre, 
le dieu du foyer et de l'autel. 

AgnolO (Bacclo d'), architecte et sculpteur flo- 
rentin, né et m. à Florence (1460-1643). 

Agnone, v. d'Italie (prov. de Campobasso) ; 
11.000 h. Métallurgie du cuivre. 

agnosco veteris vestigia flammée, fin d'un 
vers de Virgile (Enéide, IV, 23) signif. Je reconnais 
la trace de mes premiers feux- C'est en ces termes 
que Didon, veuve de Sichée, avoue à sa sœur qu'elle 
retrouve en elle-même, pour Enée, la passion qu'elle 
éprouvait pour son premier époux. (Les allusions 
qu'on fait à ces paroles ont rapport a une passion 
mal éteinte.) 

agnosticisme [agh-nos-li-sis-me] n.m. (du gr. 
a priv., et gnôsis, connaissance). Doctrine qui déclare 
l'absolu inaccessible a l'esprit humain. 

— Encycl. Dire que l'origine première, la sub- 
stance et la fin dernière des choses sont inaccessi- 
bles à l'esprit humain, c'est être agnostique. Auguste 
Comte et Herbert Spencer, qui sont des positivistes, 
sont par là même des agnostiques. 

agnostique [agh-nos-ti-ke] ou agnosticiste 

[agh-nos-ti-sis-te] adj. et n. Se dit de ceux qui pro- 
fessent l'agnosticisme. 

agnUS [agh-mtss] n. m. Cire bénite par le pape, 
et portant l'image d'un agneau. 

agnuS-castUS [agh-nuss-kas-tuss] [n.m. Arbris- 
seau vulgairement appelé faux poivrier ou arbre 
au poivre, qui croit dans la région méditerranéenne. 

AgnUS Dei [agh-nuss-dé-i] n. m. (mots lat. 
signif. Agneau de Dieu). Prière de la messe, qui 
commence par ces mots : on en est à l'Agnus Dei- 

AgObard [bar], savant archevêque de Lyon (779- 
840). Il participa à la révolte des fils de Louis le Dé- 
bonnaire, et contribua à la déposition de cet empereur. 

Agon, comm. de la Manche, arr. et à 10 kil- de 
Coutances ; 1.660 h. 

Agonac, comm. de la Dordogne, arr. et à 15 kil. 
de Périgueux, sur la Beauronne de Chancelade; 
1.430 h. 

agonie [ni] n. f. (du gr. agônia, combat). Der- 
nière lutte contre la mort : l'Ire à l'agonie. Fig. Souf- 
frances morales : notre vie n'est qu'une agonie. Fin 
prochaine : le règne de Louis X\l marqua l'agonie 
de l'ancien régime. 

agonir v. a- Accabler. (Est presque toujours 
suivi des mots injures, sottises : agonir quelqu'un 
d'injures.) — Ne pas dire agoniser. 

agonisant \zan], e adj. et n. Qui est à l'ago- 
nie : il faut se rappeler que les agonisants, même 
lorsqu'ils paraissent prives de connaissance, enten- 
dent souvent tout ce qui se dit autour d'eux. 

agoniser [zi] v. n. Etre à l'agonie. 

agoniste [nis-te] n. m. (du gr. agônisté's, combat- 
tant^ Chez les anciens Grecs, celui qui se livrait aux 
exercices physiques, pour augmenter ses forces et se 
rendre plus propre au service militaire. 

agoniStique [nis-ti-ke] adj. (de agoniste). Qui 
concerne l'art des athlètes : jeux agonistiques. N. f. 
Partie de la gymnastique relative aux luttes d'a- 
thlètes, chez les Grecs. 

agonothète n.m. (gr. agôn, combat. et tithenai, 
établir). Président des jeux publics, chez les Grecs. 

agora n. f. (m. grec). Principale place publique, 
dans les villes de la Grèce ancienne. 

— Encycl. L'agora la plus célèbre est l'agora 
d'Athènes, où se tenaient les marchés, et souvent aussi 
les assemblées du peuple. C'était ainsi le centre de la 
vie athénienne. Tout autour régnaient des portiques; 
à l'intérieur s'élevaient des temples, des statues, etc. 

agoraphobe adj. et n. Personne qui est at- 
teinte d'agoraphobie. 

agoraphobie [ht] n. f. (de agora, et du gr. 
phobos, crainte,). Vertige morbide que certaines per- 



sonnes éprouvent quand elles ont à traverser uu 
pont, une rue, une place. 

AgOSta ou AugUSta, port de Sicile (prov. de 
Syracuse) ; 13.300 h. Victoire de Duquesne sur l'ami- 
ral hollandais Ruyter, en 1676. 

AgOStino, sculpteur italien, né et mort à Sienne 
(1269-1344). Surintendant des bâtiments à Sienne, il 
exécuta, avec son frère Agnolo et son maître Gio- 
vanni Pisano, d'importants travaux à Sienne, àPise 
et à Orvieto (tombeau de Gui d'Arezzo, église Sainte- 
Marie de Sienne). 

Agostino di Duccio (ou Guccio), dit aussi 

Augustin de Florence, sculpteur et architecte né 
a Florence en 1418, mort à Pérouse vers 1498. Il 
exécuta de nombreux et remarquables travaux 
(sculptures de l'église Saint-François, à Rimiui). 

AgOUlt [ghou] (Marie de Flavigny, comtesse d'), 
écrivain français, née â Francfort-sur-le-Mein, m. à 
Paris (1805-1876). Elle a publié, sous le nom de Da- 
niel Stern, des ouvrages historiques et philosophi- 
ques, au style mâle, aux idées énergiques et fières. 
Citons notamment ses Lettres républicaines et son 
Histoire de la Uévolulion 
de 1848. 

AgOUt [ghou], rivière 
de France, qui nait au mas- 
sif de l'Espinouse (Céven- 
nes) , arrose Castres , La- 
vaur, Saint-Sulpice-la- 
Pointe, et se jette dans le 
Tarn(riv g.); cours, 180 kil. 

agOUti n. m. Mammi- 
fère rougeur, de la taille 
d'un lièvre, originaire 
d'Amérique et d'Océanie- 
Il se domestique facilement ; sa chair est délicate, et 
sa fourrure sert à confectionner des vêtements. 

Agra, v. de l'Inde anglaise, ch.-l. de la province 
du Bengale, sur la Djemna; 188 000 h. (Âgréens). 
Grand commerce. 

agrafage n. m. Action d'agrafer. 

agrafe n. f. (de agrafer). Crochet de métal qui 
s'engage dans un anneau appelé porte, et sert à join- 
dre les bords op- 
posés d'un vête- 
ment. Archit. 
Crampon de fer, 
qui unit les pier- 
res entre elles. 
Ornement de 
sculpture placé à 
la tête des arcs. 

agrafer [fi 

v.a.forig.germ.). 
Attacher ave.c 
une agrafe '.agra- 
fer un corsage. 
Ant. Dégrafer, 
agraire 

[gré-re] adj. (lat 




Afrouti. 




Agrafes : 1 . De ceinturon ; 
2. De couturière ; 3. De constructio 



agrariws ; de ager, champ). Qui a 
rapport aux terres : mesure agraire; l'are est l'unité 
de mesure pour les surfaces agraires. Qui concerne 
la propriété du sol : socialisme agraire. 

agraires (lois), lois présentées, à Rome, à diverses 
époques, dans le but de donner aux plébéiens pau- 
vres une part plus considérable dans la répartition 
des terres du domaine public, c'est-à-dire conquises 
sur l'ennemi, et que les patriciens accaparaient pres- 
que en totalité. Leur application donna toujours lieu 
à de graves désordres. La première fut présentée 
par Spurius Cassius, qui proposa de distribuer aux 
pauvres une partie des terres publiques ; elle fut vo- 
tée, mais la coalition des patriciens et des riches 
plébéiens en empêcha l'exécution. Accusé d'aspirer 
à la royauté, Spurius Cassius fut condamné à mort 
(486). En 376, une nouvelle loi agraire, due au tribun 
Licinius, porta que chacun ne devrait pas posséder 
plus de 500 arpents du domaine public. Enfin, en 
133, Tibérius Gracchus, devant l'extension constante 
des grands domaines, ou latifundia, présenta une loi 
destinée à étendre les effets de la loi Licinia : il fut 
chargé, avec son frère Ca't'us et son beau-père Appius 
Claudius, de la mettre à exécution ; mais il fut assas- 
siné en plein Forum, dans un mouvement de réac- 
tion dirigé par Scipion Nasica. Son frère Caïus, qui 
avait repris ses projets, eut le même sort, douze ans 
plus tard. César, pendant son consulat, fut plus heu- 
reux, et réussit à faire distribuer des terres publiques 
en Campante, aux plébéiens pères de trois enfants. 

Agram, v. de Hongrie, ch.-l. de la Croatie, sur 
la Save, afrt. du Danube ; 57.700 h. (Agramiens). C'est 
le principal foyer intellectuel des Slaves du Sud, et 
le centre de l'illyrisme. 

Agramant, personnage du Roland furieux de 
l'Arioste , chef des Sarrasins qui assiègent Paris. 
Son nom est passé en proverbe comme synonyme 
de valeur impétueuse; il est surtout resté dans cette 
locution ; La discorde est au camp à' Agramant, par 
allusion aux troubles et à la division que la Dis- 
corde, obéissant aux ordres de saint Michel, jette 
parmi les chefs sarrasins. 

agrandir v. a. Rendre plus grand : agrandir 
une maison. Faire paraître plus grand : ce vêtement 
vous agrandit. Fig- Elever, ennoblir : la lecture 
agrandit l'âme. Ant. Rapetisser, amoindrir, diminuer. 

agrandissement [dise-mari] n. m. Accrois- 
sement en étendue : agrandissement photographique. 
Fig. Augmentation en dignités, en fortune, en puis- 
sance- Ant. Amoindrissement, réduction. 

agrandisseur [di-seur] n. et adj. m. Appareil 
employé en photographie pour les agrandissements. 
(On dit aussi amplificateur.) 

agranditif, ive adj. Mot qui sert à donner 
plus d'étendue aune expression. N. m. : un agranditif. 

agraphie \fî] n. f. (du gr. o priv., et graphein, 
écrire). Impossibilité d'écrire, quoique le malade 
entende, comprenne et lise correctement. 

agrapper [gra-pé] v. a. Syn. de agripper. 

agrarianisme [nis-me] n. m. Système de 
ceux qui préconisent l'agrariat. 

agrariat [ri-a] n. m. (du lat. ager, champ). Par- 
tage des terres entre oeux qui cultivent le sol. 

agrarien [H-iri] ou agrairien, enne 

[gré-ri-in, è-ne] adj. Qui concerne la législation 
agraire. N. Partisan des lois agraires. N. m. pi. En 
Prusse, parti des grands propriétaires fonciers pro- 
tectionnistes. 



agraSSOl [gra-sol] n. m. Nom vulgaire du gro- 
seillier à maquereau. 

agréable adj. Qui niait, qui agrée. Avoir pour 
agréable, trouver bon. L'agréable n. m. Ce qui est 
agréable : préférer l'utile à l'agréable- V. utile dulci. 
Ant. Désagréable, fâcheux, déplaisant, blessant. 

agréablement [»taii] adv. D'une manière 
agréable. Ant. Désagréablement. 

Agreda (Marie d'), religieuse cordelière espa- 
gnole, née et m. à Agreda (prov. de Soria) [1602- 
1665]. Célèbre par ses extases et ses visions. On a 
d'elle une Vie de la sainte Vierge, qu'elle prétendait 
dictée par la révélation divine, mais qui fut cen- 
surée par le saint-siège et une Correspondance avec 
le roi Philippe II 

agrée n. m. Homme de loi agréé par un tri- 
bunal de commerce, pour exercer devant lui les 
fonctions d'avoué et d'avocat. 

— Encycl. Dr. Les agréés ne sont pas des officiera 
ministériels; leur ministère n'est pas obligatoire. 
Quoique leurs cabinets n'aient aucune existence lé- 
gale, ils se cèdent comme les charges d'avoués, avec 
l'agrément du tribunal. 

agréer v. a. (rad. gré). Recevoir favorablement, 
approuver : agréer une demande. Mar. Syn. de gréer. 
V. n. Plaire : cela ne m'agrée pas. Ant. Récuser, 
refuser, rejeter. 

agréeur n. et adj. m. S'emploie quelquefois 
comme syn. de gréeur. 

agrégat [gha] n. m. Assemblage de parties qui 
adhèrent entre elles : le granit est un agrégat de 
feldspath, de quartz et de mica. 

agrégatif, ive adj. (de agréger). Qui joint, qui 
réunit. 

agrégation [si-on] n. f. Admission dans un 
corps : j'ai reçu ma lettre d'agrégation. Dans l'Uni- 
versité, admission après examen ou concours au 
titre d'agrégé : l'agrégation des lettres, des sciences. 
Grade d'agrégé : concourir pour l'agrégation. Physiq. 
Assemblage de parties homogènes formant un tout. 

— Encycl. Dans l'enseignement secondaire , il 
existe 11 ordres d'agrégation : 8 pour les lycées de 
garçons, 3 pour les lycées de jeunes filles. Pour 
l'agrégation d<s lycées de garçons, il faut produire : 
1» le diplôme de licence ; 2° U n diplôme d'études su- 
périeures. Le diplôme de licencié peut être remplacé 
pour l'agrégation des langues vivantes par un certi- 
ficat spécial. Les candidats à l'agrégation de philo- 
sophie peuvent produire une licence littéraire ou 
scientifique. Un traitement de 500 francs est atta- 
ché à ce titre. — Dans l'enseignement supérieur, les 
docteurs en médecine, en droit, les phnrmacienb 
docteurs es sciences ou pourvus d'un diplôme spé- 
cial, peuvent concourir pour obtenir respectivement 
l'agrégation de médecine, de droit, de pharmacie. 
Ces agrégés appartiennent à une faculté ou à une 
école de pharmacie comme professeurs temporaires. 

agrégé, e n. Personne qui, après un concours, 
est déclarée aple à professer dans un lycée, une fa- 
culté : agrège d'histoire, de philosophie. 

agréger [/(!] v. a. (du lat. aggregare, réunir; 
préf. ad, et grex, gregis, troupeau. — Se conj. comme 
abréger.) Admettre dans un corps. Physiq. Réunir 
dans un tout des parties sans liaison naturelle. 

agrément [man] n. m. (de agréer). Approba- 
tion, consentement : obtenir l'agrément de sa famille 
pour... Qualité par laquelle on plait : livre plein 
d'agrément. Plaisir : l'agrément de la société. Arts 
d'agrément, la musique, la peinture, la danse, l'équi- 
tation, l'escrime, etc., en un mot tous les arts qui 
sont cultivés en dehors d'un but utilitaire. Nus. 
Notes d'agrément, traits improvisés ou écrits dont 
on orne les mélodies. (On dit aussi fioritures et 
ornements. [V. ornement.]) PI. Ornements du dis- 
cours, du chant, do la toilette. Ant. Désapprobation, 
refus, désagrément. 

agrémenter [man-té] v. a. Relever par des 
agréments, orner : habit agrémenté de broderies- 

agréministe [nis-te] n. Personne qui dispose 
les agréments ou ornements sur les habits, les meu- 
bles, tentures, étoffes, etc. (On dit aussi agriministe.) 

agrener [né] v. a. (Se conj. comme amener.) 
Nourrir avec du grain : agrener la volaille. (On dit 

aussi AGRAINER.) 

agrener [ni] v. a. (Se conj. comme accélérer.) 
Vider l'eau d'une embarcation. 

agrès [gré] n. m. pi. (de agréer). Ce qui sert à 
la manœuvre d'un navire (voiles, cordages, etc.). 
Par anal. : les agrès d'un aérostat. Appareils de 
gymnase, de sauvetage. 

agresseur \grc-scur] n. m. Auteur d'une agres- 
sion. Ant. Provoqué. 

agressif [gri-sif], ive adj. Qui a un caractère 
d'agression : mesure ag.rcssîve ; discours agressif. 

agression [grè-si-on] n. f. (lat. aggressio; de 
aggredi, attaquer). Attaque non provoquée. 

agressivement [grè-si-ve-man] adv. D'une 
manière agressive. 

agressivité [grèsi] n. f. Qualité d'une per- 
sonne, d'une chose agressive. 

agreste [aris-te] adj. (lat. agreslis). Rustique : 
site agreste- Rude : moeurs agrestes. Ant- Urbain, 
cultivé. 

agrestement [gris-te-man] adv. D'une façon 
agreste. 

agréyeur [gré-i-eur] n. et adj. m. Ouvrier qui 
fait passer le fil de fer par la filière. (On dit aussi 

AGRÉEUR.) 

AgriCOla(Cneius Julius), général romain, beau- 
père de l'historien Tacite. Il acheva la conquête de 
la Grande-Bretagne. Il fut empoisonné, dit-on, par 
ordre de Domitien, jaloux de sa gloire (37-93). 

Agricola ( Vie d) , éloquente biographie d'Agricola 
par Tacite, son gendre (97 ou 98 apr- J.-C-), 

Agricola (Jean Scuneider, dit), théologien pro- 
testant, né à Eisleben, mort à Berlin (1494-1566); il 
fonda, contre Luther, la secte des antinomiens. 

agricole adj. (du lat. agricola, laboureur; de 
ager, agri, champ, et colère, cultiver). Adonné à l'a- 
griculture -.peuple agricole. Qui a rapport à l'agri- 
culture : industrie agricole. 

agricole (ordre du Mérite). V. Mérite agricole. 

agriculteur n. m. (du lat. agricola, labou- 
reur). Celui qui cultive la terre. 

agricultural, e, aux adj. Qui a rapport à 
l'agriculture. 



29 — 



\GRICULTURE 




AGR 

agriculture n. f- Culture du sol, travail et 
soins qu'on lui donne pour le faire produire. 

— Encycl. L'agriculture se divise naturellement en 
deux branches : 1° la culture pastorale (élevage du 
bétail), objet de la zootechnie; 2» la culture propre- 
ment dite (culture des plantes), objet de l'agronomie. 
Le, jardinage est une culture restreinte, faite d'ordi- 
naire à la bêche; il comprend l'horticulture ou cul- 
ture des fleurs, et la culture maraîchère ou culture 
des légumes. Au jardinage se rattache l'arboricul- 
ture fruitière et d'ornement (arbres à fruit et arbres 
d'ornement). La culture arable est une culture sur de 
grands espaces, au moyen de la charrue La sylvicul- 
ture (exploitation des arbres forestiers) se rattache, 
en raison des étendues de terrain exploitées, à la 
culture arable. La viticulture (culture de la vigne) 
est à la fois jardinage (greffe, taille des vignes) et 
culture arable (labour entre les lignes des ceps). 
Parmi les branches annexes de l'agriculture, citons : 
la pisciculture (culture des eaux pour la production 
du poisson) ; la sériciculture (vers à soie) ; l'apicul- 
ture (abeilles). Le système de culture est en relation 
avec le régime économique de la région. La culture 
doit être extensive, c'est-à-dire s'exercer sur de 
grandes étendues et sans grands frais, dans les pays 
neufs où la terre coûte peu; intensive, au contraire, 
c'est-à-dire à grandes dépenses et à rendements éle- 
vés par hectare, quand le prix de la terre est élevé. 
Au point de vue de l'exploitation, on distingue la 
grande (plus de 50 hectares), la moyenne et la petite 
culture (moins de 10 hectares). On reproche à la pe- 
tite culture d'être un obstacle à une meilleure ex- 
ploitation du sol, tandis que la grande culture per- 
met l'emploi des meilleures méthodes. D'autre part, 
la situation du petit cultivateur, peu instruit, mais 
sobre, dur à la peine et économe, est incomparable- 
ment préférable à celle de l'ouvrier agricole de la 
grande culture, mal rétribué et travaillant sans ini- 
tiative ni zèle. 

Agriculture [ministère de V), chargé de veiller 
aux intérêts généraux de l'agriculture. 11 comprend 
des services nombreux, parmi lesquels l'enseigne- 
ment agricole, la surveillance de certaines industries 
au point de vue de la fraude, le crédit agricole, l'hy- 
draulique, les haras, les eaux et forêts. 11 y a, au 
ministère, un conseil supérieur de l'agriculture, et, 
dans chaque arrondissement, une chambre consulta- 
tive d'agriculture. Le ministère organise des con- 
cours nationaux et spéciaux, pour faire connaître et 
pour récompenser les meilleurs procédés de culture 
et d'élevage, exerce un contrôle par l'intermédiaire 
des inspecteurs de l'agriculture, subventionne les 
institutions agricoles, donne des primes à la sérici- 
culture, à la culture des lins, etc. Les stations agro- 
nomiques procèdent à des recherches scientifiques; 
les laboratoires agricoles à des recherches pour le 
compte des particuliers. Pour les établissements d'en- 
seignement agricole, v. écoles. 

Agriculture [fie /'), par Columelle; intéressant 
traite d'économie rurale (i« r s. de notre ère). 

Agriculture (De f), par Varron ; œuvre d'un agro- 
nome et d'un écrivain de mérite (i" s. av. J.-C). 

Agriculture ( Théâtre <C 1 et Mesnage des 
champs, célèbre ouvrage d'Olivier de Serres \1600!. 

agrie [gri] n. f. (du gr. agrios, cruel, sauvage). 
Nom scientifique de la goutte. 

agrier [gri-é] n. m. (du lat. ager, agri, champ). 
Dr. anc. Droit seigneurial. Syn. de champart. 

agriffer [gri-fé] v. a. Prendre avec les griffes : 
agri/fer un morceau de fromage. S'agriffer v. pr. S'at- 
tacher avec les griffes : le chat s'agriffe aux rideaux. 

Agrigeilte ou Akragas, v. ancienne de la 
Sicile, prise tour à tour par les Carthaginois et les 
Romains. (Hab. Agrigentins.) Patrie d'Empédocle. 
Auj. Girgenti. 

agrilUS [luss] ou agrile n. m. Genre d'in- 
sectes coléoptères pentameres, comprenant des ani- 
maux de petite taille, d'un vert bronzé, qu'on trouve 
dans les arbres. 

agrimensor [min] n. m. (mot lat., signif. me- 
sureur des champs). Titre donné autrefois, à Rome, 
aux arpenteurs officiels, chargés de fixer les bornes 
des propriétés. 

agriOIl n. m. Insecte orthoptère à corps fin et 
allongé, vulgairement appelé demoiselle, et qu'on 
trouve volant au bord des eaux. 

agriote, agriotte ou aigriette [è-gri-è-te] 

n. f. Espèce de merise aigre et sauvage, d'où son nom. 

agriothymie [ti-mt\ n. f. (du gr. agrios, sau- 
vage, et thumos, colère). Tendance maladive à com- 
mettre des actes de folie furieuse. 

agripaume [pô-me] n. f. Bot. V. i.éonure. 

Agrippa (Menenius). V. Menenius Agrippa. 

Agrippa (Vipsanius), général romain, gendre et 
ministre préféré d'Auguste; se distingua a Aotium 
et fit construire le Panthéon de Rorne (63-12 av. J.-C. >. 

Agrippa de Nettesheim ( corneille ) . sa- 
vant alchimiste et philosophe, né à Cologne, histo- 
riographe de Charles-Quint, mort dans la misère à 
Grenoble (1486-1533). 

agripper [gri-pé] v. a. (de à, et gripper). Saisir 
avidement : l'avare agrippe tout ce qu'il voit. 

agrippeur, euse \gri-peur, eu-ze] n. Fam. 
Celui, celle qui saisit avec avidité. 

Agrippine, petite-fille d'Auguste, fille d'Agrippa 
et de Julie; épousa Germanicus, dont elle eut neuf 
enfants (parmi lesquels Caligula et Agrippine) et fut 
exilée dans l'île de Pandataria, par Tibère, auquel 
ses vertus portaient ombrage ; m. en 33. 

Agrippine, fille de la précédente et de Germa- 
nicus, née à Cologne, m. près de Baïes (16-59 apr. 
J.-C). Habile, ambitieuse, sans scrupules, elle fut 
mariée d'abord à Domitius Ahenobarbus, dont elle 
eut un fils, Néron. Après un nouveau mariage, elle 
épousa l'empereur Claude, son oncle, lui fit adopter 
son fils, puis empoisonna Claude, aidée par la fa- 
meuse Locuste, pour placer Néron sur le trône ; 
mais celui-ci, trouvant trop lourde l'impérieuse tu- 
telle de sa mère, après avoir inutilement tenté de 
la noyer au moyen d'un bateau préparé qui devait 
s'ouvrir en pleine mer, la fit assassiner par un cen- 
turion. « Frappe au ventre! » dit-elle à celui-ci, 
comme si elle voulait punir ses entrailles d'avoir 
porté un pareil monstre. Elle est l'héroïne de la 
tragédie de Racine, Ilritannicus. 

agrographie [fi] n. f. (du gr. agros, champ, 
et graphe, description). Description des champs, et 
particulièrement de ce qui a rapport à l'agriculture. 



f Genre de plantes 



=â,yS? 




AgroLide. 

Action d'agrouper. 



— 30 — 

agrolOgie[jf]n.f. (dugr. agros, champ, et /090s, 
discours). Science qui a pour objet la connaissance 
des terres, dans leurs rapports avec l'agriculture. 

agromane n. et adj. (du lat. ager, champ, et 
du gr. mania, manie). Personne qui a la passion, lu 
manie de l'agriculture. (Peu us.) 

agromanie [nf] n. f. (de agromane). Passion 
de l'agriculture poussée jusqu'à la manie. (Peu us.) 

agromotive n. f. 'du lat. ager, champ, et 
moteur). Type de locomobile routière spécialement 
destinée au battage des céréales. 

agronome n. m. (du gr. agros, champ, et no- 
mos, loi). Celui qui est versé dans la théorie de 
l'agriculture. Ingénieur-agronome, élève diplômé 
de l'Institut national agronomique. (PI. des ingé- 
nieurs-agronomes.) [C'est avec raison que l'agronome 
peut prendre le titre d'ingénieur, car il met en pra- 
tique les données de presque toutes les sciences, 
depuis la mécanique (art du bâtiment, hydraulique) 
j usqu a la chimie et la physiologie (engrais, lait, etc.).] 

agronomie [mi] n. f. (de agronome). Nom 
collectif des sciences qui se rapportent à l'agricul- 
ture et considérées dans leurs rapports avec elle. 

agronomique adj. Qui a rapport à l'agrono- 
mie : institut agronomique. 

— Encycl. Les stations agronomiques sont des- 
tinées à éclairer les cultivateurs sur la composition 
de leurs terres, le choix des semences, etc. Elles 
sont organisées par l'Etat, les départements ou les 
municipalités, et peuvent être subventionnées par 
l'Etat, institut agronomique, v. écoles. 

agrOStemme [gros-tè-me] n. f. Nom donné à 
la nielle des blés. 

agrostide [gros-ti-de] 
graminées , qui pous- 
sent dans les prés et 
dont quelques espèces 
sont appréciées comme 
fourrage. 

agrotide ou 
agrotis [tiss] n. f. 

Genre de lépidoptères 
du groupe des noc- 
tuelles , qu'on trouve 
en Europe et en Amé- 
rique. (Sa chenille est 
très nuisible aux céréa- 
les et aux betteraves.) 
agroupement \man] n. m. 

Etat de ce qui est agroupé. 

agrouper [pé] v. a. Disposer, réunir en groupe. 
S'agrouper v. pr. Se mettre en groupe. 

agrypnie [grip-ni] n. f. (du gr. agrupnia, in- 
somnie). Insomnie, défaut de sommeil. 

agua [gho-a ou ghou-a] n. m. Crapaud de l'Amé- 
rique méridionale, qui est la plus grande espèce du 
genre : le cri de Vagua ressemble à un fort aboiement. 

Agua, volcan du Guatemala, à 25 kil. de la capi- 
tale, Guatemala Nova; altitude 4.438 mètres. 

AguadO [ghou-a] (Alexandre), riche banquier 
espagnol et collectionneur d'art, né à Séville, m. à 
Gijon (1784-1842), naturalisé Français. Il possédait 
une magnifique galerie de tableaux, dont une grande 
partie après sa mort est entrée au musée du Louvre. 

Aguas-Calientes [a-ghou-as-ka-li-in-tèss], v. 
du Mexique ; ch.-l. de l'Etat du même nom ; 35.000 h. 
— L'Etat a 102.000 h. 

aguerri [ghé-ri], e adj. Accoutumé à la 
guerre : armée aguerrie. 

aguerrir^/tê-nVlv.a. Accoutumer à la guerre, à 
une chose pénible : la nécessité aguerri t souventun pol- 
tron. S'aguerrir v. pr. : il faut s'aguerrir à la fatigue. 

aguerrissement [ght-ri-se-man] n. m. Action 
d'aguerrir. Qualité de celui, de ce qui est aguerri. 

Àguesseau [ghesd] (Henri-François d'). magis- 
trat français, né à Lim ges, m. à Paris (1668-1751). 
Orateur éloquent et pro- 
fond érudit, il se distin- 
gua par l'élévation de 
son caractère, une admi- 
rable intégrité et le dé- 
vouement le plus absolu 
aux intérêts publics. 
Chancelier en 1717, son 
indépendance le fit dis- 
gracier et exiler à plu- 
sieurs reprises (en 1718; 
en 1722). Partisan des li- 
bertés gallicanes, il s'op- 
posa à l'enregistrement 
de la bulle Vnigenitus. II 
prit paît à la rédaction 
des principales ordon- 
nances de la première 
moitié du xvm e siècle, 
notamment celles relatives aux donations, aux tes- 
taments, aux substitutions. 

aguets [ghè] n. m. pi. 'de à guet, en 
tant). Surveillance attentive. 
Etre, se tenir aux aguets, épier. 

agui [ghi] n. m. Mar. Nœud 
qui lie une corde à une chaise 
en sangle pour hisser un ga- 
bier, un charpentier, etc., char- 
gé d'exécuter des réparations. 

aguicher [ghi-ché] v. a. Pop. Attirer par un 
manège d'agaceries. 

Aguilar de la Frontera, v. d'Espagne 

(prov. de Cordouc) ; 23.000 h. Vignes, mines de cuivre. 

agUille[on/, Il mil., e) ou aguillie [ghi. Il mil., 
i] n. f. Toile de coton, qui se fabrique à Alep. 

agUillOt [ghi. Il mil., 0] n. m. Cheville de fer, 
qui réunit deux cordes en une. 

agynaire [nè-re] ou agyne adj. (du gr. a 

priv., et gunê, femme). Se dit des fleurs doubles, 
dans lesquelles le pistil manque. 

agyniens [ni-in] ou agionites n. m. pi. 

Membres d'une secte du vu» siècle, qui prétendait 
que le mariage et la chasteté étaient une suggestion 
du mauvais principe. S. un agynien ou agionite. 

ah 2 [A] interj. Qui sort à marquer la joie : ah ! 
quel plaisir! la douleur : ah! vous me faites mal! 
l'admiration : ah! que c'est beau! la commisération : 
ah! que je vous plains ! l'impatience •. ah! que vous 
êtes lent! etc. 




D'Aguesseau. 



ïuet- 




Niri..l d'aguî. 



AÏE 

Ahaggar ou Hoggar, pays montagneux du 
Sahara, habité par les Touareg, et l'un des moins 
cohnus des Européens. V. pr. Idelès. 

aban n. m. (onomatopée). Effort pénible. Cri de 
fatigue. (Vx ) 

ahaner [né] v. n. Supporter une grande fati- 
gue ; faire entendre le cri de ahan en travaillant. 

Ahasvérus [russ], personnage légendaire, plus 
connu sous le nom de Juif errant. 

Ahasvérus, ouvrage de Quinet, livre étrange qui 
est, suivant l'auteur, • l'histoire du monde, de Dieu 
ds ng le monde, et enfin du doute dans le monde • (183;)). 

Ahasvérus à Rome, épopée en six chants, du 
poète autrichien Robert Hamerling (1866); œuvre en 
jiartie historique, dont Néron est le héros principal, 
beaucoup plus que le fantastique personnage dont 
elle porte le nom, et qui n'est pas, comme dans 
Quinet, une idéalisation du Juif errant. 

aheurté, e adj. Qui a heurté contre. Fig. Buté 
à : être aheurté à un préjugé. 

aheurtement [man] n. m. Obstination ex- 
trême, attachement invincible à une opinion. 

aheurter (S') [sa-eur-lé] v. pr. S'attacher opi- 
niâtrement à quelque chose. Echouer, se briser. 

ahi interj. V. aïe. 

Ahmed [>nèd\ ou Achmet I er [ak-mèf], sul- 
tan de Constantinople, né en 1589; régna de 1603 à 
1617. — Ahmed II, sultan des Turcs, de 1691 à 1695; 
abandonna l'exercice du pouvoir au grand vizir Ku- 
pruli. — Ahmed III, sultan des Turcs, de 1703 à 1730; 
donna asile à Charles XII après la bataille de Pul- 
tava, et dut signer avec l'Autriche le traité, défa- 
vorable à la Turquie, de Passarowitz. 

Ahmedabad, v. de l'Inde anglaise (présid. de 
Bombay), sur le Sabarmati; 186.000 h. 

Ahmed- schah-l'Abdaly, fondateur du 

royaume de Kandahar et souverain des Afghans 
(1724-1771). 

Ahriman [man'], le principe du mal dans la re- 
ligion de Zoroastre, opposé à Ormazd, le génie du 
bien, qui doit finir par le vaincre. 

ahrimans ou hermans (hommes libres) 

n. m. pi. Nom donné, chez les Germains et les Francs, 
aux guerriers libres. S. un ahriman ou herman. 

Ahun, ch.-l. de c. (Creuse), arr. et à 16 kil de 
Guéret, près de la Creuse; 2.220 h.; ch. de f. Orl. 
Houille. — Le cant. a H comm. et 10.050 h. 

ahuri, e adj. (de ri, et hure': Qui a perdu la té(e. 
Stupéfait, troublé, étourdi. N. : un ahuri, une ahurie. 

ahurir v. a. (de ahuri). Troubler, faire perdre 
la tête : trop de sévérité ahurit un enfant. 

ahurissement [ri-se-man] n. m. Etat d'une 
personne ahurie. Etonnement, stupéfaction. 

A. I. Abréviation des mots Altesse impériale. 

aï [a-i] n. m. Nom vulgaire des mammifères du 
genre bradype : on nomme l'aï paresseux d cause 
de la lenteur de ses mouvements. (V. bradype.) Méd. 
Inflammation des synoviales du poignet. 

aï [a-jj n. m. Œnol. V. ay. 

aïaut ou aïault [a-i-6] n- m. Nom vulgaire du 
narcisse des prés. 

Aicard [kar] (Jean), poète et auteur dramatique 
français, né à Toulon en 1848. On lui doit, entre an- 
tres poèmes : la Chanson de l'enfant. Maternité, Jé- 
sus, etc., et une remarquable pièce: le Père Lebonnard. 

AÏCha, fille d'Abou-Bekr, et seconde femme de 
Mahomet; m. en 678. 

aiche, èche ou esche [è-che] n. m. (du lat. 
esca, aliment). Nom donné par les pêcheurs aux divers 
appâts qu'ils accrochent à l'hameçon d'une ligne. 

aicher [r-ché] v. a. Mettre un aiche, ou toute autre 
amorce à l'hameçon. 

Aida, opéra en quatre actes, paroles de Ghislan- 
zoni, d'après un scénario de Mariette-bey, musique 
de Verdi, représenté au Caire en 187), à Paris en 
1876. L'action se déroule à Memphis et h Thèbes, au 
temps des pharaons, au milieu d'une guerre entre les 
Ethiopiens et les Egyptiens. La partition, émouvante 
et colorée, a été écrite sous l'influence des nouvelles 
théories musicales. 

aidable [è] adj. Qui peut être aidé, ou qui peut 
aider. 

aidant [é-dan], e adj. Qui aime à aider, à se- 
courir : personne aidante. 

aide [è-de] n. f. (de aider). Secours, assistance. 
N. m. Personne qui aide. (Dans cette acception, 
s'emploie aussi au fém. : cette garde-malade est une 
aide adroite.) Aide de camp, officier d'ordonnance 
attaché à la personne d'un souverain, d'un général. 
N. f- pi. Impôts, subsides, levées de deniers qui se 
faisaient sur le peuple pour aider à soutenir les dé- 
penses de l'Etat sous l'ancienne monarchie. Cour 
des aides, cour souveraine qui jugeait les affaires 
concernant ces subsides. 

— Encycl. La cour des aides, instituée au début 
du xv« siècle, connaissait non seulement de toutes 
les causes relatives aux aides proprement dites, mais 
les gabelles, tailles, droits d'octroi, de marque sur les 
matières d'or et d'argent, étaient de sa compétence. 
Il n'exista d'abord qu'une cour des aides, sise à Pa- 
ris. Plus tard, des juridictions analogues furent 
créées dans différentes villes de province, mais bien- 
tôt rattachées à des parlements ou à des chambres 
des comptes. En 1789, il n'en restait plus que trois 
(Bordeaux, Clermont et Montauban), qui furent sup- 
primées en 1790. 

aideau [é-dô] n. m. Morceau de bois passé dans 
les ridelles d'une charrette pour soutenir les charges. 

aide-maçon n. et adj. m. Ouvrier qui sert 
les maçons. PI. des aides-maçons. 

aide-major n. et adj. m. Médecin adjoint au 
médecin-major d'un régiment. PI. des aides-majors. 

aider [è-dé] v. a. (lat. adjutare). Seconder, as- 
sister : aider ses amis; aider quelqu'un de sa bourse. 
V. n. Prêter son concours en prenant soi-même une 
partie de la peine : je lui aiderai à porter ce paquet. 
S'aider v. pr. Se servir : s'aider des deux mains. 
Prov. : Aide-toi, le ciel t'aidera, donne-toi du mal 
si tu__veux réussir. Ant. Nuire, gêner. 

Aïdin [dm 1 ], v. de la Turquie d'Asie, au S.-E. de 
Smyrne, sur le Tabak-Tchal ; 37.000 h. Aux environs, 
nombreuses sources minérales. C'est l'antique Traites. 

aïe! ou ahi! [a-i] interj. qui exprime une dou- 
leur physique : aie! je me suis fait mal! 



AIE 



— 31 



AIG 



aïeul [o-i-eull, e n. (du lat. avus, grand-père). 
I.c grand-père! la grand'mère. PI. des aïeuls, aïeules. 
N. m. pi. Les aïeux, les ancêtres. 

aigaire [é-ohi] n. f. (de aiguë). Rigole large et 

profonde pour l'écoulement des cauxdans les champs. 
aiglâ [t-g/e]n. m. (lat. aquila). Un des plus forts 
et le plus courageux des oiseaux de proie : l'aigle 
, Bel -■ n u ire su r les rochers escarpés. Pupitre d'église, 
surmonté d'il n e 
ligure d'aigle. Fig. 
Esprit supérieur : 
l'aigle de Veaux 
i Bossuet); l'aigle 
de Puthmos, saïut 
Jean l'Evangéliste 
(parce qu'il com- 
posa l'Apocalypse 
a Pathmos). Yeux 
d'aigle . yeux très 
perçants. Regartls 
d'aigle, vues de gé- 
nie. Crier comme 
«il aigle, d'une voix 
aigué, perçante. In- 
signe de décora- 
tion, figurant un ai- 
gle : l'aigle noir de 
Prusse. Grand ai- 
gle, format de pa- 
pier env. m ,15 sur 
l»,Û6). N. f. Fe- 
melle de l'oiseau de 
Sroie. Etendard, 
rapeau : les aigles romaines. Figure héraldique, 
représentant un aigle : une aigle couronnée. Prov. 

V. AQUILA. 

— Encycl. Ornilh. Les aigles ont généralement 
le plumage brun mélangé de roux ; ils habitent les 
régions montagneuses ; ils vivent par couples et se 
nourrissent d'animaux. Leur très grande taille (jUS- 




Aigle. 




Aigles héraldiques. 



Aigle : 



riale. 




Aigle blanc (Russie). 



qu'à 3 mètres d'envergure), leur vue perçante, leur 
vol rapide, leurs serres puissantes les rendent dange- 
reux pour les chèvres, les chamois, les moutons, etc. ; 
on en a vu même enlever 
des enfants. Les principales 
espèces sont : l'aigle fauve 
ou doré (Europe); l'aigle 
impérial ( Europe et Asie) ; 
l'aigle criard (Europe, Asie 
et Afrique) ; etc. V. circaète, 

PYGARGUE, etc. 

— Blas. L'aigle héraldique 
est le plus souvent représen- 
tée vue de face, la tête tour- 
née à dextre ou à sénestre, les 
ailes d'ordinaire tombantes 
(vol abaissé). Elle peut être 
becquée, membrée , lampas- 
sée d'un émail particulier , 
couronnée, essorante, bicé- 
phale , etc. Elle apparaît 
comme emblème héraldique 
au xve siècle, puis devient le 
signe du Saint-Empire ; elle figure encore aujourd'hui 
dans les armoiries de la Russie, de l'Allemagne, etc. 
L'Empire, qui avait modifié assez profondément les 
choses du blason, avait adopté l'aigle représentée au 
naturel, d'après un dessind'Isabey. 

Aigle blanc (ordre de V), 
ordre de chevalerie créé en 1325 
par Vladislas IV de Pologne , 
rétabli en 1705 par Auguste II, 
et réuni plus tard aux ordres 
russes- Une seule classe de che- 
valiers ; grand cordon (avec pla- 
?ue) bleu foncé. — Ordre serbe, 
onde en 1883 par Milan I" ; c'est 
le premier des ordres de cheva- 
lerie de la Serbie ; ruban rouge, 
liséré bleu. 

Aigle d'or (ordre de f), ancien 
ordre wurtembergeois, confondu 
aujourd'hui avec l'ordre de la 
Couronne. 

Aigle noir [ordre de V), ordre 
prussien, fondé par Frédéric I" en 1701, la veille 
de son couronnement; c'est le premier ordre du 
royaume : une 
seule classe de 
chevaliers au 
nombre de 30j 
portant le 
grand cordon 
avec plaque. 
Ruban orange. 

Aigle rouge 
'ordre de f), or- 
dre prussien, 
fondé en 170) 
par le prince 
Georges -Guil- 
laume , mar- 
grave de Bay- 
reuth. et confirmé comme ordre prussien après la 
réunion du margraviat à la couronne. Cinq classes; 
ruban blanc avec bordure orange. 

Aigles Distribution des) à la Grande Armée, 
vaste tableau de David (Versailles) [1810], 

Aigle, v. de Suisse ( cant. de Vaud), sur la 
Grande-Eau, afll. du Rhône ; 4.000 h. Vins. Soieries ; 
parqueterie ; chaussures. 

aiglefin > n. rn. Poisson du genre gade, voi- 
sin des morues, mais plus petit, et qu'on pêche dans 
les mers du nord. 'On dit aussi aigrefin.) 

aiglette [e-tflé-te] n. f. Blas. Petite aigle. 

aiglon, onne [è-glon, o-ne] n. Petit de l'aigle. 

Aiglon I,, drame en six actes, envers, d'Ed- 
mond Rostand (1900), remarquable par l'ampleur 
lyrique et par la virtuosité de la forme. Il a pour 




Aigle blanc (Serbie). 




2. Aigle rouge) Prusse). 



héros le duc de Reichstadt, tourmenté par des rêves 

de gloire, et impuissant a les réaliser. 

aiglure [è] n. f. Taches rousses sur le plumage 
d'un oiseau de proie : faucon bigarré (faiglurt). 

Aignan, oh.-l. de c. (Gers), arr. et à 39 kit, de 
Mirande ; 1.220 h. — Le cant. a 13 comm. et (1.710 h. 

Aignan (saint) ou Agnan, évêque d'Orléans, 
né a \ ienne (Isère) ; il défendit victorieusement Or- 
léans contre Attila (V51). Fête le 17 novembre. 

Aignay-le-Duc, oh.-l, de c. (Côte-d'Or), arr. 
de Châtillon, sur la Coquille; 780 h. — Le cant. a 
16 comm. et 3.610 h. 

AigOUal mont), massif des Cévennes, entre le 
Gard et la Lozère (1.567 m. d'alt.). Important obser- 
vatoire météorologique. 

Aïgoun, ville de la Chine (Mongolie); 12.000 h. 

aigre [é-gre] adj. (du lat. acer, acre). Acide, pi- 
quant. Fig. Criard, aigu : voix aigre. Rude, désa- 
gréable : (on aigre. Revèche : femme aigre. N. m. : <e 
levain sent l'aigre. Vin qui tourne à l'aigre, se ditd'un 
vin qui subit faction du mycoderma deeti- (V. aces- 
cence, et vinaigre.) Ant. Doux. 

Aigre, ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 22 kil. 
de Ruffec, sur l'Houme; 1.400 h. Enux-de-vie, vins 

— Le cant. a 16 comm. et 8.850 h. 
aigre-dOUX [dou], Ce adj. Mêlé d'aigre et de 

doux. Fig. Dont l'aigreur se revêt d'une apparence 
de douceur : parole aigre-douce. PI. aigres-doux, ai- 
gres-douces. 

Aigrefeuille, ch.-l. de c. (Loire-Inf.), arr. et 
a 19 kil. de Nantes; 1.280 h. [Aigrefeuillats). — Le 
cant. a 7 comm. et 13.500 h. 

Aigrefeuille-d'Aunis, ch.-i. de c. (Ctm- 

rente-Inf.), arr. et à 20 kil. de Rochefort ; 1.530 h. (Ai- 
grefeuillais) ; ch. de f. Etat. Eaux-de-vie. — Le cant. 
a 11 comm. et 8.390 h. 

aigrefin [é] n. m. Homme rusé, indélicat. Che- 
valier d'industrie. Zool. Syn. de aiglefin. 

aigrelet, ette [ê-gre-lè, è-te] adj. Un peu aigre : 
saveur aigrelette. 

aigrelier [e-gre-u-é] ou aigretier [é-gre-ti-é] 

n. m. Nom vulgaire de l'alizier des bois. 

aigrement [è-gre-man] adv. D'une manière 
aigre : répondre aigrement. 

aigremoine [ê] n. f. Genre de rosacées a (leurs 
jaunes, très commune dans les haies et sur le bord 
des chemins; elle est employée comme astringente 
et vulnéraire. 

aigremore [é] n. m. Charbon pulvérisé de bois 
tendre, employé aux préparations pyrotechniques. 

aigret, ette [è-grè, 

é-(e]adj. Un peu aigre : vin 
aigret. 

aigrette [é-gré-te]n. f. 
(de aigron, forme dialect. 
de héron). Faisceau de 
plumes qui orne la tête de 
certains oiseaux. Orne- 
ment de tête, en forme de 
bouquet : les colonels por- 
ientuneaigrette blancheau 
képi . Panache d'un casque, 
d'un dais. Bouquet de dia- 
mants. Bot. Touffe de poils 
ou appendices de formes variées qui couronnent 
certains fruits ou accompagnent certaines graines. 
Zool. Sorte de héron, dont quelques plumes servent 
à faire des aigrettes. 

aigrette [è-grè-té], 6 adj- Bot. Qui porte une 
aigrette : graine aigrettée. 

aigreur [é] a. f. Etat de ce qui est aigre. Sen- 
sation désagréable, causée par des aliments mal 
digérés. Fig. Parler avec aigreur, dire des choses 
désagréables, blessantes. 

— Encycl. Méd. Les aigreurs de l'estomac pro- 
viennent généralement de l'hyperchlorhydrie. Pour 
les combattre, on emploie le bicarbonate de soude, a 
la dose de 5 à 15gr. Il faut surtout traiter la cause et, 
par suite, instituer un régime approprié. V. dilata- 
tion stomacale. 

aigrin [é] n. m. Poirier, pommier jeunes, ainsi 
nommésà cause de l'aigreur de leurs fruits. 

aigrir [é] v. a. Rendre aigre : la chaleur aigrit 
le vin. Fig. Irriter : le malheur aigrit le cœur. V. n. : 
ce vin aigrit. S'aigrir v. pr. Devenir aigre. Fig. De- 
venir irritable. 

aigriSSement \ è.-gri-se-man] n. m. Action 
d'aigrir. Résultat de cette action. 

aigu [e-ghu], ë adj. (du lat. acutus, pointu). Ter- 
miné en pointe. Fig. Clair et perçant : voij aigu . 
Vif et piquant : douleur aiguë. Accent aigu, qui va 
de droite à gauche. (V. accent.) Angle aigu, angle 
qui a moins de 90 degrés. (V. unat.E.)' Maladie aiguë, 
rapide dans sa marche et son développement. Axt. 
Emoussé ; grave, sourd; chronique. 

aiguade [ê-gha-de] n. f. (vx fr. aiguë ; du lat. 
aqua, eau). Provision d'eau douce pour un navire. 
(Vx.) Lieu où se fait cet approvisionnement. 

aiguage [ë-gha-je] n. m. (même étymol. qu'à 
l'art, précéd.). Droit de conduire de l'eau sur son ter- 
rain à travers le terrain d'autrui, au moyen d'un 
tuyau. (On écrit aussi aioaoe, et on dit AIGCERIE n. f.) 

aiguail ou aigail [ê-gha, l mil.] n. m. (de 
aiguë:. Rosée sur les feuilles : l'aiguail àte au (huit 
de chasse la finesse de son flair. 

aiguayer r è-ghè-ié] v. a. (Se conj. comme ba- 
layer.) Baigner, laver ; aiguayer du linge. 

aiguë [è-ghe] n. f. (lat. aqua). Eau, dans le 
vieux fiançais. Ce mot est resté dans plusieurs 
noms de villes : Aiguesmorles, Aigueperse, Chau- 
desaigues, etc., et dans plusieurs np>ts de la langue, 
comme aiguière, aiguade, < 

Aiguebelle [è-ghe-be-le], oh.-l. de ,-. Savoie), 
arr- et à 34 kil. de Saint-Jean-de-Maurienne, sur l'An-, 
affl.de l'Isère; MO h. (.1 ; ch. de f. P.-L.M. 

— Le cant. a 12 comm. et 8.770 h. 
Aiguefonde, comm. du Tarn. arr. et a 18 kil. 

de Castres; 1.860 h. Bonneterie; filature de laine. 

aigue-marine [è-ghe] n. f. Emeraude vert de 
mer. T'1. des aiguet-mar 

Aigueperse 'è-ghe . eh.-l. de c. (Puy-de-DÔ-mr), 
arr. et à !" kil. de Kiom ; 2.120 h. Ch. de f. P.-L -M. 

— Le cant. a 12 comm. et 10.750 h. 
Aiguesmortes, oh.-l. de c. (Gard), arr. et a 

29 kil. de Nimes ; 3.900 h. (.Aiguemcirfai/M); ch. de f. 






Aiguillât. 



P.-L. -M Jadis porl de mer >>n saint Louis t'embarqua 

pour l'Egypte (1148) et Tunis (1210). Magnltlqui 

parts du xin» siècle. — Le cant. a 3 comm. et 7.460 h. 

AigUeSViveS, comm. du Gard, arr. et a 20 kil. 
de Nimes ; 1.830 h. Vins; tonnellerie. 

aiguière [ê-ghi-ê-re] n. f. (du 

vx fr. aiguë, eau). Vase a anse et il 
bec, où Ion met de l'eau. 

— Encycl. On a façonné des ai- 
guières en terre, en cristal, en verre, 
en matières précieuses. On en site 
plusieurs de remarquables, exécu- 
tées par Benvenuto Cellini. 

aiguiérée [è-ghi-é-ré] n. f. 
Contenu d'une aiguière : une aiguié- 
rée d'eau. 

aiguillade [è-ghu-i, il mil.] 

n. f. Syn. de aiguillon, pour piquer 
les bœufs. 

aiguillage [è-gftu-i, u mil.) Al K u,èr «' 

n. m. Manœuvre des aiguilles d'une voie ferrée. 
aiguillât [è-ghu-i, Il mil., nj n. m. Espèce de 
chien de mer, de squale, qui fournit l'huile de foie de 
requin : l'aiguillât 
doit son nom à une 
pointe cornée, qu'il 
a sur le bord anté- 
rieur des nageoires 
dorsales. 

aiguille r> 

ghu-i, 7/ mil., e]n.f. 
(du lat. aeicula, pe- 
tite aiguille). Petite 
tige d'acier poli, 
dont on se sert 
pour coudre. Petite 
verge de métal, 
servant à divers 
usages : aiguille à tricoter, aiguille de cadran. Extré- 
mité d'une pyramide, d'un clocher, d'un obélisque. 
Sommet d'une montagne qui s'élève en pointe aigué 
et élancée. Portion de rail mobile sur le sol, autour 
d'un point fixe, qui sert à faire passer un train 
dune voie sur une autre. (V. aiguiller.) Physiq. Ai- 
guille aimantée, v. boussole. Fig. et fam. Pointe 
d aiguille, subtilité, vétille. Loc. prov. : De fit en 
aiguille, d'une chose à une autre. Chercher une 
aiguille dans une botte de foin, chercher une chose 
impossible à trouver. On le ferait passer dans (ou 
par) le trou d'une aiguille, se dit d'un homme extrê- 
mement timide, poltron. 

— Encycl. Techn. L'aiguille à coudre comprend 
la pointe, le corps et la Me percée d'un trou appelé 
œil ou cAas. Sa fabrication exige de nombreuses 
manipulations, telles que : lo le façonnage, trans- 
formation du fil métallique en aiguilles brutes, qui 
demande vingt opérations successives, parmi lesquel- 
les : le calibrage, le choix du fil, le découpage en 
tronçons de la longueur de deux aiguilles, le dres- 
sage, l'empointage, l'estampage, le perçage de la 
tète, etc. ; 2» la cémentation, douze opérations telles 
que la trempe, la recuite, le redressage, etc.; 3» le 
polissage, cinq opérations répétées chacune dix fois 
et dont la dernière est le nettoyage; 4» le triage, cinq 
opérations comme la mise à pari des aiguilles défec- 
tueuses, un dernier redressage, etc. ; 5» le bronzage, 
le drillage ou polissage du chas, le brunissage, la mise 
en paquets, etc., soit dix opérations. 

La bonne aiguille est droite, le corps et la tête 
d'épaisseur égale, le chas bien drille. L'aiguille lon- 
gue sert aux reprises, la courte aux piqûres et sur- 
jets. On les conserve piquées dans une pelote, de pré- 
férence à leur mise en étui qui finit par les épointer. 

— Chir. Pour réunir les sections accidentelles ou 
thérapeutiques des tissus, on se sert d'aiguilles por- 
tées par un manche spécial, dont le type est l'ait 
guille de Reverdin. La suture se fait point par point 
ou en surjet. En médecine, on emploie, pour prati- 
quer les injections hypodermiques, de petits cylindres 
creux dits aiguilles de Pravaz. 

— Ch. de f. Dans l'exploitation des chemins de 
fer, l'aiguille permet de réunir la voie principale à 
d'autres secondaires, voies de garage et dVWtement 
servant aux croisements des trains, à leurs bifurca- 
tions. L'aiguille se compose de deux barres mobiles, 
réunies par des entretoises et terminées en pointe. 
Les entretoises rendent la position des barres im- 
muable. L'aiguille, suivant limportance de la voie, 
est manœuvrée mécaniquement et il distance, au 
moyen d'une combinaison de tringles articulées 
recevant leur mouvement par la mise en action 




Aiguille (ch. (lo Ter). —A, tringle de mkniruvr. : B, changement 
de voie : C, levier de manoeuvre. 

levier placé dans un poste spécial sous la main de 
l'agent chargé de ce service. Sur les voies secon- 
daires, l'aiguille se manoeuvre il la main en ayant 
recours à un levier coudé portant, il l'extrém 
bras le plus court, un pesant contrepoids, qui s'op- 
pose, lorsque l'aiguille est mise en place, à ce que 
les barres reviennent en arrière lors du passage d un 
train. On fait aussi usage d'appareils spéciaux qui 
bloquent les barres dans la position qui leur 
donnée. De petits signaux, solidaires d"s cl 
ments et bifurcations de voies et man ■ 
eux, indiquent la position de l'aiguilli 
ment sur la voie, lorsqu'elle doit être prl 
V. chemin de fer. 



AIG 

Aiguille (!'), montagne de l'Isère; 2.097 m. 
C'est une des sept merveilles du Dauphiné. 

aiguillée [è-ghu-i, Mmll.,<fJ n. f. Longueur de fil, 
de soie, etc. , nécessaire pour travailler à l'aiguille. 

aiguiller [è-ghu-i, II mil., é] v. a. Disposer les 
aiguilles des rails pour qu'un train, un tramway, etc., 
change de voie : aiguiller un wagon sur une voie de 
garage. 

aiguillerie [è-ghu-i, II mil., e-rt] n. f. Fabri- 
que, commerce d'aiguilles. 

Aiguilles, ch.-l. de c. (Hautes-Alpes), arr. et à 
65 kil. de Briançon, près du Guil , al'fl. de la Du- 
rance ; 550 h. Bons fromages. — Le cant. a 7 comm. 
et 4.370 h. 

Aiguilles (cap des), au S. de l'Afrique, à l'E. 
du cap de Bonne-Espérance. 

aiguilletage [è-ghu-i, II mil.] n. m. Action 
d'aiguilleter. Etat de ce qui est aiguilleté. 

aiguilleter [è-ghu-i, Il mil., e-tê\ v. a. (Prend 
deux t devant un e muet : faiguillette, il aiguillet- 
tera.) Attacher des aiguillettes : aiguilleter son pour- 
point. Aiguilleter des lacets, les ferrer. Mar. Réunir 
deux cordages par un amarrage ou fixer un filin sur 
un espar. 

aiguilletier [è-ghu-i, il mil., e-n-è\ ou ai- 

gUillettier [è-ghu-i, Il mil., è-ti-é], ère n. et 
adj. Personne qui fait des aiguillettes et qui les ferre. 

aiguillette [t-ghu-i, Il mil., è-le] n. f. Cordon 
ferré par les deux bouts. Mar. Cordage. PI. Orne- 
ment militaire : les officiers d'état-major portent des 
aiguillettes. Fig, Morceau de chair coupé mince et en 
long : aiguillettes de canard- 

— Encycl. Pendant tout le moyen âge, les aiguillet- 
tes servirent à attacher ensemble les diverses pièces 
du costume, notamment le pourpoint aux chausses. 
Comme insigne militaire, l'aiguillette fut adoptée 
en France, au temps de Louis XIII. 

aiguilleur [è-ghu-i, U mil.] n. et adj. m. Celui 
qui manœuvre les aiguilles sur une voie ferrée. 

aiguillier [è-ghu-i, II mil., é] n. m. Etui à ai- 
guilles. 

aiguillon [è-ghu-i, Il mil., on] n. m. Pointe de 
fer fixée au bout d'un long bâton, pour piquer les 
bœufs. Dard des abeilles, des guêpes. Bot. Produc- 
tion dure et pointue que présente l'écorce de cer- 
taines plantes (ronces, rosiers, acacias). Fig. Tout 
ce qui excite : la gloire est un puissant aiguillon. 

— Encycl. Zool. L'aiguillon, chez les insectes 
hyménoptères, est toujours situé à l'extrémité de 
l'abdomen, et il peut être dirigé dans tous les sens. 
Les abeilles laissent ordinairement leur aiguillon 
dans la piqûre. Chez les scorpions, l'aiguillon est la 
pointe arquée du dernier segment de l'abdomen. 

Aiguillon, comm. de Lot-et-Garonne, arr. et 
à 50 kil. d'Agen, près du confl. du Lot et de la Ga- 
ronne; 2-890 h. (Aiguillonnais). Ch. de f- M. 

Aiguillon (Marie -Madeleine de "Wignerot, 
duchesse d')> nièce de Richelieu (1604-1675). Elle fut 
l'auxiliaire de saint Vincent de Paul. Fléchierpro- 
nonça son oraison funèbre. 

Aiguillon (Emmanuel-Armand de Wignerot, 
dued'), ministre de 
LouisXV(1720-1782;.Nom- 
mé gouverneur de Breta- 
gne, il persécuta La Cha- 
lotais, procureur général 
près le parlement de 
Rennes, et souleva contre 
lui les états de Bretagne 
par son despotisme admi- 
nistratif. Obligé de donner 
sa démission, il fit une op- 
position très active à Choi- 
seul, et, grâce à la protec- 1 
tion de Mme rj u Barry, fit 
partie , avec Maupeou et 
Terray , du scandaleux 
Triumvirat. Devenu mi- 
nistre des affaires étran- 
gères, il ne sut pas empê- 
cher le partage de la Pologne, et se montra inférieur à 
sa tâche.Il tut exilé à l'avènement de Louis XVI. 

aiguillonnant [è-ghu-i, Il mil., o-nan], e adj. 
Qui aiguillonne, excite : curiosité aiguillonnante. 

aiguillonnement [è-ghu-i, II mil., o-ne-man] 
n. m. Action d'aiguillonner. Son résultat. 

aiguillonner [è-ghu-i. II mil., o-né] v. a. Pi- 
quer avec l'aiguillon- Fig. Exciter, stimuler, encou- 
rager : aiguillonner un enfant paresseux. 

AigUillon-SUr-Mer (L'), comm. de la Ven- 
dée, arr. et à 49 kil. de Fontenay-le-Comte, sur le Lay, 
et non loin de l'anse de l'Aiguillon; 2.010 h. Petit port. 

aiguillât [è-ghu-i. Il mil., o] n. m. Mamelon de 
gonds fixés sur le gouvernail d'un navire. 

aigUisable [è-ghu-i-za-ble] adj. Qui peut être 
aiguisé. 

aiguisage [è-ghu-i-za-je] ou aiguisement 

[è-ghu-i-ze-man] n. m. Action d'aiguiser une arme, 
un outil : l'aiguisage d'un rasoir. 

aiguisé [è-ghu-i-zé], 6 adj. Blas. Se dit d'une 
pièce en longueur dont les extrémités sont taillées 
en pointe : d'argent au pal aiguisé en chef d'azur. 

aiguiser [è-ghu-i-zé] v. a. Rendre aigu, tran- 
chant, légèrement acide : aiguiser une scie ; aigui- 
ser de l'eau avec du vinaigre. Fig. Aiguiser l'appétit, 
l'exciter. 

aiguiserie [è-ghu-i-ze-rî] n. f. Lieu où l'on 
polit et aiguise les armes, les outils. 

aiguiseur, euse [è-ghu-i- zeur, eu-ze] n. 
et adj. Celui.^ celle dont le métier est d'aiguiser. 

aiguisoir [è-ghu-i-zoir] n. m. Outil à aiguiser. 

aiguïté [è-ghu-i] n. f. Etat d'un angle aigu : 
adoucir l'aigulté des angles. Qualité des sons aigus : 
l'aigultê de la voix. (On dit mieux acuité.) 

aigûment [è-gu-man] adv. D'une manière aiguë- 

AigUrande, ch.-l. de c. (Indre), arr. et à 25 kil. 
de La Châtre,près delà source de la Bouzanne ; 2.530h. 
[Aigurandais). — Le cant. a 9 comm. et 14.590 h. 

Aikiri (John), écrivain anglais, né à Kibworlh- 
Harcourt, m. a. Stoke-Nevington (1747-1822), auteur 
d'une Biographie générale et de Pièces en prose con- 
jointement avec sa sœur M"» Barbauld. 

ail [a, /mil.] n- m. (lat. allium)- Oignon d'une 
odeur très forte. PI. des aulx. ( En botanique, on 
dit cependant la famille des ails.) 




Aiguillon. 




— 32 — 

— Encycl. Le genre ail renferme un grand nom- 
bre d'espèces telles que l'oignon, le poireau, l'écha- 
lote, la ciboule, la civette, etc. Ce- 
pendant, en général, on appelle 
ail une plante vivace , dont les 
bulbes sont vulgairement connus 
sous le nom de gowtses d'ail. Ces 
gousses sont utilisées dans les 
préparations culinaires, en parti- 
culier dans l'ailloli; on s'en sert 
encore comme vermifuge et aussi 
pour faire une colle très adhésive. 

ailante [è] n. m. Genre de si- 
maroubées asiatiques et océaniennes, renfermant de 
grands arbres qu on appelle à tort vernis du Japon. 

— Encycl- L'ailante croît très vite et garde son 
feuillage longtemps en automne. Il sert, malgré 
l'odeur forte et peu agréable de ses fleurs, à la plan- 
tation des avenues. Il nourrit un ver à soie plus 
rustique que celui du mûrier, et dont la soie est bien 
moins beÛe. 

aile [è-le] n. f. (lat. ala). Membre des oiseaux et 
de quelques insectes, qui leur sert à voler. Par ext. 
Ailes d'un moulin, ses châssis garnis de toiles. Ailes 
d'un bâtiment, ses côtés. Ailes d'une armée, ses 
flancs. Fig. Protection, surveillance : se réfugier sous 
l'aile de sa mère. Loc. prov. : Voler de ses propres 
ailes, se passer d'autrui. Battre de l'aile, être em- 
barrassé, mal à l'aise. Bogner les ailes à quelqu'un, 
lui retrancher de son autorité, de son revenu. Tirer 
une plume de l'aile à quelqu'un, lui attraper quel- 
que chose, lui extorquer de l'argent. A tire-d'aile, 
v. tire-d'aile. 



— Encycl. Zool. L'aile de l'oiseau est constituée 
par les os du membre thoracique et par des plumes. 
Les plumes les plus importantes sont celles qui, sur 
le dessus de l'aile, constituent la couverture et re- 
couvrent une partie des pennes, les pennes ou ré- 
miges insérées sur le bras, l'avant-bras et la main; 
elles sont recouvertes à leur base par les tectrices. 
La forme des ailes est très variable : larges et COUr- 




Ailes : 1. De pigeon (C, couverture ; R.P., rémiges primaires ; 

R.S., rémiges secondaires) ; 2. De papillon ; 3. De libellule ; 4. De 

cigale; 5. De cétoine (E, élytre) ; 6. Aile d'oiseau à long vol (de 

martinet) ; 7. Membrane de chiroptére. 

tes, ou étroites et allongées; en général, les ailes 
longues indiquent des oiseaux à long vol. 

Chez les mammifères (chauves-souris), c'est une 
membrane tendue entre les doigts qui constitue l'aile. 

Chez les insectes, ce sont des lames membraneuses 
articulées sur la face dorsale et recouvertes de poils, 
d'écaillés ou parfois même nues, qui constituent les 
organes du vol. Il existe deux paires d'ailes chez les 
insectes dont les antérieures, souvent dures, sont 
dites élytres. Chez les diptères, il n'existe que deux 
ailes. La classification des insectes utilise la forme, 
l'aspect des ailes. 

aile [è-ié] n. f. v. ale. 

aile [é-lé], e adj. Qui a des ailes : insecte ailé. 

aileron [è] n. m. Extrémité de l'aile. Se dit des 
nageoires de quelques poissons : les ailerons du re- 
quin, de la carpe. Nom de petits ais qui garnissent 
les roues des moulins à eau. 

ailette [è-lè-te] n. f. Petite aile. (Se dit des pe- 
tits tenons dont sont munis certains projectiles et 
qui font saillie à la surface. 

aillade [a, II mil.] n- f. Sauce à l'ail. Morceau 
de pain frotté d'ail. 

Aillant [a, U mil., an], ch.-l. de c. (Yonne), arr. 
et à 13 kil. de Joigny; 1.230 h. Ch. de f. de Joigny à 
Toucy. — Le cant. a 22 comm. et 12.710 h. 

Aillas, comm. de la Gironde, arr. et à 13 kil. 
de Bazas ; 1.380 h. 

ailler [a, II mil., é] n. m. Filet. V. allier. 

ailleurs [a, II mil., eur] adv. (lat. aliorsum). 
En un autre lieu : ne cherchez pas ici, il est ailleurs. 
Loc. adv. : D'ailleurs, d'un autre lieu ; de plus, en 
outre : et quand, d'ailleurs, cela serait vrai! Du 
reste, sous d'autres rapports : certains raisonne- 
ments, fort justes d'ailleurs, nous touchent peu. 
D'une autre cause : votre disgrâce vient d'ailleurs. 

Aillevillers-et-Lyaumont, comm. de la 

Haute-Saône, arr. et à 36 kil. de Lure ; 2.860 h. Ch. 
de f. Est. Distillerie et fabrique de liqueurs; broderies. 
ailloli [a, Il mil.] n. m. Coulis d'ail finement 
pilé avec de l'huile d'olive. — Préparation : réduire 
des gousses d'ail en pâte fine en les pilant dans un 
mortier ; y incorporer un peu d'huile d'olive en 
tournant le mélange toujours dans le même sens ; 
ajouter du sel, une cuillerée à bouche d'eau, un bon 
jus de]|citron, et, si l'on veut, une noix de mie de pain 
trempée dans du lait, ou deux jaunes d'oeuf. 

ailloliser [a. II mil., o-li-zé] v a. Mêler de l'ail 
à un mets : ailloliser une sauce. 

Ailly (cap d'), cap de la Seine-Inférieure, sur la 
Manche, entre Dieppe et Saint- Valery-en-Caux. 

Ailly (Pierre d'), théologien et cardinal fran- 
çais, né à Compiègne, m. à Avignon (1350-1420), légat 
d'Avignon, et l'un des chefs des conciles de Pise et 
de Constance. On lui doit un remarquable ouvrage 
De emendatione Ecclesias (Sur la réforme de l'Eglise). 

Ailly-le-Haut-Clocher, ch.-l. de c (Som- 




Ailurope- 



AIM 

me), arr. et à 13 kil. d'Abbcville ; 940 h. Papeteries. 
— Le cant. a 19 comm. et 9.530 h. 

Ailly-SUr-Noye, ch.-l. de c. (Somme), arr. 
et à 21 kil. de Montdidier; 1.140 h. Ch. de f. N. — Le 
cant. a 28 comm. et 7. 650 h. 

Ailly-SUr-Somme, comm. de la Somme, 
arr. et à 8 kil. d'Amiens ; 2.100 h. Filature et tissage 
de lin et de jute. 

ailurope 

n. m. Genre de 
mammifères 
carnivores , 
comprenant des 
ours remarqua- 
bles par leur 
fourrure blan- 
che et noire 
iailurope vit' 
dans les hautes 
régions du cen- 
tre de l'Asie. 

aimable 

[è] adj. Digne d'être aimé. De nature à plaire. Subs- 
tantiv. : faire l'aimable. Ant. Hargneux. 

aimablement [è, man] adv. Avec amabilité. 

aimant [è-man] n. m. (contract. du gr. adamas, 
diamant). Oxyde de fer qui attire le fer et quelques 
autres métaux; barreau aimanté, aiguille aimantée. 
Aimant naturel, celui que l'on trouve tout formé 
dans la nature. Aimant artificiel, celui qui a été fabri- 
qué : les aimants artificiels ne paraissent pas avoir 
été connus en Europe avant le XII e siècle. Fig. Attrait : 
la douceur est un aimant- 

— Encycl. Les aimants artificiels sont à peu près 
les seuls employés, car on peut régler à volonté leur 
forme, leurs dimensions et leur donner une puissance 
supérieure à celle des aimants naturels. Le fer, le 
nickel, le cobalt, etc., sont des corps susceptibles 
d'être aimantés. Toute substance attirable par l'ai- 
mant est dite substance magnétique. L'action de l'ai- 
mant et d'une substance magnétique est réciproque ; 
la force mise en jeu est dite force magnétique. La 
force magnétique d'un aimant s'exerce à distance, 
soit dans le vide, soit à travers des substances non 
magnétiques; elle diminue avec la température. 

Les aimants ne possèdent pas dans toutes leurs 
parties une égale force magnétique; ainsi, dans un 
barreau d'acier aimanté, la force magnétique, nulle 
dans la région moyenne, croît à mesure qu'on s'ap- 
proche de ses extrémités. Les deux points extrêmes, 
paraissant agir comme de véritables centres d'at- 
traction, ont reçu le nom Aepôles; la région moyenne 
est appelée région neutre- Dans les barreaux d'acier 
mal aimantés ou dans les aimants naturels, on trouve 
d'autre centres d'attraction que les pôles extrêmes; 
on les appelle points conséquents. 

Si un aimant est rompu en fragments, chaque frag- 
ment présente toujours une ligne neutre et deux pô- 
les. Si un aimant peut se mouvoir dans un plan 
horizontal autour de son centre de gravité, il prend 
une direction fixe qui est sensiblement celle du 
nord au sud, et tend à y revenir quand 
on l'en écarte. L'extrémité qui se porte 
vers le nord est appelée pôle nord ; 
l'autre, pôle sud. L'expérience montre 
que les pôles de même nom se repous- 
sent et que les pôles de nom contraire 
s'attirent. L'aimantation se communi- 
que par contact ; si l'on place un mor- 
ceau de fer pur ou fer doux en contact 
avec le pôle d'un aimant, ce morceau 
de fer devient un aimant complet qui 
présente deux pôles et une ligne neu- 
tre, attire la limaille et peut à son 
tour aimanter par contact un morceau 
de fer. L'aimantation par contact est 
appelée aimantation par influence. Avec le fer doux, 
l'aimantation communiquée par contact cesse immé- 
diatement, dès que le contact cesse ; il n'en est pas 
de même avec l'acier, lequel conserve l'aimantation 
qui lui a été communiquée. 

On aimante les barreaux d'acier par contact ou 
friction avec un aimant; en général, on préfère au- 
jourd'hui les soumettre à l'influence d'un fort cou- 
rant électrique. (V. électromagnétisme.) La forme 
qu'on donne aux aimants dépend de l'usage auquel 
ils sont destinés ; pour utiliser leur force attractive, 
on leur donne la fjrme d'un fer à cheval. 

Les aimants sont utilisés pour la construction des 
boussoles, pour séparer les poussières de fer d'au- 
tres poudres métalliques ; ils constituent une des 
parties essentielles des téléphones, etc. Enfin, on s'en 
sert en thérapeutique, où leur action est remarquable 
surtout chez les personnes hystériques. 

aimant [é-man], e adj. Porté à aimer : carac- 
tère aimant; âme aimante. 

aimantation [è, si-on] n. f. Action d'aimanter. 

aimanter [è-man-té] v. a. Communiquer à un 
corps la propriété de l'aimant : aimanter l'aiguille 
d'une boussole ; aiguille aimantée. 

aimantin, e [è] adj. Qui appartient, qui se rap- 
porte à l'aimant : vertu aimantine. 

Aimard (Olivier Gloux, dit Gustave), roman- 
cier français, né et m. a Paris (1818-1883), auteur de 
fonians d'aventures, qui ne manquent ni d'imagina- 
tion ni de vie : les Trappeurs de l'Arkansas, les Pi- 
rates des prairies, etc. 

AimargUeS, comm. du Gard, arr. et à 20 kil- 
de Nîmes; 2.760 h. Ch. de f. P.-L.-M. 

Aime, ch.-l- de c- (Savoie), arr. et à 14 kil. de 
Muotiers, sur l'Isère; 1.070 h. (Aimens). — Le cant. 
a 12 comm. et 6.920 h. 

Aimé (saint), archevêque de Sens, m. en 690- 
Fête le 13 septembre. 

aimer [è-mé] v. a. (lat. amare). Avoir de l'affec- 
tion, de l'attachement pour quelqu'un ou quelque 
chose : aimer sa mère, sa patrie. Eprouver de la 
passion, de l'amour : Paul aimait Virginie. Avoir 
du goût, du penchant pour : aimer les légumes, la 
lecture. Prov. Quand on n'a pas ce que l'on aime, il 
faut aimer ce que l'on a, il faut savoir se contenter 
de son sort. (V. qui bene amat, et pardonner.) Ai- 
mer à, se plaire à : aimer à se promener. Aimer que, 
savoir gré : aimez qu'on vous conseille. Ant. Haïr, 
détester. 

Aimeri de Narbonne, célèbre chanson de geste 
du xm e siècle, due à Bertrand de Bar-sur-Aube. Elle 
a inspiré à V. Hugo un des plus remarquables poè- 
mes de la Légende des siècles : Aymerillot- 




Aimant. 



A I M 



33 



Al S 



Aimoin, chroniqueur français, né en Périgord, 
auteur d'une Histoire des Francs (x« et xt« s.). 

Aimon [les Quatre fils). V. Aïmon. 

ain [in', suffixe que l'on ajoute à un adjectif nu- 
méral (dix-huit, vint;!, vingt-deux] pour désigner, 
uni- Le tissa.'C des draps, les centaines de fils de 
la trame. (Le mot ain proviendrait d'une abréviation 
de eentain, écrit C»>" et définitivement ain, les draps 
lignant par les centaines de fils dont la trame 
est composée : un drap ayant dix -huit cents fils de 
trame s appelait un di.r-huitain.\ 

Ain, riv. de France, qui sort des monts du Jura 
et se jette dans le Rhône (.riv. d.); cours 190 kil. 

Ain (départ, de l'), département formé de la 
ISresse, du Bugey, du pays de Gex et de la prin- 
cipauté de Dombes; préf. Bourg; B.-préf. Belley, 
'■ mtua, Trévoux. 6 arr., 36 cant., .35 comm.; 
3V5.900 h. ; ï« région militaire ; cour d'appel de Lyon : 
évéché à Belley. Ce département tire son nom de 
l'Ain qui l'arrose. Production de céréales, vin, lin, 
chanvre; élevage du mouton et des volailles; vas- 
tes étangs. Fabrication d'étoffes, de tabletterie ; gise- 
ments de fer, lignite, pierre lithographique. Car- 
rières de marbre- 

aïn [a-tn'l, mot arabe qui signifie source, fontaine, 
et qui entre dans le nom de plusieurs localités. 

Aïn-Abessa, comm. d'Algérie (départ, de 
-Mutine, arr. de Sétif); 5.700 h. 

Ainay-le-Chàteau, comm. de l'Allier, arr. 
et i M kil. de Montluçonj 1.920 h. 

Aïn-Beïda, comm. d'Algérie (départ, et arr. 
de Constantine ; 7.000 h. 

aine [è-n« n. f. Baguette à laquelle on enfile par 
la tête les harengs a fumer. Bande de peau qui gar- 
t. te. les plis d'un soufflet d'orgue. 

aine [é-ne] n. f. (lat. inguen). Partie du corps 

entre le haut de la cuisse et le bas-ventre. Pli de 
flexion de la cuisse sur l'abdomen. V. homme. 

— Kncycl. La région de l'aine comprend la partie 
supérieure et antérieure de la cuisse et la partie in- 
férieure de l'abdomen. La peau de l'aine est doublée 
d'un pannicule adipeux; au-dessous s'étalent des 
lames aponévrotiques, protégeant un espace trian- 
gulaire, dit triangle de Scarpa, dans lequel chemi- 
nent la veine et l'artère fémorales, le nerf crural. On 
trouve aussi de nombreux ganglions enflammés, ils 
sont dénommés bubons. Enfin, le pli de laine est 
souvent le siège de hernies [hernies inguinales). 

aîné [é-né], 6 adj. et n. (vx fr. ains, avant, et 
né). Né le premier : sœur aînée. Plus âgé qu'un au- 
tre : il est mon aîné. 

aînesse r è-nè-se] n. f. Priorité d'âge : l'aînesse 
entre frères et sœurs. Droit d'aînesse, droit qu'avait 
l'ainé de prendre dans la succession des parents 
plus que les autres enfants. Priorité de fonctions, etc. 

— Encycl. Le droit d'aînesse tendait à empêcher 
la division de la propriété et â maintenir l'unité et la 
ri.-hesse dans les grandes familles. En France, on le 
voit naître et grandir avec la féodalité ; l'Assemblée 
constituante l'abolit. 11 subsiste dans quelques Etats 
de l'Europe, notamment en Angleterre. 

a'inhum [a-i-nonï] n. m. Maladie spéciale à 
la race nègre, caractérisée par la perte du petit orteil. 

Aïn-Madhi, V. d'Algérie (dép. dAlger), sur 
les confins du Sahara; 1.000 h. Ville prise et rasée 
en 1838 par Abd-el-Kader. 

Aïn-Mokra, ch.-l. de cant. d'Algérie (dép. de 
Constantine), arrond. et à 31 kil. de Bône ; 3.000 h. 
Mines de fer. 

AïnoS 'no], race asiatique qui se rencontre dans 
l'île Yéso, l'île Sakhaline et dans les Kouriles. Elle 
est aujourd'hui en voie 
d'extinction. — Un 
Al no. 

ains [inss] conj. (du 
lat. ante) . Vieux mot 
qui signifie mais : diyne 
non de pitié, ains de 
compassion. 

Aïn-Sefra, v. et 

oasis de la prov. d'Oran 
(Algérie), à la source 
de l'oued .dfn - Sefra ; 
12.000 h. Centre mili- 
taire important. 

ainsi [in] adv. (lat. 

m sic, de cette manière). 
De cette façon. Conj. De 
même, donc. Ainsi que 
loc. conj. De la manière 
qu», comme. Ainsi soit- 
il loc. adv. Mots qui, 
traduisant l'hébreu Aïnon. 

amen, terminent ordi- 
nairement les prières de l'Eglise, et qui, par ext., 
servent à demander l'accomplissement de ce que 
souhaite. 
Ainsworth (William Harrison), fécond ro- 
mancier anglais, né à Manchester, m. à Londres 
(1805-1882). auteur de Jack Sheppard. 

Aïntab, v. de la Turquie d'Asie (distr. d'Alep) : 
A3.2o0 h. Etait au moyen âge un grand fief de la 
principauté d"E<f 

Aïn-TemoUChent, comm. d'Algérie (Oran), 
6ur l'oued Témouehent ; 7.000 h. 

Aïol , chanson de geste du cycle carolingien 
qui a pour héros Alol, neveu de Louis le 
Débonnaire. 

aioli a-yo] n. m. Autre orthogr. de AILLOLI, 
aii* [è>] n ni. gr. atr). Fluide élastique que nous 
respirons : c'est Lavourier nui, le premier, fit con- 
naître la véritable nature de l'air. Vent : il fait de 
Prendre Voir, se promener. Contes en l'air, 
.rs Invraisemblables. Promesses en l'air, pro- 
messes vaines. PI. L'atmosphère: planer dans les airs. 
— Encycl. L'air est le fluide gazeux qui forme 
autour du globe terrestre une enveloppe désignée 
le nom d'atmosphère. Il est sans saveur, sans 
odeur, transparent et incolore sous une faible épais- 
seur; sous une grande épaisseur, il possède une 
teinte bleue plus ou moins foncée. Il est compres- 
sible, élastique, mauvais conducteur de la clialeur 
et de l'électricité, à moins qu'il ne soit humide. L'air 
pur n'est pas un élément simple , mais un mélange 
de plusieurs gaz , dont les deux principaux sont 
l'oxygène et l'azote. L'air contient environ 21 par- 





ties d'oxygène pour 19 parties d'azote ; il renferme, en 
outre de l'argon (environ 1/100»), du gaz carbonique, 
de la vapeur d'eau et des traces d'un certain nombre 
d'autres gaz (néon, krypton, xénon, hélium, etc.). 
Enfin , il tient en suspension une multitude de 
poussières microscopiques, parmi lesquelles se trou- 
vent des germes organisés (microbes) qui, ren- 
contrant un milieu propice, peuvent s'y dévelop- 
per et produire des fermentations et des putréfac- 
tions. Certains de ces microbes, en pénétrant dans 
nos poumons, peuvent développer de terribles mala- 
dies. L'air joue un rôle important dans la nature : 
il est indispensable à la vie des animaux et des plan- 
tes ; il entretient la combustion et la respiration ; 
il est le véhicule du son; enfin, l'industrie l'utilise 
comme force motrice dans une foule de circonstan- 
ces, entre autres dans la navigation à voiles et poul- 
ies moulins à vent. (V. atmosphère.) L'air comprimé 
est utilisé pour le serrage des freins de wagons, le 
transport des cartes pneumatiques, l'alimentation 
des cloches à plongeurs, etc. 

Galilée, puis son disciple Torricelli, établirent que 
l'air est pesant; un litre d'air pur à 0° et sous la 
pression ordinaire pèse lsi-,293. Cette pression exer- 
cée par l'air est appelée pression atmosphérique. C'est 
à cette pression atmosphérique qu'est due l'ascension 
de l'eau dans les pompes et non, comme on disait au- 
trefois, à l'horreur de la nature pour le vide. 

La liquéfaction de l'air est restée du domaine du 
laboratoire jusqu'en 1893; mais Linde, de Munich, a 
inventé une machine industrielle qui a permis d'ob- 
tenir l'air liquide par quantités notables. L'air li- 
quide bout entre — 182» et — 192». 

Airs, des eaux et des lieux ( Traité des), cé- 
lèbre ouvrage d'Hippocrate, qui contient une remar- 
quable ébauche de la théorie actuelle des milieux. 

air [èr] n. m. Manière, façon : parler d'un air 
convenable- Expression des traits : avoir l'un fier. 
Ressemblance : il a de votre air. Avoir l'air, pa- 
raître. Prendre des airs, affecter des manières au- 
dessus de son état. 

air [èr] n. m. Suite de notes composant un chant : 
chaque peuple a ses airs nationaux. L'air et la chan- 
son, l'apparence et la réalité. 
Aïr, oasis. V. Asben. 

airage [è] n. m. Angle que fait la voile .l'une 
aile de moulin avec le plan de circulation de celle-ci. 
Galerie pour appel d'air dans les mines. 

airain [è-rtn] n. m. (lat. seramen). Alliage de 
différents métaux, dont le cuivre forme la base. 
Via. Cœur d'airain, cœur dur et impitoyable, l'on,,/. 
Le canon, une cloche : l'airain tonne ; {estons lugu- 
bres de rairain. Age d'airain, v. âoe. Prov. : Les 
injures s'inscrivent sur l'airain, et les bienfaits sur 
le sable, on conserve longtemps le souvenir des in- 
jures alors que l'on oublie vite les bienfaits. 

Airaines, comm. de la Somme, arr. et à 28 kil. 
d'Amiens; 1.H20 h. Ch. de f. N. Corderies; toiles 
d'emballage et sacs ; machines aratoires. 

aire [é-re] n. f. (lat. area). Lieu où l'on bat le 
grain. Astron. Loi des aire-, l'une des lois de Ke- 
pler. (V. planète.' Géom. Espace limite par des li- 
gnes : aire d'un triangle, d'un plancher, d'un 
champ. Nid des oiseaux de proie : faire de /'«<- 
Mac. Direction du vent : il y a trente-deux 
aires de vent. V. rose. 

Aire, riv. de France, qui prend sa source dans 
l'Argonne [Meuse . arrose Varennes, et se jette dans 
l'Aisne (riv. d.); cours 131 kil. 

Aire, ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et a 18 kil. 
de Saint-Orner, sur la Lys; B riens). Ch. de 

f N Bière, huile, grains. — Le cant. a H comm. 
et 16.260 h. 

Aire, ch.-l. de c. (Landes), arr. et h 3'. kil. de 
Saint-Sever, sur l'Adour; 1.800 h. LrurifU ,Ch. de 
f. M. Evêché. ildence d'Alaric II. — 

Le cant. a 12 connu, et 9.460 h. 

airée <-r< : n. f. Quantité de gerbes qu'on met 
en une foi» sur l'aire : airée de blé, de seigle- 




Airelle myrtille : A, fruit. 



airelle [è-ré-le] n. f. Genre d'arbrisseaux (vac- 
ciniées), k baies d'un pourpre noirâtre, acides et ra- 
fraîchissantes, qui portent le même nom, mais qu'on 
appelle encore communément morets, brimhelles, 
teint-vin, etc. : l'airelle myrtille se trouve dans ies 
lieux montueux , 
frais et boisés. 

airer [e-ré] v. 

n. (de aire). Faire 
sonnid, en parlant 
de certains oi- 
seaux de proie. 

AirolO [a-i], 
comm. de Suisse 
(cant. du Tessin), 
sur le versant mé- 
ridional du Saint- 
Gothard et à l'ex- 
trémité du grand 
tunnel; i.600 h. 

airure [è] n. f. 

Extrémité d'une 
veine métallifère 
ou de houille. 

Airvault, 

ch.-l. de c. (Deux- 
Sèvres), arr. et à 24 kil. de Parthenay, sur le Thouet; 
1.780 h. ; ch. de f. Etat. — Le cant. a 9 comm. et 6.620 h. 
Airy (George Biddell). astronome et mathémati- 
cien anglais, néa Alnwick,m. a Londres (1801-1892). Il 
a donné le premier la théorie complète de l'arc-en-ciel. 
ais [é] n. m. (lat. axis). Planche de bois : les ait 
d'une cloison. 

aisance [c-zan-se] n. f. Facilité qui se montre 
dans les actions, les manières, le langage. Fortune 
suffisante : vivre dans l'aisance. Lieux, cabinets d'ai- 
sani es, lieux destinés à la satisfaction des besoins 
naturels. Ant. Difficulté, gêne. 

aisceau [è-so, n. m. Syn. de aissette. 
aise 'é-zc\ n. f Contentement, joie, état agréable : 
je ne me sens pas d'aise. Loc. adv. : A Caise, à son 
aise, sans peine, sans se gêner. Ironiq. A votre (ou 
ton) aise, ne vous gênez pas, ne te gène pas. PI. Com- 
modités de la vie : aimer ses aises. 

aise [e-ze] adj. Content, joyeux, ravi. 
aisé [è-zé], 6 adj. Facile : la critique est aisée et 
l'art est difficile. Qui a quelque fortune : c'est un 
homme aise. Ant. Pénible, difficile, gêné, malaisé. 

AiSeaU, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de 
Charleroi); 8.200 h. 

aisément [è-zé-man] adv. Facilement, avec ai- 
sance. Sans privations ; vivre aisément. 

Aisne [è-ne], riv de France, qui prend sa source 
dans L'Argonne occidentale, arrose Sainte-Mene- 
hould, Vouzlers, Retbel, Boissons, et se jette dans 
l'Oise (r. g.), près de Compiègne; cours 280 kil. 

Aisne (départ, de 1.'), département formé en 
partie par l'Ile-de-France, en partie par la Picardie; 
préf. Lann; s.-préf. Château-Thierry, Saint-Quen 
tin, SoiSSOns, Venin»; 5 arr., 37 cant., 8U connu, 
h. ; 2 1 ' région militaire; cour d'appel d'Amiens; 
évêché â Soissons. Ce département tire son D 
l'Aisne (riv). Grande culture des céréales; lin 
vre, betterave. Industrie active et variée : sucreries, 
distilleries d'alcool, tissages d'étoffes légèn 

neterie ; verreries, glaces (à Saint-Gobain , oarr 

île marbre et d'ardoises. 

aissade [é-sa-de] n. f. Sorte de pioche pointue. 
aissante [t-san-te] n. f. V. aisseau. 
aïSSaOUaS [sa-ou-a, n. m. pi. Confrérie D 
mane de, l'Afrique du Nord, ainsi nommée du fon I i- 
teur de la secte, le marabout Alssa. (Ils se c 
invulnérables et se moquent des morsures, i 
qûres et blessures de toutes sortes. Leur chef ri 
dit-on, au Maroc.) S. un alssaoua. 

AÏSSéMii«).Circassienne achetée comme , 
par l'ambassadeur français de Ferrlol, MO 
vers ITiUMu. dans cette ville (IC95-1T 
du chevalier d'Aydle. Elle a laiss' des lettn i . 
d'esprit et d'intérêt sur la société de s n t a 






AÏS 



34 — 



AKE 




aisseau [i-sô] n. m. Planche mince qui sert à 
couvrir les constructions légères. (On dit aussi 

ESSEUTB.) V. AISSETTE. 

aiSSelette [ê-se-/è-fe] n. f. Chacune des pièces 
qui forment le fond d'un tonneau, entre les douves 
extrêmes (chanteaux) et la douve du milieu. 

aiSSelier [e-se-li-ë] n. m. Pièce de bois destinée 
à former la charpente d'une voûte. 

aiSSelière [é-se] n. f. Syn. de aissette. 

aisselle [è-sè-le] n. f. (lat. axilla). Cavité qui 
se trouve au-dessous de la jonction des bras avec 
lépaule. V. homme. 

, — Encycl. Le creux de Vaisselle ou région axil- 
laive est une cavité en forme de pyramide , dans 
laquelle se trouvent de nombreux ganglions lym- 
phatiques , l'artère et la veine axillaire, le plexus 
brachial. L'aisselle est le siège fréquent à'abeés 
tuberculeux et d'adénites. 

aissette [è-sè-«e] n. f. (lat. ascia). Petite hache re- 
courbée, dont' les tonneliers se servent pour tailler 
les douves(On dit aussi aisceau, aisseau, aisselière.) 

aisson è-son] n. m. Ancre à quatre bras. 

aîtres [é-tre] n. m. pi. (lat. atria). Autre ortho- 
graphe du mot êtres : les aitres d'une maison- (Vx.) 

A'ïvali ou Aïvalik, v. de la Turquie d'Asie, 
en face de Mytilène; i-O.ÛOOh. C'est l'antique Cydonia. 

Aix [èks], anc. capit. de la Provence, ch.-l. d'an-. 
(Bouches-du-Rh<me) ; à 28 kil. de Marseille ; 29.830 h. 
Aixois ou Aquisextains); ch. 
de f P.-L.-M. Archevêché; uni- 
versité; Ecole des arts et mé- 
tiers. Savons, huiles, amandes. 
Eaux bicarbonatées sodiques. 
Pairie de Vauvenargues, du poète 
Brueys, de Vanloo, de Tourne- 
fort, d'Adanson, d'Entrecas- 
teaux. Aix (lat. Aqus Sextise) fut 
fondée par les Romains en 123 av. 
J.-C. Non loin delà, Marius vain- 
quit les Teutons en 102 av. J.-C. 

— L'arr. a 10 cant., 59 comm., 
1 12.850 h ; le cant. Nord a 5 comm. ™ we3 

et H.800 h. ; le canton Sud, 3 nmm. et 14.800 h. 
Aix (île d'), dans l'Océan, non loin de l'embou- 
chure de la Charente ; 390 h. Belle et vaste rade, qui 
est l'avant-port fortifié de Rochef'ort. Bains de mer. 

— C'est là que Napoléon séjourna quelques jours et 
qu'il s'embarqua sur le Bellérophon en 1815. 

AiX-d' Angillon (Les), ch.-l. de c. (Cher), arr. 
et à 19 kil. de Bourges; 1.530 h. — Le cant. a 
Il comm. et 8.100 h. 

Aix-en-Othe, ch.-l. de c. (Aube), arr. et à 
28 kil. de Troyes ; 2.480 h. Ch. de f. E. — Le cant. 
a 10 comm. et 7.150 h. 

Aixe-Sur-Vienne, ch.-l. de c. (Haute-Vienne), 
arr. et à 12 kilom. de Limoges, sur la Vienne; 
3.450 h. {Aixois); ch. de f. Orl. Papeteries, mégis- 
series. — Le cant. a 10 comm. et 12.890 h. 

Aix-la-Chapelle, v. de la Prusse rhénane, 
Bur le Wurm, affl. de la Roer; 144.000 h. Ville in- 







, ;■' 
1 1; ' 


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1 

I 


1 > 

; 








d'Aix-la-Chapelle. 



dustrielle de premier ordre, un des centres de la fa- 
brication de draps et lainages en Allemagne. Fonde- 
ries, hauts fourneaux, quincaillerie. Eaux minérales. 
Aix-la-Chapelle fut la capitale 
de l'empire de Charlemagne, qui 
y résida longtemps et y mourut. 
Deux conciles y furent tenus 
(816, 817). Un traité y fut signé 
en 1608, qui mit fin à la guerre 
de Dévolution, et donna la 
Flandre à la France; un autre, 
en 1748, termina la guerre 
de la succession d'Autriche. 
Louis XV, qui n'y obtenait, 
malgré ses victoires, que des 
avantages insignifiants, voila 
cet insuccès diplomatique en 
déclarant qu'il avait fait la paix 
« non pas en marchand, mais en roi ». En 1818, y 
purent lieu des conférences à la suite desquelles 
les Alliés évacuèrent la France. 

Aix-leS-BainS, ch.-l. de c. (Savoie), arr. et à 
14 kil. de Chambéry, sur le lac du Bourget; 8.680 h. 
{Aixois). Ch. de f. P.-L.-M. Eaux thermales employées 
principalement sous forme de douche-massage dans 
le traitement des rhumatismes. On y soigne aussi les 
affections de la peau et certaines maladies de la 
gorge. — Le cant. a 14 comm. et 16.630 h. 

Aix-Noulette, comm. du Pas-de-Calais, arr. 
et à 13 kil. de Béthune; 1.670 h. 

Aizelin (Eugène), statuaire 
français, né et mort à Paris (1821- 
1902), auteur de X Idylle (à la fa- 
çade de l'Opéra). 

Aizenay , comm. de la 
Vendée, arr. et à 16 kil. de La 
Roche-sur- Yon ; 4.600 h. Ch.de f. 
Etat. Céréales. 

AjaCCiO [jak-si-o], ch.-l. du 
dép. de la Corse, à 1.089 kil. de 
Paris ; 22.260 h. (Ajacciens ou 
Ajaccéens ). Belle rade , place 
forte; évêché, vice-rectorat. Patrie de Charles et 
Laetitia Bonaparte et de leurs huit enfants (v. Bona- 
parte), du cardinal Fesch et de Bacciochi. — L'arr. 
a 12 cant., 80 comm., 78.700 h.; le cant. a 6 comm. et 
25.680 h. 

Ajain, comm. de la Creuse, arr. et à 11 kil. de 
Guéret; 1.790 h. 

Ajalbert (Jean), avocat et écrivain français, 
né à Levallois-Perret en 1863. lia écrit des vers, des 
impressions de voyage, des romans : le P'tit, En 
amour, le Cœur gros, Sous le sabre, la Tournée. 

Ajax, nom de deux héros grecs de la guerre de 
Troie, dont le nom est resté synonyme de Guerrier 
bouillant, impétueux ; 1» Ajax, fils de Télamon. Il 
fut vaincu par Ulysse dans la dispute relative aux 
armes d'Achille, et, devenu fou de douleur, égorgea 
les troupeaux des Grecs, croyant tuer ses adversai- 
res; reconnaissant bientôt son erreur, il se donna la 
mort. Un jour qu'une divinité tutélaive de Troie 

i 
6 — 09 




Armes d'Ajaccio. 




Ajax. 



avait enveloppé d'un nuage les deux armées pour favo- 
riser la fuite des Troyens, il s'écria : Grand Dieu, 
rends-nous le jour et combats contre nous. — 2° Ajax, 
fils d'Oïlée, fit naufrage au retour du siège de Troie, 
il se réfugia sur un ro- 
cher, d'où il défia le ciel, 
s'écriant : « J'échapperai 
malgré les dieux. >• Nep- 
tune fendit le rocher avec 
son trident, et Ajax fut en- 
glouti dans les flots. On 
fait allusion à Ajax mena- 
çant les dieux. 

Ajax furieux, tragédie 
de Sophocle, où est mise k 
en scène la folie de l'or- * 
gueil (415 av. J.-C). 

ajointer \té\ v. a. 

(rad. joint). Joindre bout 
à bout : ajointer deux 
planches. 

ajonc [jon] n. m. 
Genre de légumineuses papilionacées, renfermant 
des arbustes épineux à fleurs jaune d'or, qui crois- 
sent dans les endroits arides. 

— Encycl. Les ajoncs ou genêts épineux se ren- 
contrent dans les terres pauvres de l'Europe. On 
peut les employer comme fourrage quand les pousses 
sont jeunes et tendres et après écrasement sous la 
meule, ou se servir de leur cendre comme engrais. 

ajoupa n. m. Hutte de sauvages, de nègres. 

ajOUF n. m. Ce qui est à jour, dans une sculpture. 

ajoure, e adj. Se dit de ce qui est percé à jour : 
étoffe ajourée. Blas- Se dit principalement des édifi- 
ces dont les fenêtres sont d un émail différent et des 
pièces qui, percées à jour, laissent voir ainsi le 
champ de l'écu. 

ajourer [ré] v. a. Pratiquer des jours dans : 
ajourer une balustrade. 

ajourné n. et adj. Se dit d'un conscrit qui a 
bénéficié d'un ajournement (v. ce mot) ou d'un can- 
didat renvoyé à une autre session. 

ajournement [man] n. m. Remise d'une af- 
faire à un autre jour. Assignation, par huissier, à 
comparaître à jour fixe devant un tribunal. Déci- 
sion du conseil de revision, par laquelle un conscrit 
débile est renvoyé à un nouvel examen du conseil. 

ajourner [né] v. a. Renvoyer à un autre jour, 
à une autre session; ajourner une visite, un candi- 
dat. En parlant du conseil de revision, renvoyer un 
conscrit faible de constitution à un nouvel examen 
du conseil, ordinairement à une année plus tard. 
Procéd. civ. Assigner à date fixe : ajourner un débiteur 
au 9 mai. 

ajOUtable adj. Qui peut, qui doit être ajouté. 

ajOUtage n. m. Chose ajoutée à une autre. 
(Peu us.) 

ajouté n. m. Addition que l'on fait à un écrit. 

ajouter [té] v. a. (du lat. ad, à, et juxta, au- 
près). Joindre, augmenter ; la modestie ajoute au 
mérite. Ajouter foi, croire. Ant. Retrancher. 

ajoutoir ou ajutoir n. m. v. ajutage. 

ajUga n. f. Genre de plantes de la famille des 
labiées, vulgairement appelées bugles, et dont une 
espèce est employée comme vulnéraire. 

ajUSt ou ajut [ju] n. m. Nœud, appelé aussi 
nœud de vache, ser- 
vant aux marins à 
joindre deux cor- 
dages. 

ajustage \jus- 

ta-je] n. m. Action Nœud d'ajust. 

de donner aux mon- 
naies le poids légal. Action de finir, polir, etc., pour les 
fixer dans la place qu'elles doivent occuper, les diffé- 
rentes pièces d'une machine, d'un instrument. Joint. 

ajustement \ jus-te-man] n. m. Action d'ajus- 
ter : l'ajustement d'une balance. Conciliation, accom- 
modement : chercher un ajustement à un différend. 
Parure ; être recherché dans son ajustement. 

ajuster [jus-té] v. a. (de à , et juste). Rendre 
juste : ajuster une mesure. Adapter : ajuster un cou- 
vercle d une boite. Mettre en état de fonctionner : 
ajuster une machine. Viser: ajuster un lièvre. Habil- 
ler, parer : ajuster une actrice. Donner le poids légal 
à une monnaie. 

ajusteur [jus-ieur] n. et adj. m. Ouvrier qui 
ajuste. 

ajUStoir [jus-toir] n. m. Petite balance qui serl 
à mettre les monnaies au poids voulu. 

ajUSture [jus-tu-re] n. f. Concavité ménagée 
au fer à cheval pour qu'il s'adapte facilement au pied. 

ajut [ju] n. m. V. ajust. 

ajutage n. m. (rad. ajouter). Petit tuyau soudé 
à l'extrémité d'un tube d'écoulement pour en régula- 
riser le débit. (On dit quelquef. ajutoir et ajoutoir.) 

Akaball (golfe n'), golfe très étroit et allongé, 
formé par une branche de la mer Rouge, entre la pé- 
ninsule Sinaîtique et la côte nord-ouest de l'Arabie. 

Akakia (Martin), lecteur au Collège de France, 
médecin de François I er , dont le vrai nom, qu'il 
traduisit en grec, était Sans-Malice, né à Châlons- 
sur-Marne ; m. en 1551. 

Akakia (c'est-à-dire sans malice), nom sous lequel 
Voltaire a couvert de ridicule le géomètre Mauper- 
tuis dans sa Diatribe du docteur Akakia, médecin du 
pape. On applique ce nom à un pédant prétentieux. 

Akbar, empereur mogol de l'Inde, de la race de 
Tamerlan, né à Amarkot (1542-1605). Il agrandit 
et organisa son empire, avec l'aide de son ministre 
Aboul-Fazl ; de l'année de son avènement (1556) date 
la grande ère orientale ou ère dAkbar. 

ÂkbOU, ch.-l. de c. (Algérie, dép. de Constan- 
tine), arr. et à 77 kilom. de Bougie ; 2.300 h. 

akébie [bi] n. f. (mot japon.). Genre de plantes 
renfermant des lianes chinoises et japonaises, à 
feuilles palmées, à grappes de fleurs roses ou lilas. 

a Kempis [kin-piss]. V. Kempis. 

akène ou achaine [kt-ne] n. m. (du gr. a 

priv., et khainein, ouvrir). Bot. Fruit sec, dont le pé- 
ricarpe n'est pas soudé avec la graine. 

Akenside (Marc), médecin et poète anglais, 
né à Newcastle-upon-Tyne, m. à Londres (1721-1770), 
auteur des Plaisirs de l'imagination, trad. en franc, 
par Holbach. 




AKH 

Akhal-Tekké, oasis du Turkestan russe 
(prov. Transcaspienne), au pied du Kopet-Dagh, et 
sur l'Atrek. i s Russes s'en sont emparas en 1881. 

Akhaltzikhè, v. de la Russie d'Asie [som 
de Tillis), sur le Poskhov-Tchaï, affluent du Koui 

Ak-Hissar, v. de la Turquie d'Asie (prov. de 
Smyrne] : 92 000 h. 

akis kiss] a. m. Genre do coléoptères hétéro- 
mères nous, répandus dans los terrains arides. 

Akkads, nom donné a l'une dos populations 
primitives Je la Basse-Chaldée. 

Akkas, peuple nain, nègre, de l'Afrique centrale, 
habitant laione torrtde, sue les bords du Nil Blanc 

Akkerman [a-kir-man'] , v. forte de Russie 
Bessarabie), port sur l'estuaire du Dniester; tS.OOfl II 

Akmolinsk, ». de la Sibérie, oh.-l. de pro»., 

sur l'iehine ; 7. cou h. Commerce important ; rourrures. 

Akra ou Accra, » de la Guinée septentrionale. 
sur la Cote do l'Or; 10.000 h. Aux Anglais. 

Akron, ». des Etats-Unis [Ohio] ; 2S.000 h. Com- 
merce important «le céréales. 

AkSakOV [Ivan), littérateur et publiciste russe, 
né :\ Nadeshmo (gouv. d'Ouva), m. a Moscou [1823- 
irdent défenseur de l'idée panslaviste. Il fut 
l'instigateur de la guerre russo-turque. 11 fonda plu- 
sieurs journaux, entre autres, la lluias « la Russie ». 

AkSOU, v. du Turkestan chinois, sur la rivière 
homonyme, affl. du Tarym, et au milieu d'une riclie 
"0 h. 

al ou el, article arabe (Je), qui entre dans la 
composition de plusieurs mots dérives de l'arabe : 
l, algèbre, etc. 

Al, symbole chimique de l'aluminium. 

Alabama, a. des Etats-Unis; passe à Montgo- 
niery et se jette dans le golfe du Mexique ; 1.400 kil. 

Alabama, un des Etats de l'Union américaine . 
1.828.100 h. ; capit. Montgomery. Grande production 
de coton >rt de tabac. 

alabandine n. f. Variété de grenat d'un rouge 
foncé. Sulfure de manganèse naturel, qui doit son 
nom a la ville d'Alabanda (Carie), où on le rencontre. 

alabastrite bas-tri-te] n. f. Variété .le gypse, 
très blanche, qui se trouve en Toscane et est em- 
ployée à faire des vases, des statuettes, etc. 

Alacoque (bienheureuse Marie), religieuse de 
la Visitation de Paray-le -Monial, née à Lauthecour 
(diocèse d'Autun) [1647-1690], célèbre par ses austé- 
rités et son mysticisme, béatifiée en 1864. C'est elle 
qui institua la dévotion au Sacré-Cœur. 

alacrité n. f. (lat. alaeritas). Enjouement, 
gaieté d'humeur. 

Aladin ou Ala-ed-Din, un des princes qui 
commandèrent aux Haschichins par corruption As- 
sassins), et plus connu sous le nom de Vieux de la 
Montagne (xin« s.). 

Aladin ou la Lampe merveilleuse, titre d'un conte 
charmant des Mille et une Nuits. Le jeune Ala- 
din, lils d'un tailleur nommé Mustapha, rencontre 
un sorcier qui le charge d'aller chercher au centre 
de la terre une lampe aux propriétés merveilleuses. 
Devenu possesseur de cette lampe magique, Aladin 
réalise la plus brillante fortune. Les écrivains four 
souvent allusion à la lampe d' Aladin pour désigner 
le moyen secret que possède un homme de satis- 
faire promptement tous ses désirs. 

AlagnOIl, riv. de France, née au massif du Can- 
tal, affl. de l'Allier (r. g.); cours SU kil. 

Alagoas [glto-àss] , un des Etats du Brésil: 
511.500 h. Ch.-l. Maceio. 

Ala'l, un des hauts plateaux du Turkestan russe, 
de la passe de Sari-Kol (3.000 m. environ . 

Alaigne, ch.-l. de c. (Aude), arr. de Limoux; 
360 h. — Le cant. a 27 comm. et 7.500 h. 

Alaill de Lille, professeur de théolosie â l'uni- 
versité de Paris, poète latin, surnommé le Docteur 
universel, né à Lille, m. à Citeaux (1114-1202). 

AlaillS [Ztn], barbares originaires de la région 
entre la mer d'Azov et le Caucase. Pousses par les 
Huns, ils pénétrèrent par fractions dans l'empire 
romain, et envahir -nt la Gaule en 4U'i. Ils lurent 
anéantis en Espagne parles Wisigoths. — Un Alain. 
alaire [li-re] adj. du lat. ala, aile). Relatif aux 
ailes. 

AlaiS /, . ch.-l. d'arr. (Gard), sur le Gardon 
fAlais. Ch". de f. P.L.M., a 
il. de Niin.-s; 27.430 h. [Alai- 
siens). Verreries; forges. Aux 
enviions, importantes mines .1 ! 
fer et de houille, parmi les- 
quelles ou remarque celles de la 
Grand-Combe. Ecole de mineurs. 
Patrie du cl -B. Dumas. 

En 1629, Richelieu y conclut 
liants un traité, 
ou Edit de grâce, qui leur lais- 
sait la liberté de conscience , 
- supprimait leurs privilèges 
politiques, notamment les places 

- L'arr. a 11 cant., 100 comm., 132.100 h.; 
'ail comm. et 24.730 h.; le cant. Ouest, 
6 comm. et 17.270 h. 

alaise I ; . alèze n. f. lat poç. alla- 

tiare, mettre en large . Lien de jonc. Drap pli 
le corps d un malade. 
Alaise, comm. du dép. du Doubs, arr. et à 
de Besancon; 90 h. On avait cru que 

cette opinion est aujourd'hui 
1 
alalie [H n. f. du gr. a priv., et lalein, p 

i"l. Mutité acqu 
Alamanni Louis . poêl • il dien, né a F: 

1556), protégé de Français I", auteur duo Art 
de cultiver, « la Coltivazione ». 

Alamans. v. Alsmahs. 

alambic [lan-bik' n. m. m. al, .vase 

liât ion . Appareil pour distiller, l-'ig. Pa 
l'alambic, examiner avec soin. 

— F.ncycl. L'alambic se compose d'une chaudière 
appelée cucurbite. dans laquelle on place les matières 
à distiller, d'un couvercle ou chapiteau, qui recouvre 
la cucurbite, reçoit les vapeurs et les dirige, par un 
tuyau incliné, dans le réfrigérant. La, ce 

LAR. P. TOCS. 






— 35 

refroidissent en passant par un tube eu spiral 

/itui.'i», qui plonge dans l'eau f roule, et - 



r; 



Armes d'Alais. 




condensenten gouttelettes liquides, que l'on recueille 
en dessous ,ie l'appareil. V. distillation. 
alarnbiquage [lan-bi-ka-je] a. m. Raffinement, 

subtilité excessive. 

alambiqué Uan-bi-ké], 6 adj. Raffiné, compli- 
qué : le style alambiqué des Prêt ieuses. 

alambiquer [lan-bi-ké] v. a. Distiller à l'alam- 
bic. Fig. Rendre trop subtil : alambiquer son style. 

alambiqueur, euse [lan-bi-keur, eu-ze] n. 
Personne dont le style, la parole, sont raffinés, com- 
passés : alambiqueur de phrases. 

alan n. m. Grand dogue qui sert à chasser le 
sanglier, le loup. 

Aland (it. es i>\ archipel de la nier Baltique, 
formé d'environ 300 iles ; 25.UUU h. ; a la Russie. 

alandier [di-i] n. m. Bouche, foyer placé à la 
base de certains fours spéciaux : four d alundiers. 

alanguir [ghir] v. a. Fatiguer, affaiblir : alan- 
guir un malade; alanguir l'intérêt. Rendre langou- 
reux : alanguir ses yeux. S'alanguir v. pr. Perdre de 
sa force. 

aîanguissement [ghi-se-man] n. m. Etat d'a- 
battement, de langueur. 

AlanSOIl (Edouard), chirurgien anglais, né a 
Newton, m. à Wavertree (1747-1823). 11 inventa un 
procédé d'amputation qui évite la saillie des os. 

alapin n. m. (du lat. alapa, plante herbacée). 
Teinture servant dans l'impression de l'indienne. 
Adjectiv. : teinture alapin. 

àlaque n. f. Plinthe de colonne. 

Alarcoil y Mendoza (Jeau Ruiz), célèbre 
poète dramatique espagnol, né à Tasco (Mexique) 
vers la fin du xvi« siècle, m. à Madrid en 1630. Son 
drame le plus connu, le Tisserand de Ségovie, est un 
des chefs-d'œuvre de la littérature espagnole. Sa 
comédie, la Vérité suspecte, a été imitée par Cor- 
neille dans le Menteur. 

AlarCOIl (Pedro Antonio de), poète et roman- 
cier espagnol, né a Guadix, m. à Valdemoro (1833- 
18911, auteur de l'Enfant à la boule. 

alarguer [ghé] v. n. Gagner le large. 

AlariC I er , roi des Wisigoths. II ravagea l'Orient, 
pilla Rome et mourut à Cosenza en 410. Pour assurer 
l'inviolabilité à sa sépulture, ses soldats l'enterrè- 
rent dans le lit du fleuve, le Busento, détourné mo- 
mentanément par eux de son cours. — Alaric II. 
roi des Wisigoths, fut battu et tué par Clovis même 
il Vouillé, en 507. 

Alaric [bréviaire d'). V. bréviaire. 

alarmant mari , 6 adj. Qui alarme, cause de 
l'inquiétude, de l'épouvante : nouvelle alarmante. 

alarme n. f. (de l'ital. all'arme, aux armes!). 
Cri, appel aux armes : sonner l'alarme. Frayeur: 
jeter l'alarme dans les cœurs. PI. Inquiétudes: ces- 
sez ios alarmes. 

alarmer [mi] v. a. Donner l'alarme : alarmer 
mi camp, (l'eu us.) Causer de l'inquiétude, de la 
frayeur : tout alarme une mire. S'alarmer v. pr. 
S'inquiéter, s'effrayer. Ant. Rassurer, enhardir. 

alarmiste [mi's-fe] adj. et n. Pessimiste; qui 
répand l'alarme : nouvelle alarmiste. 

AlaSCher, v. de la Turquie d'Asie; 15.000 h. 

Alaska, territoire formant presqu'île au N.-O. 
de l'Amérique; aux Etats luis ; 64.000 li Capit. 
Sitka. Mines d'or ; commerce de pelleteries et d'ivoire. 
Importantes pêcheries de saumons. 

Àlastor n. m. Mijlh. Divinité qui poursuit la 
vengeance d'un crime. 

AlataOU, système de montagnes de l'Asi 
traie, près du lac Issyk-Koul, orientées de TE. à l'O. ; 
3.000 m. d'altitude. 

a latere loc. lat. signif. Du côté, d'auprès, cl qui 
s'apj.liqu a certains envoyés choisis par le pape 
dans son entourage, à son côté, pour remplir des 
missions diplomatiques : an légat a latere. 

alateme [ter tx n. m. Dot. Espèce de nerprun 
d'Europe [rkamnus àlaternus), toujours vert, exha- 
lant une odeur de miel agréable, à fruits purgatifs. 

Alatri, v. d'Italie (prov. de Rome), sur le Cosa; 
1 1.000 h. Soie 

alaudidés [lô-di-dé] n. m. pi. du lai 

i vpe. s. un 

AlaUX .Iran , BUT1 
d'histoi] a Bordeaux, mort a 

1786-1864). Œuvre principale ■ a V, décora- 

ntière de la salle des 1 aux. 

Alava, i 

Alba, ■. ut, prov. de Coni , sur 

!.. Tanaro; 12.500 h. 

Alba, c, du dép. de l'Ardèi be, arr. et 30 kil. de 
Privas; !._• 

Albacète, prov. i h.-l. 

:i ni m h. 
Albain : itium, qui 

dominait a. tuj aonti ' ai a 

Alban, ch.-l. de c. Tarn , air. et à 29 kilom. 
d'Albl ; 920 h. — Le i mm, et 7.530 h. 

Alban ou AlfoanS ami . le premier martyr 

gleterre; péril m^ 308. Fête le 22 juin. 
Albanais, e [ne. è-sel, habitant ou orl( 
de l'Albanie : les Albanais. Adjectiv. ; race ul'j 




L'Albaue. 




Albarelle. 



AI. 15 

albanaise [ni-xe u.r. Sorte d'anémone blanche. 
Albane | . Albani, du p., pelnti 

lien, < irraches, 

m fi Bologne 1678 
1660), Ses co 

mais Mut, 
Vigueur, lui ont valu les 

surnoms de Peintre tir. 
Grâces et il I 
la peinture. 

Albani, nom d'une 
famille italienne , qui n 
donné & l'Eg lise plusieurs 
cardinaux et le pape Clé- 
ment M. 

Albani {villa), ce 
lebre maison de plai 

que ni élever près 

d e R ii in e I e e ardi il al 

Alexandre Albani, et (pu, 
construite sur le plan des maisons pompéiennes, fut 
décorée par les grands artistes de L'époque. File ren- 
lermail de œuvres d'art, qui ont été dispersées. 

Albanie [ni . région montagneuse de la Tur- 
quie d'Furope, sur la cote occidentale de la pénin- 
sule des Balkans; 1.750.000 h. [Albanais). V. pr. : 
Scutari, Janina. Orangers, oliviers, élevage ; gisi 
ments miniers. 

Albano, v. d'Italie (prov. de Rome), sur le lac 
de ce nom ; 6.600 h. 

Albano (lac n'), â 20 kil. de Rome. C'est un an- 
cien cratère ; sur ses bords s'élève Castelganilolfo. 

Albany, v. des Etats-Unis, capit. de l'Etat de 
New- York, surl'Iludson ; 95.000 h, C'est un des grands 
entrepôts du commerce intérieur aux Etats-Unis. 

Albany, v. de la prov. d'Australie-Occideutale ; 
3.UUU h. Port actif sur l'océan Indien. 

Albany, nom celtique de l'Ecosse. 

Albany (ducs d'), titre que portaient à la fin du 
xve siècle les princes puînés de la maison d'Ecosse. 

Albany (Louise-Marie-Caroline de Stolbero, 
comtesse d'), née à Mous, m. il Florence (1763-1824), 
femme du prétendant anglais Charles - Edouard 
Stuart, qu'elle quitta à 
cause de ses brutalités 
File vécut alors avec le 
poète Alfieri. et, à la 
mort de ce dernier, avec 
le peintre Fabre de Mont- 
pellier. 

Albaracin (sierra 

d'), chaîne de montagnes 
d'Espagne. 

Albaracin, v. forte 

d'Espagne (Aragon); 
2.500 h. 

albarelle[ic-/e]n.f. 

Champignon comestible 
du genre bolet, croissant 
sous le châtaignier, le peuplier, et commun en Italie. 
albâtre n. m. (gr. alabastron). Espèce de mar- 
bre blanc transparent, tendre et susceptible d'un 
beau poli. Fig. Blancheur extrême : cou d'albâtre. 

— Encycl. L'albâtre calcaire est une variété de 
chaux carbonatée; l'albâtre gypseux est une variété 
de gypse ou sulfate de chaux. Les deux espèces sont 
employées pour fa- 
briquer des coupes , 
des vases, des sta- 
tuettes, etc. 

albâtrierfrn-éj 

n et adj. m. Ouvrier, 

négociant en albâtre. 

albatros novs 

n. m. (portug. alca- 
traz ) . Genre d'oi- 
seaux palmipèdes, 
des mers australes. 

— ENCTCL. L'alba- 
tros est le plus grand 
des oiseaux de mer; il atteint i- mètres d'envergure. 
Il vole, plonge et nage facilement. Très voracc, il se 
nourrit de mollusques, des cadavres des grandi 
cétacés et se laisse pren- 
dre à l'hameçon. 

Albe (Ferdinand-Al- 
varez, duc d'), né en 
1508, m. âTomar en 1582; 
général des armées de 
' harles Quint et de Phi- 
lippe II. Il remporta en 
151-7 la victoire ,1e Miilil- 
berg sur les protestants, 
puis se rendit célèbre par 
ses cruautés dans 1rs 

Pays-Bas révoltés, où il 
institua le sanglant Tri- 
bunal d, ., troubles. 

Albe-la-Longue, 

la plus ancienne ville du 
Latium, fondée par Asca- 
pne, fils d'Enée, rivale de Rome, détruite par les ri- 
au cours du du roi romain Tullus 
de ses habi 
Albt ' i Rome. 

Albemarle George Th., mas Keppel, comte 
d' . homme politique i I 
Londres 1799 1891 

Albens r. et a 

24 kilom. de Lhamh 

bantu i . I.,- cant. E | i h. 

Albères 
Pyrénées, entre la i et 1" dép : 

Pyréi ' ■ i m u m. .1,11 ide .-in iron. 

Albergati Capacelli 
italien, né ai: 
alberge 

■ I.- p. i b- et i tair blanche, 

i-' qui adhè si 

albergier i , 

Albcroni J tl< ■ . abbé italien 

paLli*'. le- a lioi 

irdlnier, il . leva «ui 
adulatrice et sa verve spirituelle. V>- 

3 





. 



Duc d'Albe. 







► 



Alberoni. 




Vlhert-l'Ourâ, 



ALB 

ministre de Philippe V, il chercha, au lendemain du 
aité d'Utrecht, à relever L'Espagne de sa décadence, 

noua des intelligences dans toute l'Europe et s'ef- 

nolrnnment par 
l'intermédiaire de son 
ambassade ur en 
France, Cellamare, de 
l'aire donner à son 
souverain la régence 
de Louis XV; mais 
il ne put que provo- 
quer une coalition de 
la France et de l'An- 
gleterre contre l'Es- 
pagne, et il fut exile. 

Albert [Wr],ch.-i. 

de c. (Somme), arr. 
et à 25 kil. de Pé- 
ronne, sur l'Ancre, 
affl. de la Somme ; 
7.050 h. [Albertine). 
Ch. de f. N. Papete- 
rie, filature de coton: fonderie, distillerie, sucrerie. 
— Le cant. a 26 comm. et 16.000 h. 

Albert (terre du Prince-), région des mers 
polaires arctiques. 

Albert (saint), évêque de Liège, assassiné en 
1195 par des émissaires de l'empereur Henri VI. 
Fête le 21 novembre. 

Albert I er de Brandebourg, dit l'Ours, 

margrave de Brandebourg et 
fondateur de la maison du même F 
Dom, fondateur de Berlin (1106- 
1110). — Un de ses descendants, 
Albert, fut le dernier grand 
maître de l'ordre Teutonique, 
dont il sécularisa, en 1525, les 
domaines de Prusse, qu'il érigea 
en duché à son profit (1490-1568). 
Albert-l'Ours (ordre d'), or- 
dre de chevalerie des duchés 
d'Anhalt, fondé en 18J6 par les 
princes souverains de la maison 
d'Anhalt. Le ruban est vert 
foncé, avec bordure rouge. 0rdr 

Albert I", duc d'Autriche 
et empereur d'Allemagne, de 1298 a 1308. 11 fut assas- 
siné par son neveu Jean de Souabe. — Albert V, 
duc d 'Autriche, empereur d'Allemagne sous le nom 
d'Albert II, de 1 '.38 à 1439, ramena l'ordre et lapais 
dans l'Empire et contribua a fonder définitivement 
la puissance des Habs- 
bourg. 

Albert le Grand, 
moine dominicain, 
théologien, philosophe 
et alchimiste, un des 
plus grands savants du 
moyen âge, né à Lauin- 
gen, en Souabe, m. à 
Cologne (1193-1280). Il 
fut le maître de saint 
Thomas d'Aquin. Il 
s'inspira des travaux 
dis Arabes, des rabbins 
et surtout d'Aristote ; 
béatifié en 1652. 

Albert(Alexandre 
Martin, dit), ouvrier 
mécanicien, membre du 
gouvernement provisoire de 1848, né a Bury (Oise), 
m. à Mello (1815-1895). 

Albert (archiduc), fils de l'archiduc Charles et 
oncle de l'empereur François-Joseph, général autri- 
chien, né à Vienne, m. à Arco (1817-1895). Il remporta 
en 1866 sur les Italiens la victoire de Custozza. 

Albert (prince), duc de Saxe, prince de Saxe- 
Cobourg-et-Gotha (1819-1861). Il épousa en 1840 la 
reine d'Angleterre Victoria. 

Albert (Paul), littérateur français, né à Thion- 
ville, m. a Paris (1827-1880); brillant professeur et 
critique délicat. On lui doit : la 
Prose, la Poésie, la Littérature 
française. 

Albert (Frédéric-Auguste), 
roi de Saxe (1828-1904). Il se dis- 
tingua pendant la guerre franco- 
allemande et monta sur le trône 
en 1873. 

Albert-le-Valeureux {ordre 
d'), ordre de chevalerie du 
royaume de Saxe, fondé par Fré- 
déric-Auguste en 1850. Il com- 
prend quatre classes. Le ruban 
est vert, avec bordure blanche. 

Albert (Honoré-Charles de 
Grimaldi), prince de Monaco, 
né en 1848. Il s'est distingué 
comme savant et comme océanographe. Il a fondé à 
Paris, en 1906, un Institut océanographique. 

Alberta, territoire du nord-ouest du Canada. 
Vastes espaces encore en partie déserts. 

Albertacce, comm. de la Corse, arr. et à 
27 kil. de Corte: 1.330 h. 

Albert- Edouard ou Louta-N'zighé, 

lac de l'Afrique équatoriale, tributaire, par le Sem- 
liki, du lac Albert-N , 

Alberti, famille de Florence, rivale des Mé- 
dicis et des Albizzi (xiv e , xv c s.). 

Alberti (Léo Battista), architecte florentin, né 
à Gênes, m. à Paris (1404-1472); talent érudit et clas- 
sique, auteur de ['Architecture ou Art de bâtir. 

albertine [6èr] n. f. Variété d'anémone. 

Albertine (ligne), une des deux branches, la 
cadette, de la maison de Saxe, aujourd'hui dynas- 
tie régnante dans la Saxe royale. Elle s'oppose à la 
branche Ernestine. L'une remonte à Albert, l'autre 
à Ernest, les deux fils de l'électeur Frédéric II, qui 
se partagèrent la Saxe en i486- 

Abertinelli (Mariotto), peintre italien, né à 
Florence; fut l'ami et le collaborateur de Fra Bar- 
tolomeo (1474-1515). 

Albert-Nyanza ou M'vouta-N'zighé, 

grand lac de l'Afrique équatoriale, d'où sort une des 
branenes du Nil. 




\ 



Albert 1© Grand. 




Ordre d'Albert- 

le- Valeureux. 




Armes d'Albertville. 



Syn. de gélatinographie et de 



— 36 — 

Albertville bér-ri-lci; ch.-l. d'arr. (Savoie), 
sur l'Arly, affl. 
de l'Isère; ch 
de f. P.-L.-M., a 
60 kil. de Cham- 
béry ; 6.360 h. 
[Albertvillains ). 
Scieries, ardoi- 
ses. — L'arr. a 
4 cant., 42 comm., 
34.830 h.; le cant., 
13 comm., et 
16.090 h. 

albertypie 

[pi] n. f. (de Al- 
bert, et de type] 
PHOTOTYPIE. 

Albestroff, ancien ch.-l. de c. (Meurthe), auj. à 
l'Allemagne; 700 h. 

Albi, ch.-l. du dép. du Tarn, sur le Tarn ; 23.300 h. 
(A/ôii/eoisJ.Ch.def. Orl.elM.,à709kil.deParis.Anis, 
pastel, vins, fabrication de toiles. Belle cathédrale. 
tV. cathéhrale.) Archevêché. Patrie de l'abbé Boyer, 
d e La Pérouse . — L'arr. a 9 cant. , 
95 comm. et 101.450 h. ; le cant., 
17 comm. et 34.270 h. 

albide adj . (lat. albus). Blan- 
châtre. 

Albigeois [joï] (1'), pays de 
France (dép. du Tarn), réuni à la 
couronne sous Louis IX en 1247. 
(Hab. Albigeois.) 

albigeois ou cathares 

n. m. pi. Secte religieuse qui se 
répandit dèslexi e siècle, dans le 
midi de la France, aux environs 




Armes d'Albi. 



d'Albi, et contre laquelle le pape Innocent III ordonna 
une croisade (1209). S. un albigeois ou cathare. 

— Encycl. Les croisés, commandés par Simon de 
Montfort, saccagèrent Béziers, Carcassonne, et, mal- 
gré la protection du comte de Toulouse, Raymond VI, 
les albigeois furent vaincus à Muret et à Toulouse 

1213). Cette guerre désastreuse, à laquelle Louis VIII, 
roi de France, prit part, ne se termina que sous la 
régence de Blanche de Castille, par le traité de Pa- 
ris (1229). 

Albigny, comm. du Rhône, arr. et à 16 kil. de 
Lyon; 1.440 h. Sur la Saône. 

Albini (Giuseppe). physiologiste italien, né à 
Milan en 1830. Professeur à l'université de Naples 
tic 1860 à 1905, il compte parmi les savants les plus 
distingués de son pays. 

albinisme [nis-me] n. m. (du lat. albus, blanc). 
Anomalie congénitale de la peau, consistant dans la 
diminution ou même l'absence complète de la ma- 
tière colorante de la peau et du système pileux, qui 
sont d'un blanc mat et blafard, tandis que les yeux 
sont rougeâtres. 

— Encycl. L'albinisme, chez l'homme, est surtout 
fréquent dans la race nègre, où l'on trouve des in- 
dividus (nésde parents noirs) qui ontla peau blanche 
comme du lait, sans que les autres caractères de la 
race nigritique soient modifiés. D'une façon géné- 
rale, la fréquence de cette anomalie inexpliquée est 
en raison directe de la teinte foncée du tégument. 
Dans le règne animal, l'albinisme est très fréquent et 
s'observe parmi les animaux domestiques ou sauva- 
ges, les poissons, les mollusques, etc. La cause en est 
inconnue. Chez les végétaux, l'albinisme affecte la 
feuille ou la corolle; il n'est pas transmissible par 
le semis, mais bien par la greffe ou le bouturage. 

albinos [noss] n. et adj. Qui est affecté d'albi- 
nisme : lapin albinos. 

Albion (du lat. albus, blanc), nom donné par 
les anciens à l'Angleterre, probablement à cause 
de la blancheur de ses falaises. (N'est plus usité 
qu'en poésie et en rhétorique, ou dans la locution la 
perfide Albion, qui fait allusion à la politique, sou- 
vent égoïste, du gouvernement anglais.) 

albite n. f. Silicate double d'alumine et de soude, 
voisin des feldspaths. 

Albizzi, puissante famille de Florence, rivale 
des Médicis et des Alberti (xiv et xv« s). Le plus fa- 
meux de ses membres, Pierre, dirigea quelque temps 
la faction gibeline et aristocratique de la ville. 

albizzie [zï\ n. f. Genre de légumineuses mi- 
mosées comprenant de beaux arbres des régions 
chaudes du globe- 

AlbOÏn, roi des Lombards (561 a 5731. 

albo lapillo notare diem loc. lat. signif. litté- 
ralem. Marquer un jour d'une pierre blanche, c'est- 
à-dire : Considérer un jour comme heureux. Pour les 
Romains, le blanc était le symbole du bonheur, le 
noir celui du malheur. 

Albon, comm. de la Drôme, arr. et à 42 kil. de 
Valence; 1.390 h. 

Alboni (Marietta), cantatrice italienne, douée 
d'une admirable voix de contralto, née à Cesana 
(Romagne), m. à Ville-d'Avray (1823-1894). Elle légua 
sa fortune à la ville de Paris, pour que les revenus 
fussent employés à diverses œuvres de bienfaisance. 

Albomoz (Alvarez Carillo), homme d'Etat es- 
pagnol, archevêque de Tolède el cardinal, né à 
('uenca.m. à Viterbe (1310-1367). I) réussit à ramener 
Rome sous l'obéissance des papes, alors à Avignon. 

albran, halbran ou alebran n. m. Jeune 

canard sauvage. 

Albret [brt] ou Labrit [brï], ar.c. pays de Gas- 
cogne (Landes), r^uni a la couronne par Henri IV. 

Albret (maison n'), illustre famille à laquelle 
appartenait Jeanne d'Albret, mère de Henri IV. 

AlbUCasiS, médecin arabe, né à Zab ira, près de 
Cordoue, m. vers 1013. Auteur d'un curieux traité 
intitule : Exposition des matières. 

Albuera (La), v. d'Espagne (Estivmadure) ; 
630 h. Défaite de Soult par les Anglo-Espagnols 1811). 

AlbUfera, lac et marécage d'Espagne, prés de 
Valence ; victoire remportée en 1812, sur les Anglais, 
par le maréchal de France Suchet, qui fut créé duc 
d'Albufera. 

albuginé, e adj. (du lat. albus, blanc). Méd. Se 
■ lit îles humeurs, membranes et tissus très blancs. 

albugineux, euse [neù, eu-ze] adj. Blan- 
chàl re l 'eu us.) 

albugo n. m. où albllgine n. f. Méd. Tache 
blanche, qui se forme dans le tissu de la cornée. 



ALC 

Albula, massif des Alpes Rbétiques, dans le 
canton suisse des Grisons . 9.420 m. d'alt — Col du 
même nom, qui relie les vallées du Rhin et de 1*111. 

album [bom'\ n. m. (mot lat.; de albus, blanc). 
Registre destiné à recevoir des vers, des dessins, etc. : 
l'album d'un touriste. Recueil de morceaux choisis, 
de musique, etc. : l'album du jeune littérateur. Sorte 
de livre où des espaces sont ménagés, pour qu'on y 
collectionne des photographies, etc. : un album de 
carte» postales. Chez les Romains, registre où étaient 
inscrits les sénateurs. PI. des albums. 

albumen rnen'] n. m. (mot lat.). Blanc d'oeuf. 
Partie de la graine entourant l'embryon. 

— Encycl. Ornith. L'albumen ou blanc d'oeuf n'est 
qu'une dissolution aqueuse d'albumine; il enveloppe 
le jaune, et est destiné à fournir des matériaux nu- 
tritifs à l'embryon de l'oiseau. 

— Bot. L'albumen est l'ensemble des matériaux 
nutritifs répandus autour de l'embryon dans la 
graine. L'albumen manque chez quelques plantes ; il 
est remplacé alors par les cotylédons. L'albumen est 
dit farineux, huileux, corné, grumeleux ou ruminé, 
suivant sa composition ou son aspect. 

albuminate n. m. Combinaison mal définie 
de l'albumine avec des métaux. 

albumine n. f. (de albumen). Substance très 
répandue dans la nature, et qui en particulier forme la 
presque totalité du blanc d'œuf et du sérum du sang. 

— Encycl. L'albumine fait partie de tous les tis- 
sus et de tous les liquides animaux et végétaux. 
Elle est presque a l'état de pureté dans le blanc 
d'œuf. Sa composition en centièmes est, dans ce 
cas, de : carbone, 54,3; oxygène, 21; azote, 15.8; 
hydrogène, 7,1 ; soufre, 1,8. L'albumine est soluble, 
mais ses solutions peuvent être coagulées par la cha- 
leur, l'alcool, les acides, etc. ; elle devient alors com- 
plètement insoluble dans tous les réactifs. On utilise 
l'albumine pour clarifier les sirops, les vins, les vi- 
naigres, et, en médecine, l'eau albumineuse (4 blancs 
d'œufs dans un litre d'eau) est employée contre les 
gastrites, les gastralgies, la gastro-entérite. Elle sert 
aussi pour combattre les empoisonnements par le 
bichlorure de mercure (sublimé). 

albuminé, e adj. Qui contient de l'albumine 
ou de l'albumen. 

albumineux, euse [neù, eu-ze] adj. Qui con- 
tient de l'albumine. 

albUminimètre n. m. Appareil servant à 
mesurer la quantité d'albumine contenue dans un 
liquide. 

albuminoïde [no-i-de] adj. (de albumine, et 
du gr. eidos, aspect). Qui ressemble à l'albumine, ou 
qui en a les caractères : substances albuminoldes. 
N. m- : les albuminoldes jouent un très grand rôle 
dans l'économie animale. 

— Encycl. Les albuminoïdes sont de composition 
voisine de celle de l'albumine ; ils sont généralement 
solides, amorphes, insolubles dans les éthers et les 
alcools. On les divise en deux groupes, suivant leur 
origine animale ou végétale. Les globulines, les fi- 
brilles, les albumoses, les peptones, les protôides, 
les gélatines, les caséines, etc., sont des matières 
albuminoïdes. 

albuminose [nâ-ze] n. f. Produit obtenu par 
l'action des alcalis sur l'albumine. 

albuminurie [ri] n. f. Maladie caractérisée 
par la présence de l'albumine dans les urines. 

— Encycl. Pour constater la présence de l'albu- 
mine dans les urines, on a recours à l'acide azo- 
tique, qui, ajouté à froid, détermine un précipité 
blanchâtre caractéristique. On peut aussi la déceler 
à chaud par l'acide acétique et différents réactifs. On 
observe l'albuminurie dans les maladies infectieuses 
et dans la grossesse, où elle est passagère, mais sur- 
tout dans les néphrites aiguës ou chroniques. Le 
traitement est celui de la maladie intercurrente, 
mais, dans tous les cas, le régime lacté s'impose 
presque absolument. 

albuminurique adj. Qui a rapport ii l'albu- 
minurie. N. Personne atteinte d'albuminurie. 

albumoïde adj. et n. m. Se dit des matières 
albuminoïdes insolubles. 

Albunol, v. d'Espagne (Andalousie, prov. de 
Grenade), près du fleuve côtier Atbuùot; 10.000 h. 

Albuquerque, v d'Espagne (prov. de Rada- 
joz), non loin de la frontière portugaise; 8.000 h. 

Albuquerque [kir-ke] (Alphonse d'), dit le 
Gra iid. conquistador 
portugais, né à Allian- 
âra, mort à Goa (1453- 
1515). Nommé vice-roi 
des Indes et résolu à 
y ruiner la puissance 
musulmane , il bom- 
barda Calicut, prit Goa 
et Malacca , reçut les 
tributs des souverains 
de Java, de Sumatra, 
de Siam.mais fut brus- 
quement destitué par 
le roi Emmanuel, à qui 
l'on avait persuadé 
qu'il voulait se tailler 
un royaume indépen- 
dant. 11 mourut de cha- 
grin. Albuquerque 
était désintéressé, juste et relativement humain. — 
Son lils naturel. Alphonse (1500-1580), a rédigé des 
Commentaires d'après ses papiers, 

AlbuSSac, comm de la Corrèze, arr. et à 23 kil. 
de Tulle; 1.500 h. 

Alby, ch.-I. de c. (Haute-Savoie), arr. et à 13 kil. 
d'Annecy, sur le Chéran, affl. du Fier; 950 h. — Le 
cant. a 12 comm. et 7.010 h. 

Alcaçar-Quivir. v. Alcazar-Quivir. 

alcade n. m. (ar. al, le, et kadi, juge; esp a!- 
calde). Juire ou magistrat municipal, en Espagne. 

alcaïque [ka-i-ke] adj. Se dit d'une sorte de vers 
grec(hendécasyllabe ï'ambique) ou de strophe inven- 
tée par Alcée et adoptée par les lyriques latins. 
N- m. : un alcaïque. 

Alcala de Hénarès, v. d'Espagne (Non- 

velle-CastilIe), sur le Hénarès; 13.500 h. Jadis uni- 
versité célèbre. Patrie de Cervantes et de Solis. 

Alcala la Real, v. d'Espagne (Andalousie, 
prov. de Jaen); 16.000 h. Victoire du général français 
Sébastiani sur les Espagnols (1810). 




pi ■ , e. 

Albuquerque. 



ALC 

alcalamide a. f. Corps qui dérive de l ammo- 
niaque, pur la substitution, à l'hydrogène de 
cali. de plusieurs radicauXi dont les uns sont p.,.--i- 
tn's et los autres négatifs. 

alcalescence lés-«an-se] n. f. Etal ci.s sub- 
stances dans lesquelles il s'est formé spontanément 
de l'ammoniaque, qui est un alcali. 

alcalescent e adj. Qui prend les 

propriétés alcalines: tes coiys coti 

.'curent devenir alcalescents. 

alcali n. ni. (ar. al, le. et kali. plante marine 

dont on extrait la soude'. l'hint. Nom donne à un 

certain nombre de composés comme la soude, la 

-, l'ammoniaque et la lithine. Alcali volatil 

ou simplem. alcali, l'ammoniaque. 

— Encycl. Les alcalis sont les oxydes des métaux 
alcalins (potassium, sodium, etc.] ; ils ont pour carac- 
tères disiiuctus de verdir le Birop de violette, de 
ramener au bleu les couleurs végétales rougies par 
un acide; enfin, ils donnent, lorsqu'on les traite par 
les acides, des composés appelés sels. Ils enflamment 
et ulcèrent les tissus vivants. Dans les einiu.is.iMn,' 
méats par les alcalis, on conseille comme antidote 
des boissons aeid. 

alcalifiant [A-an], e adj. Qui fait naître une 
manifestation alcaline : principe alcali [unit ■ 

alcaligène adj. et n. m. Qui donne naissance 
aux alcalis. 

alcalimètre n. m. (de alcali, et du gr. m 
mesure). Appareil a l'aide duquel on détermine le 
degré de pureté des alcalis. 

alcalimétrie tn';n. f. (faalcalimitre). Partie 

de la chimie qui traite des procédés employés pour 
le dosage des alcalis. 

alcalill, e adj Qui se rapporte aux alcalis : 
saveur alcaline. Chim. Métaux alcalins, métaux qui, 
par leur combinaison avec l'oxygène, produisent les 
alcalis. Terres alcalines, oxydes des métaux alcalin. .- 
terreux : baruyin, strontium, calcium. N. m. Médi- 
cament qui renferme un alcali. 

— Encycl. Tliérap. Les alcalins s'emploient en 
lotions, pommades ou bains, dans certaines maladies 
de la peau, mais leur usage est surtout interne. Les 
bicarbonates de soude ou de potasse facilitent la di- 
gestion, dissolvent les concrétions d'acide urique, 
favorisent les fonctions du foie et neutralisent les 
acides du tube digestif. On emploie le bicarbonate 
de soude à la dose de 1 gr. a 15 gr. Les bains alca- 
lins contiennent 500 gr. de carbonate de soude. 

alcalinité n f. Etat alcalin. 

alcalino-terreux, euse [tt-reû, eu-ze] adj. 

Se dit d'un groupe de métaux comprenant le ba- 
ryum, le strontium et le calcium. 

alcalisation ou alcalinisation [sa-si-on] 

n. f. Action d'alealiser. 

alcaliser ou alcaliniser [se] v. a. Donner 

a une substance des propriétés alcalines. 

alcaloïde [lo-i-de] adj. et n. m. Substance or- 
ganique azotée, rappelant les alcalis par ses proprié- 
tés. (La morphine, la nicotine, la cocaïne, la sttych- 
nine, la caféine, l'atropine, etc., sont . 
des alcaloïdes) 

Alcamène, sculpteur grec, 
eleve de Phidias, né à Leinnos, un 
des plus grands artistes du v e siècle 
av. notre ère. Son œuvre maîtresse 
est l'Aphrodite Ourania, connue 
seulement par des descriptions. 

Alcamo, v. de Sicile iprov.de 
Trapani),au pied du mont Bonifalo; 
JT.500 h. C'est l'antique Ségeste. 

AlCantara, v. forte d'Espa- 
cne (Estrémadure, prov. de Cacé- 
rèa . sur le Tage; 3.800 h. Ruines 
d'un pont de Trajan. 

Alcantara (ordre d'), ordre reli- 




Ordre d'Alcautara. 



eieux et militaire d'Espagne, fondé en 1156 à l'imi- 
tation de l'ordre des Templiers, reconstitué sous la 
tutelle des rois d'Espagne, supprimé 
par la république en 1H72, rétabli en 
1874 par Alphonse XII. Ruban vert. 

Alcantara, v. maritime du Bré- 
sil (Etat de Maranhao). sur la baie de 
Marcos; 16.000 h. Grande expor- 
tation de coton. 

alcarazas [zass] n. m. (de l'ar. 

al f/unraz, la cruche). Vase de terre 
poreux en forme de carafe, dans le- 
quel les boissons se rafraîchissent par 
ition. 

Alcatraz, ile de la cote de Gui- 
née ; à la Kranee. 

Alcazar, nom des palais des rois 
maures, à Tolède, Cordoue, Segovie et Séville. - 
L' Alcazar de Séville, le plus beau, construit parle 





Alcazar de Séville. 



Arabes au xn* siècle, fut agrandi par les rois d'Es- 
pagne, notamment par Philippe II et Philippe V. 

Alcazar de San-Juan, v. <i i:-pagne (prov. 

de Ciudad-Rcal); 9.700 h. Eaux-de-vie. 

Alcazar- Qui vir on Alcacar-Quivir, 

v. du Maroc; 5.000 h. Sébastien de Portugal v fut 
battu par les Maures, et périt dans la bataille 

X. 



— 37 — 

alcée se] n f. (du gr. alkea, mauvi . Genre de 
malvacées, qui renferme la rose trémiire, 

Alcée, tils d.- Persée, aïeul d'Hercule, qui prit 
de lui le nom d'Alcide, (Mylh.) 

Alcee, poète lyrique grec (vn« s. av. .) l 
h Mytiléne, inventeur du vers et de la Btro] 
calques. Il mit sa verve satirique au service de 
tocratia tic sa patrie. 

alcémérope n. m. v. nyctiornis. 

AlCeSte, lille de Pelias et t'en d'Ad • 

se dévoua a la mort pour sauver son mari. Hercule 
pénétra aux Enfers pour la ramener. [Myth.] 

Alceste, tragédie d'Euripide (439 av. J.-C.) ; drame 
extrêmement touchant, tort admiré de Hacine. 

Alceste, tragédie lyrique en B actes, paroles de 
Qiiinault, musique de Lulh (1674). 

Alceste, opéra en il actes, paroles du bailli du 

Rollet, musique de Gluck ; un des ouvrages les plus 
justement admirés du grand musicien (1776). 

Alceste, principal personnage du Misanthrope, 

de Molière. C'est le grand seigneur d'une probité in- 
flexible et d'une franchise intransigeante et un peu 
brutale, qui le font redouter de ses meilleurs amis. Il 
s'oppose a l'hilinte (v. ce nom). Le nom d' Alceste a 
servi depuis a désigner un homme bourru, d'une im- 
pitoyable franchise, ennemi des ménagements qu'im- 
pose la vie de société. 

alchémille [ké-mi, Il mil., <•] n. f. Genre de 
rosacées, comprenant des plantes vivaces qui crois- 
sent dans les prés et les montagnes boisées : VaU 
chémille est appelés encore pied-de-lion, pied-de- 
lapin, mantelet-de-dame, porte-rosée, etc. 

alchimie [tnfj n. f. (de l'ar. al himia, la chimie). 
Art de la transmutation des métaux. 

— Encyci.. L'alchimie est la chimie du moyen âge ; 
mais, se rattachant aux doctrines des alexandrins et 
des gnostiques, elle comporte un élément de mysti- 
cisme oriental. Selon les alchimistes, l'or était le 
plus noble des métaux, et leurs recherches (leur 
grand œuvre) tendaient à trouver un moyeu de mul- 
tiplier l'or, à l'aide tle la pierre philosophalc. 

La science alchimique pénétra au temps des croi- 
sades en Occident. Les auteurs arabes, exclusive- 
ment, sont commentés par les premiers alchimistes. 
Les principales notions alchimiques et beaucoup de 
découvertes acquises à la chimie actuelle sont dues 
aux Arabes (perfectionnement de la distillation et 
de l'alambic, préparation de l'eau-forle, de l'eau 
régale, de l'huile de vitriol, de l'esprit-de-vin, de la 
pierre infernale et du sublimé corrosif). On peut 
compter, au nombre des principaux alchimistes ara- 
bes, Geber (Al-Djaber) et Avicenne. Au moyen âge, 
les alchimistes comptèrent parmi eux des noms illus- 
tres (Albert le Grand, Thomas d'Aquin). Raymond 
Lulle, Roger Bacon et Arnauld de Villeneuve ont 
été réellement des alchimistes. Aux xn" et xv siè- 
cles, on voit des charlatans, mais aussi des cher- 
cheurs, dont les erreurs elles-mêmes ont fait progres- 
ser la science chimique (Basile Valentin, les deux 
Isaac, Bernard Trévisan). Au xvic siècle, outre Mar- 
cile Ficin et Pic de La Mirandole, qui ont écrit sur 
la chimie, nous trouvons encore Cornélius Agrippa 
et Paracelse. Parmi les esprits sérieux qui ont cru 
à la pierre philosophale, on cite Glauber, Becker, 
Kunckel et même Stahl. 

alchimique adj. Qui a rapport a l'alchimie. 

alchimiste [mis-té] n. m- Qui s'occupait d'al- 
chimie : Itogcr Bacon fut un célèbre alchimiste. 

Alciat [si-a] (André), jurisconsulte italien, né a 
Alzate, m. à Pavie (1492-1550). Il enseigna le premier 
le droit romain d'après la méthode historique, éclai- 
rant l'étude du droit au 
moyen des institutions, des 
langues, et de la littérature 
de l'antiquité. 

Alcibiade, général 

athénien, plein de qualités 
brillantes, mais ambitieux 
et sans moralité. II appar- 
tenait à la famille illustre 
des Alcméonides, et fut 
l'élève favori de Socrate. 
Devenu, plutôt par intérêt 
que par conviction, le chef 
du parti démocratique, il en- 
traîna sa patrie dans l'aven- 
tureuse expédition contre la 
Sicile. Il en fut nommé le 
chef, mais bientôt rappelé Alcibiade. 

comme coupable de la mu- 
tilation sacrilège des statues d'Hermès. Il s'enfuit 
alors auprès du satrape Tissapberne, servit un 
moment Lacédémone contre sa propre patrie, puisse 
réconcilia avec Athènes, et, finalement, mourut eu 
exil, assassiné par ordre de Pharnabaze, satra] e d 
Bithynie (460-404 av.. J.-C). — Son nom, passé dans la 
langue, sert a tlésigner un homme plein de qil il 
naturelles et d'esprit, mais que gâtent d'irréu 

blés vices de caractère. On le représente aussi com 

désireux de la renommée plutôt que de la vraie 
el cherchant à occuper l'attention publique par tou 
les moyens possibles, ("est ainsi qu'il lit couper la 
queue d'un chien magnifique qui lui avail coûté 
7.000 drachmes, et qui faisait l'admiration d'Ath 
De là cette expression proverbia le : < ',,?f/,, r la oui ue 
i i in m .m Couper la queue dut hien d' Alcibiade, 
qu'on applique à celui qui commet quelque extrava- 
gance pour attirer sur lui l'attention. 

Alcibiade (saint), un des premiers tnartj 
Gaules, mort à Lyon en 177. Fête le 2 juin. 

Alcide, petit-file d'Alcée, surnom d'Hercule et 
de ses descendant-. M 

Alcinoûs // i/ h i| 
Phéaciens, père de Nausi a » : accueilli! ! 
fragé et protégea Médée fuy 

Alciphron, rbét i 

.auteur de Lettres fictives qui fournissent de i>< 
renseignements sur les mœurs. 

Alcira. v. d'Espagne prov. de Valence), sur le 
Jucar; 18.500 h. les cultures dorai 

d'où vient surtout tilenci 

Alcman de Sardes ou Alcméon, poète grec 
du vif ■. av. dateur d.- la poésie ch 

h- prem rands lj rlquea grecs. 

Alcmène, épouse du Thébain Amphitrj 
mère d I ■l'/th.) 

AlcméOli, médecin 'l pi grec de la 

secte i a Crotone (vi« s. av. J i 




ALC 

Alcméonides, pu imllle venue de Mes- 

M I I '"lait .1rs. -, n. Ire il' .lo 

petil dis di 
bresMégacIès.Périclès et Alcibiade- S. un Alcméonide. 

Alcofribas Nasier, pseudonym. 
matique de François Rabelais. 

alcocl kol ou An n,' n. m. ,,r ,,!. ',, . el . ohol, 
ihose Bubtile Liquide obtenu pai la dj til] 
vin et d'autres liqueurs fermentéi 
espritrde-vin. (Il bout à 78° et ne peut être i 

.[il à — (30°.) Dr fiscal, V. BOISSONS. 

— Encyci. L'alcool ordinaire, appelé en 
vinigue, ou esprit-de-vin, etc., se prépare toujours 

par la distillait h- liqueurs sucrées proven u 

fruits ou de eéréales qui ont subi la ferment 

ubstancea employées pratiq ml 

céréales, les poninics de terre, lus betteravi 
châtaignes, les topinambours ut lus mél i ise 
la distillation donne "n liquide Qui renferme di 
20 pour 100 d'eau; pour avoir du l'alcool absolu, il 
tant recourir à des produits très avides d'eau (chaux, 
b iryte oaustique, etc.) qui l'en débarrassent par dl 

gestion; l'ait 1 titre alors 100». Certains alcools, 

comme ceux .lu betteraves, ont une odeur très désa- 
gréable, due h la présence d'aldéhydes ; d'ailleurs, 
on n'obtient l'alcool pur qu'après rectification. 

Les alcools du commerce proviennent de la distil- 
lation dus substances déjà indiquées ut aussi de celle 

dus vins, cidres, fruits, etc. Ils sont, appuies eau.r- 
de-vie (quand ils renferment moins de 60 p. 100 d'al- 
cool pur) ou esprits (du 66 a 70 p. 100). V. eàu-de-vie. 
La plus grande partie de l'alcool est consommée 
comme boisson (eaux-de-vie, liqueurs, etc.), n. 
trouve encore son emploi comme dissolvant des ré- 
sines et des huiles essentielles en pharmacie, un par- 
fumerie; la propriété qu'il possède de co iguler l'al- 
bumine le fait employer pour la conservation des 
pièces anatomiques ; à l'état anhydre, il sert à cons- 
truire des thermomètres pour basses températures. 
Enfin, l'industrie l'utilise à la fabrication des vernis, 
et il joue un rôle important dans le chauffage ut l'éclai- 
rage. Les alcools employés par l'industrie sont exoné- 
rés d'une partie des droits qui frappent les alcools de 
consommation, mais ils doivent être dénaturés (c'est- 
à-dire additionnés de substances (méthylène le plus 
souvent) qui les rendent impropres à toute autre 
destination. 

— On désigne encore sous le nom générique à'al- 
cools une classe très nombreuse de corps qui, par 
luurs propriétés et leur constitution, se rapprouliunt 
de l'alcool ordinaire; ainsi l'alcool propylique que 
l'on a retiré des eaux-de-vie de marc; l'alcool buty- 
lique des alcools de betterave, etc. Tous ces alcools 
se préparent d'ailleurs par des procédés généraux. 

— Tliérap. A doses faibles, l'alcool active la di- 
gestion et favorise la diurèse; mais, h hautes doses, 
c'est un poison énergique, qui peut même causer la 
mort rapide. Les troubles physiologiques de l'alcoo- 
lisme chronique portent surtout sur les fonctions du 
foie; aussi, dans ces cas, observe-t-on souvent des 
cirrhoses. Au point de vue thérapeutique, à la dose de 
aO centimètres cubes par jour, on emploie l'alcool 
comme tonique antithermique ; on l'utilise en fric- 
tions contre les douleurs; enfin, l'alcool sert de vé- 
hicule à divers médicaments dans les alcoolats, les 
alcoolatures et les alconlés. 

alCOOlat [ko-la ou ko-o-hi] n. m. Médicament 
qui résulte de la distillation de l'alcool sur une sub- 
stance aromatique : l'eau de Cologne est un alcoolat. 

— Encycl. Les alcoolats se préparent avec des 
plantes fraîches ou desséchées que l'on fait macérer 
dans l'alcool, puis que l'on distille au bain-marie. 
En général, les alcoolats sont des excitants, on les 
prend par gouttes sur du sucre, ou, à l'extérieur, on 
s'en sert comme liniments, gargarismes ou collyres. 

alCOOlate [ho ou ko-o] n. m. Corpa résultant de 
la substitution d'un métal alcalin à l'hydrogène dans 
la fonction alcool. 

alCOOlature [ko-la ou ko-o-la] n. f. Produit 
obtenu par macération d'une plante dans l'ait ! 

alCOOle [ko ou ko-o] n. m. Mélange d'une ou 
plusieurs substances médicamenteuses dans l'ait 1. 

alcoolifleation [ko-li mi ko-o-li, si-un] n. f. 
Transformation d'une substance en alcool, par suite 
de fermentation. 

alcoolique [ko-U-ke ou ko-o-li-ke] adj. Qui 
contient de 1 alcool : boisson alcoolique. N Personne 
atteinte d'alcoolisme : les alcooliques s>>nt prédestinés 
à la folie et leurs descendants <'i In tuberculose. 

alcoolisable [ko ou ko-o-li-sa-ble] adj. Qui 
peut être converti eu alcool : /< sucre est alcoo 

alcoolisation [ko ou ko-o-li-za-si-on] n. f 
Production ou addition de l'alcool dan 

alcooliser Au ou Au.,;, -.' t . a. Produire 
ation. ajouter de I il< 6 un autre li- 
.iiii.i i alcooliser .lu i in Iser v. pr. Di 

alco dise. Fam. Boire de l'aie 

alcoolisme [ko ou ko-o Us-me] n. m. Maladie 
pr< "lui te par l'abus di s liqu -s al 

— Encyci . L'alcoolisn mot.) 

ithisrae, 

i ictérise par la perte de l'appétit, la sensation 

des vomissements 

m itutinaux, etc. Puis i,- foie es! Lésé el l'ictère ap- 

paralt, précurseur d'une fin prochaine, ou encore de 

[a démence alcoolique ou au délirium tremens. Le 

moral : il faut nu, un-, r 

llque les conséquences de son vice, qui poursul 

. la méningite '" ! 
accidents hystériformea el épllepl il 
a l'infantilisme, A l'idiotie, etc. 
alcoolyse 'A., ., /, ., •, r »ctl m d'un mé- 
i a). l .t d'une i" i ite quai 

lin COrpa L'ras : lu 

alcoolyser alco"- 

h su -. alcoolyser un 

alcoomètre ou alcoolomètre 

n. m. '' ... mesure 

mètre i r me irer la rien 

.lu-vu- : /, ■. 

ilile. 

— Encycl. L'alcoomètre i I rance 

de verre, terminé 
ampoule contenant de i 

n 



ALC 



38 — 



ALE 




Nocea Aldobrandi 



(on opère à la température de 15» C), on le plonge 
d'abord dans de l'alcool absolu et on règle le lest de 
façon que le point d'affleurement soit au som- 
met de la tige ; en ce point on marque 100, mo 
puis on plonge l'instrument dans une solution ao 
contenant, en volume, 98 d'alcool pour 100; on 
marque 93 au point d'affleurement. On opère 
ainsi successivement avec des liqueurs conte- 7o 
nant, en volume, 90, 83, 80, etc., d'alcool pour 60 
100. Si l'instrument s'enfonce dans un mélange 60 
d'alcool et d'eau jusqu'à la division 50, c'est 40 
que le mélange contient 50 d'alcool pour 100. 30 

alcoométrie [ko ou ko-o-mé-tri] ou al- 20 

COOlométrie [ko ou ko-o-lo-mé-trî] n. f. I0 
Partie de la physique qui traite des procèdes ° 
employés pour la détermination de la conte- 
nance en alcool des liqueurs spiritueuses. 

alcooscopie [ko ou ko-o-sko-r>t\ n. f. | 

Science qui s'occupe de l'étude des alcools au j& 
point de vue de leur pureté. v 

Aleoran. v. Coran. *'-°°; 

alCÔve n- f- (esp. alcoba, chambre à cou- 
cher). Enfoncement dans une chambre pour rece- 
voir un ou plusieurs lits- Fig : vie conjugale intime. 

Encycl. Les alcôves sont en général malsaines, 

car l'air s'y renouvelle difficilement. Souvent, une 
maladie des systèmes circulatoire ou respiratoire a 
pour origine le sommeil habituel dans un lit d'alcôve. 

alCOViSte [vis-te] n. m. Bel esprit qui fréquen- 
tait les ruelles ou alcôves des Précieuses au xvn'' s. 

AlCOy [koi], v. d'Espagne (prov. d'Alicante) ; 
32.000 h. Faïences, étoffes, papier à cigarettes. 

AlCUin, théologien et savant anglais, ne vers 
733, m. en 804, un des maîtres de l'Ecole palatine 
fondée sur l'ordre de Charlemagne, et promoteur de 
l'éducation publique en Occident. Il partage avec le 
grand empereur l'honneur de la Renaissance litté- 
raire qui se produisit en Occident au ix? siècle. 

alcyon n. m. (gr. alkuân). Oiseau fabuleux. 
(L'alcyon, chez les anciens, passait pour ne faire son 
nid que sur une mer calme, et il était regardé comme 
oiseau d'heureux présage. — V. alcyonien.) Genre de 
polypiers de l'ordre des alcyonaires ou alcyoniens. 

alcyonaires [nè-re] ou alcyoniens [ni-in 

n. m. pi. Division de l'embranchement des cœlen- 
térés (corail, etc.). S. un alcyonaire ou alcyonien. 

Alcyone, fille d'Eole et femme de Céyx, roi de 
Trachis. changée en alcyon avec son mari. [Myth 

Alcyonée [ni-', géant qui attaqua Hercule et 
qui fut tué par lui. 

alcyonelle [ne-lé] n. f. Genre de bryozoaires 
qui vivent dans nos eaux douces. 

alcyonien, enne [ni-in, h-ne] adj. Qui se 

rapporte à l'alcyon. Jours alcyoniens, les sept jour. 
qui précèdent et les sept jours qui suivent le solstice 
.1 hiver, pendant lesquels on dit que l'alcyon l'ail son 
nid et que la mer est calme. 

Aldabra, petit archipel anglais de l'océan 
Indien, au N.-O. de Madagascar. 

Aldan, riv. de Sibérie, affl. dr. de la Lena; 
cours 1.870 Ml. 

Aide, prénom du chef delà famille des Manucei . 
dont les éditions sont appelées uldincs. N. m. Un livre 
de ces éditions : bibliothèque qui possède des aides. 

Aldébaran ou l'Œil du Taureau, étoile 

fixe de première grandeur, d'une teinte un peu 
rouge, dans la constellation du Taureau. 

aidée [dé] n. f. Village dépendant des posses- 
sions européennes d'Afrique, du Brésil et des Indes, 
habité par des autochtones. 

Aldegonde (sainte , première abbesse de Mau- 
beuge (630-080). Fête le 30 janvier. 

aldenvde [dé-ùde] n. f. Liquide volatil, qui s» 
produit soit lorsqu'on oxyde un alcool, soit quand 
on réduit un acide. 

— Encycl. Les aldéhydes constituent une série 

-use de composés ; elles dérivent des alcools par 

d'hydrogène, d'où leur nom d'aldéhyde (alcool 
Citons, parmi ces composés : l'aldé- 
hyde formique ou méthanol, un formol, qui est très 
employée dans l'industrie des matières colorantes et 
comme antiseptique en médecine (v. formol) : Vatdé- 
hyde éthylique, appelée simplement aldéhyde, pro- 
duit industriel que l'on obtient en distillant les pro- 
duits de tête résultant de la rectification des alcools. 

Aldenhoven, v. d'Allemagne (distr. d'Aix-la- 
Chapelle); sur le Merzbach, s. -affl. de la Meuse; 
1.250 h. Victoire de Jourdan sur les Aul n. ihi n- 1794 

alderman [dér-mari] n. m. (m. angl.). Magis- 
trat municipal, en Angleterre et aux Etats-Unis. 
PI. des aldermen. 

Aldershot [cftoî'], v. d'Angleterre (Hampshire) ; 

26.000 h. Camp, établissements militaires. 

aldin, e adj. Qui a rapport aux Aides, qui vient 
des Aides : l'édition aldine de Virgile. 

Aldini (Jean), physicien italien, né à Bologne 
(1762-1831). Il a inventé, pour combattre les incen- 
dies, un appareil qui porte son nom. 

Aldobrandini (Sylvestre), jurisconsulte floren- 
tin (1499-1338 ; un de ses descendants, le cardinal Pie- 
tro Aldobrandini, neveu du pape Clément VIII, fut pos- 



sesseur de la villa où furent transportées les fameuses 
fresques antiques appelées iVoees Aldobranilines. re- 
présentant une scène nuptiale, découvertes en 1606 sur 
le mont Esquilin, et qui sont aujourd'hui au Vatican 
aldol n. m. Liquide mobile résultant d'une po- 
lymérisation de l'aldéhyde et possédant à la fois la 
fonction aldéhyde et la fonction alcool; corps ayant 
la même fonction chimique que l'alcool type. 

Aldrich (Thomas Bailey), romancier et poète 
américain, né à Portsmouth (New-Hampshire) en 1837. 
aldrovande n.f. Genre de plantes de la famille 
des droséracées, qui croissent dans les marais. 

Aldrovandi (Ulysse), savant naturaliste et 
voyageur italien, né à Bologne, auteur d'une Histoire 
naturelle fort méritoire pour son temps (1522-1607 . 
AldUdeS, connu, des Basses-Pyrénées, arr. et à 
fil kil. de Mauléon, sur la Nive de Baïgorri, et près du 
col des Aldudes, entre la France et l'Espagne ; 1.100 h. 
aie [;•-/(■] n. f (m. angl.). Bière anglaise, fabri- 
quée avec du malt peu torréfié. 

aléa (lat. aléa) n. m. Chance, hasard. 
aléa jacta est loc. lat. signif. Le sort en est jeté, 
paroles fameuses que l'on attribue à César (Suétone, 
Cœsar, 32) se préparant à franchir le Rubieon. parce 
qu'une loi ordonnait a tout général entrant en lta 1 i ■■ 
par le nord de licencier ses troupes avant de passer 
ce fleuve. Cette phrase s'emploie quand on prend une 
décision hardie et importante, après avoir hésité. 

Aleandro (Jérôme), cardinal et littérateur ita- 
lien, né a Motta, m. à Rome (1480-1542). Il se signala 
comme membre de la commission qui rédigea la 
bulle d'excommunication contre Luther, à la diète 
de Worms, 

aléatoire adj. (lat. aleatorius). Qui reposr sur 
un événement incertain, qui est soumis aux chances 
du hasard : le bénéfice que ion demande un jeu est 
toujours aléatoire ; le pari est un contrat aléatoire. 

aléatoirement [man] adv. D'une manière 
aléatoire. (Peu us.) 

alecto [lék] n. m. Genre d'oiseaux ayant pour 
type le tisserin d'Afrique. 

AlectO, une des trois Erinnyes ou Furies.(Myth) 
alector [lik] n. m. Hocco de la Guyane. 

alectryomancie [lèk, si] n. f. (du gr. alek- 

truôn, coq, et manteia, divination). Divination pra- 
tiquée par les anciens Grecs, à l'aide d'un coq. 

alcm [lem'] n. m. Etendard impérial de l'empire 
ottoman. Savant ou jurisconsulte en pays musulman. 

Aleman (Mathieu), écrivain espagnol, né a Sé- 
ville, m. au Mexique vers 1620. auteur du célèbre 
roman picaresque Guzman d'Alfarache, traduit plu- 
sieurs fois en français et embelli par Le Sage. 

Alémannie ou Alamannie [ma-ni], grand- 
duché allemand (x= et xi« s.), qui dura jusqu en 1090. 

Alemans ou Alamans, confédération de 

plusieurs tribus germaniques, établies sur le Rhin. 
Elles furent battues par Clo- 
vis a Tolbiac (416 ). De leur 
nom dérive le mot Allemands 
appliqué à l'ensemble des peu- 
ples germaniques. — Un Ale- 
man ou Alaman. 

Alembert[/(7n-bcr](Jean 
Le Rono d'!. écrivain, philo- 
sophe et mathématicien fran- 
çais, lils naturel de Mme je 
Tencin, né et m. à Paris (1717- 
1783), un des fondateurs, 
avec Diderot, de VEncyi lopé 
die. Sceptique en religion et en 
métaphysique, mais tolérant, 
il exposa, dans son célèbre 
Disi .au rs préliminaire sur l'En- 
cyclopédie, la philosophie pu- 
remenl naturelle qui présidait 
a l'œuvre entreprise. Membre de l'Académie des 
sciences en 1741, secrétaire perpétuel de l'Académie 
française (1772;, il a laissé les remarquables Eloges 
liistorlques des académiciens décédés. 

AlemtejOf/èm-(c], prov. du Portugal; 410.000 h.; 
ch.-l. Evora, v. pr. Bcja. 

Alencon, ch.-l. du départ, de l'Orne, sur la 
Sarthe ; eh. de f. O., à 210 kil. de Paris; 17.840 h. 
Uençonnais). Fabrique de toiles; tanneries, den- 
telles, dites point $ Alençon. Pa- 
trie de Hébert, de Desgenett.rs, 
de M"o Lenormand. — L'arr. a 
6 cant., 92 comm., 56.050 h.; le 
cant. Est a 8 comm. et 16.860 h. ; le 
cant. Ouest, 17 comm. et 11.810 h. 

Alençon (point d'), genre 
de dentelle, qui se fabrique à 
Alençon, et qui réunit la richesse 
des dessins à la perfection du 
travail. (La plupart des motifs 
sont d'admirables copies de Heurs 
entremêlées d'herbes et de fou- 
gères, produisant un effet aussi riche que varié.) 

Alençon (comtes et ducs d'), titres portés par 
divers membres de la famille de Valois. Les plus cé- 
lèbres sont : Charles de Valois, 1ué à la bataille de 
Crécy (1346); — Jean IV, tué à la bataille d'Azin- 




D Alembert. 




Alênes, 




court (1415); — Jean V, compagnon d'armes de 
Jeanne d'Arc (H09-147G); — RENÉ, enfermé par 
Louis XI dans une cage de fer. m. en 1 V)î ; — Char- 
les IV, époux de Marguerite de Valois, 
6œur de François I" , m. en 1523; — 
François, 4 e fils de Henri II, et qui de- 
vint due d'Anjou (1554-1: 

alêne n. f. (anc- allem. alensa). Poin- 
çon avec lequel les cordonniers, sel- 
liers, etc., percent le cuir. 

— Encycl. Les alênes sont en acier 
et se font à la forge et à la lime. On 
leur donne la forme droite ou courbe , 
puis on les trempe et ou les recuit avant 
de les polir. 

alenier ; ni-é] a. et adj. m. Fabri- 
cant, marchand d'alênes. 

alenois [noi] adj. m. (du iat. Aure- 
lianensis, d'Orléans). Se dit du cresson des jardins, 
qui sert à relever le goût des salades : cresson alénois. 

alentir [lan] v. a. Rendre lent, plus lent. (Rare ; 
on dit plus souvent ralentir.) 

alentlSSement 'lan-ti-se-man n. m. Action 
d'alenlir. (Rare; on dit mieux ralentissement.) 

alentour [toi] adv. (de à, V, et entour). Aux 
environs. [Alentour ne prend pas de complément ; ne 
dites pas alentour de la table, mais autour de la table., 

alentours \lan-tour] n. m. pi. Lieux circon- 
voisins : les alentours d'une ville. Fig. : les alentours 
de la vérité. 

Aléoutes ou Aléoutiennes [si-è-ne] (îles), 

chapelet d'îles montagneuses et volcaniques sur la 
côte nord-ouest de l'Amérique du Nord; aux Etats- 
Unis; 6.000 h. (Aléoutiens ou Aléoutes). 

Alep[/c>], v. deTurquie d'Asie (Syrie) ; 127 200h. 
(Alepins). Brocarts d'or et d'argent, étoffes de soie 
et de coton; centre de convergence d'un grand nom- 
bre de routes de caravanes. 

alépine n. f. (de Alep, n. de ville). Etoffe de 
soie et de laine. 

alépOCépbale (gr. a priv., lépis, écaille, et 
kephalé, tête) adj. Se dit de certains poissons dont 
la tête est dépourvue d'écaillés. 

Aleria, comm. de Corse , 
arr. et à 51 kil. de Corte, près 
de l'embouchure du Tavignano; 
749 h. ; sur le site d'une grande 
ville romaine. 

alérion n. m. (de l'anc. 
sM.adalaro, aigle), [lias. Petite 
aigle au vol abaissé, et tou- 
jours représentée sans bec ni 
pattes. 

aléron ou aleiron [le] Alérion. 

n. m. Tringle de bois au moyen 

de laquelle on hausse et on relève les lisses d'un 

métier à tisser. 

alerte [Ihr-lé] adj. (de l'ital. ail' erla, sur la hau- 
teur). Vigilant; agile, vif dans ses mouvements. Ant. 
Indolent, engourdi, mou, inerte. N. f. Alarme : 
l'alerte a été vive. Interj. Debout, garde à vous ! 

alésage [za-je] n. m. Action d'aléser. Alésage 
d'un cylindre, son diamètre intérieur. 

alésé [zé], e adj. Bios. Se. dit des pièces hono- 
rables dont les extrémités ne touchent pas les bords 
de l'écu : croix alésée. (On écrit aussi alaise et alézé.) 

aléser [se] v. a. (lat. ad, à, et latus, côté. — Se 
conj. comme accélérer.) Polir ou agrandir l'intérieur 
d'un tube, d'un trou quelconque. Blas. Diminuer de 
longueur, en parlant des pièces honorables. 

Alésia, place forte gauloise, où César assiégea 
et prit Vereingétorix. 

Alésia (siège d'). C'est au-dessus d'Alise-Sainte- 
Reine, sur le sommet du mont Auxois (côte-d'Or), que 
s'élevait l'ancienne Alésia des Mandubiens, autour de 
laquelle les Gaulois soutinrent leur dernière lutte 
pour l'indépendance. Vereingétorix s'étant retiré sur 
ce plateau, César vint l'y assiéger. La Gaule entière 
se souleva pour délivrer Vereingétorix. César vainquit 
l'armée de secours, et Vereingétorix dut se rendre 
(52 av. J.-C). 

Alésia avait été identifiée avec le village d'Alaise 
(Doubs), notamment par Quicherat. Mais des fouilles 
exécutées à Alise-Sainte-Reine, sur l'ordre de Na- 
poléon III, ont confirmé l'opinion de la plupart des 
savants. Reprises en 1900, par le commandant Es- 
pérandieu, sur l'emplacement même de la ville, elles 
ont conduit à la découverte des restes d'une impor- 
tante cité, qui paraît avoir été, de toute antiquité, 
un nœud de routes et un grand marché, ainsi 
qu'une métropole religieuse dont le rôle aurait sur- 
vécu à la conquête romaine. 

aleSOir [zoir] n. m. Outil ou machine pour aléser. 
— Encycl. On fait usage de l'alésoir pour polir 
intérieurement les 
corps de pompe, les 
canons de fusil, etc. 
On distingue deux 
espèces d'alésoirs 

mécaniques : l'alésoir horizontal , employé pour 
l'alésage des petites pièces, et l'alésoir vertical, em- 
ployé pour les grands cylindres, que l'alésoir hori- 
zontal, par son poids, déformerait. 

AleSSi (Galeazzo). architecte italien, né et m. à Pé- 
rouse (1512-1572). Imitateur de Michel-Ange, il édifia 
de très beaux palais (Pérouse, Gènes), mais sur la 
fin abusa de l'ornement. 

alester [lbs-té] ou alestir [les-tir] v. a. Allé- 
ger, dégager : alester un navire. 

alésure [su-rel n. f. Ensemble des débris déta- 
chés d'une pièce métallique par l'alésoir. 

Alet ou Aleth [lit], comm. de l'Aude, arr. et 
à 10 kil. de Limoux, sur l'Aude ; 830 h. Ancien évéché. 
Eaux thermales bicarbonatées sodiques, employées 
contre la chlorose, la dyspepsie, la gastrite, etc. 

AletSCh, le plus grand glacier des Alpes et de 
l'Europe, long de 23 kil., depuis le côté sud-est du 
glacier de la Jungfrau jusque dans le haut Valais. 

alette [lè-te] n. f. Archit. Chacune des deux 
parties du pied-droit s'étendant depuis la colonne 
ou le pilastre jusqu'au tableau de la baie. Partie 
d'une balustrade comprise de chaque côté du piédes- 
tal, entre le socle et la tablette. 

aleurite n. f. Genre d'euphorbiacées, dont une 
espèce, le bancoulier des Moluques, donne la noix de 
bancoul, à propriétés purgatives. 



A L E 

aleuromancie \<" a, f. du gr. alturon, fa- 
rine, et manteia, divination). Divination par la farine. 

aleuromètre n. m. [du gr. aleuron, farine, et 
metron, mesure). Instrument servant à déterminer 
la quantité de giuten contenue dans la l'arme. 

aleurone n. f. Corpuscule azoté, qui s,' trouve 
chez les plantes, dans les cellules de [embryon et 
des graines. 

alevin n.m. [do lat. allevare, élever). Menu pois- 
son, qui sert h peupler les étangs. 

alevinage n. m. Ait de propager l'alevin V. 
piscicolti bjb!) Fretin. Action d aleviner un étang. 

aleviner né] v. a. Jeter de l'alevin dans un 
étang, un vivier : aleviner un étang. 

alevinier ni-é\ n. n. ou alevinière n. f. 

Etang où l'on élevé de l'alevin. 

Alexander (archipel), grand archipel d'Amé- 
rique, sur la cote occidentale de l'Alaska, compre- 
nant près de doute cents iles. 

Alexandra ou Salomé, reine de Jud 

78 a 09 av. J.-C , après la mort d'Alexandre Jannée, 
son époux. Elle gouverna au gré des pharisiens. 

Alexandra, reine d'Angleterre, née à Co- 
penhague en 1844, Fille de Christian IX. roi de Dane- 
mark, elle épousa en 1863, àWindsor. Albert-Edouard, 

prince de Galles, qui monta sur le trône d'Angle- 
terre en 1901, sous le nom d Edouard VII. 

Alexandra-Féodorovna, impératrice de 

Russie, femme de l'empereur Nicolas I« et tille du 
roi de Prusse Frédéric-Guillaume III [1798-1860). 
Alexandra-Féodorovna, impératrice de 

Russie, née princesse Alix de liesse, à Darmstadt 
(1872). Elle a épousé en 1894 à Saint-Pétersbourg le cé- 
sarévitch Nicolas, devenu empereur la même année. 

Alexandre-P r Terre), ile glaciale antarc- 
tique, découverte en 1821 par le capitaine russe 
Béllingshausen. 

Alexandre I", roi a'Epire, ms de Néopto- 

lème et beau frère de Philippe ,1e Macédoine par sa 
sœur Olympias. Il secourut les Tarent in s contre 
les Hi'utiens, qu'il vainquit en 332 av. J.-C, mais 
qui prirent leur revanche en 328; Alexandre périt 
dans la bataille, qui eut lieu sur les bords de L'Aché- 
ron. — Alexandre II, roi d'Epire, de 272 à 242 av. 
J.-C. Il envahit la Macédoine, fut vaincu par Démé- 
trius. fils d'Antigone Gonatas, et ne put reconqué- 
rir l'Epire qu'avec l'appui des Acarnaniens. 

Alexandre I", roi de Macédoine, de 500 à 
462 av. J.-C, Bis d'Amyntas 1". Sous son règne, Mar- 
donius soumit la Macédoine i492). et Alexandre dut 
en apparence prendre le parti des Perses contre 
les Grecs, dont il était secrètement l'ami. 

Alexandre II, roi de Macédoine, de 369 à 
367 av. J.-C, tils d'Amyntas II. Il soumit les Thes- 
saliens , fut aidé par Pélopidas contre Ptolémée 
Alorus, qui s'était insurgé pendant son absence, fit 
alliance avec les Thébains, et périt assassiné avec la 
complicité de sa mère et de Ptolémée Alorus. 

Alexandre HT, le Grand, roi de Macédoine, fils 
de Philippe et d 'Olympias, né en 336. m. en 323 av. J.-C. 
Il fut élevé par Aristote et monta sur le trône en 336. 
Après avoir soumis la 
Grèce, il se fit décerner 
à Corinthe le titre de 
généralissime des Hel- 
lènes contre les Perses, 
et franchit l'Hellespont. 
Il vainquit les troupes 
de Darius au Granique 
(333) et a Issus 332, prit 
Tyr. Sidon, etc.. conquit 
l'Egypte, fonda Alexan- 
drie, puis, passant l'Eu- 
phrate et le Tigre, rem- 
porta sur les l'erses la 
victoire décisive d'Ar- 
belles (331). Poursuivant 
sa marche, il prit Ba- 
bylone, Suse, brûla Per- 
sépolis, arriva jusqu'à 
l'Indus et vainquit Po- 
rus, qui, subjugué par sa générosité, devint son allié. 
Les Macédoniens refusant d'aller plus loin, le con- 
quérant revint à Babylone, où il mourut d'une fièvre 
aiguë, sans avoir pu réaliser les projets grandioses 
qu il formait encore. Il avait alors 33 ans. L'œuvre 
d'Alexandre fut profondément bienfaisante et civili- 
satrice, par la pénétration qu'elle assura entre les 
civilisations hellénique et asiatique. Mais son em- 
pire fut, aussitôt après sa mort, partagé entre ses 
généraux. — Le nom d'Alexandre a passé dans la 
langue comme synonyme de conquérant. Un grand 
nombre d'allusions, empruntées a divers épisodes de 
sa we, sont également usitées en littérature : 1» Si 
je n'étais Alexandre, je voudrais ftre Diogène, ré- 
ponse du héros aux généraux qui l'entouraient et 

tonnaient des égards qu'il témoignait au cé- 
. Mon fils, rien ne peut te résister, 
paroles fatidiques de la prêtresse de Delphes a 
Alexandre, qui L'entraînait violemment sur E 
pied; ;;« Alexandre se réservant l'espérance, allusion 
n la réponse que le héros lit a s, -s amis au moment 
de son départ pour l'Asie. Connue il leur distribuait 
tout ce qu'il possédait, ceux-ci lui demandèrent ce 
qu'il se réservait pour lui-même : l'etpi i uni • , répon- 
dit-il; 4» Alexandre tranchant le nœud ; 
v. uord'en); 5° le médecin d'Alexandre, aile 
un des traits les plus admirables de la vie du héros. 
Celui-ci, gravement malade pour s'être baigné dans 
le Cydnns, fut averti que son médecin Philippe, su- 

par Darius, voulait l'empoisonner. Lorsque 
Philipp,' lui présenta le breuvage qui devait le gué- 
rir, Alexandre, sans manifester la moindre émo- 
tion, saisit la coupe et la vida d'un t: 
trant au médecin la lettre accusatrice; 6» ' i 
est aus.si Alexandre, réponse du conquérant a la 

1 • [tarins, qui prenait son favori Bph 

pour lui; 7" /:".' moi aussi, si fêtai ». ré- 

ponse d'Alexandre à ce général, qui lui con 

tes brillantes de Darius, en lui di- 
sant : \ Lexandre : 8 fl 
niens, qu'il en route jiour il 
clamation d'Alexandre au milieu des e 
bravait en reportant sa pensée sur celte brillante 
Athènes;, dispensatrice suprême de la reine, 
9° Au plus digne, réponse d Alexan 



39 — 




Alexandre le Grand. 



généraux, qui lui demand lient a qui il laissait l'em- 
pire: 10" (es funérailles d'Alexandre, allusion aux 
batailles sanglantes que se Livrèrent les Lieutenants 
du héros après sa mort pour se partager sou em- 
pire; li° <lc>rtcinlirr)ii' nt <le femnire a Alexandre, 
même allusion que ci dessus, l.e souvenir d'Alexan- 
dre resta populaire dans le monde bien longtemps 
même après L'avènement du christianisme. I 

ainsi qu'en Occident, un des cycles de la poésie épi- 
que du moyen âge a pour thème principal le récit, 
, Tailleurs profondément défigure, de ses aventures. 
Alexandre [représentations diverses d'). Apelle, 
Lysippe et Pyrgotèle étaient le peintre, le sculpteur 
et le graveur en pierres fines attitrés d'Alexandre; 
mais aucun des ouvrages de ces artistes n'est par- 
venu jusqu'à nous; nous avons cependant quelques 
œuvres antiques, dont certaines sont très probable- 
ment des copies d'originaux remarquables, perdus 
aujourd'hui. Le Louvre possède un Alexandre Her- 
mès en marbre, trouvé à Tivoli; la glyptothèque de 
Munich, une statue en marbre de Pai'OS; la villa 
Albani, un haut-relief en marbre. La Renaissance 
s'est inspirée largement de la vie du conquérant. 
Parmi les œuvres des modernes, il faut citer le bas 

relief de Pugct (Louvre) représentant Alexandre >t 
Diogène, puis les Batailles d'Alexandre de Lebrun. 
(V. l'art, suiv.) 

Alexandre {les Bataille!: d'\ série de cinq vastes 
tableaux peints par Ch. Lebrun et représentant : le. 
Passage du Granique, la Bataille d'Arbelles, la Fa- 
mille de Darius prisonnière, lu Défaite île /'.uns et 
le Triomphe d'Alexandre à llaliglone (musée du 
Louvre); scènes savamment distribuées, ligures d'un 
beau style, mais dont la couleur est froide. 

Alexandre (Histoire d'), par Quinte-Curce : sorte 
de roman historique plus intéressant qu'exact, mais 
auquel la vivacité des peintures et l'élégance du 
style communiquent un véritable charme. 

Alexandre [Expédition d') ou Anabase, ouvrage 
d'Arrien; résumé élégant de relations originales. 
C'est la source principale de l'histoire du héros (n 1 s. . 

Alexandre {le Roman d'), roman historique dont 
le héros est Alexandre le Grand, et qui fut composé 
au xti« siècle par le trouvère Alexandre Paris. Il 
est écrit en vers de douze pieds, doit le nom d'alexan- 
drins donné aux vers dé cette mesure. 

Alexandre IV, roi de Macédoine, fils d'A- 
lexandre le Grand, né en 323 av. J.-C Quand Alexan- 
dre le Grand mourut à Babylone, le jeune prince, 
âgé seulement de quelques mois, fut proclame ré- 
gent et reconduit en Macédoine. 11 y fut. ainsi que 
sa mère Roxane, victime des rivalités des généraux 
qui se disputaient le pouvoir, et périt assassiné par 
ordre de Cassandre, fils du régent défunt Antipater 
:S'0 av. J.-C). 

Alexandre V, roi de Macédoine, troisième 
fils de Cassandre, assassiné en 294 av. J.-C, par or- 
dre de son frère Antipater, à qui il avait disputé le 
pouvoir. 

Alexandre, fils du dernier roi de Macédoine, 
Persée. Quand celui-ci fut vaincu par Paul-Emile 
168 av. J.-C). il fut conduit à Rome avec sou itère 
et sa sœur. Il y vécut d'un petit emploi que lui don- 
nèrent ses vainqueurs. 

Alexandre, tyran de Phères, en Thessalie. de 
370 à 357 av. J.-C. ; se rendit odieux par ses vio- 
lences et fut assassiné à l'instigation de sa femme. 

Alexandre BalaS, roi grec de Syrie de 181 à 
147 av. J.-C C'était un aventurier rhodien, qui ren- 
versa et tua Démétrius Soter et fut à son tour 
détrôné par le fils de ce dernier. 

Alexandre Zabinas, liis d'un fripier, roi 

de Syrie de 126 à 122 av. J.-C II arriva au trône 
en renversant Démétrius Nicator. 

Alexandre Jannée, roi des Juifs de îot 

a 78 av. J.-C, de la famille des Asmonéens. Il fit 
plusieurs guerres en Phénicie, chez les Philistins, 
en Syrie, et réprima une importante révolte des 
pharisiens. 

Alexandre d'Aphrodisias, philosophe grec 
de l'école péripatéticienne (II e et nie s.), né en Carie ; 
auteur d'un important Traité du destin et du po 
libre, consacré à la réfutation du fatalisme stoïcien. 
Alexandre I", pape de I09.a 1 1 : — Ai.exsx- 
dre II (Anselme de Boggio), pape de 1061 à 1073, pré- 
décesseur de son chance- 
lier Hildebrand, dont il su- 
bit l'influence , — Alexan- 
dre III (Orlando Bandi- 
nclti). pape de 1159 a 1181. 
Il lutta contre Fré I 
Barberousse, à qui il op- 
posa la ligue Lombarde; — 
Ai bxandre IV ( Rinaldi 
,1 ■ Segna), pape de 1254 à 
1264, ennemi des Hohen- 
staufen. — ALEXANDRE V 

Pietro Filargo), i ape de 
i'»09 à 1410; il fut élu à 
l'i e, en même temps que 
Grégoire VII régnait à 
Rome et Benoît MU àAvi- 
gnon ; — Alexandre VI 

Borgia), né à Jativa Espagne en 1431, pape de 1492 

une le Por- 
i uga] et i i pa . ne le nouveau mom i rt par 

Colomb et II et Ht une guerre 

sans pitié aux grands 

sa vie privée, -a dupli ie; il fut un 

prince de la Renaissance beaucoup pus qu'un pape 
Il mourut de la malaria (et i ■ e 
dit, empoisoi < ma]; — 

Al EXANDRE \ Il 

savant er verl ueuX. Il i 

:,l h 

Fram . ayant 
illé | ar la I .oui X 1\ 

cette garde fût i que la réparation lut 

attestée par une | ' lace de 

• nui: VIII 

Alexandre (saii I 

ndamner \i 

ïl'I'T. 

Alexandre de Tralles, e, i< bre mi 
pi 




Alexandre VI. 




Ordre ,!•■ Stint- 
Alexfcndre-Neviki. 



A LE 

Alexandre Nevski, prince russe du xm«s. 
122(1 1263) , dont le nom 

demeuré populair i Russie, 

par suite des victoires qu'il 
remporta sur les sue, bus et 
les Allemands Livoniens. 

Alexandre -Nevski [ordre 
de. Saint-), ordre russe fondé 
par Pierre le Grand; une seule 
classe de chevaliers ; c< 
spécial. La décoration se porte 
suspendue à un large ruban 

rouge ponceau, passé en 
i charpe. 
Alexandre I", né en 

1777, empereur de Russie en 

1801, après la mort tragique île 

son père Paul I«, assassin. 

Taganrok en 182.,. H lutta contre Napoléon I", 

qui battit ses armées à 

A usterl itz , à Eylau, à 

Friedland. Réconcilié avec. 

son \ainqueur par la paix 

d.' Tllsit, il se déclara de 
nouveau contre lui en 181S 

et, après la campagne de 
Russie si funeste à Napo- 
léon, il lança un manifeste 
appelant l'Europe aux ar- 
mes. Il envahit la fiance 
avec ses alliés, d'abord en 
1814, puis en 1815, et re- 
plaça les Bourbons sur le 
trône de France II fut en- 
suite, sous l'influence d'A- 
raktcheiev, puis de la mys- 
tique Mme de Krûdener, le 
représentant des idées ab- 
solutistes, qu'il contribua 




Alexandre I*' 



par la Sainte-Alliance, à faire prévaloir en Europe 
Il eut pour successeur son frère Nicolas 1". 

Alexandre II, tils et successeur de Nicolas 1", 
ne â Moscou. m. à Saint- 
Pétersbourg(1818-188i). 
Il monta sur le trône 
en 1855, signa la paix 
avec la France après 
la guerre de Crimée, 
réprima durement le 
soulèvement de la Po- 
logne en 1863, abolit le 
servage (1863). En 1875, 
il intervint auprès de 
l'empereur allemand 
Guillaume I er pour em- 
pêcher Bismarck de 
recommencer la lutte 
avec la France ; et il 
entreprit contre la Tur- 
quie la guerre de 1870- 
1877, qui eut comme 
conséquence le traiti 




Alexandre 1T. 




de Berlin; il mourut frappé 
par les bombes des nihilist s. 

Alexandre III, fils et successeur d'Alexan- 
dre II, tsar de Russie, ué â Saint-Pétersbourg en 
!«;.".. monta sur le trône en 1881. Il se détacha de la 
triple alliance formée 
par la Russie, l'Alle- 
magne et l'Autriche. Il 
se tourna du côté de la 
France, s'affranchit de 
la dépendance finan- 
cière de Berlin et af- 
firma sa nouvelle poli- 
tique par la réception 
des marins français à 
Cronstadt ( 1891 ), sui- 
vie de celle des marins 
russes à Paris (1893). 
Il mourut à Livadia en 
1894, laissant le trône 
à son lils Nicolas II. 

Alexandre I er , 

prince de Bulgarie, né 
a V.rone, m. à Gratz 
(1857-1893). Fils du prince Alexandre-Emile de liesse, 
Alexandre-Joseph de Battenherg fut élu en 1879 
prince de Bulgarie et régna jusqu'en 1886. Il avait 
joui de la bienveillance du tsar, lorsque la révolu- 
tion rouméliote de 188a, qui aboutit a la réunion de 
la Bulgarie et de la Roumélie 
orientale, vint modifier l'ai titude 
il Alexandre III, qui consid 
cette union comme une viola- 
tion du traité de Berlin. Vain- 
;r des Serbes à slu nil.'a. 1" 
prince rentra triomphant dans 
sa capitale; mais, au bon 
six mois, sa situation difficile 
a l'intérieur et L'hostilité de la 
Itussie L'obligèrent à abdiquer. 
Il lut remplacé par loi 
et i écut des lors en simple par- 
i iruiier, uns le nom il" comte 
de ii-i i ' 

Alexandre ordre de Saint-, 
,1e chevalerie bulf 
fondée I indn [•', organisé en 1883 et 
1888 [ cla es; rubai tge 

Alexandre Jagellon, né en 1461 
duc de Lithuanie, roi de Poli 

Alexandre T r , mi ,ie s, ai.ie, ni i m 
i.i reine Nat halle, ni i I m. a Be 
1903 l 'roclamé nu en 1889, il pr 

de e i 'i s par l'ab i 
gouveri 
nais deux furent s 

a la suil" de l:ii| 
a I 'i.'liv I r K'ir 

Alexandrescu Qrégoiri 
à Tirgoviste, m. a Bucare I 1812-188 

litiques mi lui doit : l'An 18 
Alexandre Sévère, 

122 (208-2 

• la dignité qu'il avait perdue. 11 e: 




Ordre 
de Saint- Al. xandre. 



ALE 



— 40 



ALG 



gea les jurisconsultes et fit la guerre en Asie contre 
les Sassanides. Au retour, il se porta sur le Rhin 
pour repousser une invasion germanique, mais il 
fut tué par ses soldats révoltés. 

Alexandrette ou Iskanderoun, v. et 
port très fréquente de la Turquie d'Asie (Syrie), au 
fond du golfe d'A lexandrelte, formé par la Méditer- 
ranée ; G. 800 h. 

Alexandri Basile), poète roumain, né à Ba- 
cau. m. à l'a ris [1821-1890). Ministre des affaires étran- 
gères en 1889-1860. Il a composé des drames, des 
églogues, des Chansons guerrières, écrites pendant 

la guerre russo-lurcu roumaine (1877). et un célèbre 
dithyrambe sur le Génie lutin, couronné à Mont- 
pellier en 1874. 

Alexandria, v. d'Ecosse (comté de Dunibar- 
ton), sur la Léven; 12. 000 h. Industrie considérable. 

Alexandria, v. des Etats-Unis (Virsinie), sur 
le Potomac; 15.000 h. Près du fleuve, à Mount-Ver- 
non, se trouve la laineuse maison de campagne où 
Washington finit ses jours, en 1799. 

Alexandrie [drt], V. et port d'Egypte, sur la 
Méditerranée; 315.000 li. [Alexandrins . Grand com- 
merce : coton, blés, céréales, sucres, gommes, dat- 
tes, laines, plumes d'autruche, ivoire, etc. Patrie de 
saint Atlianase. Cette ville, fondée par Alexandre le 
Grand (331 av. J.-C), célèbre par le phare haut de 
400 pieds qui éclairait sa rade, fut, au temps des 
Ptolémées, le centre artistique et littéraire de l'Orient, 
héritier de la civilisation hellénique. La ville possé- 
dait une bibliothèque remarquable, qui fut détruite 
une première fois quand César prit la ville, et de 
nouveau en 390, dans les luttes des païens contre les 
chrétiens. Une légende veut que les derniers restes 
de la bibliothèque aient été détruits en OU, sur 
l'ordre du calife Omar. Les Français s'emparèrent 
d'Alexandrie en 1798, les Anglais en 1801. Elle a été 
bombardée en 1882 par la flotte britannique. 

Alexandrie fital. Alessandria délia Paglia), 

v. forte d'Italie (Piémont) et ch.-l. de la prov. d'A- 
lexandrie, sur le Tanaro, affl. du Pô; (12.600 h. In- 
dustrie active : toiles, draps, soieries. Elle fut bâtie 
en 1 108, par la ligue Lombarde, pour tenir en respect 
les partisans de l'empereur Barberousse, et la rapi- 
dité de sa construction lui valut le surnom d'Alexan- 
drie de la paille. — La prov. a 820.000 h. 

Alexandrie [école d'), appelée aussi école éclec- 
tique, école nco -platonicienne . Ammonius Saccas 
est le véritable fondateur de l'école d'Alexandrie. 
Plotin fut son disciple. 11 écrivit le traité intitulé 
Ennéadcs, qui fut publié par Porphyre. Jamblique 
transporta l'école à Alexandrie : Synanus et Proclus 
à Athènes. La doctrine de l'école philosophique 
d'Alexandrie (le néo-platonisme) doit beaucoup a 
l'école juive d'Alexandrie, dont le représentant le 
plus illustre est Philon le Juif. 

alexandrin, e [lèk-san] adj. (du Roman 
d' Alexandre [xn « s.], où ce vers était employé). Se 
dit du vers français de douze syllabes. N. m. Ce vers 
lui-même. Ex : 

Lau-riers, sa-crés ra-meaux qu'on veut râ-duirfl en poudre. 

C'est le vers héroïque, le vers de l'épopée, de la 
tragédie, des grands poèmes. 

alexandrinisme [lek-san-dri-nis-me] n. m. 
Doctrine de l'école philosophique d'Alexandrie. Style 
orné des poètes grecs de la période alexandrine. 

Alexandropol, v. de Russie (gouv. d'Eri- 
van), sur l'Arpatchaï, affl. de l'Araxe; 23.000 h. Sé- 
riciculture. 

AlexandrOVSk, v. de Russie (gouv. d'Iékaté- 
rinoslav), sur le Dnieper, en face de l'île de Khor- 
titza ; 25.000 h. Entrepôt important. 

alexipharmaque [U-ksi-far-ma-ké] adj. (gr. 
alexein, repousser, et pharmakon, poison). Se disait 
autrefois des remèdes que l'on croyait propres a 
détruire l'action du poison ou des principes niorbi- 
fiques. N. m. : un alexipharmaque. 

Alexis, poète comique grec, m. en 299 av. J.-C. 

Alexis [lek-si] (saint), solitaire de la fin du 
iv« siècle. Mort vers 412. Fête le 17 juillet. 

Alexis [Vie de saint), un des plus anciens poèmes 
français (ire moitié du xi° s.); il est antérieur à la 
Chanson de Roland. 

Alexis, nom de plusieurs empereurs de Constan- 
tinople : Alexis I er , Comnène, contemporain de la 
1" croisade (1081-1118). Il eut successivement a dé- 
fendre son empire contre les Normands et les Turcs 
et ne s'entendit pas avec les croisés, sur lesquels 
il avait fondé de grandes espérances ; — Alexis II 
Comnène (1180-1183), mort étranglé par ordre d'An- 
dronic pr Comnène; il avait épousé Agnès, fille de 
Louis le Jeune, roi de France; — Alexis III l'Ange 
(1195-1203), renversé par les croisés; m. en 1210: 
— Alexis IV le Jeune, placé sur le trône par les 
croisés en 1203, mort étranglé par Alexis Ducas en 
1204; — Alexis V Ducas, précipité du haut de la 
colonne de Théodose par ordre de Baudouin (1204). 

Alexis MiChaïlOVitCh, né en 1629, tsar de 
Moscovie de 1G45 à 1676 ; père de Pierre le Grand. 

Alexis PetrovitCh, fils de Pierre le Grand, 
né à Moscou (1690-1 118). Il conspira contre son père, 
qui le fit mettre à la torture, et mourut en prison. 

Alexis (Paul), littérateur et auteur dramatique 
français, né à Aix (Bouches-du-Rhône), m. à Levai- 
lois -Perret (1817 -19(11); un des représentants de 
l'école naturaliste, et l'un des écrivains des Soirées 
de Mèdan. 

alexitère [lèk-si] adj. (du gr.alexètêr, qui porte 
secours). Se disait autrefois des médicaments em- 
ployés pour prévenir les effets d'un poison ; eau ale- 
xitere. N. m. : un alexitère. 

alezan, e adj. et n. (esp. alazan). Se dit d'un 
cheval, d'un mulet, dont la robe est d'un jaune rou- 
geâtre et les crins de la même couleur que le poil : 
un alezan clair, doré, brûlé ; une mule alezane, d'un 
poil alezan. 

alèze ou alèse [lê-zé] n. f. v. alaise. 

alézé, 6 adj. Blas.V. alésé. 

alfa n. m. (ar. halfa). Graminée agrostidée d'Al- 
gérie, d'Espagne, etc., dont on l'ait du papier, des 
tapis, des chaussures, etc. 

— Encycl. Bot. et agric. L'alfa est une herbe 
vivace, à tiges droites et peu élevées, portant des 




Alfa. 




feuilles semblables à celles du spart, et qui croit en 
touffes buissonneuses. La récolte des feuilles a lieu 
.m mois d'août, et peut se pro- 
longer jusqu'en octobre. L'alfa 
croit spontanément et peut 
donner 50 à G0 années de ré- 
coltes. Les feuilles, coupées, 
sont réunies par petites bottes. 
Ces bottes sont séchées, puis 
réunies pour former de grosses 
bottes, qui sont mises en meule 
mi préparées pour la vente, en 
mettant de côté les feuilles gâ- 
tées. On presse ensuite l'alfa, 
et l'on en fait des balles d'envi- 
ron 150 kilogr. 

— Techn. L'alfa sert à fabri- 
quer des ouvrages dits «despar- 
terie » : paillassons, chaussu- 
res, paniers, des cordes, mais 
surtout du papier. La partie 
fibreuse des feuilles, rouie, mê- 
lée à de la pâte de vieux chif- 
fons (parce que la fibre de l'alfa, 
étant iourte, ne donnerait que 
du papier peu résistant), sert à 
faire du bon papier (dit papier 
anglais). La fibre rouie sert 
au tissage des étoffes ; mais le 
blanchiment désagrège souvent les fibres, qui ont 
peu de cohésion, et le linge contenant de l'alfa se 
troue aisément. 

alfange n. f. {mot esp.). Cimeterre mauresque. 

Alfarabi, philosophe arabe du x« siècle, né à 
Farab, mort à Damas vers 950. Il répandit parmi 
les Arabes les doctrines d'Aristote, et eut Avicenne 
pour disciple, Averrhoès pour rival. 

Alfaro, v. d'Espagne (Vieille-Castille), sur l'Al- 
hama, affl. de l'Ebre; 6.000 h. 

alfenide n. m. Composition métallique blanche, 
imaginée en 1850 par le chimiste Halphen : V alfenide 
est du maillechort art/enté, 
qui sert surtout à fabriquer 
des couverts de table. 

Alfleri (le comte Victor), 
le premier poète tragique de 
l'Italie, né à Asti, m. à Flo- 
rence (1749-1803); auteur de 
Marie Stuart, Mcrope, Timo- 
léon et du traité : De la ty- 
rannie. Son style est mâle, 
pur, rempli d'images frap- 
pantes et de fortes pensées, 
mais une extrême concision 
lui donne de la sécheresse. 
Il a écrit contre la France 
révolutionnaire une œuvre 
de haine furieuse : Miso- 
gallo. Alfieri épousa en 1788 

la comtesse d'Albany. veuve du dernier des Stuarts. 
dont l'influence le fixa sérieusement au travail. 

Alfortville [for] (autref. Alfort) , comm. de 
l'arr. et à 13 kil. de 
Sceaux (Seine), cant. 
de Charenton, au con- 
fluent de la Seine et 
de la Marne ; 16.000 h. 
[AlfortvillaiSj. 

Alfours [four], 
peuple de la Malaisie, 
métis de Papous et 
de Malais. 

Alfred le Grand, 

le plus célèbre des rois 
anglo-saxons. Après 
avoir conquis l'Angle- 
terre sur les Danois, 
il se montra habile 
législateur, adminis- 
trateur et protecteur 
des lettres. Il fonda 1 université d'Oxford (849-901). 

Alfred (saint), évêque de Hildesheim (Hanovre) 
au ix« siècle; m. vers 8G9. Fête le 15 septembre. 

Alfreton, v. d'Angleterre (Derby); 13.500 h. 

alganon n. m. (b. lat. arganum). Chaine qu'un 
mettait au cou des galériens qui avaient la permis- 
sion de circuler hors du bagne. 

algarade n. f. (esp. algarada). Sortie, insulte 
brusque et bruyante contre quelqu'un. 

Algardi (Alessandro), sculpteur et architecte 
italien, né à Bologne, m. à Rome (1602-1054) ; artiste 
d'une imagination fougueuse. Auteur d'un bas-relief 
à Saint-Pierre de Rome : Saint Léon et Attila. 

algarotll [rot'} n. m. Oxychlorure d'antimoine 
précipité, émétique et purgatif. 

Algarotti (François), poète et critique italien, 
ami de Voltaire, né à Venise, m. à Pise (1712-1761). 

Algarve, province la plus méridionale du Por- 
tugal; 255.000 h. [Algarve»), Capit. Faro. 

Alga viennes [vi-è-né] (Alpes), un des princi- 
paux massifs des Alpes septentrionales, au S.-E. du 
lac de Constance. 

algazelle [zè-le] n. f. Variété d'antilope afri- 
caine blanche, que l'on trouve surtout en Egypte. 

algèbre n. f. (ar. al-djebr). Science du calcul 
des grandeurs représentées par des lettres. Livre 
qui traite de cette science ; acheter une algèbre. 

— Encvcl. L'algèbre, qui a pour but d'abréger et 
de généraliser la solution des questions relativesaux 
quantités, fut introduite en Europe, vers 950, par les 
Arabes, qui en avaient puisé la connaissance dans 
les livres grecs et surtout dans Diophante d'Alexan- 
drie, l'auteur du plus ancien traité d'algèbre connu 
(iv e s-). La connaissance de l'algèbre a été longtemps 
ii- patrimoine exclusif des savants. Veut-on, encore 
aujourd'hui, parler d'une chose difficile, inconnue 
à quelqu'un, on dit : C'est de l'algèbre pour lui. 

algébrique adj. Qui tient â l'algèbre : formule, 
équation algébrique. 

algébriquement [ke-man] adv. Suivant les 
règles de l'algèbre : résoudre un problème algébri- 
quement. 

algébriste [bris-te] n. Qui connaît l'algèbre, 
l'enseigne. Qui fait des opérations d'algèbre. 

Alger [je] (départ. i>'), une des trois divisions de 
l'Algérie; préf. A Iger; sous-préf. Média, Miliana, Or- 
léansville, Tizi-Oilzou;$ arr.. lus comm., 1.641.000h.; 




Alfred le Grand. 




19« corps d'armée, cour d'appel et archevêché à Al- 
ger. La colonisation européenne v est en plein essor : 
vigne, tabac, oranger, olivier, céréales, élevage du 
mouton et du cheval. Dans le 
Sud, on exploite l'alfa, le dat- 
tier, et on élevé le chameau. 

Alger, capit. de l'Algérie, 
ch.-l. du dép. d'Alger. Belle 
rade sur la Méditerranée; à 
800 kil. de Marseille, soit envi- 
ron trente-six heures de navi- 
gation ; 145.000 h. (Algérois ou 
A lat riens). Archevêché, univer- 
sité, cour d'appel. Grand com- 
merce de vins, céréales, alfa, 
dattes, fruits. En 1541, Charles- 
Quint essaya de s'emparer d'Al- 
ger, qui fut bombardé par 

Duquesne (1682;, par d'Estrées (1G88), et pris par l'ar- 
mée française du général de Bourmont (1830). — 
L'arr. a 68 comm. de plein exercice et 662.000 h. 

Algérie [ri], colonie française du nord-ouest de 
l'Afrique; capit. Alger. 

I. Géograpiiik. L'Algérie est la principale des 
colonies françaises; elle est limitée ou N. par la 
Méditerranée, à l'E. par la Tunisie, au S. par le 
Sahara, a 10. par le Maroc. Elle est divisée en 
3 départ. : Alger, Oran, Constanline ,pop. 5.300.000 h. 
(Algériens); snperf. 2.207.000 kil. carr. On y distingue 
3 régions naturelles : 1» le Tell, région des cul- 
tures (céréales, vignobles, orangers, coton, oliviers), 
entre la Méditerranée et l'Atlas, parcourue par de 
nombreuses, mais peu importantes rivières, dont la 
principale est le Chéliff; 2» les hauts plateaux ou 
région de l'Atlas, secs, couverts de champs d'alfa, 
de pâturages maigres, et coupés de chotis ou lacs 
salés; 3» le Sahara, dont la lisière algérienne est 
occupée par d'importantes oasis (Biskra, Laghouat), 
où vit le dattier. Climat relativement tempéré dans 
le Nord, très chaud dans le Sud. Productions miné- 
rales : cuivre, fer, plomb, zinc, sel gemme, marbres, 
phosphates. En échange de ces divers produits, qu'elle 
exporte surtout en France, l'Algérie importe des 
étoffes, des métaux, des charbons, machines, etc. La 
population comprend des Européens, des Kabyles, 
des Arabes, des Maures et des Nègres. On y trouve 
le lion, la panthère, l'hyène, le chacal, le chameau, 
le cheval et tous les animaux domestiques. 

II. Histoire. Occupée dès la plus haute antiquité 
par des Berbères, la partie de l'Afrique qui forme 
l'Algérie actuelle fut depuis le vi« siècle av. J.-C. 
sous la domination des Carthaginois, puis, après 
les guerres puniques, sous celle des Romains, qui 
donnèrent au pays une prospérité remarquable, ainsi 
qu'en témoignent les ruines mises à jour sur tous les 
points de la contrée. Dévastée par les Vandales, oc- 
cupée ensuite par les Byzantins, les Arabes et enfin 
parles Turcs, la région d'Alger devint, dès le xiv« siè- 
cle, un nid de pirates, sous l'influence des Barbe- 
rousse. Les expéditions de Charles-Quint et de 
Louis XIV contre ces hardis corsaires, pas plus que 
celle de lord Exmouth en 1816, n'eurent de résultats 
durables, et ce fut seulement en 1830 que les troupes 
françaises, chargées de venger une insulte faite 
par le dey Hussein au consul de France, commen- 
cèrent la conquête du pays. Celle-ci débuta, en 1830, 
par la prise d'Alger, dont s'empara le général de 
Bourmont, et par l'occupation des principaux points 
de la côte : Bougie, Bône, etc. En 1832 étaient orga- 
nisés, par le général Voirol, les bureaux arabes, 
chargés de servir d'intermédiaires entre l'adminis- 
tration française et les chefs indigènes. Cependant 
les Français eurent bientôt à lutter contre un redou- 
table adversaire, l'émir Abd-el-Kader, qui infligea à 
nos troupes le désastre de la Macta (1835). Abd-el- 
Kader ne put être réduit, après la prise de Constan- 
tine (1837), que grâce aux efforts persévérants de 
Bugeaud, qui remporta sur son allié, le sultan du 
Maroc, la victoire de l'Isly (1844). La smala de 
l'émir avait été enlevée par le duc d'Aumale en 
1844; lui-même dut se soumettre au général Lamo- 
ricière en 1847. Dès lors, l'Algérie entre dans la 
période d'organisation, à peine troublée par les 
révoltes de Kabylie (1850 et 1871) et du Sud-Oranais 
(1901). L'Algérie, aujourd'hui pacifiée, pourvue d'un 
réseau de chemins de fer qui se développe chaque 
jour, s'étend peu à peu vers le S. par 1 occupation 
successive des oasis sahariennes. 

III. Apmin. Représentée au Parlement par trois 
sénateurs et par des députés (deux par département), 
l'Algérie a â sa tête un gouverneur général nommé 
par décret, assisté d'un conseil de gouverneme?it 
(réunion de fonctionnaires), d'un conseil supérieur 
(dont les attributions sont surtout budgétaires et fis- 
cales), de délégations financières (qui délibèrent et 
votent le budget avant que celui-ci soit soumis au 
conseil supérieur). Au point de vue de l'administra- 
tion, l'Algérie est divisée en 3 départements (Alger, 
Oran, Constanline), administrés chacun par un préfet 
et des sous-préfets en territoire civil, par des offi- 
ciers et par des chefs indigènes en territoire mili- 
taire, c'est-à-dire dans les régions où l'élément indi- 
gène est encore en minorité. Suivant l'importance de 
ce même élément, on distingue les communes de 
plein exercice, les communes mixies et les commu- 
nes indigènes. L'Algérie jouit de la personnalité 
civile ; elle a un budget spécial, distinct de celui de la 
métropole. — Une partie des territoires militaires a 
été dotée de la personnalité civile, sous le nom de 
Territoires du Sud. 

Algérien, enne [rî-in, è-né], habitant ou ori- 
ginaire de l'Algérie: les Algériens. Adjectiv.: troupes 
algériennes. 

algèsimètre [zï] n. m. (du gr. algésis, douleur, et 
metron, mesure). Appareil qui sert à mesurer l'inten- 
sité de l'excitation nécessaire pour provoquer une 
sensation douloureuse. 

AlgesiraS [rasé], v. et port au sud de l'Espagne 
(prov. de Cadix), sur le détroit de Gibraltar ; 12.400 h. 
Prise en 711 par les Maures. L'amiral français Linois 
y vainquit la flotte anglaise (1801). En 1906, une con- 
férence internationale s'y réunit pour régler la 
situation internationale du Maroc. V. Maroc. 

Alghero, v. et port sur la côte O. de Sardaigne 
(prov. de Sassari) ; 10.000 h. 

algide adj. (lat. algidus). Se dit des affections ca- 
ractérisées par des sensations de froid; fièvre algide. 

algidite n. f. Etat de ce qui est algide. 

algine n. f. Substance azotée visqueuse, que 
l'on trouve dans les plantes marines et surtout dans 



CARTE GÉNÉRALE DE L'ALGÉRIE ET DE LA TUNISIE 






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6. Van 



ALG 

les algues ; l'algine convient à la préparation et à 
l'émulsion des Imites. 

Algoa (haie d'), grande baie de l'Afrique australe 
(colonie du Cap), entre le cap Récife et le cap Woody. 

Algonquins [kiri], peuple indien de l'Amérique 
du Nord, qui ne subsiste plus guère qu'au Canada. 

In Algonquin. 

algorithme [rit-me] n. m. (de l'ar. Al-Korismi, 

n. pr.). Procédé de calcul, forme de la génération 
des nombres : algorithme de calcul intégral . 

alguazil [ghou-a] n. m. (ar. al-wazir). Agent de 
police, en Espagne. 

algue [al-ghe] n. f. fiai, alga . Plante qui vit a 
la surface, ou au fond des 
eaux douces ou salées. 

— Encycl. Les algues sont 
des cryptogames cellulaires, 
qui constituent avec les 
champignons les thallophy- 
tes. On trouve des algues 
dans toutes les eaux; les 
algues marines renferment 
des substances a/.otees et de 
l'iode; plusieurs sont ali- 
mentaires ou médicinales, 
aucune n'est vénéneuse. La 
plupart des algues sont pour- 
vues de chlorophylle, mais 
souvent aussi la teinte verte 
de la chlorophylle est mas- 
quée par d'autres principes 
colorants, oU dominent le 
bleu, le brun et le rouge. 
Mlles vivent dans l'eau, où 
leur thalle est tantôt fixé 
par des crampons , tantôt 
libre ou supporté par des 
llotteurs. On observe des al- 
gues microscopiques comme 
les bactériacées et d'autres 
immenses, pouvant atteindre 
200 à 300 mètres de long. 
Elles se reproduisent par 
spores ou par fécondation 
en formant des oeufs. On les 
divise en chloropkycées (ver- 
tes), cyanophyeées (bleues), 

phéophycées (brunes) et jloridées ou rhodophycées 
(rouges). Dans certains pays, les algues sont em- 
ployées comme engrais. V. GOÉMON. 

alhagi n. m. (mot arabe). Genre de légumi- 
neuses, tribu des hédysarées. (C'est cet arbrisseau 
qui aurait donné la manne 
dont les Hébreux se sont 
nourris dans ie désert.) 

Al h a m a de los 

BanOS, v. d'Espagne (An- 
dalousie, prov. de Grenade), 
prés de la sierra de Alhama ; 
8.000 h. Eaux thermales sul- 
fureuses. 

Alhama de Murcie, 

v. d'Espagne (Andalousie, 
prov. de Murcie); 7.200 h. 
Eaux thermales. 

Alhambra , célèbre pa- 
lais des rois maures, à Gre- 
nade (Espagne), commencé 
au xiii» siècle. L'extérieur 
offre un aspect assez lourd, 
mais, dès qu'on a franchi la 
porte du Jugement la prin- 
cipale entrée), l'œil reste 
ébloui par la variété et la 
grâce incomparable des dé- 
cors et de l'architecture. 
On admire principalement 
la cour des Lions et la cowr 
Je: Abencérages. 

Ali, gendre de Mahomet, 
calife de U56 à 861. 

Ali, pacha de Janina, né 
à Tébelen, m. a Janina (1741-1822;. Il s'empara 'le 
l'Albanie, qu'il essaya de rendre indépendante de la 
Turquie, et où H tenta d'introduire la civilisation 
européenne. Mais il se 
rendit surtout célèbre 
par ses cruautés. Pris 
par les soldats du sultan 
Mahmoud, il fut égorgé. 

Ali (Sidi-), bey de 
Tunis (1847-1902). Il suc- 
céda en 1N82 à son frère 
Mohammed es-Sadok et 
se montra un ami fidèle 
de la France. 

alias [usx] adv. lat. 
signif. Ailleurs, autre- 
ment, en d'autres ter 
mes : Poquelin alias 
Molière. 

Aliaska. Dénomi- 
nation russe primitive 
du territoire d'Alaska. 
Les Américains l'ont 

conservée, pour distinguer la partie du tout, à l'é- 
troite langue d.' terre qui relie les îles Aléoutiennes 
au i veau monde. 

Ali-Baba, héros d'un des contes les plus po- 
pulaires des Mille et une Nuits. C'est un pauvre 
artisan de Perse à qui le hasard a fait connaître la 
formule cabalistique ; Sésame, navre-toi, qui fait tour- 
ner sur ses gonds la porte de la caverne ou les qua- 
rante voleurs entassaient leur butin. Ce personnage, 
les quarante voleurs et surtout les mots : S 
ouvre-toi, employés pour désigner le moyen devant 
lequel cèdent comme par magie toutes les difficultés, 
sont restés célèbres. 

alibanies [ni] n. f. pi. Toile de coton des 
Indes orientales. 

Alibaud (Louis), conspirateur qui tenta d'as- 
sassiner Louis-Philippe (1810-1836 . 

Alibert [ôèr] (Jean-Louis), médecin français. 
né à Villefranche (Aveyron), m. h Paris (1766-1837 
il s'occupa surtout des maladies de la peau. 

alibi n. m. [mot lat. signif. ailleurs). Absence 



42 — 

d'un lieu, prouvée par la présence dans un autre : un 
alibi innocente un aci use. PI. des alibi-'. 

alibiforain [rira] n. m. (du lat. alibi, ailleurs, 
el de forain]. Dr. Propos extérieur au sujet, expli- 
cation sans rapport avec la cause que l'on juge, dont 
il est question. 

alibile adj. (du lat. alere, nourrir). Se dit d'une 
substance propre à la nutrition. 

alibilité n. f. Qualité d'une substance alibile. 
aliboron n. in. Ane. l'ig. Homme ignorant. 
aliboufier \fi-é] n. m. Nom vulgaire du styrax 
qui fournit le baume styrax, 

alicante n. m. Vin liquoreux, que produit le 




tétanos: 2. Protocoques: 3. Diatomées; *. OEilogonie ; 5. L'ive ; 
ch : 7. Caulerpe ; s. Rtiodyménie ; 9. Coralline. 

territoire d'Alicantc : un verre d'alicante. Cépage 
français à fruits rouges. 

Alicante, v. d'Espagne (Valence), ch.-l. de pro- 
vince, port sur la, Méditerranée; 50.000 h. Excel- 
lents vins. — La province d'Alicante a 470.200 h. 





AU, ambra .le liri-nade. 

Alicata, v. de Sicile, port sur la Méditerranée, 
saccagé par les Turcs en lë4:i : 17.. 500 h. 

alicate ou alégate n. f. Pince d'émailleur à 
la lampe. 

Alice (sainte), martyre à Nicomedie. sous l'em- 
pereur Dioclétien. Fête le 23 juin 

alichorl n. m. V. AILERON. 

alidade n. f. (ar. a<ridad). Règle de bois ou de 

métal mobile autour d'un de ses points, et dont l'une 




\l nlade à lunette ; J 



des extrémités se meut sur un cadran divisé. Les 
alidades servent à mesurer les angles; les visées se 
font à l'aide de pinnules ou d'une lunette.) 

aliènabilité n. f. Qualité de ce qui est aliénable. 

aliénable adj. Dr. Qui peut être aliéné. 

aliénataire [tè-re] n. Personne en faveur de qui 
on aliène une propriété, une rente, etc. 

aliénateur, trice n. Personne qui aliène. 

aliénation [si-on] n. f. Action d'aliéner. Fig. 
Folie aliénation d'esprit; aliénation mentale. 

— Enxvcl. l'atlt. L'aliénation mentale n'est pas sy- 
nonyme d'- folie; tout dérangement des facultés intel- 
lectuelles peut être appelé aliénation mentale, et. 
par suite, la folie n'est qu'un genre d'aliénation. Les 
maladies mentales se divisent en vésanie, démence, 
et en formes mixtes aboutissant plus ou moins à 
l'abolition de l'intelligence. L'aliénation mentale 
exige l'internement dans des maisons de santé, si l'on 
vi ut conserver un espoir de guérison. 

— Dr. L'aliénation est faite à titre gratuit (dona- 
tion, testament ou a titre onéreux (vente, échange). 
On ne peut aliéner que lorsque l'on est propriétaire, 



ALI 

et la femme doit, pour aliéner, être autorisée par 
son mari ou par la justice, le mineur par son tuteur. 

aliène, e adj et n. Fou, folle : maison d'aliénés. 

-- Encycl. La loi distingue deux catégories d'alié- 
nés : 1° ceux dont la folie n'est pas de nature à jior- 
ter atteinte à la sûreté et a 1 ordre public, et qui 
peuvent être placés volontairement dans un établis- 
sement spécial; 2" ceux dont la folie est dangereuse, 
et qui doivent être internés d'office. Les asiles d'alié- 
nés sont publies ou prives. Le placement d'office des 
aliénés dangereux est ordonné par le préfet de po- 
lice, à Paris, et par les préfets dans les départements. 
Tant que dure sa détention, l'aliéné est frappé de la 
même incapacité que l'interdit, c'est-à-dire qu'il ne 
peut plus personnellement exercer ses droits civils. 

aliéner [né] v. a. (du lat. alienare, rendre autre. 
— Se conj. comme accélérer.) Vendre, transférer îi 
un autre la propriété d'une chose : le mari ne peut 
aliéner les biens île sa femme sans son ' unsentement. 
Par ext. Se dit des choses morales : aliéner sa liberté. 
Rendre hostile ; aliéner les es/>rits. Troubler ; aliéner 
la raison. An r. Conserver, garder. 

aliénisme [nis-me] n. m. Partie de la science 
médicale qui s'occupe des maladies mentales. 

alieniste [nij-te]n. et adj. m. Médecin qui soigne 
spécialement les aliénés 

alifère adj. (lat. ala, aile, et ferre, porter . Se 
dit des insectes pourvus d'ailes. Tronc alifère, les 
deux segments postérieurs des insectes. 

aliforme adj. Qui a la forme d'une aile. 

Alighieri, nom de famille de Dante. 

Alignan-dU-Vent, comm. de l'Hérault, air. 
et a l'J kil. de Béziers; 1.380 h. Eaux-de-vie; tartre. 

alignée [gné] n. f. Etat de ce qui est aligné : 
une alignée darbres, 

alignement [jnan] n. ni. Action d'aligner. 
Situation de plusieurs objets sur une ligne droite. 
Ligne qui détermine la largeur d'une rue, d'une 
allée, etc. Servitude d'alignement, obligation pour 
les propriétaires de ne pas dépasser cette ligne. 

— Encycl. Dr. Les propriétaires riverains de la 
voie publique sont tenus de subir la servitude Mali- 
gnement, qui les oblige a observer, soit en avançant, 
soit en reculant leur construction, la ligne que l'ad- 
ministration a fixée pour séparer la voie publique 
des immeubles riverains. Les règles d'approbation 
des plans généraux d'alignement (plans qui déter- 
minent la direction des voies de communication) 
sont les suivantes : 

Voirie urbaine. L'approbation des plans d'aligne- 
ment des villes et villages appartient au préfet, sauf 
pour les rues formant le prolongement des chemins 
vicinaux, lesquelles sont assimilées a ces chemins, 
et pour les rues de la ville de Paris, à l'égard des- 
quelles il est statué par décrets en conseil d'Etat. 

Chemins vicinaux. Les plans sont approuvés par 
le conseil général s'il s'agit de chemins de grande 
communication ot: d'intérêt commun, et par la com- 
mission départementale s'il s'agit de chemins ordi- 
naires. 

Chemins ruraux. La commission départementale 
prononce sur l'ouverture , le redressement et la 
fixation de la largeur de ces chemins au vu de 

plans d'exécution •■ qui tiennent lieu de plans d'ali- 
gnement. 

Dès qu'il existe un plan général d'alignement, au- 
cune construction ne peut être élevée en bordure de 
la Mue publique sans que l'alignement, gui ne peut 
être refusé, ait été demandé (alignement individuel . 
Lorsqu'une maison est en saillie importante sur le 
plan général, elle est frappée de la servitude de re- 
tulement. condamnée à tomber de vétusté, et le 
propriétaire ne peut y faire aucun travail de conso- 
lidation ! ni même do réparation) sans autorisation 
administrative A la chute de la maison, la valeur 
seule du sol réuni de plein droit à la voie publique) 
est payée au propriétaire. Lorsque, au contraire, le 
plan général d'alignement met une maison en recul. 
le propriétaire doit acheter la parcelle délaissée, au 
droit de son immeuble. 

L'alignement individuel est délivré : 1° par le pré- 
fet ou (s'il existe un plan général d'alignement) par 
le sous-préfet, en matière de grande voirie et de 
chemins de grande communication ou d'intérêt com- 
mun, y compris les rues qui en forment les tra- 
\ erses; 2" par le maire, en matière de voirie urbaine, 
de chemins vicinaux ordinaires et de chemins ru- 
raux reconnus. Si le maire refuse l'alignement, le 
préfet peut le délivrer. 

aligner gné] v. a. Ranger sur une ligne droite. 
Trop soigner, compasser : aligner ses phrases- S'ali- 
gner v. pr. Se meure sur l'alignement. Fam- Se 
mettre eu face d'un autre pour se battre en duel. 

alignoir n. ni. Instrument ayant la forme d'un 
coin et servant à fendre les blocs d'ardoise. 

alignole n. f. Filefemployé par les pécheurs de 
la Méditerranée, pour pécher le thon, l'espadon, etc. 

Aligny (Théodore d' .paysagiste français, né à 
I, a Chaume Nièvre:, m. à Lyon (17118-1871). On lui 
doit des paysages de Grèce, d'Italie, de Fontaine- 
bleau, et des peintures décoratives. 

aligoté n. m. Cépage a raisins blancs de la 
basse Bourgogne. 

Ali^re (Etienne d'), chancelier de France, né et 
m. à Chartres (1580-1635), magistrat honnête, mais 
timide. 11 fut disgracie par Richelieu en lG2f>. 

Alima, riv. d'Afrique, affl. dr. du Congo. Dans sa 
vallée se trouvent des postes fiançais; cours 500 kil. 

aliment man] n. m. (du lat. alere, nourrir . 
Nourriture : le pain est le premier des aliments. Fig- 
er qui sert a développer les facultés intellectuelles 
ou morales : les sciences sont l'aliment de l'esprit. 

— Encycl. //;/;/• Les aliments, d'après leur état phy- 
sique, sont liquides ou solides. Ils peuvent être d'ori- 
gine minérale, végétale ou animale. Dans tous les 
cas, au point de vue chimique, ce sont soit des albu- 
minoiiles renfermant du carbone, de l'azote, de l'hy- 
drogène et de l'oxygène, soit des hydrocarbonés ne 
renfermant pas d'azote, ou enlin des aliments gras. 
Grâce à la chimie, on peut établir d'une façon absolue 
les rations alimentaires, et, en envisageant les diffé- 
rentes races humaines, on constate, malgré l'énorme 
variété des aliments, que la ration est la même. Les 
aliments les plus nutritifs sont ceux qui contien- 
nent des corps gras. Une bonne alimentation doit 
comprendre des aliments d'origine animale qui sont 



ALI 

stimulants e( des aliments d'origine végétale qui 
permettent une meilleure assimilation et favorisent 
les excrétions, a coté de ces aliments nutritifs, se 
placent des aliments d'épargne, comme l'alcool, le 
oafé et la thé, qui permettent, quand il n'y a pas 
abus, un meilleur rendement de la machine humaine. 

Au point de vue digestif, les aliments sont dits 
légers OU lourds; les premiers sont la volaille, les 
omis peu cuits, Le lait, les poissons cuits à l'eau, etc. ; 
les autres sont les viandes noires, les salades, le 
pain tendre, les pâtisseries, les choux, la graissa, etc. 
La cuisson favorise la digestion de presque tous les 
aliments, car elle les ramollit et facilite l'action des 
sues digestifs. 

— Dr. On entend en droit, par aliments, la somme 
nécessaire A une personne pour sa nourriture, sou 
vêtement et son logement. Cette somme est déter- 
minée par le tribunal civil, qui prend en considéra- 
tion les besoins de celui qui réclame des aliments, 
ainsi que les ressources de celui qui les doit. L'obli- 
gation alimentaire existe : I» pour les père, mère et 
autres ascendants a l'égard de leurs enfants et des- 
cendants ; 2» pour les descendants, à L'égard de leurs 
père, mère et autres ascendants; 3° pour chaque 
époux, a l'égard de son beau père et de sa belle-mère 
non remariée ; i-o pour les beau-père et belle-mère, 
a l'égard de leurs gendre et belle-tille. 

alimentaire [man-té-re] adj. Propre a servir 
d'aliment : plante alimentaire. Servant à procurer la 
subsistance, l'entretien : pension alimentaire. Provi- 
sion alimentaire, somme accordée pour vivre a l'une 
des parties en attendant le jugement d'une affaire. 
Pâtes alimentaires, vermicelle, macaroni, nouilles, 
et aussi tapioca, semoule. Fourneau alimentaire, éta- 
blissement philanthropique qui délivre à bon marché 
des aliments. 

alimentateur, trice^He!»' adj. Qui alimente, 
qui nourrit : substance alimeutatriee. 

alimentation [man-ta-si-on] n. f. Action de 
nourrir, de se nourrir ; résultat de cette action : l'ali- 
mentation doit être proportionnée à la dépense géné- 
rale de l'économie. Approvisionnement ; l'alimen- 
tation d'un marché. 

alimentativité ou alimentivité [»>an] 

n. f. Phrênol. Instinct qui porte les individus à re- 
chercher les aliments, ce qui conduit à la gourman- 
dise et à l'ivrognerie. 

alimenter [man-té] v. a. Nourrir : alimenter 
vne famille. Fig. : l'étude alimente l'esprit. Approvi- 
sionner : la province alimente Paris. 

alimenteux, euse [man-teû, eu-ze] adj. Nu- 
tritif ; remède alimenteux. 

alimOChe n. m. Autre nom de la poule de Pha- 
raon. V. FER.CNOPTÈRE. 

Aline (sainte), vierge et martyre, en 610. Fête 
le 19 juin. 

alinéa n.m. (du lat. a linea, en s'écartant de la 
ligne). Ligne dont le premier mot est rentré Pas- 
sage commençant par cette ligne jusqu'à une autre 
île même disposition. PI. des alinéas- 

alinéaire [è-re] adj. Qui marque l'alinéa. 

aliOS [oss] n. m. Grès grossier, de couleur brune, 
q'ii forme le sous-sol des Landes et du Médoc. 

aliotique adj. Qui se rapporte à l'alios, qui 

contient de l'alios : sous-sol aliotique. 

aliptique n. f. (du gr. aleiphein, oindre). Dans 
l'ancienne médecine, art d'oindre le corps. 

aliquante [kan-le] adj. f. Math. Qui n'est pas 
exactement contenu un certain nombre de fois dans 
un tout : deux est une partie aliquante de neuf. 

aliquote [ko-te] adj. et n. f. (du lat. aliquot, un 
certain nombre). Math. Qui est contenu un nombre 
exact de fois dans un tout: le nombre trois est une 
partie aliquote de douze. 

Aliscamps. V. Alyscamps. 

alise li-ze) ou alizé n. f. Fruit rouge de l'ali- 
sier, aigrelet et d'un goût agréable- 

Alise-Sainte-Reinë, comm. de la Côte-d'Or, 
arr. et à 13 ail. de Semur, sur le mont Auxois; 
560 h. Statue de Vercingétorix. V. Alésia. 

alisier [zi-é] ou àlizier [zi-é] n. m. r a nc. 

h. allem. eliza). 
Genre d'arbre de 
la famille des ro- 
sacées, à fleurs 
blanches ou ro- 
ses : le bois de 
l'alisier est excel- 
lent pour l'ébé- 
nisterie. 

alisma- 

Cées [lis-ma-sé] 

n. f. pi. Famille 
de plantes mo- 
noco tylédones, 
comprenant des 
herbes ayant 
pour type 
me. S. une alis- 
mat ée. 
alisme "iis- 

me n. m. r , 

de 'plantes, dont AlUlm = A, fnuU. 

l'espèce la plus commune est le plantain d'eau, com- 
mun dans les mares. 

AliSOn ' Arçhibald , historien anglais, né à Ren- 
ie, •. :n. près de Glasgow 17112-1867), auteur d'une re- 
marquable Histoire de l'Europe durant la Révolution 
fronça 

alitement [man] n.m. Séjour au lit. Mise au lit. 

aliter té] v. a Forcer à garder le lit. S'aliter 
v. pr. Garder le lit par maladie. 

alitronc Iran] n. m. (du lat. ala, aile, et de 
Chez les insectes, partie du thorax portant 
les ailes. 

alitlirgique adj. (de a priv.. et liturgique Se 
dit des jours qui n'ont pas d'office particulier 

alivrer ou allivrer [a-lwré] r. a. Diviser 

par poids d'une livre. 

Alix ;,/. de Champagne, reine de i 

m. en 1206; femme de Louis VII, qui avan 
ment épousé- Eléonore de Guyenne et < 
Castille. Elle fut la mère de Philippe Augusl 
lui confia la régence lorsqu'il partit | 
Sade. AChx gouverna ave meté. 




— 43 — 

Alixan, comm. de la Drdme, arr. et a 12 lui. de 
Valence ; 1. wo h. 

alizari n. m. (m. esp., d'orig.ar . Racine 
de la garance, 

alizarine n. f Matière colorante, extrai 
la racine de La garanci 

— Encycl. L alizarine s'obtient en traitant La ru 
cine de garance pulvérisée par l'acide sulfurique 
entré, mais on la prépare industriellement eu 

partant de l'aiithracène. C'est une substance incolore 
elle se présente, après cristallisation dans l'alcool, 
sous forme d'aiguilles jaunes ou orangées. L'ali/.a- 
rine ne se il\e sur les tissus qu'avec le concours de 
mordants, et alors, l'étoffe mordancéo à l'alumine 
est teinte en rouge; avec un mordant ferrugineux, 
on obtient le noir et le violet. L'alizarine artificielle 
remplace partout les produits extraits de la garance, 
alizé ou alise [zè] n. et adj. m. Se dit des 
vents réguliers qui souillent entre les tropiques, dans 
la direction de l'ouest. 

— Encycl- Les vents alizés soufflent de l'E. à l'O. 
dans les régions Intertropicales , de l'E.-N.-E. a 
l'O-S.-O. dans l'hémisphère boréal, et de l'E.-S.-E. 
à l'O.-N.-O. dans l'hémisphère sud. Ils ont leur cause 
dans l'appel vertical d'air qui se produit régulière- 
ment sous l'équateur même, et que les couches d'air 
voisines, au N. et au S-, viennent combler. Mais le 
mouvement propre de la Terre modifie légèrement 
leur direction qui, de normale, devient oblique a 
l'équateur. Leur régularité, depuis très longtemps 
observée, favorise la navigation. 

alizéen, enne [zé-in, è-ne] adj. Relatif aux 
vents alizés. 

alizier n. m. v. alisier. 

Alliail (Charles-Valentin), pianiste et composi- 
teur français, né et m. à Paris (1813-1888). 

alkaillia [ha-na] n. f. Autre nom de l'orcanette. 

alkannihe [Aa-m-ne] n. f. Matière colorante 
rouge, extraite de l'orcanette. 

alkékenge [/can-je] n. f. (ar. al-kokendj). Plante 
de la famille des so- 
lanacées, vulgaire- 
ment coqueret, à 
baies rafraîchis- 
santes et diuréti- 
ques dites physalis. 

Alken, comm. 

de Belgique ( Lim- 
bourg, arr. de Ton- 
gres) ; 3.500 h. 

alkermès 

[kir-miss] n.m. (ar. 
al-kirmiz) . Li- 
queur agréable, 
mais excitante, qui 
tire son nom du ker- 
mès animal employé 
pour la colorer en 
rouge. 

— Encycl. Il en- 
tre dans l'alkermès 
de la cannelle, dugi- 
rofle, de la vanille. 
de la cochenille, de 
l'alun, de la fleur 
d'oranger, de l'al- 

, P Alliekenere : A, coup», du fruit. 

cool, du sucre, etc. r 

Alkmaar, v. de Hollande, port sur le canal 
d'Amsterdam; 16.000 h. Beurre, fromages. Brune y 
vainquit le duc d'York en 1799. 

Alkoran. V. Coran. 

alla brève [bre-vé]. loe. ital. signif. A la brève, et 
qui, placée au commencement d'un morceau de mu- 
sique, indique un mouvement rapide d'une mesure a 
deux temps. 

Allada, v. commerçante du Dahomey, capit. du 
royaume protégé d'Allada; 10 000 h. 

Allah (en arabe al ilah, la divinité), nom que 
les musulmans donnent à leur dieu. 

Allahabad, v. sainte au nord-ouest de l'Inde, 
au confluent du Gange et de la Djeihna; 172.000 h. 
C'est la cité sainte par excellence des Hindous. 

Allailival (Soûlas d'). auteur dramatique fran- 
çais, né à Chartres, m. à Paris (1700-1753). 

Allaire [a-lë-ré], ch.-l. de c. (Morbihan), arr et 
à 60 kil. de Vannes ; 2.390 h. Nombreux monuments 
mégalithiques. — Le cant. a 9 comm. et 13.080 h. 

Allais (Alphonse), littérateur français, né à 
Honneur, m. à Paris (1854-1905), écrivain plein de 
verve et de gaieté humoristiques. 

allaise [a-li-ze] n. f. Dépôt de sable qui se 
trouve dans le lit des rivières après une crue. 

allaitant [a-K-tan], e adj. Qui allaite. 

allaitement [a-li-te-man] n. m. Action d'al- 
laiter: résultat de cette action. 

— Encycl. L allaitement maternel doit toujours 
être préféré à tout autre mode d'élevage du nourris- 
son ; après, dans l'ordre, on doit placer V allaitement 
mercenaire ou étranger (à l'aide d'une nourrice) et 
l'allaitement au biberon; parfois, l'allaitement ani- 
mal, par une chèvre ou une ânesse, donne de très 




1 jour . . . . 

2 jours. . . . 

3 jours. . . . 
'jours. . . . 
1 mois . . . . 

is. . . . 
3 mois . . . . 
V mois . . . . 
"> a 10 i 



Au delà environ lUt,2i par 21 le un 



QUANTITE 


QUANTITÉ 


en grammes 


en grammes 


par t 


par 24 heures. 


3 à 4 


20 à 30 


le 


120 a 180 


40 


400 


50 


:,iii> 


lu 


600 


se 


700 


100 


81 III 


un 


'100 


no 


1000 



!■ ton L'allaitement doit 

ii un an; il se fera systématique- 
heurea et par quantités détérmini 
l'auaitemen 
"n remplai 
.- par des potages légers et tré ... 
seconde période doit être in 



AU. 

venir au Lait exclusivement au moindre 

incident, Le l ib I |ol ni [ue le i quant 

lait in.' tin 'i enfant sulvai 

"il ne peut ' ne in' de la pri ivi-na in'e du lait, 

est le ca . te plus Fréquent turtoul dan i 

vaut mieux le stériliser ; dan I (contraire, Li Lai 

cru est de beaucoup préférable. Y. sevraoe. 

allaiter [a-lè-té] v. a. Nourrit de 

allamande ou allamanda [a-la 
de plantes de la famille des apocynées, renfermant 
des arbrisseaux de l'Amérique tropical 
(leurs jaunes, que l'un cultive dans le . si m l 
et qu'on multiplie par boutures. 

alla militare [la-ré] lue. iial. signif. .1 la 

taire, et qui, placée en tête d'un morceau de li 

que, indique qu'il faut l'exécuter dans un xnouvi 
net et vif, a la manière des marches militaires, 

Allait, comm. de la Drôme, arr. et a 7 lui de 
Montélimar, près du Rhône; «20 h. Eaux minérales 
bicarl atées, employées dans les affections cutam es 

Allan (sir William), peintre d'histoire anglais, 

né et mort, à Edimbourg (1782-1850). Principale œu 
vre ; la Bataille de Waterloo. 

Allanche, ch.-l. de c. (Cantal), arr. et a a:, kil. 
de Murât, sur l' Allanche; 1.760 h. Patrie de l'abbé 
de Pradt. — Le cant. a 12 comm. et 8.950 h. 

allant [a-lan], 6 adj. Qui aime le mouvement : 
une femme fort allante. Qui a de la vielleur : les 
en »r ne sont plus allants. Substantiv. Qui va. (N'est 
plus usité que dans la locution : les allants et venants ; 
s'oppose alors à celui qui vient.) 

allantOÏde [a-lan-to-irdé] n. f. (gr. allas, boyau, 
et eidos, l'orme). Annexe embryonnaire du foetus, 
ayant la forme d'un long boyau. Adjcctiv. : la vési- 
cule allantoïde. 

allante 'dien, enne [*o-i-<2i-in,é'-ne]adj.Qui 

se rapporte à l'allantoide. N. m. Vertébré possédant 
une allantoïde (mammifères, oiseaux, reptiles}. 

alla ottava loc. ital. signif. A l'octave, et qui in- 
dique qu'un passage doit être exécuté à l'octave in- 
férieure ou supérieure. 

Allard [a-lar ; (Jean-François), général français, 
né à Saint-Tropez, m. a Labore (1785-18311). Il entra 
au service du roi de Lahore Runjeet -Singh, dont 
il disciplina les troupes à l'européenne. 

Allard (Paul), historien français, né à Rouen 
en 18U, auteur d'intéressants travaux sur les pre- 
miers temps du christianisme. 

AllaSSaC, comm. de la Corrèze, arr. et à 16 kil. 
de Brives; 4.600 h. Ch. de f. Orl. Ardoisières. 

Allauch, comm. des Bouches-du-Rhone, arr. 
et à 11 kil. de Marseille; 3.340 h. Huile; craie; rui- 
nes du château de Ners. 

Aile, riv. de la Prusse-Orientale, affl. du Pre- 
gel. Passe à Friedland; cours 200 kil. 

alléchant [aLlé-chan], e adj. (de allécher). At- 
trayant, séduisant : proposition alléchante. 

allèehement [al-lè-che-man] n. m. Action 
d'allécher. (Peu us.) 

allécher [al-lê-ché] v. a. (du lat. alliccre, attirer. 
— Se conj. comme accélérer.) Attirer en flattant le 
goût, l'odorat : 
on allèche les 
souris avec du 
lard. Fig. Atti- 
rer par le plai- 
sir, l'espoir : le 
jeu nous allèche. 

allée [a-ié] 

n. f". Passage 
étroit. Chemin 
bordé d'arbres. 
Rangée de pier- 
res ou de ligu- 
res sculptées, 
sphinx ou au- 




Allée couverte. 



1res, disposées en allées. A liée couverte, alignements 
de dolmens rangés pour former couloir. Allées et 
venues, courses réitérées. 

allégation [al-lé gha-si-on] n. f. Action d'allé- 
guer- Ce qui est allégué : une allégation fausse. 

allège Ud-lc-jc] n. f. (de alléger). Embarcation 
servant au chargement ou au déchargement des na- 
vires. Petit mur d'appui, sous la baie d'une fenêtre. 

allégeable [al-lé-ja-ble] adj.Qui peut être allégé. 
allégeage [al-lé-ja-jé] n. m. Action d'alléger 
allégeance [al-U-jan-se] n. t. Adoi 

Serment d'allégeance, serment de fidélité prêté au roi, 
en Angleterre. 

— Encycl. Au moyen âge, les sujets qui n'étaient 
pas vassaux prêtaient au roi le serinent d'allégeance. 
Aujourd'hui encore, ce serment est prête par la ma- 
gistrature et les membres des corps élus. 

allégeas \a\rli-jass\ n. m. Etoffe fabriquée aux 
Indes (coton et lin . 

allégement [aUlé-ie-man] n. m. Dimin 

de poids, de charge : l'allégement d'un navire. Fig 
l'allégement de l'impôt. 

alléger [aUé-jé] \ a. (lat. allevare. — Se conj. 
comme abréger.) Rendre moins lourd allégi 
fardeau, Fig. ■. alléger les impôts, le chagrin H 
moins chargé ; alléger une voiture, les contrit 
Axt. Alourdir. 

Alleghany, v. des Etats-Unis l' 
sur l'Ohio, en face dePittsburg; 138. h i ibi 

Alleghanys [ni] ou Apalachcs 
grande chaîne de montagnes de r ■ In Nord 

'Etats-Unis), ('étendant parallélemi rit a la ce 

l'Atlantique, sur une longueur de 2.01)1' kil. environ 

1.000 m. d'altitude venue Bell 

tants gites de houille; 1er, plomb. Or, bitura 
thracite, pétrole 
allégir al-lé v. a. Diminuer li 

une pie, ,■ de 

allégorie al-U-ghoM. ni 

Fiction, apol' 
l'esprit, d' 1 n 
objet ; ,-,, i achant 1 t fi 

■ .. . 

■ rugi! 

i 



ALL 



ALL 




une fiction allégorique : le Roman de la Rose, 

en France, le Voyage du pèlerin de ce monde au 

monde à venir, en 

Angleterre, sont les 

chefs-d'œuvre de l'allé- 

ijorie. 

— Encycl. En poésie, 
le mot allégorie s'ap- 
plique particulièrement 
aux fictions où des êtres 
moraux sont personni- 
fiés : telle est la Mol- 
lesse dans le Lutrin de 
Boileau, V Envie dans 
la Uenriade de Vol- 
taire. L'allégorie est 
aussi d'un usage fré- 
quent dans les arts. 
Des artistes comme 
Michel-Ange, Raphaël, Allégorie (la Mort). 

A. Durer, Poussin, Rubens en ont tiré un grand parti. 

allégorique \al-U] adj. Qui appartient à l'allé- 
gorie : discours allégorique, 

allégoriquement [al-lé, ke-man] adv. Par 

allégorie. 

allégorisation [al-lé, za-si-ori] n. f. Représen- 
tation allégorique. 

allégoriser [al-lé, zé] v. a. Donner un sens 
allégorique : un allégorise l'Ancien Testament. 

allégoriseur [al-lé, zeur] n. m. Qui voit par- 
tout des allégories. Qui explique les choses allégo- 
riquement- 

allégorisme [al-lé-gho-ris-me] n. m. Etat d'une 
chose présentée allégoriquement. Manie, abus de 
l'allégorie : iallégorisme fleurit chez les Orientaux. 

allégOriSt3 [al-lé-gho^ris-té] n. m. Celui qui ex- 
plique un texte, un auteur dans un sens allégorique. 

Allegrain, famille d'artistes français, a la- 
quelle appartiennent notamment : Etienne, né et 
m. à Paris (1653-1736), peintre et graveur distingué, 
auteur de paysages historiques et son petit- (ils 
Christophe-Gabriel, né et m. à Paris (1710-1795), 
qui a traité des sujets mythologiques. 

allègre [al-lé-gre\ adj. (du lat. alacer, vif). Dis- 
pos, agile : lu .saule, le sut ers rendent allègre. 

Allègre, ch. 1. de c. (Haute-Loire), arr. et à 
21 U il. du Puy. près du cratère éteint des Bories ; 
1.U80 h. Dentelles. — Le cant. a 7 connu, et 7.750 h 

allègrement [al-lé-gre-man\ adv. D'une ma- 
nière allègre, vive, décidée. 

allégresse [al-lé-gré-se] n. f. Grande joie. 

allégretto [al-lé-grè-to] adv. et n. m. (mot ital.). 
Mu*. Diminutif de allegro, moins vite que l'allégro. 
PI. des allégrettos. 

Allegri, nom de famille du Corrège. 

Allegri (Gregorio), compositeur italien, né à 
Rome (1580-1G52), auteur d'un Miserere célèbre, dont 
les papes avaient défendu de donner copie, mais que 
Mozart enfant réussit à reconstituer après une seule 
audition. 

allégro [al-lé] adv. (m. ital.). Mus. Vivement et 
gaiement. N. m. Air ou partie d'un air chanté ou joué 
dans ce mouvement : jouer un allégro. PI. des allégros. 

alléguer [al-lé-ghé] v. a. (lat. allegare. — Se 
conj. comme accélérer) Mettre en avant, prétexter : 
alléguer des raisons. 

alléluia [al-lé-lui-ia] n. m. (hébr. halelu, louez, 
et lah. Dieu). Mot hébreu qui signifie louez Dieu, et 
qui marque l'allégresse. Petit morceau liturgique 
placé a la suite du graduel, dans la messe. Fig. En- 
tonner l'alléluia, louer quelqu'un outre mesure. PI. 
des alléluia*. 

alléluia [al-lé-lui-ia] n. m. Plante qui fleurit 
vers Pâques (d'où son nom , et dont les feuilles ont 
un goût aigrelet. PI. des alléluias. 

Allemagne, Etat de l'Europe centrale, capit. 
Berlin. 

— I. Géographie. Ij'emjnre allemand a une su- 
perficie de 540.713 kil. carr., et une population de 
61.370.000 h. {Allemands). La partie méridionale, ou 
haute Allemagne, sillonnée par d'importants massifs 
montagneux (monts de Bohême, Harz, Eifel), est d'une 
grande richesse minéralogique : houille, plomb, étain, 
f^r, zinc, etc. L'industrie et l'agriculture y sont très 
développées. La partie septentrionale, ou basse Alle- 
magne, forme une plaine sablonneuse ou marécageuse, 
mais bien ultivée. Principaux neuves, dont la plu- 
part naissent hors de l'Allemagne : Rhin, Vistule, 
Oder, Elbe, Weser, Danube. L'Allemagne est deve- 
nue, de nos jours, une puissance industrielle de pre- 
mier ordre, grâce à ses gisements de houille et de mi- 
nerais divers. La Westphalie, la Saxe et la Silésie 
constituent trois centres considérables pour les tra- 
vaux métallurgiques : aciéries, fabrication de ma- 
chines-outils, etc. 11 existe de grands chantiers de 
constructions na- 
vales a Hambourg, 
à Brème, à Stettin 
et a Dantzig; d'im- 
portantes filatures 
de coton, jute, etc., 
en Silésie et en 
Saxe, où fleurit 
aussi l'industrie 
de la porcelaine. 
Enfin, l'organisa- 
tion de l'enseigne- 
ment technique a 
permis à l'Allema- 
gne de prendre une 
place prépondé- 
rante dans les in- 
dustries relevantde 
la chimie. Le gou- 
vernement allemand 
cherche à ouvrir au 
commerce et à l'in- 
dustrie de l'empire 
de nouveaux débou- 
chés en fondant des colonies (Togoland, Cameroun, 
Afrique occidentale, Nouvelle-Guinée, archipel Bis- 
marck, les Salomon et Marshall, etc.), en développant 
sa marine, et en organisant un système complet do 
canaux intérieurs. 

L'Allemagne forme un Etat fédératif constitu- 
tionnel, sous la présidence de l'empereur qui est le 
roi de Prusse et exerce le pouvoir exécutif. Elle 
comprend 26 Etats : Prusse, Bavière, Saxe, Wur- 




Armoîries de l'empire allemand. 



temberg, Bade, Hesse, Mecklembourg- Schwerin, 
K.ixe-Weiniar, Mecklerabourg-Strelitz, Oldenbourg, 
Brunswick, Saxe- Meiniiigcn , Saxe- Altenbourg, 
Saxe -Cobourg- et -Gotha, Anhalt, Schwarzbourg- 
Rudolstadt, Sehwarzbourg-Sondershausen, Waldeck, 
Reuss (ligne ainée), Reuss (ligne cadette), Schaurn- 
bourg-Lippe, Lippe, Lubeck, Brème, Hambourg, Al- 
sace-Lorraine. Chacun de ces Etats a un gouver- 
nement et un parlement spéciaux, mais il nomme 
des députés dont la réunion forme le Jteiehstag, et 
qui délibèrent sur les affaires communes de l'em- 
pire. Le Reichstag partage le pouvoir législatif avec 
le Dundesrath (Conseil fédéral), où siègent les re- 
présentants des Etats confédérés. 

— II. Histoire. Occupée à l'origine par des tribus 
finnoises, l'Allemagne le fut ensuite par les Celtes, 
qu'une invasion de Germains refoula dans les con- 
trées occidentales. Le plus puissant des Etats fon- 
dés en Gaule par les Germains au début du moyen 
âge, le royaume des Francs, fut agrandi et érigé 
sous Charlemagne en empire d'Occident, mais, après 
le traité de Verdun (845), il y eut un royaume de Ger- 
manie indépendant, sur lequel la race carolingienne 
cessa de régner au xe siècle et qui, lors de l'épa- 
nouissement de la féodalité, devint une monarchie 
élective. Othon le Grand, roi en 936, ayant conquis 
l'Italie, se fit couronner empereur à l'exemple de 
Charlemagne, et dès lors l'Allemagne s'appela dans 
le langage diplomatique Saint-Empire romain ger- 
manique. L'autorité des empereurs resta d'ailleurs 
toujours plus théorique que réelle. Les électeurs 
'au nombre de sept, trois ecclésiastiques et quatre 
laïques), ainsi que les grands vassaux immédiats, 
restaient, de fait, indépendants. L'Allemagne de- 



puissance de l'Allemagne du Nord, d'où peu à peu 
se dégage et s'agrandit la Prusse, érigée en royaume 
en 1700 (v. Prusse), tandis que l'Autriche s'affaiblit 
pendant les guerres de la succession d'Espagne, de 
la succession d'Autriche et la guerre de Sept ans. 
Napoléon I", ayant supprimé le Saint-Empire ro- 
main germanique, constitua une Confédération du 
Rhin, qui fut dissoute par le Congrès de Vienne, et 
reconstituée sur de nouvelles bases sous le nom de 
Confédération germanique (1815). Le roi de Prusse, 
aidé par la diplomatie de Bismarck, après avoir ex- 
clu 1 Autriche de la Confédération par sa victoire de 
Sadowa (1860), rétablit l'empire d Allemagne à son 
profit et fut couronné à Versailles pendant la guerre 
franco-allemande de 1870-1871. Depuis, les princi- 
paux incidents de la politique allemande ont été la 
lutte contre l'influence catholique, ou Kulturkampf 
(1872-1880), le rapprochement avec l'Autriche et l'Ita- 
lie en vue de la conclusion de la triple alliance, 
en 1879; la chute du chancelier Bismarck (1890), peu 
après l'avènement de l'empereur Guillaume II, enfin 
l'expansion commerciale et coloniale de l'empire, qui 
ne cesse de se poursuivre. 

— III. Littérature. La vieille littérature alle- 
mande est représentée par le Chant de Hildebrand, 
fragment épique, la plus ancienne œuvre en alle- 
mand (ix e s.), les épopées féodales et guerrières des 
Nibelungen et de Gudrun (xn e et xm« s.), les épo- 
pées chevaleresques et les poèmes lyriques des min- 
nesinger (chantres d'amour) : Wolfram d'Eschenbach, 
W'alther von der Vogelweide : les écrits religieux 
de maître Eckhard et de Jean Tauler (xiv e et xv e s.). 
Au xvi e siècle, que marque la rupture de l'Allemagne 
avec Rome, l'empereur Maximilien, le satirique Sé- 



ALPHABET ALLEMAND 



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meura fort longtemps un Etat féodal dans toute la 
force du terme. La maison impériale de Saxe s'étei- 
gnit en 1024; le sceptre passa alors à la maison de 
Franconie, célèbre par ses démêlés avec le snint- 




Sulflal. alt.m.-ind* : 1. Landwhr ; 2. Landsturm ; 3. Infanterie ; 
4. Officier d'infanterie ; 5. Artillerie de campagne ; 6. Cuiras- 
sier; 7. Hussard; 8. Ijhlan. 

siège 'querelle des Investitures), puis à la maison de 
Souabe ou de Hohenstaufen, qui fournit l'intéres- 
sante figure de Frédéric II Barberousse, et enfin à 
celle des Habsbourg, à qui l'étendue de leurs do- 
maines héréditaires d'Autriche permit de se faire 
plus constamment obéir du reste de l'Allemagne. La 
puissance impériale, portée à son apogée par Charles- 
Quint, fut ébranlée bientôt par les luttes religieuses 
et politiques, nées de la Réforme, qui sépara nette- 
ment l'Allemagne du Nord, protestante et particu- 
lariste, de 1' 'Allemagne du Sud, catholique et relati- 
vement unifiée, sous la direction de l'Autriche. Les 
traités de Westphalie (1618), qui mettent fin à la 
guerre de Trente ans, confirment la division et l'im- 



bastien Brandt, l'humaniste Ulrich de Hutten, le 
réformateur Luther, le maître chanteur Hans Sachs, 
l'humoriste Fischart sont les grands noms à citer. 
Le xvii e siècle voit le génie allemand se modifier 
sous l'influence des littératures étrangères (fran- 
çaise, espagnole, etc.). La période classique com- 
mence avec le règne de Frédéric II- Défendue par 
Gottsched, l'imitation française est battue en brèche 
par Bodmer, par l'école de Halle, par Klopstock, 
l'auteur de la Messiade, par le critique Lessing. A la 
même époque se signalent Wieland, Musaeus, Voss, 
Bûrger. L'école dite Sturm und Drang (Ouragan et 
Emportement) se distingue par l'originalité à tout 
prix. Mais déjà apparaissent les écrivains de la 
grande école de 'Weimar : le philosophe Herder, 
Gcethe, génie universel, le poète Schiller. 

Au milieu du trouble que cause la dissolution de 
l'empire se développe l'école romantique, avec No- 
valis, les deux Schlegel, Tieck, Brentano, d'Arnim, 
La Motte Fouqué, Hoffmann, les dramaturges H. de 
Kleist et Werner. Le soulèvement de 1812 produit 
les poètes patriotes Kœrner, Arndt. etc. La révolu- 
tion de 1830 donne naissance au parti de la Jeune 
Allemagne, avec II. Heine, Gutzkow. La Souabe 
fournit à la littérature allemande les poètes Ker- 
ner, Uhland, le romancier Hauff; l'Autriche, les 
poètes Zedlitz, Lenau, Grillparzer. Cependant - les 
prosateurs s'orientaient vers les études historiques 
1 1 critiques, avec les Humboldt, les frères Grimm, 
avec Strauss, Baur, Ranke, Gervinus, Curtius, 
Moinmsen. Apres 1848, des tendances réalistes se 
manifestent chez des romanciers tels que Freytag, 
Hacklsender, Auerbach, etc. La fin du siècle est 
illustrée par deux grands dramaturges, Sudermann 
et llauptmann. 

— IV. Beaux-arts. Les plus anciens monuments de 
l'architecture allemande datent de la conquête ro- 
maine. Dès le vm e siècle se révèlent les influences 
byzantines (monastère de Fulde, église d'Aix-la-Cha- 
pelle). Un peu plus tard, l'Occident apporte ses for- 
mes plus variées (églises de \Vorms, Mayence, Nu- 
remberg). Au xm e siècle, le style ogival pénètre en 
Germanie (cathédrales de Magdebourg. Strasbourg, 
Cologne). Aux xiv e et xv e siècles, l'Allemagne perd 
son originalité et emprunte ses architectes à 1 Ita- 
lie. Au XVII e siècle, le goût français prédomine, 
jusqu'à ro> que, vers 1780, on adopte les formes de 
l'antiquité, pour revenir ensuite au xix e siècle, a l'art 
du moyen âge. Il faut alors signaler les noms de 
Klenze, Ziebland, Stûler, Schinkel, Georges Millier. 

Le foyer de la peinture allemande primitive est 
Cologne. Au xiv e siècle brille Guillaume de Herle. 
Au xv e siècle, l'art flamand, le réalisme des Van 
Eyck pénètrent en Allemagne : Schongauer à Col- 
mar, Zeitblom à Ulm, Holbein le Vieux à Augs- 
bourg, sont les noms à citer. Illustrée des le xv e siè- 



EMPIRE D'ALLEMAGNE 




1-AHOL'SSE POUR T0U8. 



ALLEMAGNE 



46 




, » v r, Tiir,™ fivie a 1 — 4 Vidrecome en verre émaillé (xvi« s.). — S. Verre (musée 

Art «OU» : 1. Morion de Saxe (xvi- s.). - 2. Dague saxonne (xv.. s.). - 3. Ita^n ..). ™ e pistolet . rQuet (xv , e S-) . _ 10 . Epee à 

de Windsor;. - 6. Vase en grés eérame (Nuremberg, xv„« s . - 7 Grès de Raeren. - 8. "™^j£^™. , % erre (musée de Win dsor). - 14. Chocolatière 

garde de fer noir incrusté d'argent (xv„e s.).- 11. Rotred après L.ndmcyer (xv, , . ) - ^f™^™^ , e J uin _ 7 . Baptistère en bronie de la cathédrale 



ALL 



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ALL 



cle avec Wohlgemuth, L'école de Nuremberg pro- 
duit, au xvi', Albert Durer, qui domine l'art alle- 
mand, il a pour contemporains Gtrunev, ald, Baldung 
Qrttn, Altdorfer, Cranach. L'école d'Augabourg 
te signale, au xvi* siècle, aveo Bans Burgmair. 
Quant au célèbre Holbein le Jeune, il a surtout 
viou bon d'Allemagne. Au commencement du 
xvu c siècle, l'intluence italienne prédomine ; des aca- 
démies se fondent a Berlin (1694) et à Dresde 
Au XVUI" sieele, Chodowieeki tente un retour vers 
le h uni ■ l. m lis Raphaël Mengs établit à Rouie une 
école néo-classique; il a p^ur élèves Carstens et 
Angelic i Kauffmann. Au début du xi\«' sieele, les 
écoles de Munich, de Dusseldorf, puis de Dresde et 
de Berlin, tentent une rénovation de l'art. Overbeck, 
Sclinorr et Cornélius préconisent un art romain re- 
froidi; Kaulbach étale une fougue romantique et 
riloty recherche un héroïsme emphatique. Leurs 
successeurs Men/.el, Liebermanu, Lenback, De L'Iule, 
reviennent à L'imitation de la vie ordinaire. 

La sculpture allemande date île la période ogivale. 
Au xv sieele, l'art ogival t'ait place à un natura- 
débordant de vie. surtout dans la sculpture sur 
bois. Les deux grands sculpteurs du xvi' siècle sont 
Adam Ivralïi et Peter Vischer. Au xxw, le pseudo- 
classicisme l'emporte. Au xix« siècle, Schadow crée 
une tradition de sculpture monumentale et sévère, 
continuée par Rauch, dont l'influence dure encore. 

A l'artiste anonyme connu sous le nom de » maître 
de K66 », initiateur en Allemagne de la gravure au 
burin, succède .Martin Schongauer, bientôt éclipsé 
par Albert Durer, le maître de la gravure allemande. 
Il a pour continuateurs Burgmair et Lenczelburger. 
Aldegrever, H. -S. Béham 6 imprègnent de la ma- 
nière italienne. Parmi les burimstes allemands pos- 
térieurs citons : Pressler, Schmidt, Wagner, Merz, 
Felsing, Zeller. 

Le mouvement musical, en Allemagne commence 
au xiu e siècle avec les minnesinger [v. plus haut), 
se continue au xrv" avec les meistersinger. A la Ré- 
forme, Luther modifie le chant religieux a l'usage 
des églises protestantes. Au XVII e , se distinguent 
déjà nombre de théoriciens, d'organistes et de com- 
positeurs. Mais l'âge d'or commence, au xvm e , avec 
J.-Séb. Bach et Hsendel, auxquels il faut joindre 
Gluck, qui vint en France réformer le drame lyrique, 
Haydn, et le grand Mozart. Leurs successeurs dignes 
d'eux sont : Beethoven. Weber, Meyerbeer, Schu- 
bert, Mendelssohn, R Sehnmann et Richard Wagner. 

— L'air de l'hymne national allemand n'est autre 
que la mélodie du God save the king, à laquelle on 
a adapté des paroles appropriées. 

Allemagne (De F), ouvrage philosophique et litté- 
raire de M»* de Staël 1810). C'est une œuvre de pro- 
testation contre Napoléon, qui confisquait pour ainsi 
dire tout l'enthousiasme de la nation au profit de la 
gloire militaire. Le grand mérite de cet ouvrage fut 
de faire connaître en France la littérature et la philo- 
sophie allemandes. L'auteur déclare préférer le ro- 
mantisme des races septentrionales aux formes de 
la littérature classique française. 

Allemagne £>•• f), ouvrage de critique philoso- 
phique, par H. Heine: .'est une contre-partie du 
livre de M»« de Sta.-l (1833 . 

Allemagne à la fin du moyen âge (/'), ouvrage 
de J. Janssen. L'auteur cherche a y démontrer que 
la Réforme a abaissé le niveau intellectuel et moral 
de la société germanique ( 1 876-188 VI. 

Allemagne au temps de la Réforme [Histoire 
de F), par L. Ranke ; ouvrage impartial et remar- 
quable (1839-1811). 

Allemagne et l'Italie <ï), souvenirs diplomati- 
ques de 1870-1871, par G. Rothan. L'auteur y retrace 
les péripéties qui précédèrent la rupture des rela- 
tions de la France et de l'Allemagne (1884-1885). 

Allemand [a-le-man], habitant ou originaire 
de l'Allemagne : les Allemands. Adjectiv. -.nation alle- 
mande. N. m. La langue allemande: parler l'allemand. 

allemande [a-U] n. f. Danse vive et gaie, à deux 
ou trois temps. Air sur lequel on l'exécute. Cuis. Sauce 
blonde faite avec de la farine, du beurre, du bouillon 
de viande blanche et liée avec des jaunes d'oeufs. 

allemanderie [a-le, ri] n. f. Forge ou l'on 
réduit le fer en barres calibrées. 

Allemane (Jean), socialiste et journaliste fran- 
çais, né à Sauveterre Haute-Garonne) en 18M, fon- 
dateur du groupe socialiste révolutionnaire dit alle- 
man 

Allende, v. du Mexique Etat de Guanajuato 
14.000 h. Sources thermales. 

Allennes-les-Marais, comm. du dép. du 

:."ord,arr. et à 13 kil. d.- Lille; 1.200 h. Houille. 
Allenstein, v. d'Allemagne (Prusse-Orientale 
1 lie; 27 500 h. Victoire de Soult sur les Russes 
Prussiens le i février 1807. 
Allentown, v. dea Etats-Unis Pensyli 

nvmre Letrig, affl. de la Delaware; 25. Ont) h. 

t houiiie- 
aller [a-lf v. n. ./■• vais, tu nos, M va, anus ai- 
lliez. Us vont. J'allais. J'allai. Je Suis aile. 
J'irais, l a, allons, allez. Que faille, que nous 
-, que vous alliez, qu'ils aillent. ','«' i allasse. 
Allant. Allé, e.) Se mouvoir, se transporter d'un Lieu 
un autre. Conduire : va à Paris. 

Marcher : re cheval va bien. Avancer : ce travail ne 
If. Prospérer : le comm* S -lever : eette 

montagne va jusqu'aux nues. S'ajuster : Cet 

'en. Etre sur le point de : nous allons 

partir. Se porter : comment allez-vous? Aller aux 

Se laisser aller, s'abandonner. Impers. Il 

■le, il s'agit de. S'en aller v. pr. Se retirer. 

Mourir : ce malade t'en va. — Ne dites pas : je m'' 

i allé, j- m'étais en allé, mais je m'en 
allé, etc. Ecrivez : va-l'en, et non vat-'-a. On rem- 
place quelquefois - lis allé par ; 

été, etc.; mais alors, on fait entendre que l'al- 
lé suivi du retour. On ne doit pas dire _/> fui 
nour j'allai. A l'impératif, on dit vas-y pour va-]/. 
At.i.us. i.iitkr. : Allez et ne péchez plus, paroles 
miséricordieuses de .Je-us a la femme adultère. 

Jeao s'en «lia comme il ■•'..,.'. raau, 

premier vers de l'épitapbe composée par La I 

pour lui-même, et qui caractérise son insouciance. 

aller [a-lé] n. m. Action d'aller : résultat de cette 
action : CalU-r et le retour. Prov. : Au long aller, pe- 
tit fardeau pèse, il n'y a pas de charge si légi 
ne devienne pénible a la lon( 

Aller, v. d'Rspn^nn Asturiee, prov. d O . 
12.000,<h. Min»s ,] 



S t AALA-\V\t, 

j 

C I 




C3 "Préfecture 

S Préfecture 

ChldeCanton limites Hedépartement 

o Commune d Arrondissement 

Evéché 



nadeleîne 



x Vf - PuydeMontoncel 129g 



alleu [a-lcu] n. m. (anc. allem.). Fcod. Propriété 
héréditaire et exempte de toute redevance, par oppo- 
sition au fief, qui était grevé de certains services. 
Ce nom n'est guère usité que dans la locution franc- 
alleu. (V. ce mot.) 

— Encvcl. Dans la loi salique, le mot alleu de- 
signe tout ce que l'on reçoit par héritage, par oppo- 
sition aux acquêts. Dans la suite, l'alleu, terre concé- 
dée sans conditions, fut opposé au bénéfice, lequel 
était concédé à charge de redevances. Le nombre 
des alleux alla en décroissant, à mesure que le sys- 
tème féodal prit de l'extension. La Révolution a fait 
disparaître la distinction entre les alleux et les fiefs, 
et tous les biens, aujourd'hui, sont allodiaux. 

alleutier [a-leu-ti-é] n. m. Propriétaire d'un 
alleu, par opposition au détenteur d'un bénéfice ou fief. 

Allevard [car], oh.-l. de c. (Isère), arr. et à 40 kil. 
de Grenoble, sur le Bréda, affl. de l'Isère; 2.5Gb h. 
i Allevardais). Forges; papeterie, eaux minérales sul- 
furées calciques. — Le cant. a 6 comm. et 6.500 h. 

Allex, comm. de la Drôme, arr. et à 47 kil. de 
Die; 1.460 h- Tuilerie, briqueterie. 

Allia, riv. de l'anc. Italie, affluent du Tibre 
(riv. g.) ; les Romains y furent battus par les Gaulois, 
qui parvinrent jusqu'à Rome (390 av. J.-C )• Auj. 
Fosso di Mareigliana. 

alliable [a-li] adj. Qui peut être allié : plaisir 
alliable au devoir. 

alliacé [a-li], e adj. Qui tient de l'ail : goût alliacé. 

alliage [a-li] n. m. Combinaison de métaux par 
la fusion : les monnayeurs doivent faire l'alliage selon 
les lois et les règlements. Fig. Mélange impur : il n'est 
guère de vertu sans alliage. Arith. Règle d'alliage ou 
règle de mélange, opération qui consiste à déterminer 
le prix d'un mélange quand on connaît le prix et la 
quantité des éléments qui le composent. 

— Encycl. Chim. Il est rare qu'un métal employé 
seul réunisse toutes les qualités exigées par l'usage 
qu'on en veut faire; certains sont trop cassants, 
d'autres sont trop mous, d'autres s'oxydent trop fa- 
cilement, etc. On est le plus souvent obligé d'allier 
le métal à un ou plusieurs autres, de façon que, par 
le mélange obtenu, certaines propriétés du métal pri- 
mitif se trouvent entièrement modifiées. Les alliages 
constituent de véritables combinaisons chimiques. 
En général, les alliages sont plus durs que celui des 
métaux constituants qui l'est le plus; ils sont plus 
cassants et présentent moins de ductilité, de malléabi- 
lité et de ténacité que celui des métaux constituants 
qui est le plus tenace et le plus ductile; ils Boni 
toujours plus fusibles que le moins fusible des mé- 
taux composants, etc. Parmi les alliages les plus 
employés, citons : les alliages monétaires et de bi- 

rie; l'alliage Darcet, composé de bismuth, de 
plomb, de zinc et d'étain, employé pour les rondelles 
de sûreté des chaudières; le laiton, composé de 
cuivre et de zinc ; le bronze, composé de cuivre el 
d'étain, auxquels on ajout" parfois du plomb, du 
platine, du zinc, '!'■ l'antimoine, etc., suivant l'usage 

auquel on destine l'alliage; le maillechort, c posé 

de- enivre, de zinc et de nickel; l'alliage de plomb 
et d'antimoine servant a la fabrication des carac 
tères d'imprimerie ; la soudure des étameurs, formée 
d'un alliage de plomb et d'étain, etc. 

alliaire [a-li-i-re] n, f. Nom vulgaire d'une 
plante crucifère à fleui qui croîl d 

lieux ombragés et rocailleux, et qui doit son 
l'odeur d ail 

alliance a-K\ n. f. Mai qui en 

résulte. Anneau de mai 
dération entre El itsou 
Fig. Union, mélange de plusieur 
</•■ la prudt iv e 1 t du ■ oui • illUina . 

i livanl l'Ecriture sainl 

avec Adam et pu ' Moïse 

le mosafsm 
contrai I 

Chrisl ; le christianismi i ippro 

chement de mus tonnant une expression remar- 
quable, i ■ 1 ■ lie : 

11 ne voit que le nerf, n'eSTr.aD que le glLBlfCB. 

I L'alliance ou ,// le lien 

qui exl ' inx '■' les parenl i d- ; 

D 

ligne, entre 

i bel de 1'] 
lux alliés e 



aux beaux-frères et aux belles-sœurs. Dans les com- 
munes de 501 habitants et au-dessus, les ascendants 
et les descendants, les frères et alliés au même de- 
gré ne peuvent être en même temps membres du 
même conseil municipal. 

Alliance (Triple-), pacte formé par l'Angleterre, 
la Hollande et la Suède, contre Louis XIV, en 1668. 

Alliance (Quadruple-), pacte formé en 1718 entre 
la France, l'Angleterre, la Hollande et l'Autriche, pour 
le maintien du traité d'TJtrecht, que compromettaient 
les grands projets d'Alberoni. 

Alliance (Sainte-), pacte mystique formé en 1818, 
sur l'initiative du chancelier autrichien Metternich, 
par la Russie, l'Autriche et la Prusse, pour le main- 
tien des traités de 1815, en face des aspirations libé- 
rales et nationalistes des petits Etats d'Italie et 
d'Allemagne, opprimés par les grandes puissances. 

Alliance [triple), accord défensif survenu après 
la guerre de 1870-1871, entre l'Allemagne, l'Autriche 
et la Russie, à l'instigation de Bismarck (1872;. Le 
tsar s'étant retiré de la triple alliance en 1886, sa 
place fut occupée par l'Italie (1887;. 

Alliance française, association fondée en 1883 
pour étendre l'influence de la France a l'étranger, 
par la propagation de la langue française. 

allié [a-li-é], 6 n. Personne unie a d'autres par 
parenté, par mariage. Peuple confédéré, ligné. 

Alliés (les), nom sous lequel on désigne les confé- 
dérés (Anglais, Russes, Prussiens, Autrichiens, etc.) 
qui, en 181 1 et en 1815, envahirent la France, et ré- 
tablirent les Bourbons. 

alliement [a-lî-man] n. m. Nœud que l'on fait 
à la corde d'une grue pour enlever un fardeau. 

allier \a-li-é] v.a. (du lat. alligare, lier. — Seconj. 
comme prier.) Mêler, combiner : allier Vor nvic l'ar- 
gent. Fig. : allier la force à la prudence. S'allier v. pr. 
S'unir par mariage. Se liguer. Ant. Séparer. 

allier [n-;/-t : l ou hallier[//.asp.]n. m. Filet pour 
prendre les oiseaux, surtout les cailles, les perdrix. 

Allier [li-é , riv. de France, qui prend sa source 
dans la Lozère, près de Chabalier, arrose lîrioude, 
Issoire, Vichy, Moulins, et se jette dans la Loire 
[r. _ ■.), au-dessous de Nevers, au 6ee d'Allier; cours 
410 kil. Crues violentes. 

Allier (départ, de i.'), département formé par 
le Bourbonnais: préf. Moulins; s.-préf. : Gannat, 
Lapalisse, M'ontluoon; 4 arr., 2;1 cant-, 321 comm., 
VIS UDO h. 15» région militaire ; cour d'appel de Riom ; 
évèehé à Moulins. Ce département doit son nom a 
l'Allier, qui le traverse. Grâce à de riches bassins 
houilters (Commentry) et .aux gisements de minerai 
de (or voisins, l'Allier possède dea industri 
riées et actives: métallurgie (surtout â Montluçon), 

verreries, filatures, etc. Des s -ers mim 

fréquentées existent à Vichy, Néris, Bourbon-1'Ar- 
chambault, Saint- Yorre, 

alligator [al-li] n. m. Zool. Caïman .1 
rique, qui atteint jusqu'à 6 

i ur le poinl de dis- 

paraître a cause de la cl 




Alligator. 
est faite, car leur pi 

producl lui de et 

Alligny-Cosne, comm. de Is N 
a 11 1 

Alligny-en-Morvand, i i 

Allineuc, , i 



ALL 



— 48 — 



ALL 



allitération [al-li, si-on] a. r. (préf, «<), et lat. 

littera, lettre). Répétition de lettres, de syllabes, 
parfois voulue : 

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos tites ? (Mac) 

Parfois involontaire : 

Non, il n'est rien que Nanine n'honore. (Volt.) 

— Encycl. L'allitération joue un vole important 
dans l'ancienne poésie germanique ou Scandinave. 

allivrement [al-lUvre-man] n. m. Somme a 
laquelle le revenu net imposable est fixé pour l'as- 
siette de la contribution foncière. 

allivrer [al-li-vré] v. a. (de à, et livre). Répartir 
les impositions foncières en proportion du revenu. 

Allix [a-liks] (François), général français, né à 
l'ercv (Manche) [177G-1830], colonel à vingt ans, au* 
teur d'un célèbre Système d'artillerie de campagne. 

allô interj. (de l'angl. halloo, holà!). Appel pré- 
paratoire à toute conversation téléphonique. 

Alloa, v. d'Ecosse, sur l'estuaire du Forthi 
13.0U0 h. Commerce actif. 

allobroge [al-lo) n. m. Homme grossier. 

AllobrOgeS, peuple de la Gaule, qui habitait, 
au temps de César, le Dauphiné et la Savoie. — Un 
Allobroge. 

allocation [al-lo-ka-si-on] n. f. Action d'allouer, 
d'accorder une somme pour crédit, indemnité, etc. 
Somme ainsi allouée : toucher une forte allocation. 

allochroïte [al-lo-kro-i-te] n. f. Variété com- 
pacte de mélanite, sorte de grenat verdâtre. 

allOChromasie[aWo-A/'0-ma-ii']n.f.(gr.a//os, 
autre, et khrôma, couleur). Syn. de dysciiromatopsik. 

allOChtone [al-lo-kton'} adj. (du gr. allos, au- 
tre et, khthôn, terre). Qui n'est pas originaire du 
pays qu'il habite. Ant. Autochtone. 

allocution [alrlo-ku-si-on] n. f. (préf. ad, et 
lat. loqui, parler). Harangue de peu d'étendue : une 
allocution militaire. 

allodial, e, aux [al-lo] adj. (rad. alleu). Tenu 
en franc-alleu : biens allodiaux. N. m. : un allodial- 

allodialité [al-lo] n. f. Qualité d'une terre 
tenue en franc-alleu. 

allomorphie [al-lo-mor-ft] n. f.(gr. allos, 
autre, et morphê, forme). Passage d'une forme à une 
autre essentiellement différente. 

allomorphite [a/-/o] n. f. (gr. allos. autre, 
et morphê , forme). Variété de barytine (sulfate de 
baryte). 

allonge \a-lon-je] n. f. Pièce pour allonger. (On 
dit aussi rallonoe.) Crochet de fer pour suspendre 
des quartiers de viande. Bande de papier que l'on 
ajoute à une lettre de change 
déjà couverte d'endos pour per- 
mettre des endossements ulté- 
rieurs. 

allongé, 6 [a-/on.]adj.Rendu 
plus long. Mine, figure allongée, 
qui exprime la déconvenue. 

Allongé (Auguste), paysa- 
giste français, né à Paris, m. 
a Marlotte (1833-1898), célèbre 
par ses fusains. 

allongement [a - ion -je - 

man\ n. m. Augmentation de 
longueur. 

allonger [a-lon-jé] v. a. 
(Prend un e muet après le g devant a et o : j'allon- 
geai, nous allongeons) Rendre plus long : allonger 
une bretelle. Etendre : allonger le bras. Porter : al- 
longer un couj> d'épée. Fig. Allonger ie pas, se pres- 
ser. Allonger la courroie, traîner une affaire, accor- 
der du temps. Ant. Abréger, raccourcir, écourter. 

Allonne, comm. de l'Oise, arr. et à 4 kil. de 
Beauvais ; 2.080 h. 

Allonne, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 
13 kil. de Parthenay; 2.010 h. 

Allonnes, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 
11 kil. de Saumur; 2.020 h. Vins. 

allonyme [al-lo] adj. (du gr. allos, autre, et 
onuriia, nom). Publié sous le nom d'un autre : livre 
allonyme. N. Celui qui publie son livre sous le 
nom d'un autre. 

allopathe [al-lo] ou allopathiste [al-lo-pa- 

tis-te] n. et adj. Médecin qui traite par l'allopathie. 
Ant. Homéopathe, hotnéopathiste. 

allopathie [al-lo-partl] n. f. (du gr. allos, 
autre, et pathos, maladie). Nom donné à la médecine 
usuelle, qui consiste à attaquer la maladie par des 
moyens contraires à sa nature. Ant. Homéopathie. 

allopathique [al-lo-pa-ti-ke] adj. Qui a rap- 
port à l'allopathie. Ant. Homéopathique. 

allopathiquement [ai - lo-ya - ti-ke - mon ; 

adv. D'après la méthode allopathique. 

allopathiser [al-lo, zé] v. a. Traiter un ma- 
lade d'après la méthode allopathique. 

allophane [al-lo] n. f. (du gr. allos, autre, et 
phainein, paraître). Variété d'argile. 

allophanique 'fa-ni-ke] adj. Se dit d'un acide 
qui n'est connu que par ses sels métalliques : éther 
allophanique. 

allopte [al-lop-te] n. m. Genre d'arachnides de 
l'ordre des acariens, qui vit en parasite sur les 
échassiers de rivage : chevaliers, bécasseaux, etc. 

Allori (Alessandro), peintre italien, né et mort 
à Florence (1535-1607), imitateur assez banal de 
Michel-Ange. — Son fils, Cristofano, né à Florence 
(1577-1021), a peint de beaux portraits et Judith te- 
nant la tête d'Bolopherne. 

Allos [a-loss], ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et 
à 28 kilom. de Barcclonnette. sur le Verdon ; 860 h. — 
Le cant. n'a qu'une commune. 

allotir [al-lo] v. a. Faire ou distribuer des lots. 

allotissement [al-lo-ti-se^man] ou allote- 

ment [al-lo-te-mun] n. m. Action d'allotir : l'allo- 
tissement d'un domaine. 

allotriophage [al-lo] n. et adj. Atteint d'allo- 
triophagie. 

allotriophagie [al-lo, ,/<"] n. f. (du gr. allo- 
trios, étranger, et phagein, manger). Dépravation de 
l'appétit qui porte à manger des substances non 
a'imentaires. 

allotropie ' al-lo-tro-pi] n. f. (du gr. altos, autre, 
et tropos, manière d'être). Propriété que possèdent 




Allonges de boucher. 



certains corps de pouvoir affecter plusieurs états 
correspondant à îles propriétés différentes. 

— Encyci.. Le soufre, le phosphore, le car- 
bone, etc., peuvent affecter, sans subir aucune alté- 
ration chimique, des états très différents. Ainsi le 
phosphore rouge, que l'on obtient en chauffant à 240", 
en vase clos, du phosphore blanc, diffère beaucoup 
de ce dernier comme aspect, et cependant, c 
même corps au point de vue chimique; il y a là un 
phénomène d'allotropie, et l'on dit que ces deux 
états du phosphore sont deux états allotropiques- 

allotropique [al-lo] adj. Qui résulte de l'al- 
lotropie, ou qui s'y rapporte : état allotropique. Qui 
présente les phénomènes d'allotropie : le phosphore 
est allotropique. 

allotropisme [al-lo-tro-pis^me] n. m. Qualité 

des corps qui ont plusieurs états allotropiques. 

allouable [a-lou] adj. Qui peut être alloue. 
Allouagne, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 
11 kil. de Béthune; 2.520 h. 

Alloue, comm. de la Charente, arr. et à lu kil. 
de Confolens; 1.400 h. 

allouer [<i-/ou-é] v. a. Décréter : allouer un 
crédit. Accorder : allouer une indemnité. 

allOXane [al-lo-ksa-ne] n. m. Substance qui se 
produit par l'action de l'acide azotique sur l'acide 
urique : ialloxane colore la peau en pourpre et lui 
donne une odeur nauséabonde. 

allOXanique [al-loksà] adj. Se dit d'un acide 
dont les sels se préparent par l'action des bases sur 
Ialloxane. 

alloxantine [al-lok-san] n. f. Substance qui 
se produit lorsqu'on dissout l'alloxane dans l'acide 
dialurique obtenu par l'action du chlorure d'étain 
sur l'alloxane. 

ail right [ôl-ra-it'] loc. angl. signif. Tout va droit. 
Tout va bien : traitez sans hésiter, ail right. 

AllSChwil, comm. de Suisse (cant. de Bâlc- 
Campagne); 3.200 h. Briqueteries, poteries. 

AllSton (Washington), peintre et poète améri- 
cain, né dans la Caroline du Sud, mort à Cambrid- 
geport (1779-1843). Bon coloriste : le Songe de Jacob ; 
Elle dans le désert ; les Sylphes des saisons (1813). 

alluchon [al-lu] n. m. Dent de bois ou de 
fonte, qu'on adapte à certaines roues. 

allumage [a-lu] n. m. Action d'allumer. Action 
d'enflammer au moyen d'un brûleur ou d'une étincelle 
électrique, l'air carburé dans un moteur à explosion. 
Autom. Avance, retard à l'allumage, aetion d'enflam- 
mer l'air carburé avant ou après le moment où le 
piston est au bout de sa course de compression. 

allumé, e adj. Blas. Se dit d'un bûcher ou d'un 
flambeau représentés avec des flammes d'un émail 
particulier. Se dit aussi des animaux dont les yeux 
sont d'un autre émail que celui du corps : un lion 
rampant de sable, allumé de gueules. 

allume-feu [a-hi-me] n. m. invar. Bûchette, 
matière très combustible, destinée à allumer le feu. 

allumelle [a-lu-mé-le] n. f. Fourneau de char- 
bon de bois. 

allumement n. m. Syn. de allumage. 

allumer [a-lu-mé] v. a. (préf. ad, et lat. lumen, 
lumière). Mettre le feu : allumer une bougie. Fig. 
Exciter : allumer la guerre, la colère. Ant. Éteindre. 

allumette [a-lu-mè-te] n. f. Brin de bois ou 
de chanvre soufré qu'on enflamme. Allumette chi- 
mique, allumette dont l'extrémité a été trempée 
dans une pâte formée de phosphore ou de diverses 
compositions chimiques, de façon que cette extrémité 
prenne feu- par frottement. Allumette-bougie, celle 
dans laquelleonasubstituéaux bûchettes de boisune 
mèche de coton trempée préalablement dans un bain 
de stéarine et de gomme fondues ensemble. (PI. des 
allumettes-bougies.) Sâteàu allongé, de pâte feuilletée. 

— Encycl. Tcehn- A l'origine, les allumettes étaient 
des bûchettes de bois, des chènevottes, dont on imbi- 
bait les extrémités de soufre fondu; elles ne s'allu- 
maient qu'au contact du feu. En 1809, vinrent les allu- 
mettes chimiques ou oxygénées, dont l'extrémité soufrée 
était plongée dans un mélange de chlorate de potas- 
sium, de lycopode, de soufre et d'eau gommée. On les 
allumait en les immergeant dans de l'acide sulfurique 
concentré. Les allumettes congrèves ou à friction les 
remplacèrent; leur pâte se composait d'un mélange de 
chlorate de potassium, de sulfure d'antimoine et d'eau 
gommée; on les frottait sur du papier de verre. En 
1831, Charles Sauria, élève au collège de Dôle (Jura), 
créa les allumettes phosphoriques en faisant entrer 
dans la pâte du phosphore blanc; mais la présence 
du phosphore dans les allumettes et leur grande in- 
tlammabilité les rendent dangereuses. Ces inconvé- 
nients disparaissent par l'emploi du phosphore rouge 
ne s'allumant que sur un frottoir spécial. La pâte est 
ici un mélange de chlorate de potassium, de sulfure 
d'antimoine et de colle forte ; sur le frottoir se trouve 
le phosphore rouge. En substituant au bois une mèche 
de coton imprégnée de stéarine et de gomme, on a 
les allumettes-bougies. On a aussi fait des allumette* 
sans phosphore avec une pâte de chromate et de chlo- 
rate de potassium, de peroxyde de plomb, de sulfure 
d'antimoine, de verre pilé et d'eau gommée. Les allu- 
mettes dites suédoises, au lieu d'être soufrées, sont 
plongées dans de la paraffine fondue. 

Fabrication des allumettes. On choisit pour cette 
fabrication des bois tendres bien secs, le trem- 
ble, l'aune ou le peuplier. On les scie en cubes de la 
longueur de l'allumette, puis on les découpe en pe- 
tits parallélépipèdes au moyen d'un rabot à lame 
striée. Les allumettes ainsi débitées sont mises en 
presse, rangées dans un cadre de fer, l'extrémité de 
chacune d'elles étant isolée de celle des autres; on 
plonge le cadre jusqu'à une certaine hauteur dans 
du soufre fondu, puis dans du phosphore. Les allu- 
mettes, une fois séchées, sont mises en boites ou en 
paquets pour être vendues au commerce. 

Empoisonnement par les allumettes. L'empoison- 
nement par les allumettes est dû au phosphore; il 
peut être aigu ou chronique. Il n'est aigu que dans 
certains cas de malveillance ou d'accident, quand un 
paquet d'allumettes s'est trouvé en contact avec un 
aliment. On observe des brûlures de l'estomac, qui 
déterminent des perforations et la mort. L'empoi- 
sonnement chimique est plus connu sous le nom de 
nécrose phosphorée; il atteint les ouvriers allumet- 
tiers, dont les maxillaires et les os de la face sont 
rongés peuàpeu. U n'existe d'autre traitement, une 
fois que la nécrose a débuté, que l'éloignement défi- 
nitif des malades des fabriques. 



— Dr. L'Etat exploite le monopole de la fabrica- 
tion et de la vente des allumettes chimiques, oui 
ne peuvent circuler ou être mises en vente qu'en 
boites ou paquets fermés et revêtus d'une vignette 
timbrée. La fabrication frauduleuse des allumettes 
est punie d'une amende de 300 francs à 1.000 francs 
et d'un emprisonnement de six jours à six mois; en 
cas de récidive, l'amende ne peut être inférieure à 
.' 00 francs. Les allumettes et instruments de fabrica- 
tion sont saisis et confisqués. 

allumettier [a-lu-mé-ti-é], ère n Personne 
qui fabrique ou vend des allumettes. 

allumeur, euse [a-lu, eu-ze] n. Personne 

chargée d'allumer les réverbères, les becs de ga/.. etc. 

Nom de différents petits appareils, destinés à faci- 

iter l'allumage des mèches. 

allumière [a-lu] n. f. Fabrique d'allumettes. 

aux allumettes. 

allumoir [a-lu] n. m. Appareil servant à allu- 
n. .-v : les altumoirs des bureaux de tabac. 

— Encycl. Les allumoirs sont de différentes sortes. 
suivant les besoins auxquels ils répondent; les uns, 
comme ceux dont font usage les allumeurs de becs 
de gaz, sont fixés à l'extrémité d'un long manche et 
constitues par un petit réservoir rempli d'essence 
ou d'alcool, dont on active la flamme au moment 
opportun '?ar le moyen d'une soufflerie à main ; 
d'autres consistent en une sorte de petite lampe 
munie sur les côtés de tiges métalliques terminées 
par une substance poreuse plongeant dans le ré- 
servoir, et qu'il suffit de retirer et de présenter à la 
flamme quand on veut allumer cigare ou cigarette. 
Enfin, les bureaux de tabac sont pourvus d'allu- 
moirs à gaz, à essence, ou d'allumoirs électriques, 
reposant sur la production d'une étincelle ou sur 
l'incandescence d'un fil de platine au passage du cou- 
rant électrique. 

allure [a-lu-re] n. f. (de aller). Façon de mar- 
cher : allure vive. Fig. Manière de se conduire : son 
allure n'est pas franche. Direction, aspect : affaire 
qui prend une mauvaise allure. Mar. Direction de la 
route d'un bâtiment, par rapport à celle du vent. 

— Encycl. On désigne sous le nom d'allures les 
différents modes de locomotion employés par les 
quadrupèdes et le cheval en particulier. Les allures 
se divisent en allures naturelles: le pas, le trot, le 
galop, et allures acquises : Vamble, le pas relevé, le 
'traquenard, et l'aubin. V. ces mots, et la planche 
cheval. 

— Mar. Les principales allures sont : ren( arriére 
(quand le vent souffle dans la direction suivie) ; 
grand largue, quand il souffle de l'arrière du tra- 




AUures : 1. Grand largue; 2. Largue; 3. Plus près; 
\. Vent arrière. 

vers; largue, quand il est perpendiculaire à la direc- 
tion suivie; plus près, quand la route fait un angle 
aussi aigu que possible avec la direction du vent. 

allUSif [al-lu-zif], ive adj. Qui contient une 
allusion : j>hrase allusive. 

allusion [al-lu-zi-on] n. f. (préf. ad, et lat. lu- 
dere, supin lusum, jouer). Mot. phrase, qui fait pen- 
ser à une personne, à une chose, etc., sans qu'on en 
parle. Ex. : On demandait à Voltaire comment il 
avait trouvé une oraison funèbre : « Comme l'épée de 
Charlemagne », dit-il. Personne ne comprenant, il 
ajouta « longue et plate ». 

alluvial, e, aux \ai-iu] ou alluvien, enne 

r al-ln-vi-in, é-ne] adj. Produit par alluvion : terrains 
alluviaux. 

alluvion [al-lu] n. f. (préf. ad, et lat. lucre, la- 
ver). Dépôt argileux ou sableux, que les eaux appor- 
tent ou laissent en se retirant : la majeure partie de 
la Hollande est formée d'alluvions marines. 

— Encycl. On distingue les alluvions d'eaux douces 
et les alluvions marines. Les alluvions d'eaux douces 
sont produites par les eaux courantes, dont les varia- 
tions donnent aux dépôts une forme particulière : 
amas très allongés et diversement inclinés. C'est 
ainsi que la vallée du Nil ne doit sa prospérité qu'aux 
alluvions du fleuve. Les alluvions marines sont dues 
à l'action du flux. La plus grande partie du sol de 
la Hollande n'a pas d'autre origine- 

alluvionnaire [al-lu-vi-o-nè-re] adj. Produit 
par l'alluvion : sol alluvionnaire. 

alluvionnement [al-lu-vi-o-ne-man] n. m. 
Déplacement par les eaux de matériaux d'alluvion. 
Formation d'alluvions. 

Ally, comm. du Cantal, arr. et à 11 kil. de Mau- 
riac; 1.210 h. 

allyle n. m. (du lat. allium, ail). Radical dont le 
sulfure existe dans l'essence d'ail. (Un grand nombre 
de composés, tels que l'alcool allylique [hydrate 
d'allyle], le sulfocyanate d'allyle [essence de mou- 
tarde], etc., le renferment; enfin, on peut l'obtenir 
combiné à lui-même, dans le diallyle.) 

allylène n. m. Carbure d'hydrogène acétylé- 
nique, différent de l'allyle par un atome d'hydrogène 
en moins. 

allylique adj. Se dit d'un alcool et d'un éther 
et de divers composés contenant le radical allyle. 



ALM 



— 49 - 



ALO 










Bataille de 1 Aima, d'après Pila. 



Aima, fleuve cotier de Crimée, tributaire de la 
mer Noire. Les Français et les Anglais, commandés 
par Saint-Arnaud et lord Raglan, y battirent les 
Russes du général Mentchikof, le "20 sept, ls >.. 

Aima (Bataille de /'), nom de plusieurs tableaux 
parus à l'Exposition de Paris en 1853 (Bellangé, 
Beaume, G. Doré, Eugène Lami et Dar.jou), d'une 
grande composition de Horace Vernet (1837) et d'un 
bon tableau pleia de mouvement (Versailles), par 
H. Piis (1861). 

Almaden [dèn'], v. d'Espagne (prov. de Ciu- 
dad-Real) ; 10.000 h. Mines de mercure. 

almadie [di] n. f. (de l'ar. madà. creuser). 
Grande pirogue creusée dans un tronc d'arbre, em- 
ployée en Afrique. 

âlmageSte [jès-te] n. m. (mot ar. : du gr. mr- 
gistê, très grande). Nom donné à des recueils d'ob- 
servations astronomiques, dont VAtmagcsle de Pto- 
lémée est le type. 

Almageste |l'), traité d'astronomie composé par 
Claude Ptolémée, sous le règne d'Antonin le Pieux, 
résumé des connaissances mathématiques de l'an- 
tiquité. 

AlmagrO, v, d'Espagne (prov. de Ciudad-Real) ; 
9.UU0 h. Patrie du conquistador Alniagro. 

Almagro (Diego d'), compagnon de Pizarre dans 

la conquête du Pérou, étranglé par ordre de ce der- 

i 475-153H). — Son fils, Diego, le vengea en tuant 

Pizarre, mais, vaincu par Vaca de Castro, fut lui 

même décapité (1320-1342). 

aima mater ou aima parens mots lat. signif. 
M'-rc nourricière, employés par les poètes latins 
pour désigner la patrie, et quelquefois par les écri- 
vains de nos jours pour désigner l'Université. 

Al-Marhoun, fils d'Haroun-al-Raschid et 
7« calife abbasside; m. en 833. 

almamy ou almani n. m. Chef de grande 
tribu ou souverain indigène, dans certaines régions 
du Soudan. 

alnianach ~na] n. m. (gr. ahnenachon). Calen- 
drier avec indications astronomiques, météorologi- 
ques, etc. Faiseur d'almanaclts, faiseur de pronostics. 
t'n almanach de l'an pas*é, une chose qui n'a plus 
d'intérêt. 

— Encycl. Les almanachs ont été connus de tous 
les peuples civilises de l'antiquité. L'usage des al- 
manachs annuels date de l'invention de l'imprimerie, 
dacteurs de ces premiers almanachs étaient 
d.-s médecins et des astrologues. De là, a côté d'indi- 
cations scientifiques, des prédictions hasardées et 
des conseils ridicules. De nos jours, l'almanach tend 
a devenir un agenda, auquel s'ajoute une sorte de 
mémento pratique ou pittoresque. 

Almanach de nos grands hommes 'Petit), opus- 
cule satirique de Rivarol; chaque nom d'auteur con- 
temporain est accompagné d'un éloge ironique, gai, 
original, et presque toujours judicieux (1788 . 

Almanach de Gotha, annuaire généalogique et 
diplomatique, qui parait chaque année à Gotha, en 
français et en allemand, depuis 1763. Il contient, 
outre de précieux renseignements administratifs et 
statistiques sur tous les Etats du inonde, les généalo- 
gies des familles régnantes et princières. 

almandine n. f. Grenat alumino-ferreax, ap- 
pelé aussi ORENAT ORIENTAL, GRENAT SYRIEN, GRENAT 
NOBLE, ESCARHOUCLE. 

Al-Mansor ou Al-ManSOUr, calife abbas- 
side, frère et successeur d'Aboul-Abbas (748-1* Il 
. dad, qui devint la capitale du califat. 
Almanza, v. d'Espagne (prov. d'Albacète) ; 
10 000 h. Victoire de Bcrwick sur les Anglais, les 
Enols, les Portugais et les Hollandais, réunis 
tous le commandement du réfugié français Ruvigny, 
comte de Galloway 25 avr. 1707 . 

Alrnanzor (Mohammed), célèbre capitaine des 
Maures d'Espagne. Régent du royaume de Cordoue, 
il administra avec habileté et courage, remporta de 
nombreuses victoires sur les chrétiens, el mourut 
du chagrin que lui causa la bataille de Cabatanesar, 
- rois de Léon, de Navarre et de ( a-tille lui 
Dt cinquante mille hommes [939-4001). 
aima parens. V. alma mater. 
Alma-Tadema fLaurens). peinl 
d'origine hollandaise, né à Dronryp en 1836. Il peint 
la vie antique avec une très grande érudition, un 
précis et ferme, une belle exécution. 
Almaviva, personnage du Barbier de Séville et 
du Mariage de Figaro, chefs-d'œuvre de Beaumar- 
chais. Il est reste le type du grand seigneur corromp i 
et corrupteur, rappelant dans sa personne tentes les 
grâces, tous les privilèges et tous les abus de l'an- 
cienne noblesse, et qui n'en esl pas moins la dupe 
. valet Figaro, personnifiant l'esprit, l'habileté 
et l'intrigue. 




aimée \mé] n f. de L'ar. almet, savant, ces femmes 
apprenant la poésie, le chant, etc.). Danseuse égyp- 
tienne dont les danses 
lascives sont mêlées de 
chants. 

Almeida, v. forte 

du Portugal (Beira) ; 
3.U0O h. Sources sulfu- 
reuses. 

Almeida (Fran- 
çois d'), 1 er vice-roi des 
Indes portugaises en 
1303 ; tué par les Ca- 
fres en 1310. 

AlmelO,v. de Hol- 
lande, sur le Vecht; 
12.000 h. 

Almendralejo, 

v. d'Espagne (prov. de 
Badajozj; 13.000 h. Vi- 
gnobles. 

Almeria, v. d'Es- Mmée - 

pagne, ch.-l. de la province de ce nom ; 47.300 h. 
Port sur la Méditerranée; exportation de fruits. — 
La prov ; a 359.000 h. 

almicailtarat [ra] n. m. Cercle imaginé sur 
la sphère, parallèle a l'horizon. (On dit aussi cercle 
parallèle de hauteur.) 

AlmiSSa, v. d'Austro-Hongrie (Dalmatie) , a 
l'embouchure du Cottina; 13.500 h. Vins. 

Almodovar del Campo, v. d Espagne 

prov. de Ciudad-Real), près de la Vega ; 12.000 h. 

Almogia, v. d'Espagne (prov. de Malaga); 
8.000 h. Sources minérales. 

Almohades, dynastie arabe qui chassa les Al- 
moravides. Elle régna sur le nord de l'Afrique et 
l'Andalousie, de 1130 à 1269. — S. un Almohade. 

Almondbury, v. d'Angleterre (comté d'York) ; 
14.000 h. Fabrication de lainages. 

Almonte ( Juan-Népomucène), général et 
homme d'Etat mexicain. Adversaire de Juarez, il 
suivit les troupes françaises dans leur expédition au 
Mexique. Apres la mort de Maximilien, qui l'avait 
favorisé, il se retira à Paris, où il mourut (1804-1869). 

Almora, v. de l'Inde (présid. du Bengale); 
71.000 h. Prise par les Anglais en 1815. 

Almoravides, dynastie arabe qui soumit d'a- 
bord Fez et le Maroc, puis le sud de l'Espagne, de 
1055 à 1147. — S. un Almoravide. 

AlmquîSt (Charles-Jonas-Louis), poète et ro- 
mancier suédois, né à Stockholm, m. à Brème (1793- 
1866). Son chef-d'œuvre poétique est le Livre île roses 
d'églantiers. Ses principaux romans sont : les Sei- 
gneurs d'Ekolsuna, Amorina, Amélie Hillner. 

almude n. f. Mesure de capacité portugaise, 
valant, à Lisbonne, 
16 lit. et demi. 

alocasie [fa-zt] 

n. f. Plante indienne 
de la famille des aroï- 
dées , cultivée dans 
nos jardins pour la 
beauté de son feuil- 
lage à reflets métal- 
liques ou brillamment 
panaché. 

aloès [iss] n. m. 
gr. aloé). Genre de 
liliacées de l'Afrique 
tropicale et de l'Amé- 
rique. Résine extraite 
de cette plante. 
— Encycl. Les 
sont de petites plantes 
ou de grands végé- 
taux à feuilles char- 
nues, épaisses, dont 
on extrait un suc dé- 
nommé aussi ; 
qui est un purg 
la dose de l)s' r , 
1 gramme, et un stomachique à doses inférieures. 
On cr m . r ii' colorer les éto: 1 

aloétine a. t sue d'aloès pui 

aloétique adj. et n. Qui contient de 1 

■qUC. 

alogie " I n. t. du gr. a priv.. et logos, dis- 
Impertinence, sol 
aloi ï.. r i I i ".'.al de l'or et i\n 

; Bonne ou mauvaise 
de bon aloi; no- 
de mauvais aloi. 




aloïne n. f. Substance cristallisable qu'on extrait 
de l'aloès, et qui 

alOÏnéeS ut' n. r, pi, Tribu de la failli' 

liliacées, di I s. une aloh 

alombrados [loi a. m. pi. (un 

pagn. qui signifie illuminés). Nom donné i 

: urent en Espagne ver 1809, 
et qui se. développèrent lurtoul a is l'ordre de 
Saint-François. L'Inquisition les poursuivit 
relâche, s. un alombrado, 

Alompra, souverain birman, chef de la dynas- 
tie actuelle (1710- 1760). 

Along ou Halong, ba le de ls 

l'Annam, au voisinage des houillères de llong-llai. 
Petit port de Port-Courbet. 

alonsoa ou alonzoa n. f. Plante de la fi 

de s an lirr h niées, cultivée dan s les jardin s d'agi 

Alopa, Imprimeur florentin (fin du xvs.); il a 
le premier employé les capitales dans ses élégantes 
et belles éditions. 

alopécie [*{] n. f. (gr. alâ/iekia). Chute ou ab- 
sence totale ou partielle des cheveux, des sourcils, etc. 

— Encycl. L'alopécie mal soignée conduit à la cal- 
rilie; aussi, dès que les cheveux commencent à loin 
ber, doit-on chercher la cause de cette chute. En gé- 
néral, outre les fièvres générales et les inflammations 
locales, il faut incriminer les fatigues et le surmenage. 
Le traitement consiste en une bonne hygiène physique 
et en applications locales, aromatiques et alcooli 
ques un peu irritantes, renouvelées chaque semaine. 

alopécure n. f. (du gr. alâpéx, ekos, renard, et 
oura, queue). Genre de graminées plus connues sous 
le nom de vulpin. V. ce mot. 

Alora, v. d'Espagne (prov. de Malaga), près du 
Guadalhora; 10.500 h. Orangers. 

alors [lor] adv. (de à, et lors). En ce temps là 
Jean régnait aloi's- En ce cas-là : alors, n'en parlons 
plus. Loc. adv. Jusqu'alors, jusqu'à ce moment-là- 
Loc.conj. Alors que, quand bien même : venez, alors 
que vous seriez malade- Lorsque : alors que vous étiez 
malade. 

alose [lù-ze] n. f. (lat. alausa). Poisson de mer, 
famille des clupéidés, qui ne se reproduit que dans 
l'eau douce : / alose atteint jusqu'à 1 mètre de long. 

— Encycl. On pèche surtout l'alose au filet quand 
elle remonte les neuves pour frayer, au printemps; 
mais on la 
péclie aussi 
à la ligne au 
ver ou au vai- 
ron. Ce pois- 
son, dont la 
chair est as- 
sez estimée, 
offre l'incon- 
vénient de se conserver très mal et n'est bon par 
conséquent que consommé tout frais. 

alosier \zi-é\ n. m. ou alosière psi] n. f. Filet 

pour prendre des aloses. 

AlOSnO, v. d'Espagnefprov. de Huelva) ; 11.000 h. 
Mines de cuivre dites de Tharsis. 

AlOSt [losf], v. de Belgique, ch.-l. d'air, de la 
Flandre-Orientale, sur la Dendre ; 30.300 h. Toiles, 
dentelles. 

alouate n. m. Espèce de sapajou d'Amérique, 
vulgairement singe hurleur. 

alOUChier [ehi-é] n. m. Bot. V. sorbier. 

alouette [è-te] n. f. (lat. alauda, d'orig. celt.). 
Petit oiseau des champs, à plumage gris, marqué de 
taches foncées : l'alouette ne perche pas sur les ar- 
bres. Alouette de mer, oiseau du genre des vanneaux, 
dit bécasseau. Prov. : Attendre que les alouettes tom- 
bent toutes rôties, compter tout obtenir sans se don- 
ner de peine. 

— Encycl. L'alouette est un passereau conirostre, 
à plumage gris, marqué de grivelures plus foncées 
& la gorge et à la poitrine ; son bec est cylindrique, 
pointu, allongé en alêne. Elle hiverne en Afrique 





Alouette» : A, den champs : B, huppée : C. hauAse-col. 

et en Asie. On la chasse surtout au miroir, soit avec 
s.,it avec '' de juillet à Un octobre. 

La chasse au C illel réussit bien en hiver. — L'a- 
louette est un animal plus utile que nuisible à l'agri- 
culture. 

Alouette légion de /'), légion romaine, formée 
par J. César de soldats gau- 
lois ; Us portaient sur le c 
une alouette de bronze, les ailes 
déployées. 

alourdir v. a. Rendre 
lourd : l'âge alourdit le pas, 
A ni. Alléger, décharger. 

alourdissant mn e 

ndj. Qui alourdit : chaleur 

into, 
alourdissement 

Celui "'i li- 
ce qui est alourdi : l'a, 
sèment des 
alouvi, e ou allouvi, e 

,|" loup, louve a el adj. Qui a une l'a 

Aloxe-Corton, . 

et à S Kit .)■ I 

aloyage n 

aloyau . a 

long des reins : alo 







ALO 



50 — 



ALP 




^ 



i 

A 1 pe n . 
stocks. 



aloyer \loi-ic] v. a. (lat. alligare. — Se conj. 
comme aboyer. ) Donner à l'or et à l'argent l'aloi ou 
le titre légal. Mettre un alliage dans l'otain. 

alpaca ou alpaga n. m. Ruminant du genre 
lama, qui vit dans l'Amérique du Sud. Etoffe deluine, 
faite avec le poil 
de l'alpaca. 

— Encycl. Le 
poil de l'alpaca 
peut être associé 
à la laine, à la 
soie et au coton 
(fabrication des 
étoffes brochées, 
des étoffes de 
nouveauté, des 
orléans, des da- 
mas pour meu- 
bles). 

alpage n. m. 

Pâturage. Droit 

de pâturage dans Alpaca. 

les montagnes. 

(Saison passée par les troupeaux dans ces pâturages. 

alpargate ou alpargata n. f. (m. espagn). 

Espadrille en usage chez les Espagnols. 

Alp-Arslan, 2« sultan seldjoukide de Perse 
(1029-1072) ; il soumit la Géorgie et l'Arménie. 

alpe n. f. Lieu élevé, montagne. 

alpenglûhen [pén'-jiu-én'J n. m. (allem. Alpen, 
Alpes, et gluhen, ignition). Coloration en rouge de 
feu des sommets des Alpes au coucher du soleil. 

alpenStOCk [pén-stok] n. m. (de l'ail. Alpen, 
Alpes, et stock, bâton). Long bâton ferré, 
pour excursion dans la montagne. 

Alpes, grande chaîne de montagnes 
de l'Europe occidentale. — Les Alpes com- 
mencent au col de Cadibone, prés du golfe 
de Gènes, et vont finir au-dessus du Da- 
nube moyen, près de Vienne. On divise 
cette chaîne en trois principales sections : 

lo Les Alpes occidentales, qui com- 
prennent les Liguriennes, allant des côtes 
de la Méditerranée au col de Tende; les 
Maritimes, du col de Tende au mont Viso; 
les Cottiennes, du mont Viso au mont 
Oenis ; les Grées (ou Craies), du moût Cenis 
au mont. Blanc; 

2° Les Alpes centrales, qui compren- 
nent les Helvétiques [Bernoises, Grisonnes, 
de Gtaris, etc); les Pennines, allant du 
mont Blanc au Simplon ; les Léponliennes, 
du Simplon au lac deCôme; les Bliétiques 
et les Bergamasqv.es. du lac de Corne jus- 
qu'en Autriche ; 

30 Les Alpes orientales, qui compren 
nent notamment les Algaviennes et les Du 
varoises, entre l'Autriche et la Bavière; les Styrien- 
ms et les Noriques, en Autriche; les Cadoriques, 
les Cantiques et les Juliennes, entre l'Autriche et 
l'Italie; les Binariques, qui longent 
la côte de Dalmatie. 

La chaîne des Alpes, qui est la 
plus élevée de l'Europe, et dont le 
plus haut pic, le mont Blanc, at- 
teint 4.810 mètres, mesure une altitude 
moyenne de 2.200 à 3.000 mètres et une 
longueur de 1 200 kil. Ses principaux 
sommets sont les monts Blanc, Rose, 
Cervin, Pelvoux, Viso, Genèvre, Sim- 
plon, Cenis, Saint-Gothard, etc. Cer- 
tains de ces massifs sont flanques de 
puissants glaciers, particulièrement 
dans l'Oberland Bernois, le Tœdi et 
l'Adula. Sur le pourtour du système se 
sont creusés des lacs profonds et pit- 
toresques, où viennent s'épurer les 
cours d'eau alpins : le lac de Genève, 
que traverse le Rhône, les lacs de 
Brienz et de Thun, formés par l'Aar, 
le lac des Quatre-Cantons (Reuss), le 
lac de Constance (Rhin) et. au S., 
les lacs Majeur, de Lugano et de 
Corne, que traversent les grands af- 
fluents du Pô. 

Les Alpes, sont généralement cou- 
vertes, jusqu'aux altitudes moyennes 
(1.800 m. environ), de magnifiques fo- 
rêts de sapins et de mélèzes, au-dessus 
desquelles s'étagent des prairies ou 
alpages, utilisés pour l'élevage d'un 
bétail renommé. Le loup, l'ours, la 
marmotte, le chamois, l'aigle, sont les 
principaux hôtes sauvages du massif. 
Les richesses minérales (fer de Styrie 
et de Carinthie, tourbe, lignite, etc.), 
et les sources thermales n'y ont qu'une 
importance secondaire. 

On va de France en Italie par les 
cols de Tende, de l'Argentière ou de 
Larche, d'Agnello. du mont Genèvre, 
du mont < en i s du Petit-Saint-Bernard, 
etc. On passe de Suisse en Italie par les 
cols du Grand-Saint-Bernard, du Sim- 
plon, du Saint-Gothard, du San-Ber- 
nardino, du Splûgen, de la Maloja, 
de l'Albula et de la Bernina. Dans 
les Alpes orientales se trouvent les 
cols du Brenner, de Tarvis, de Lay- 
bach, etc. Cinq lignes principales de 
chemin de 1er franchissent les Alpes. 
Ce sont : les lignes de Lyon a Turin 
par le tunnel du mont Cenis; de Ge- 
nève et Lausanne a Milan par le tun- 
nel du Simplon ; de Bâlc a Milan par 
le tunnel du Saint-Gothard; de Bile a Innsbrûck 
par le tunnel de l'Ail , n, cTInnsbrùek a 

Vienne par Brixen, Botzen'et Trente. — Les armées 
d'Annibal, de Pépin le Bref, de Charlemagne, de 
Charles VIII, Louis XII, François I«, Henri II, 
Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, enfin de Bona- 
parte, franchirent les Alpes pour descendre en Italie. 

Alpes (départ, les Basses-), département 
formé d'une partie de la Provence; préf. Digne; 
s.-préf. lïarcelntiii'tt*:, i 'aslellane, Forcalquier, Sis- 
teron; 5 arr., 30 cant., 250 comm., 113.130 h. (Bas- 
Alpins). 15° région militaire, cour d'appel d'Aix ; 
evêché de Digne. Ce département tire son nom des 
Alpes qui le traversent en s'abaissant graduellement 
• ers l'ouest. — L'agriculture y est faiblement déve- 




loppée; mais les basses vallées produisent encore 
l'olivier et la vigne. Truffes, apiculture. Belles 
forêts. L'industrie consiste surtout en filage de la 
laine, du lin, fabrication de toiles, cuirs, tannerie, 
coutellerie, magnaneries et filatures de soie. Gise- 
ments de lignite, marbre, calcaire lithographique. 

Alpes (départ, des Hautes-), département 
formé par une partie du Dauphiné et une partie de 
la Provence; préf. Gap; s.-préf. Briançon, Embrun; 
3 arr., 24 cant., 18G comm., 107.500 h. (Hauts-Alpins). 
IV e région militaire; cour d'aDnel de Grenoble; 



bouquets ou qu'on distille pour la parfumerie- L'in- 
dustrie comprend surtout des fabriques d'huile d'o- 
live, de savon, de cires, de pâtes alimentaires, de 
conserves et quelques manufactures de draps. Les 
étrangers ont accru la richesse du pays en affluant de 
plus en plus vers les stations hivernales de la Côte d'A- 
zur: Cannes. Nice, Menton, Beaulieu, cap Martin, etc. 

alpestre [pés-tre] adj. Des Alpes, qui ressemble 
aux Alpes : site alpestre. 

alpha [fa}n. m. Première lettre de l'alphabet grec. 
Fig. : l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. 




évêché à Gap. Ce département doit son nom aux 
Alpes et renfermait, avant l'annexion de la Savoie, 
la plus haute montagne de France (le mont Pelvoux) 
[3.954 m.). L'industrie et l'agriculture sont médiocres, 
et la population diminue constamment. Fabrication de 
serges, draps communs, mégisseries, distilleries, etc. 
Alpes-Maritimes (départ, des), départe- 
ment formé par le comté de Nice et une partie de 
la Provence; préf. Nice; s.-préf. Grasse, Puget-Thé- 
niers ; 3 arr., 27 cant., 155 comm-, 334. 000 h. 13« ré- 
gion militaire ; cour d'appel d'Aix; évêché à Nice. 
Ce département doit son nom aux Alpes, qui domi- 
nent de près la mer- La principale richesse agricole 
du pays vient des fruits (olives, oranges, citrons, 
figues), des primeurs et des fleurs qu'on expédie en 



alphabet \bè] n. m. (du gr. aljtlia et bêta, premiè- 
res lettres de l'alphabet grec). Réunion de toutes les 
lettres d'une langue. Petit livre qui contient l'alpha- 
bet et les éléments de la lecture. Prov. : N'en être 
qu'à l'alphabet, ne posséder que les premiers élé- 
ments d une science, d'un art. 

— Encycl. Plus de 3.000 ans avant notre ère, les 
Egyptiens possédaieut déjà 22 articulations diffé- 
rentes, et se servaient pour chacune d'elles d'un ou 
de plusieurs signes. Mais leur écriture restait encore 
idéographique, c'est-à-dire représentative, partielle- 
ment, des idées, au lieu de représenter exclusivement 
des sons. Le groupe sémitique des populations cha- 
nanéenens (Phéniciens, Syriens, Hébreux) fut con- 
traint par les nécessités des transactions commer- 



ALP 



— ;ji 



ai. s 




J S'Auban 

I6BS 



i- (lerens/. - (rEscarenc \ n-i{ S 



IWCheiron itérait $ 

1778 " 

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GRASSE^ 



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WPtE. 



■ t> A-^ ^Cannes ; 




- , 6 j ûAiltlbcs 



:- .Croisette 
'7" _l S'?Marguerite 
Honorât 

l'de Lérins 



MAJUSCULES 


MINI .MULES 


A B C D E F 


a b c d e f 


G II I J K L 


g h i j kl 


M X P Q K 


m n o p q r 


S T U V \V X 


s t u v w z 


y /. 


y z 



CÎalea Phéniciens à imaginer un système plus sim- 

§le, l'écriture alphabétique. Les Phéniciens ont sans 
oute imité l'écriture hiéroglyphique, mais ils n'ont 
emprunté directement aux Egyptiens que douze ou 
treize lettres. L'alphabet phénicien se propagea 
dans l'ancien monde, non seulement en Occident, 
mais encore jusque dans l'Inde. Tous les alphabets 
en sont issus, directement ou indirectement. Les 
Grecs firent faire à l'écriture un progrès immense 
en inventant les signes représentatifs des voyelles, 
qui n'étaient indiquées chez les Hébreux, par exem- 
ple, qu'au moyen de signes affectant les consonnes, 
s'il y avait lieu, et dits points de voyelles. 

— De l'alphabet grec sortit l'alphabet étrusque, 
auquel se rattachent les alphabets ombrien, osque 
et sabellique. 

De l'alphabet alphabet français. 

grec encore, 
mais par l'in- 
termédiaire 
des colonies 
grecques du 
sud de l'Ita- 
lie, est sorti 
l'alphabet la- 
tin, employé 
aujourd'hui 
Don seule- 
ment par les 

langues dérivées du latin ou romanes, mais par les 
langues Scandinaves et germaniques (l'alphabet alte- 
rnant n'est que l'écriture du moyen âge assez im- 
proprement appelée gothique), certaines langues 
les idiomes celtiques, et même des langues 
tout a fait étrangères à la famille indo-européenne 
hongrois et basque). — A l'alphabet phénicien se rat- 
de très prés l'alphabet hébreu primitif, qui donna 
naissance, mais avec d'importantes modifications de 
forme, a V hébreu carré, usité depuis le retour de 
l'exil, et qui est à peu prés tel qu'on l'écrit encore 
aujourd hui. — L'araméc/i, qui se confond dans les 
plus anciennes inscriptions avec l'alphabet phéni- 
cien, a donné Vindo-bactrien des inscriptions du nord 
de l'Inde, et qui contient comme en germe le type in- 
dien d'où sont dérivées toutes les variétés posté- 
rieures des écritures de l'Inde. L'alphabet tan 
en efT-t, a donné naissance à tous les alphabets au- 
hui en usage, non seulement dans l'Inde pro- 
prement dite, mais au Siam, au Cambodge, en Malai- 
A côté de l'hébreu carré, nous trouvons deux 
alphabets très voisins : l'alphabet palmyrénien et 
l'alphabet nabatéen. Au palmyrénien se rattache l'al- 
phabet syriaque ou estranghelo (d'où procèdent les 
alphabets mongol, kalmouk et mandchou i. L'alpha- 
bet n le du syriaque et du nabatéen. 
alphabétique adj. Selon l'ordre de l'alpha- 
bet: table alphabétique. 

alphabétiquement [ke-man] adv. D'après 
rordre alphabétique : enl des 

manuscrits, des do 

alphabétiser [xi y. a. I lasser par ordre al- 
phabétique : alphabétiser des notes. Absolum. Lire, 
epeler l'alphabet. (Peu us.) 

Alphand ' Jean-Charles-Adolphe), ingénieur 
ils, né a Grenoble, m. à. Paris (1817-1891 . Il a 
eu une grande part aux travaux dTenibelUssen 
Paris sous le second empire et a la préparation des 
expositions universelles de 1878 et 1889. 

alphanet [né] n. m. ou alphanette 
n. f. Oiseau de proie de L'Afrique, que l'on dresse â 
la chasse à la manière du faucon. 
.< 



Alphée, fleuve divinisé de l'Elide, le plus grand 
de l'anc. Péloponèse. Il passait a Olympia et se jetait 
dans la mer Ionienne. Auj. le Roufia. V. Aréthuse. 

alphénie [nik], alphœnix [fé-niks] ou al- 

fénic [nik] n. m. Sucre candi, sucre d'orge. 

Alphonse, comte de Poitiers, quatrième fils de 
Louis VIII et frère de saint Louis (1220-1271). 11 fut 
fait prisonnier avec ce dernier à Mansourah, mais 
put revenir bientôt en Europe, où il prit possession 
du comté de Toulouse. Il avait épousé Jeanne, fille et 
héritière de Raymond VIL II administra ses Etats 
avec une grande habileté. 

Alphonse I", le Batailleur, roi d'Aragon et 
de Navarre de 1104 à 1134; devint roi de Castille en 
1110 sous le nom d'Alphonse VII. Il remporta de 
nombreuses victoires sur les Maures et mourut de 
la défaite qu'il essuya devant Fraga. — Alphonse II, 
roi d'Aragon (1162-1196). Il fit la guerre aux pro- 
vinces du midi de la France et cultiva la poésie ro- 
mane. — Alphonse III, le Magnifique, roi d'Aragon 
(1285-1291). 11 tenta en vain de placer son frère don 
Jayme sur le trône de Sicile et se laissa imposer 
par Philippe le Bel et Charles II. roi de Naples, le 
traité de Tarascon, qui attribuait la Sicile à ce der- 
nier. — Alphonse IV, le Débonnaire, roi d'Aragon 
(1327-1330). Il soutint contre Gênes une guerre rui- 
neuse, pour la possession de la Sardaigne. — Al- 
phonse V, le Sage ou le Magnanime, roi d'Aragon en 
1 il 6, conquit Naples où il mourut en 1 t58. Sa cour fui 
le rendez-vous des plus illustres savants de l'époque, 

Alphonse I", fondateur du royaume de Portu- 
gal en 1139, après la victoire d'Ourique sur les Mau 
res, qu'il défit de nouveau à Santarem en 1185; il 
mourut la même année. — Alphonse II, le Gros, roi 
de Portugal de 1211 à 1223: vainqueur des Maures a 
Alcacer-do-Sal ; il eut des démêlés avec 1 
mourut excommunie. -- Ai phonse III, roi de P-.riu 
gai de 1248 à 1279, conquit les Algarves sur les Mau- 
res; il fut excommunié pour avoir épousé la fille du 
roi de ('astille. du vivant d" s;i première femme Ma- 
thilde de Bourgogne. — Alphonse IV, le Brave, roi 
de Portugal de 132; a 1357, prit une part glorii 
la bataille de Tarifa (1310). Ayant laissé poignarder 
- favoris Inès de Castro, que son tils dom Pèdre 
avait épousée en secret, ce dernier mit le royaume 
a feu et à sang. — Alphonse v, l'Africain, roi de 
Portugal de 1438 A 1481: il guerroya en Afri 
en i astille. Sous son régne, les Portugais d 
vrirent la Guinée. U fut vaincu par Ferdinand le 
Catholique à la bataille de Toro 1*76). An 
lettres, il fon ] 

du Portugal. —Alphonse VI, roi de Portugal, i 
et incapable, il se livra t sous 

gne que l'Espagne fut 
l'indépendance du Pou 

Alphonse I", le Catholique, roi des Astu- 
ries et de U II chassa 

de la Galice, de Léon et de Castille.— Ai pnORSE II. 
le Chaste, roi des Asturies (791-835 ; il battit h-. Ara- 
bes et leur prit Lisbonne (797;. — [II, le 
Grand, roi de Léon et des Asturies (866-filn : il con- 
n r les Maures nne parti.- du 
le la Vleille-Castllle. iv. /•• 
d< g Asturies (924-937 ; il fut 
ms un convint, où il moui — Al- 
>n et de Castille; il gin 

- Ai PBONSI VI, r. i dt 

tille, il lutta eontn les Maures et mourut du cha- 

tui a la bataille 

d Celez. Sous son règne vécut 1" Ctd l 1 1109 . — 




Alphonse ,\III. 



Alpuonsi vil, v. Alphonse l", d'Aragon, — Ai 

PIIONSE VIII, roi I II vainquit les Maures 

aJaen; loua son régne fui I i l'ordre i'Ateantara 

(1IS6-1167) Au-m.ssi: IX, (, \„hl, ,„, te Bon, ri ,i 

de Castille de 1158 à 1314; vainquit les Maures k 

Tolosa (ISIS), il f la à Palencia la première uni 

versité qu'ait eu 

i ' s '. I, roi de Castille e( de Léon, surnommé Castro 
nome. Après quelques i i< toires sur le ■ U 
sa flotte hrûlée par eux a Tarifa (1278). Les Français 
entrés en Navarre lui imposèrent un traité malheu- 
reux. Prince instruit . Il rétablit 1 u 
Salamanque el fil dresser les tables astronoi 
appelées de son nom Alphonsines — Alpuonse XI, 
roi de Castille de 131! s 1360; vainquit les Maures à 
Tarifa (1340) ; il mourut de la peste à Gibraltar, 
Alphonse XII, tils d'Isabelle II, né a Madrid 

en 1857, t -t en 1885; roi d'Espagne de 1874 

— Alphonse XIII, roi 
d'Espagne, Mis posthume 
du précédent, né a Madrid 
en 1886 ; régna sous La tu- 
telle de sa mère Marie- 
Cliristiue jusqu'en 1902, 
date de sa majorité. C'est 
pendant sa m in orit é 
qu'éclata la guerre entre 
1 Espagne et les Etats- 
Unis, guerre malheureuse 
pour l Espagne, qui perdit 
sa flotte et ses colonies, 
Alphonse XIII a épousé 
en 1906, la princesse Vic- 
toria Ena de Battenberg. 

Alphonse I", roi 

de Naples et de Sicile en 

1442, après avoir renversé 

René d'Anjou. 11 était roi d'Aragon depuis 1416, sous 

le nom d'Alphonse V. — Alphonse II, son pctit-flls, 

roi de Naples de 14î4 à 149b. Il dut abdiquer par 

suite de son impopularité. 

alphonse n. m. Homme qui vit aux dépens des 
femmes. (Nom tiré d'une comédie en trois actes 
d'A- Dumas (ils : Monsieur Alphonse.) 

Alphonsines ou Alonsines [tables), tables astro- 
nomiques, dressées en 1252 par ordre d'Alphonse X, 
roi de Castille. Eli s divisaient l'année en 30a jours 
5 heures 49 minutes 10 secondes. 

alphOS [foss] n m. (du gr. alphos, blanc). Maladie 
de la peau, qui se couvre de taches blanches. 

alpiCOle adj. (de Alpes, et du lat. colère, habi- 
ter). Qui croit dans les Alpes : plantes alpicoles. 

alpin, 6 adj. Qui vit, qui croit dans les Alpes, et 
par cit., sur les hautes montagnes ; plantes alpines; 
chalets alpins. Qui a rapport aux Alpes, aux uionln 
gnes : club alpin. Chasseurs alpins ou Bimplem. alpins 
n. m. pi. Bataillons de chasseurs à pied, destinés a 
la défense des montagnes, et particulièrement des 
Alpes, s. un aljiin ou chasseur alpin. V. chasseur. 

Alpines ou Alpilles, petit massif monta- 
gneux de Provence, compris entre le Rhône, la Du- 
rance et la Crau. C'est un prolongement de la chaîne 
du Lubéron, 492 ni. d'alt. On a donné le nom de 
canal dis Alpines au canal d'irrigation qui distribue 
leseaux de la Durancedans la plaine de Saint-Remy. 

alpinie [ni] n. f. Plante de la famille des zin- 
gibéracées, croissant dans l'Asie tropicale et culti- 
vée dans nos serres pour la beauté de ses fleurs. 

alpinisme [nz's-me] n m. Goût des excursions 
dans la montagne : l'alpinisme est à In mode, 

— ENCYCL. La montagne, longtemps délaissée, 
attire aujourd'hui un grand nombre de touristes. 
Depuis Jacques Balmat qui, le premier, en 178c, par- 
vint au sommet du mont Blanc, l'alpinisme n'a fait que 
croître. Il a augmenté la richesse dis régions monta- 
gneuses, en même temps que leurs moyens de défense. 

alpiniste [nis-te] n. Touriste qui aime les înon- 
tagnes : un alpiniste aventureux, 

alpiou lilal. nlpiù, au plus) n. m. Se dit, au 
jeu de la bassette, d.' la marque qu'on fait à sa 
carte, pourindiquer qu'on double sa mise après avoir 
gagne. Arip Trielieur qui bUraute les cartes. 

alpique adj. Qui se rapporte aux Alpes : chaîne 
aljrique- 

alpiste [nis-te] n. m. Espèce de graminées, dite 
aussi millet toyig, qui fournit un bon fourrage. 

Alpujarras, partie montagneuse de l'Espa- 
gne, entre La sierra Nevada au N-, et au S. les sier- 
ras Contravilsa et de Gador. Gisements métallifères. 
Ce fut le dernier refuge des Maures en Espagne. 

alque [al-ke] n. f. Nom scientifique du genre 
pingouin. 

alquifOUX [ki-fou] n. m. Terme employé par les 
potiers pour désigner la galène on sulfure de plomb. 

Alsace [al-za-se], anc. province de France, for- 
mant le Haut-Rhin et le iBas-Rhin, annexée à la 

'< mne ><"is Louis XIV par le 

traité de Westpbal 

dée B i \ lien < ne en 1871, 
moins Belforl et son tel 

par le traité ! 

Altkirch, Kn- 
Colmar , Thann , Schli 

SI rasl rg S <\ erne étaient ses 

villes principales. N - . Albacb- 

LORR A I N I . 

Alsace - Lorraine [al 
terri 
i nce 'à l'Allemagne 
fort, ikîi i ei qui 
nnent l'Alsace avec une 
Us Boni administrativi 
nom d.- Terri d'Empire (Ri 
Limitent à l < > l'Alsace proprement dit 
par le Rhin La principale rivière de 
fin. que Longe mu pre que tout son cou 
du Rhdne au Rhin, et qui a donné son nom 

/ ,i p lj .le 1111 ; la Mo 

Met/, est en communication ai ■ ■- le Rhl i 

■ le la Marne au Rhin. — i ' est un 

, 
céréali 

n qui 

vernée par un 't- 
statth" 




Armes il 
partie de la Lor- 



AL S 



52 



ALT 



LUXEMJB( 
( 



ALSACE-LORRAINE 

Echelle 

es son 
Chef-ldar^Uteis) é Chletfr = 
Chefiâecontouall^o Canaux -4-: — . 
Cdtnmaiw o Jjmjted'Etet - 







sace, oh.-l. Strasbourg; Haute-Alsace, ch-1. Colmar; 
Lorraine-Allemande, ch.-l. Metz ; 1.719.b00 h. (Alsa- 
ciens-Lorrains); 14.509 kil. carr. 

Alsacien, enne [za-si-in, è-ne], habitant ou 
originaire de l'Alsace : les Alsariens. Adjectiv. : 
coutumes alsaciennes ; accent alsacien. 

alsatique [za] adj. Qui regarde, concerne l'Al- 
sace : la littérature alsatique. N. m. Ecrit histori- 
que, géographique, etc., sur l'Alsace : une riche 
collection uTalsatiques. 

al segno loc. ital. employée en musique et ren- 
voyant au signe. (S'abrège souvent al seg. 

Alseil ou AlS, île de la mer Baltique, d'abord 
danoise, aux Autrichiens de 1864 à 1800, depuis lors 
.Ma Prusse. Importante position stratégique; 24.000 h. 

alsine n. r. Bot. v. mor.oei.ine. 

alsophile n. f. (du gr. alsos. foret, et philos, 
ami). Genre de fougères (cyathéaeéi 

Alsteil [als-tcn'], île célèbre de Norvège. OÙ l'on 
remarque une montagne à sept sommets, qu'on ap- 
pelle les Sept Sœurs; 1.340 m. 

Alston [als-ton] ou Alston-Moor [als-lon'- 
mour], v. d'Angleterre (Cumberland), sur la Tyne ; 
4.700 h. Importantes mines de plomb. 

AlStrœmer [als] Monas) , industriel suédois, 
né à Alingsaas (1685-1761). Il introduisit dans sa 
patrie l'industrie de la laine et la culture de la 
pomme de terre. — Son fils Claude, né à Alingsaas 
(1736-1796), fut un botaniste distingué. 

alstrœmère ou alstrœmérie [ah, ri] n. f. 

Genre de plantes de la famille des amaryllidacées, 
originaires de l'Amérique méridionale, et dont plu- 
sieurs sont cultivées dans les jardins pour la beauté 
de leurs Heurs. 

Altaï [ta-i], chaîne de montagnes de l'Asie cen- 
trale, divisée en Altaï mongol et Altaï russe ; 3-500 m. 
d'altitude au mont Bieloukha. Mines d'or et d'ar- 
gent, très anciennement exploité 

altaïque [ta-i-ke] ou mieux ouralo-altaï- 

que adj. Y OURALO-ALTAÏQUE. 

Altaïr, étoile de première grandeur, dans la 
constellation de l'Aigle. 

Altamura, v. d'Italie (prov. de Bari) ; 20.000 h. 
Patrie de Mercadante. 

altariste [r('s-te] n. m. (du lat. altart 
Chanoine chargé de décorer le maître-autel de 
Pierre de Rome. 

altavellô [vè-!e] n. f. Nom vulgaire de la raie. 

Altdorfer [fer] (Albrecht), peintre, gi 
et architecte allemand, né à Altorf, m. à Ratis- 
bonne 11488-1538); élève d'Albert Durer. On lui doit 
des tableaux d'histoire, de genre et de paysage, 
remarquables par un vif sentiment de la nature, un 
grand souci des détails, un coloris puissant. 

Alteiia, v. de Prusse fWestphnlie) ; 13.600 h. 
Importante fabrication de fils de fer et d'acier. 



AltenbOUrg [tèn-bour], capit. du duché de 
Saxe-Altenbourg (empire d'Allemagne), sur la Pleisse, 
alfl. de l'Elster; 39.000 h. (Altenbourgeois). 

Altendorf-Frohnhausen. v. de Prusse 

(prov. du Rhin), près d'Essen; 50.000 liab. Houille. 

Altenessen, v. d'Allemagne (Prusse -Rhé- 
nane) ; 33.400 h. Importantes houillères. 

Altenkircheil [tén'-kir-chêa], bourg de Prusse 
(prov. du Rhin), aux environs duquel Marceau fut 
mortellement blessé (1796); 2.240 h. 

altérabilité n. f. Qualité de ce qui peut être 
altéré : l 'altérabili' 'é des couleurs. Ant. Inaltérabilité. 

altérable adj. Qui peut être altéré : métaux 
altérables. Ant. Fixe, inaltérable. 

altérant [ran], e adj. (de altérer, haleter). Qui 
altère, qui cause la soif : les liqueurs sucrées sont 
altérantes. Ant- Désaltérant. 

altérant [ran], e adj. fde altérer, changer). Qui 
modifie l'état, la composition ; les médicaments al- 
térants. N. m. : un altérant. 

altérateur, trice n. Personne qui altère, qui 
falsilie des substances, des monnaies. 

altératif, ive adj. Qui altère, qui modifie les 
propriétés des corps. 

altération [si-on] n. f. (de altérer, changer). 
Changement de bien en mal : altération de la santé. 
Falsification, dénaturation : altération desmonnaies, 
d'un texte. Résultat d'une émotion intérieure qui se 
manifeste dans les traits, la voix, etc. Fait de modi- 
fier le son, l'intonation d'une note en plaçant devant 
elle un signe accidentel dont le rôle est d'opérer 
cette modification : les altérations se marquent par 
des dièses et des bémols. 

altération [si-on] n. f. (de altérer haleter). 
Soif ardente : la fièvre cause une ardente altération. 

altercation [têr-ka-si-on] n. f. Débat, vive con- 
testation. Dispute, querelle. (On a dit altercas.) 

alter ego mots lat. signif. Un autre 7noi-mème. 
On dira par exemple : Fiez-vous à lui, t'est mon 
alter ego; Ephestiou était l'alter ego d'Alexandre. 

altérer [ré] v. a. (lat. alterarc ; de alter, autre. 
— Se conj. comme accélérer.) Changer en mal. Fal- 
sifier : altérer les monnaies. Dénaturer, corrompre : 
altérer le texte d'un auteur. Refroidir : altérer V ami- 
tié. S'altérer v. pr. Se détériorer. 

altérer [ré] v. a. (du lat. alitare, haleter. — Se 
conj. comme accélérer.) Exciter la soif: te salaisons 
allèrent, Ant. Désaltérer. 

alternance [ter] n. f. Action d'alterner ; l'air 
" e des couches dans les terrains stratifiés; l'al- 
ternance'des rimes. Bx -arts. Système d'ornementa- 
tion consistant dans la répétition alternative, et dans 
le même ordre, de deux motifs différents. Bot. Dispo- 
sition des feuilles, des fleurs alternes. Biol. Alter- 
nance des générations, cycle évolutif comprenant 
deux modes de génération différents, qui se suivent 
et alternent régulièrement. 




Ang 



alternant [tir-nan], e adj. Qui alterne : cul- 

alternat 'tèr-na] n. rn. Ordre dans lequel des 
choses différentes se succèdent périodiquement : l'al- 
ternat des cultures est le prin< ipe des assolements. 

alternateur [ter] n. rn. Machine dynamo-élec- 
trique à courants alternatifs. 

alternatif, ive [ter adj. Qui a lieu tour à 
tour ; le mouvement alternatif des jambes. Proposi- 
tion alternative, proposition contenant deux termes 
entre lesquels onale choix. Ex. ; Payezla marchan- 
dise, ou rendez-la. Courant alternatif, v. courant. 

altemation [ter-na-si-ori] n. f. Action d'alter- 
ner; son résultat : l'alternat ion d'un mouvement. 

alternative [ter] n. f. Succession de choses qui 
reviennent tour à tour : l'alternative des si 
Fig Nécessité de faire un choix entre deux partis 
à prendre : le chevalier d'Assas eut l'alternative du. 
silence ou de la mort. 

alternativement [tir, rnan adv. Tour à 
tour, l'un après l'autre. Ant. Simultanément. 

alterne r tèr-ne] adj. (lat. alternas). Oéom. Se 
dit, lorsque deux droites parallèles sont coupées par 
une troisième, des angles placés de cotés différents 
de la sécante. Angles alternes internes, angles situés 
en dedans des deux parallèles d'un coté différent de 
la sécante, comme les deux 
angles A ou les deux angles B. 
Angles alternes externes, an- 
gles situés en dehors des deux 
parallèles d'un côté différent 
de la sécante, tels les deux 
angles C et les deux angles D. 
(Les angles alternes internes 
sont égaux entre eux, les an- 
gles alternes externes le sont 
aussi.) Bot. Feuilles, fleurs 
alternes, disposées de chaque côté de la tige, mais 
non en face les unes des autres. 

alterné, e [1er] adj. Se dit des pièces d'émaux 
différents et de forme régulière, placées côte à côte 
et se renouvelant alternativement. 

alternement [ter, mon] n. m. Syn. peu us. de 

ALTERNANCE. 

alterner [tér-né] v. n. Se succéder avec plus 
ou moins de régularité : les saisons alternent. V. a. 
Agrie. Varier là culture : alterner les semences. 

altesse [tè-se] n. f. (de l'ital. altezza m. s.). 
Titre d'honneur, donné aux princes et aux princes- 
ses. Personne qui porte ce titre : recevoir une altesse. 

— Encycl. Aujourd'hui, sauf quelques rares excep- 
tions, le titre à'altesse royale ou impériale appar- 
tient à tous les princes issus en ligne directe d'un roi 
ou d'un empereur, et celui d'altesse sérénissime à 
leurs collatéraux. De plus, on donne le titre d'al- 
tesse aux princes souverains qui ne sont pas rois 
(Monaco, Luxembourg, principautés et duchés sou- 
verains d'Allemagne). 

althaea [té-a] ou althèe [té] n. m. Nom scien- 
tifique de la guimauve. 

Altnen [tèn'] (Jean), agronome, né en Perse, 
m. en France (1709-1774). Vendu comme esclave en 
Anatolie, il s'évada et vint en France, où il intro- 
duisit la culture de la garance. 

altier [ti-é], ère adj. (du lat. altior, plus élevé). 
Orgueilleux, fier, hautain : Louvois était dur et al- 
tier. Fig. : des monts ailiers. Ant. Affable, modeste. 

altièrement [man] adv. Avec fierté, hauteur. 

Altillac, corn, de la Corrèze, arr.et à 41 kil. de 
Tulle: 1.380 h. 

altimétrie [tri] n. f. (du lat. allus, élevé, et du 
gr. metron, mesure). Science de la me'sure des hau- 
teurs, accessibles ou inaccessibles. 

altise [ti-ze] n. f. Insecte coléoptère phytophage 
sauteur, qui s'attaque aux 
plantes potagères et à la vigne. 

— Encycl Les altises sont 
nuisibles aux plantes, telles 
((ne le chou, la vigne, etc. ; 
mais l'exiguïté de leur taille 
rend souvent inefficaces les 
procédés mis eu œuvre pour 
les détruire. On combat l'al- 
tise des vignes en faisant tom- 
ber les insectes dans des entonnoirs métalliques, 
d'où ils glissent pour se réunir dans des sacs de toile. 

altissime [ti-si-me] adj. (lat. allissimus). Très 
haut, très puissant. 

altiste [tis-tc] n. m. Chanteur ou musicien qui 
exécute une partie d'alto. 

altitude n. f. (du lat. altitudo, hauteur). Eléva- 
tion verticale d'un lieu au-dessus du niveau de la 
mer : l'altitude du mont Blanc est du 4.S10 mètres. 

— Encycl. V. hauteur. 

Altkirch, ancien ch.-l. de c (Haut-Rhin), au- 
jourd'hui réuni à l'Allemagne, sur l'Ill ; 3.400 h. 

Altmiinl, riv. d'Allemagne, affi. de gauche du 
Danube; cours l'.tG kil. 

alto n. m. Autrefois, nom de la' plus grave des 
voix de femme. (On dit aujourd'hui 
contralto.) Partie chantée par ces 
voix dans un choeur. Instrument 
â quatre cordes, exactement sem- 
blable au violon, mais un peu plus 
grand : les cordes de l'alto sont ac- 
cordées par quinte en descendant ; 
la (chanterelle), ré (2 e curde), sol 
(3° corde), do (4 e corde). Instrument 
de cuivre à vent et à pistons, inter- 
médiaire entre le bugle et le bary- 
ton. PI. des altos. 

Altona, v. du duché de Hol- 
stein, à la Prusse; port sur l'Elbe; 
108.300 h. (Àltonais). Commerce actif. 

Alton -Shée (Edmond d' ), 
pair de France, m. à Paris ( 1810- 
1874). Il se prononça en 1848 pour la A [ to- 

république démocratique et sociale. 

Altorf ou Altdorf, v. de Suisse, ch.-l. duc. 
d'Uri, non loin de la Reuss et du lac des Quatre- 
Cantons; 3.200 h. Monument de Guillaume Tell. 

AltranStadt, village de Prusse (prov. de Saxe). 
Traités de paix entre la Suède et l'électeur de Saxe 
(1706), entre la Suède et l'Empire (1707,. 

Altringham, v du Royaume-Uni (Angleterre, 
comté de Chester). près de la Mersey ; 12.500 h. 





ALT 



— 33 — 



A M A 




altruisme [is-me lai nitre). 

Amour d'autrui. Ant. Egoisme. 

Encïcl. On comprend sous Le nom dattt 

l'ensemble des penchants ou Instincts sympathi- 
ques, tels que l'affection, la vénération, la bonté' 

altruiste is-te ] adj. et n. Qui a rapporta l'al- 
Iruisme.qui le professe: morale altruisle.ANT.Egolste. 

Altstsetten ou Altst&ttenrali-cfttéi'-ten'l.v. 
de Suisse Icant. de Sanit-t.all ; 8.400 h. Fruits, cidre. 

ique de mousselines 
, | broderies. Tourbe. 

alucite n. f. Genre 
d'insectes lépidoptères, 
sorte de teigne qui atta- 
que les grains. 

— Eni toi . L 'alucite 
des céréales a les ailes ^^ 
brunâtres; la tête, les 

nnteno -m le corps sontd'un gris plombé; 

ondité est prodigieuse. On La dctuiit avec La 
de tabac, le sulfure de carbone, etc. 

alude n. f. v. alutb. 

aludel r ^. s /!n.m. motesp.). Àssemblag 

,tpour former un tuyau etqu' on 
employait autrefois dans les laboratoires de chimie. 

altiine n. f. du gr. alof, aloès e1 oxinés, aigre'. 
L'absinthe, qui, au fig., signif. 
amertume. 

alumelle [mé-le] n. f. (de à, et /omelte). Lame 
de couteau, d'épée. Lame d'acier pour planer le bois. 

aluminage n. m. Dépôt d'alumine sur une 
étoffe pour la rendre apte à recevoir la teinture. 

aluminaire [nè-re] adj. Qui contient de L'alun. 

alumiliate n. m. Terme générique sous lequel 
signe les corps composes dans lesquels l'alu- 
mine joue le rde d'acide : aluminatt de potassium. 

alumine n. f. .du lat. alumen, alun). Chim. 
Oxyde métallique dérivant de l'aluminium. 

— Encïcl. L'alumine, A1*0*, existe dans la nature, 
soit anhydre, soit à l'état d'hydrate. Dans le premier 
cas, elle' constitue une pierre précieuse, que l'on 
rencontre surtout dans les Indes, au Thibet et a 

•i ; incolore, elle constitue le corindon; quand 
elle est colorée par des oxydes métalliques, elle 
prend différents noms : rubis (rouge), tojiaze orien- 
tale (jaune), saphir (bleu\ améthyste orientale (vio- 
let pourpre); cristallisée avec du sesquioxyde de fer, 
elle constitue l'emert. (Y. ce mot.) On obtient l'alu- 
mine artificiellement, on l'emploie dans la prépara- 
tion du chlorure double d'aluminium et de sodium, 
qui sert a obtenir l'aluminium; on s'en sert encore 
pour la fabrication de laques, qui sont utilisées en 
peinture et dans l'industrie des papiers peints. 

alumiuer [né] v. a. Mélanger, combiner avec 
l'alumine. 

aluminerie ri] n. f. Lieu où l'on fabrique 
l'aluminium ; lieu où on le vend. 

alumilieux, euse [neû, eu-se] adj. Qui a les 
propriétés de l'alumine qui contient de. l'alumine : 
terrain alumineux; eau alumineuse. 

aluminium [ont'] n. m. Métal blanc, léger, so- 
lide, qui a l'éclat de l'argent. 

— Encycl. L'aluminium, AI. peut se brunir et se po- 
lir parfaitement ; il est malléable, ductile et se moule 
bien; il fond à 630». C'est le plus léger de tous les 
métaux : il a pour densité 2, 06 quand il est fondu. Il 
conduit bien la chaleur et l'électricité, s'amalgame 
facilement et forme des alliages avec un certain 
nombre de métaux : on le retire de la ergolithe, fluo- 
rure double d'aluminium et de sodium, qui existe 
dans la nature et peut être reproduit artificiellement. 
On l'emploie aujourd'hui pour un grand nombre d'u- 
sages où l'on a besoin d'un métal léger et très tenace, 
en bijouterie, en orfèvrerie, etc.; on en fait des ins- 
truments d'arpentage, des tubes de lunettes mari- 
nes, des ustensiles de cuisine, etc. Le bronze d'alu- 
minium (10 p. d'aluminium pour 90 p. de cuivre), 
aussi tenace que le fer et dont la couleur rappelle 
celle de l'or, est très employé. Le papier d'aluminium 
est employé aux mêmes usages que le papier d'étain. 

aluminothermie [tér-mî] n. f. de alumi- 
nium et du gr. thermos, chaleur). Application de 
l'aluminium à la production des températures élevées 
et à la préparation des métaux. 

alumnat [lom'-na] n. m. 'du lat. alumnus, dis- 
ciple) Mot employé en Allemagne et aux Etats-Unis 
pour désigner des internats scolaires. Dans quelques 
ordres religieux, établissement d'instruction secon- 
daire, réservé à leur propre recrutement- (On dit 
aussi au/mneum lom'-né-om'].) 

alun n. m. (lat alumen). Sulfate double d'alu- 
minium et d'un autre métal. Sel analogue. 

— Knctcl. L'm/uii ordinaire est un sulfate double 
d'aluminium et de potassium ; si le sulfate double, au 
lieu de potassium, contient du sodium, de l'ammo- 
nium, du fer, du chrome, etc., on le désigne sous 
le nom d'alun de soude, titammoniaque, de fer, dt 

me, etc. Les aluns se trouvent à l'état naturel, 
"n peut les préparer en partant de l'alun ordi- 
naire ; celui-ci s'obtient d'ailleurs par le traitement 
des schistes alumineux ou de l'alunite, ou encore au 
a des argiles et de l'acide sulfurique. L'alun 
lire fixe les matières colorantes ; il rend cer- 
taines matières animales imputrescibles, sert de 
mordant en teinture: on l'utilise aussi pour la clari- 
fication de certaines eaux, la conservation des peaux, 
le collage du papier, le durcissement du pi 

• rvation des clichés photographiques, etc. En 
méde >yé comme astringent et comme 

caustique quand il est anhydre 'alun calciné). — Par 
analogie, jn appelle encore alun en chimie un des 
sulfates doubles dont nous avons parlé, dans lequel 
l'aluminium est remplacé par le chrome, le fer, etc. 

alunage ». m. Action d'aluner les étofl 
.'-lies on veut fixer f-s couleurs passer 

dans un bain d'alun un cliché photographique pour 
en iurcir la gélatine. 

alunation [si-on] n. f. Formation de l'alun. 

aluner né] v. a. Pratiquer l'alunage. 

alunerie H\ n. f. Fabrique d'alun. 

aluneUX, euse adj. Qui contient 

de l'alun : dissolution aluneusc. 

alUDier [ni-é] n. m. Fabricant d'alun. 

alunière n. f. Mine, fabrique- d'alun. 

alunifère adj (de alun, el d 1 -, por- 

ter,. Qui contient de l'alun : êch'sle alunifïre. 





alunite n. f. Sulfate d'alumine naturel d'oi 
tire de l'alun. (Se trouve aux environs des anciens 
voloans : mont Dore, etc.) 

AlunnO (NioCOlo), peintre italien, qui vivait a 
Foligno pendant la seconde moitié du iv siècle. 

iporain du l'erugin et du l'iiiluricclno, on 

nu'il eut quelque influence sur ces deux maî- 
tres. 11 peignit surtout à la détrempe, la peinture 
a L'huile étant alors peu répandue; ses tableaux 

valent par une remarquable intensité d'expression, 

alunogène n. m. Sulfate d'alumine hydraté 

Aluta, Oit ou OltU, affluent gauche du bas Da 

nube. Né dans les Karpathes de Transylvanie, il Iran 

chit le fameux défilé de la Tour-Rouge ; cours 4M Lui. 

alutacé, e adj. (du lat. aluta, cuir). Qui est 

ii igriné ou coloré comme le cuir, en parlant des 

téguments chez certains insectes. 

alute ou alude n. f. (même étymol.qu'é l'art, 
précéd.). Basane molle et colorée, qui sert ii la reliure. 
AlvaradO (Pierre d' , un des principaux lieu- 
tenants de Fei'nand C irtez, au 
Mexique, né à Badajoz, m, à 
Avalos (Mexique) en 1541. Sa 
cruelle répression de la con- 
juration formée contre les 
Espagnols par les nobles 
mexicains souleva contre lui 
la population de Mexico. 

alvéolaire [lè-re] adj. 

Qui appartient aux alévoles : 
artère, veine, nerfs alvéolaires. 

alvéole n. m. (du lat. 
alveolus, petite auge). Cellule 

de l'abeille. Anat. Cavité où la dent est enchâssée. 
(Quelques-uns font ce mot féminin.) 

alvéolé, e adj. Qui est composé d'alvéoles. 

Alveringem, oomm. de Belgique (Flandre- 
Occidentale, arr. de Furnes); 2.750 n. 

alvin, 6 adj. (dulat. alvus, ventre). Qui a 
rapport au bas-ventre. Flux alvin, diarrhée. 

Alvinzy (Nicolas, baron d'). général autn 
chien, ne en Transylvanie, m. à Bude (1733-1810). Il 
battit Dumouriez a Nerwinden, mais fut plus tard 
vaincu par Bonaparte à Arcole et à Rivoli. 

Alyscamps ou Aliscamps, nécropole de la ville 
d'Arles, célèbre pendant tout le moyen âge. Dante 
en parle dans son Enfer. 

alysson [U-son] ou alysse [Use] a. m. Bot. 

Genre de crucifères, dont une espèce, appelée 
également corbeille d'or 
11 thlaspi jaune, est 

cultivée comme plante 
ornementale. 

alyte ou alytès 

[tèss] n. m. Genre de 
batraciens, dont le type 
est le crapaud accou- 
cheur, 

- Encycl. Les alytes AI te accoucheur . 

n ont pas de sac vocal : 

ils ont le dos gris, avec des taches foncées. Le mâle 
enroule autour de ses pattes postérieures les œufs 
disposés en cordons, s'enterre et ne va dans l'eau 
que lorsque les têtards sont près d'éclore. 

Alzire, une des meilleures tragédies de Vol- 
taire, représentée en 1736. C'est dans cette pièce que 
Guzman, assassiné par Zamore, lui adresse au mo- 
ment d'expirer ces admirables paroles ; 

Des dieux que nous servons connais la différence : 
Les tiens l'ont commandé le meurtre et la vengeance: 
El le mien, quand ton bras vient de rn'a'sassiner, 
M'ordonne de te plaindre et de te pardonner. 

AlZOn, ch.-I. de c. (Gard), arr. et à 19 kil. du 
Yigan, sur l'Alzonenque ; 670 h. Ch. de f. M. — Le 
cant. a 6 comui. et 2.940 h. 

AlZOnne, ch.-l. de c. (Aude., arr. et â 15 kil. de 
Carcassonne, sur le Fresquel, aftl. de l'Aude ; 1.370 h. 
Ch. de f. M. Vins. — Le cant. a 11 connu, et 7.580 h. 

Am, symbole chimique de l'ammonium. 

A. M. Abréviation des mots Assurance mutuelle. 

amabile [lé] adv. Mot italien qui, placé en tête 
d'un morceau, indique que le mouvement doit tenir 
le milieu entre l'andante et l'adagio, et que l'exé- 
cution doit être empreinte de grâce et de tendresse. 

amabiliser [zé] v. a. Rendre aimable : la so- 
ciété des femmes amabilise /es hommes. (Peu us.; 

amabilité n. f. Caractère d'une personne ai- 
mable. Affabilité, douceur. Ant. Brutalité, rudesse. 

Amable (saint), curé de Riom, m. en 475. On 
l'invoque pour les morsuresde serpents Fête le 1 1 juin. 

Amack ou Amager, petite île du Danemark 
jointe à l'Ile de Seelaud et à Copenhague par deux 
ponts; 20.000 h. 

Amadeï (Giovanni Antonio), sculpteur et archi- 
tecte italien, né â Pavie, m. à Milan (1447-1622 
Il construisit la chapelle Colleoni, a Bergame, el 
contribua à l'édification de la cathédrale de Milan. 
Œuvre principale: le monument funéraire des Col- 
leoni Bergame . 

Amadiah, v. de la Turquie d'Asie [Kourdistan , 
sur le Ghara; 8 000 h. Place forte 

amadis [dise] a. f. Manche collante et se bou- 
tonnant au poignet. (Yx.) 

Amadis de Gaule, ■ ■ in en prose, par 

divers auteurs espagnols et françai xv« ». Let 
quatr | ' i "es, attribués au 1 '01 

I . Lob u 1, sont regard par 1 
chef-dVeuvre. Le héros de ce livre, • 

... le Chevalier du lion pe des 

amants constants et resp 

ivalerie errante, dont le seign - nchotte 

II a été que la i';i rie 1 1 lire. 

Amadis de Gaule, 
1 ; un prol i| 
l G84 

amadote n. f Nom donné à une 1 Ire, pro- 
duite par un poirii C dil ' 

amadou n. 

madouvier du ehi 

pour prend 
aisément- Fig. ei fam feu comme de l'ama- 

dou, s'empoi 
— E tnpignoni amadonviers, 

-u moins long d 

tranches 
.'tus au maillet, donnent l'amadou dt 




w.i ,,!..,,, 1. 1 . 

qui donne l'aina- 



ohirurglens, hémo m s trlngen t. L'a- 

madou des fumeurs est imprévue de nilre el de chlo- 
rate de pota fin d 
hier sa combusl Lon. 

amadouement 

u. m. Action d 

louer; son résultat. Cal 
Flatterie. 

amadouer v,» 

r par des flatteries, des 
amabilités adroites ; ama- 
douer des créanciers. 

amadoueur , euse 

[eu-zc\ adj, et n. Pers 1e 

qui amadoue. (Vx.) Qui fa- 
brique de l'amadou. 

amadouvier n é] n. 

et adj. ni. Espèce de champig 

don ; un amadouvier ; agaric amadôuvier. 
Amager. Géogr. V. Am.uk. 

amaigrir J»iè;v. a. Rendre maigre; le jeirnr nous 

amaigrit. Fig. : les impôts nous amaigrissent. Epul 
ser : le cheval amaigrit le pâturage. V. n. Devenir 
maigre : les vieillards amaigrissent. Ant. Engraisser. 

amaigrissant [mé-grisan], e adj. Qui amène 
L'amaigrissement ; régime amaigrissant. 

amaigrissement [mi-gri-se^man] n. m. Di- 
minution d'embonpoint. Ant. Engraissement. 

Amailloux, oomm. des Deux-Sèvres, arr. et 
à 13 kil. de Parthenay; 1.350 h. 

Amalaric [rik], roi des Wisigoths d'Esp 
fils d'Alaric II II épousa Clotilde, fille de Clovïs, a 
laquelle il voulut imposer la foi arienne; mais elle 
appela son frère Childeherl, qui le vainquit à la ba- 
taille de Narhonne, où Amalaric fut tué (511-531). 

AmalaSOnte, fille de Théodoricle Grand, roi des 
Ostrogoths. Elle gouverna sagement après ce prince, 
et fut étranglée par ordre de son mari Théodat (535). 

AmaléciteS (de Amalcch, fils d'Esaù), ancien 
peuple de l'Arabie, aux confins de l'Idumée, souvent 
en guerreavec les Juifs au temps de Saûlet de David, 
qui les extermina. — Un Amaléeile. 

Amales, nom de la plus noble famille des Goths, 
dont faisait partie Théodoric le Grand. 

Amalfl, v. et port d'Italie, sur la Méditerranée 
((irov.de Salerne, principauté Citérieure) ; 7.800 h. 
[Amalfitains). Ce fut longtemps, au moyen âne, une 
cite indépendante, rivale de Venise. Belle cathédrale. 

amalgamation [si-on] n. f. Action d'amal- 
gamer. Fig. Fusion, mélange. 

— Encycl. L'amalgamation, usitée dans l'extrac- 
tion de l'or et de l'argent, peut s'effectuer de diffé- 
rentes manières, mais elle a toujours pour but de 
séparer le métal pur de sa gangue par une union 
avec le mercure (amalgame;. Il suffit ensuite de 
distiller l'amalgame pour obtenir le métal pur. 

amalgame n. m. (orig. arabe). Union du mer- 
cure avec un autre métal : l'amalgame d'étain sert à 
étamer les glaces- Fig. Mélange bizarre, confusion : 
amalgame de couleurs. 

amalgamer \mé] v. a. Faire un amalgame : 
amalgamer l'or, l'argent, létain, etc. S'amalgamer 
v. pr. S'unir : l'or s'amalgame bien urée le mercure. 

amalgameur, eùse [eu-ze] n. Personne qui 
amalgame. 

AinalriC [rik] (Arnaud), abbé de Citeaux, un 
des chefs de la croisade contre les albigeois, m. en 
1225. On a raconté qu'en 1209, lors de la prise de 
Béziers, il aurait adressé aux croisés qui lui deman- 
daient comment on pourrait distinguer les héréti- 
ques des catholiques la fameuse et impitoyable ré- 
ponse : Tuez-les tous; Dieu reconnaîtra les siens. Il 
est aujourd'hui avéré que c'est une légende. 

Amaltbée [té], chèvre qui nourrit .1 upiter. L'une 
de ses cornes devint la corne d'abondance. (Mglh.) 

aman n. m. (mot ar. signif. sûreté). Cri par le- 
quel les Arabes, les musulmans demandent grâce 
dans un combat. Demander [aman, se soumettre. 

Aman, favori et ministre d'Assuérus, roi des 
Perses. Il voulut perdre les Juifs; mais la reine Es- 
ther, prévenue par son oncle Mardochée, les sauva. 
Aman, disgracie, fut pendu (Pibt.) [508 av. J.-C.]. 

Amance, ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. et â 
2i kil. de Vesoul, sur la Superbe; 800 h. — Le cant. 
a 13 comm. et 6.420 h. 

Amancey [se], ch.-l. de c (Doubs),arr. et a 20 kil. 
de Besançon ; 620 h'. — Le cant. a23 comm. el 5.070 h. 
Amand [man] (saint), apôtre des Flandres, êvê- 
que de Maestricht vers 635. Fête le 6 janvier. - 1 n 
autre saint Amand fut évêque de Bordeaux en 403. 
Fête le 18 juin. 

amandaie [de] n. f. Lieu planté d'amandiers. 
amande n. f. (lat. amygdala). Fruit de l'aman- 
dier : amand* douce, amère. Toute graine ci 
dans un noyau. Amande vrai 1 yn.de 

l'eov. : Pour avoir l'amande, il faut casser le 
noyau, il faut se donner de la peine pour retirer du fruit 
de quelque chose . 

— En cv ci.. Les 
amandes sont la 
graine du fruit de ra- 
dier ; on les di- 
vise en amandes dou 

, . -Hiie- 

Les premières 
lussent de l'hui- 
ont très ém- 
it pâtisserie 

-, et 

enl a faii e le si- 
r.ip d'orgeat, ls 

1 
les autres sont véné- 

es, et on les em- 
ploie seulement en 
médecine. 

amande, e adj. 
Qui contient un suc 
extrait de l'amande ; 
l,nt amande v m 
1. 1 e a 'i unai 

amandier [di 

France en /5-ic 




Amandier : A, coup- . 



AMA 



— 54 



AMB 




Amanite tue-mouches 
{fausse oronge). 



pèce la plus répandue est l'amandier commun, cul- 
tivé sur tout le littoral méditerranéen.) 

amandine n. f. Sorte de cosmétique dont 
l'amande forme la base. Gelée d'huile d'amande. 

amanite n. f. Genre de champignons hyméno- 
myeetes, qui croissent dans les bois. 

— Encycl. Le genre amanite renferme des espèces 
comestibles (amanite des César: 
ouoronge vraie, amanite rougeâ 
treou golmotte, etc.] ; niais il pos- 
sède également les espèces Les 
plusvéuéneusesdetoute laclasse 
des champignons (amanite tue- 
mouches ou fausse oronge, ama- 
nitecitrine, amanite panthère ou 
fausse golmotte. V- champignon. 

Aman-Jean (Edmond- 
François), peintre français, né à 
Chevry-Cossigny en 1860. On lui 
doit de charmants portraits d'une 
touche très délicate. 

Amanlis, comm. d'Ille-et- 
Vilaine, an-, et à 22 kil. de 
Rennes; 1.810 h. 

amant [man], e n. Personne 
qui a de l'amour pour une personne d'un autre sexe. 
Qui est passionné pour une chose : amant de la gloire. 

amant alterna Camenae, mots lat. signif. Les 
Muses aiment leschantsalternés-C'esi la fin d'un vers de 
Virgile (Eglogues. III, B9)dans un passage où deux ber- 
gers chantent à tour de rôle, suivant l'usage bucolique . 

Amants (les), comédie en quatre actes de M. Don- 
nay (189b). Histoire de cœurs épris, que la destinée sé- 
pare, notée avec un esprit vif et un sentiment délicat. 

Amants magnifiques (les), comédie de Molière, 
en cinq actes, en prose. Cette pièce, commandée h 
Molière par Louis XIV, est un simple prétexte à des 
divertissements et à des ballets (1670). 

Amanvillers, comm. d'Alsace-Lorraine, arr. 
et à 11 kil. de Metz; 530 h. Sanglants combats entre 
Français et Allemands, le 18 août 1870. 

Amar (André), conventionnel, né à Grenoble, 
m. à Paris (1750-1816). Il se signala par son hosti- 
lité contre les girondins. 

Aniara, v. de la Turquie d'Asie (prov. de Bas- 
sora), sur le Tigre _; 10.000 h. Fruits. 

amarantacées [se] n. f. pi. Famille de plantes 
qui a pour type le genre amarante. S. une amarantaeée . 

amarante n. f. (du gr. amarantos, qui ne se flé- 
trit pas). Herbe annuelle qui donne en automne une 
fleur d'un rouge de pourpre velouté. (Elle était, chez 
les anciens, le symbole de l'immortalité.) — Se prend 
adjectiv., m,ùs reste invariable : des étoffes amarante. 

— Encycl. Les amarantes sont des herbes an- 
nuelles de toutes les régions du globe. On cultive 
dans les jardins surtout 
l'amarante crête-de-coq 
et l'amarante queue-de- 
renard. 

Amarapoura, 

une des anciennes capi- 
tales delà Birmanieindé- 
pendante, sur l'Iraouaddy. 

amareilleur [ré, 

Il mil., eur] n. m. (de 
marée). Ouvrier d'un 
parc à huîtres. 

amarelle [rè-le] n. 

f. Nom d'une espèce de 
gentiane. 

amarescent[re- 

san], e adj. Qui a un 
léger goût d'amertume. 

Amari (Michel), 
historien orientaliste et 
homme d'Etat italien, né 
à Palerme, mort à Flo- 
rence (1806-1889). 11 joua 
un rôle important lors 
de la révolution de 1848 en Sicile et fit partie de l'ex- 
pédition des Mille. On lui doit, entre autres oeuvres 
estimables : la Guerre des Vêpres siciliennes ; His- 
toire des musulmans en Sicile; etc. 

amarinage n. m. Action d' amariner un navire. 

amariner [né] v. a. Envoyer des hommes pour 
remplacer l'équipage d'un bâtiment pris sur l'en- 
nemi. Habituer un équipage à la mer : amariner des 
matelots- S'amariner v. pr. S'habituer à la mer. 

amarinite ou amarine n. f. Chim. Prin- 
cipe amer de certains végétaux. 

amarque n. f. (de à, et marque). Bouée, ba- 
lise, mât, tonneau flottant qui indique un écueil. 

amarrage [>na-ra-je] n. m. Mar. Action 
d'amarrer. Position de ce qui est amarré : quitter 
l'amarrage. Union de deux cordages par un autre 
plus petit. Ant. Démarrage. 

amarre [ma-re] n. f. Câble pour amarrer. 

amarrer [marré] v. a. (du holl. maarcn, atta- 
cher). Mar. Atta- 
cher, fixer, retenir 
au moyen d'une 
amarre : amarrer 
un bâtiment- Ant. 
Démarrer. 

amaryllida- 
cées [ril-li-da-sé] 

ou amarylli- 

dées [ril-li-df] n. 
f. pi. Famille de 
plantes qui a pour 
type le genre ama- 
ryllis. S. une uma- 
ryllidacée ou ama- 
rijll'ulée. 

amaryllis 

[ril-liss] n. f. Plante 
bulbeuse de la fa- 
mille des amarylli- 
dacées. 

— Encycl. L'<i- 
mart/llis très belle, 
ou lis de Saint-Jac- 
ques, est originaire 
du Mexique. Elle est remarquable par la grandeur, la 
forme et l'éclat de ses fleurs, qui exhalent une odeur 
suave; elle est très répandue dans les jardins. 




Amarante (crêle-de-coq). 






Amaryllis belladone. 



Amaryllis [riHUt], nom donné par Virgile à une 

bergère Sans une de ses eglogues, et sous lequel les 
écrivains désignent plaisamment une jeune paysanne. 

amas [ma] n. m. (de amasser). Accumulation, 
monceau, tas: amas de pierres, de fruits, d'eaux. 

Amasia ou AmaSiall, v. de la Turquie 
d'Asie, sur le Yéchil-Irmak ; au. 000 h. Commerce de 
vins, essences, tissus, soies, etc. Patrie de Strabon. 

AmaSiaS [tirais], roi de Judade 838 à 889 av. 
J.-C, vaincu par Joa", roi d'Israël ; il périt assassiné. 

Amasis I" [siss] ou Ahmas [mass], roi 

d'Egypte de la xvm« dynastie. — Amasis II, roi 
d'Egypte de la xxvi» dynastie (vi« s. av. J.-C). Il 
usurpa la couronne en détrônant Apriès, et se mon- 
tra habile administrateur. 11 ouvrit aux Grecs le 
commerce de l'Egypte. 

amassement [ma-sc-man] n. m. Action 
d'amasser; objets amassés. (Vx.) 

amasser [ma-sé] v. a. (de à, et masse). Réunir, 
accumuler, entasser : amasser les moellons. Thésau- 
riser : la vieillesse aime à amasser. S'amasser v. pr. 
S'accumuler, s'assembler : les eaux pluviales s'a- 
massent dans les ci- 



ternes Ant .Dépenser, 
disperser, éparpiller. 

amassette [ma- 

se-tc] n. f. Petit COU- Amassettes. 

teau a lame flexible, 

pour amasser ou mélanger les couleurs broyées. 

amaSSeur. euse [ma-seur, eu-ze] n. Qui 
amasse, thésaurise. Prov. : Mieux vaut bon gardeur 
que bon amasseur, il ne suffit pas d'amasser, il faut 
encore savoir garder, conserver ce qu'on a amassé. 

amatelotage n. m. Action d'amateloter. 

amateloter [té] v. a. Mar. Associer les ma- 
telots deux à deux pour le service. (Vx.) 

Amatéras ou Ama-térasou-Oho-mi- 

Kami, la divi- 
nité la plus popu- 
laire du Japon, qui 
veille sur les hom- 
mes et les comble 
de bienfaits. Elle 
est figurée te- 
nant le disque du 
soleil. 

amateur n. 

et adj. (du lat. 
amare, aimer). Qui 
a du goût, du pen- 
chant pour quel- 
que chose : ama- 
teur de tableaux. 
Fig. Qui s'adonne 
à la poésie , aux 
beaux-arts, sansen faire profession: tablcaud' amateur . 

Amathonte, anc. v. de Chypre, célèbre par le 
culte d'Adonis et de Vénus. (Hab. Amathontiens ou 
Amathusiens.) Fouilles et découvertes. 

Amati, nom d'une célèbre famille de luthiers de 
Crémone, dont un des membres, Nicolas (1596-1694), 
fut le maître de Stradivarius et de Guarnerius. 

amatir v. a. Rendre mat l'or, l'argent. 

amativité n. f. (du lat. amare, supin amatum, 
aimer;. Impulsion qui porte les individus à s'aimer. 

amaurose [mô-rô-ze] n. f. (du gr. amaurô- 
sis, obscurcissement). Cécité plus ou moins complète, 
causée par l'atrophie du nerf optique, la syphilis, etc. 
(Vulgairement goutte sereine.) 

amaurotique [mô] adj. et n. Qui a rapport à 
l'amaurose, qui est atteint d'amaurose : accident 
amaurotique ; un amaurotique. 

Amaury I er , roi de Jérusalem, né en 1 1 35 ; régna 
de 1162 à 1173. Il lutta longtemps contre l'Egypte et 
favorisa les lettres. — Amaury II, de Lusignau, roide 
Chypre, puis roi titulaire de Jérusalem, qu'il s'efforça 
en vain de reconquérir sur les infidèles (1194-1205). 

Amaury -DU Val, peintre français, né et m. 
à Paris (1808-1885). Il se distingua dans le portrait 
et dans les décorations murales d'églises. 

Amaxiki, ch.-l. de l'île Sainte-Maure (îles 
Ioniennes); 550 h. Evêché grec. 

Amay, v. de Belgique (prov. de Liège, arr. de 
Huy); 5.300 h. 

amazone n. f. (du gr. a priv., et mazos. ma- 
melle;. Femme d'un courage mâle et guerrier. Femme 
qui monte à che- 
val, qui est à che- 
val. Longue jupe 
que les femmes por- 
tent pour monter à 
cheval. Longue 
plume d'autruche 
préparée pour la 
mode. Perroquet 
américain à plu- 
mage vert et bleu, 
varié de rouge et 
de jaune, et qui 
apprend assez faci- 
lement â parler. 

Amazones 

(les). Myth. Peu- 
plade fabuleuse de 

femmes, qui ha- Amazone, 

bitaient les rives 

du Thermodon, en Cappadoce. Elles renvoyaient 
au père leurs enfants mâles, et se brûlaient la ma- 
melle droite, afin de tirer de l'arc avec plus de 
facilité. On cite parmi les Amazones plusieurs reines 
célèbres : Antiope, qui attaqua Thésée, et fut vaincue 
par lui sur le pont du Thermodon ; Penthésilée, qui 
secourut les Troyens et fut tuée par Achille (le héros 
pleura sur sa beauté, et assomma Thersite qui in- 
sultait â son cadavre) ;Thomyris, qui fit périr Cyrus ; 
Thalestris, qui visita Alexandre. — Les modernes 
ont cru retrouver des nations toutes semblables dans 
l'Amérique méridionale, sur les bords du Maraiion, 
qu'ils appelèrent fleuve des Amazuncs, parce que, sur 
les deux rives, on rencontra des femmes qui combat- 
taient, aussi vaillamment que des hommes. 

Amazones (représentations diverses des). Dans 
la sculpture ancienne, l'Amazone est le type féminin 
du guerrier; elle porte un costume tantôt asiatique, 
tantôt dorien. Elle est souvent représentée blessée 
fiini ées de Berlin, du Capitole.du Vatican). La lutte 
des Amazones avec Hercule, Thésée, etc., a inspiré 

12 — . 09 




un grand nombre d'oeuvres d'art. Citons les frises 
du temple de Phigalie. du mausolée d'Halicarnasse. 
Rubens a peint le Combat des Amazones (1619), 
œuvre importante, représentant la victoire de Thésée, 
mêlée horrible sur le pont du Thermodon (Munich). 

Amazones fleuve uesj ou Amazone, ou 

Maranon, grand fleuve de l'Amérique méridio- 
nale. Il prend sa source dans les Andes, arrose le 
Pérou, le Brésil, traverse d'immenses forêts vierges, 
et se jette dans l'Atlantique. Cours 6. V20 kil. envi- 
ron. Navigation fluviale très active. C'est par son 
débit le premier des fleuves du monde. 

Amazonie [nf], vaste territoire de l'Amérique 
du Sud, formé par le bassin de l'Amazone et occupé 
en grande partie par des forêts vierges où poussent 
les principaux arbres à caoutchouc. 

amazonite n. f. Variété verte de microcline, 
famille des feldspaths. 

ambages [an-ba-je] n. f. pi. (du lat. ambagt 
détours). Circuit de paroles embarrassées, équivo- 
ques. Parler sans ambages, parler sans détours. 

Ambala ou Umballa, v. de l'Inde (Pendjab), 
sur le Ghaggar; 79.000 h. Commerce important. 

ambalard [an-ba-lar'] n. m. Dans les manufac- 
tures de papier, brouette qui sert à transporter la 
pâte à papier sortant des malaxeurs. 

AmbarèS-et-Lagrave, comm. de la Gi- 
ronde, arr. et à 15 kil. de Bordeaux; 3.190 h. Ton- 
nellerie, vins. 

AmbarreS, peuple de la Gaule celtique, établi, 
au moment de la conquête de César, entre la Saône 
et le Rhône- — Un Ambarre. 

ambarvales ou ambarvalies [an, lî] n. f. 

pi. Processions champêtres des Romains en l'hon- 
neur de Cérès. (Elles se célébraient le 29 mai. Nos 
Rogations rappellent les ambarvales romaines.) 

ambassade [an-ba-sa-de] n. f. (du bas lat. am- 
bactiare ; de ambactus, valet qui fait les commissions). 
Fonction d'ambassadeur : obtenir une ambassade. 
Hôtel de l'ambassadeur : aller à l'ambassade. Dépu- 
tation à un chef d'Etat : envoyer une ambassade. 
Secrétaire d'ambassade, attaché d'ambassade, agents 
diplomatiques en service dans une ambassade ou une 
légation. Fig. et fam. Message entre particuliers : 
confier une ambassade à un commissionjiaû'e. 

ambassadeur [an-ba-sa] n. m. Représentant 
d'un Etat près une puissance étrangère. Fig. et fam. 
Toute personne chargée d'un message. 

— Encycl. Les ambassadeurs sont des agents di- 
plomatiques chargés de représenter, auprès des gou- 
vernements étrangers, leur propre gouvernement et 
de défendre les intérêts, principalement politiques, de 
l'Etat dont ils sont sujets. La France a des ambassa- 
deurs à Londres, Berlin, Vienne, Rome, Madrid, 
Berne. Constantinople, Saint-Pétersbourg, "Washing- 
ton. Dans les Etats secondai- 
res, il y a non plus des am- 
bassades, mais des légations. 
à la tète desquelles sont des 
m in i stres plénipotentiaires. 
Les ambassadeurs jouissent 
de certaines immunités et . 
notamment, l'ambassade est 
considérée comme partie du 
territoire national (privilège 
d'exterritorialité). — '"J*- y s i\ . 

Ambassadeurs et minis- ' AfTpSï 
très de France (Recueil des 
instructions données aux). Ce 
recueil diplomatique, publié 
sous les auspices du ministère 
des affaires étrangères, com- 
prend la période comprise en- 
tre le traité de Westphalie et 
la Révolution. Il a pour com- 
plément V Inventaire analyti- 
que des archives du ministère des affaires étrangères. 

ambassadrice [an-ba-sa] n. f. Femme d'am- 
bassadeur. Fig. Femme chargée d'un message. 

Ambassadrice (f), opéra-comique en trois actes, 
paroles de Scribe et Saint-Georges, musique d'Auber 
(1836). Le livret met en scène l'histoire d'une canta- 
trice qui devient la femme d'un noble diplomate. 
La partition est pleine de grâce et de distinction. 

ambasse [an-ba-se] n. m. Genre de poissons 
acanthoptéres, dont la chair est très estimée : les 
ambasses. qui ressemblent à la perche, vivent dans 
tes estuaires et les étangs salés des mers du Pacifique 
et de l'océan Indien. 

Ambazac, ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. et à 
18 kil. de Limoges, sur V Ambazac; 3.550 h. (Ambaza- 
ciens). Commerce de bestiaux. Ch- de f. Orl. — Le 
cant. a 8 comm. et 12.260 h. 

ambe [an-be] n. m- (du lat. ambo, deux). Deux 
numéros pris ou sortis ensemble à la loterie. Au 
loto, deux numéros sortis et placés sur la même 
ligne horizontale. 

Amberg, v. de Bavière, sur la Vils, s.-affl. du 
Danube: 24.300 h. Mines de fer. 

Amberger (Christophe), peintre allemand, né 
à Nuremberg vers 1490, mort à Augsbourg en 1561 
ou 1563. Portraitiste remarquable, il fut un des 
meilleurs coloristes de la Renaissance allemande. 
Portraits de Charles-Quint, de BieronymuS Sulzer, 
de Sébastian Munster; Madone avec l'enfant Jésus. 

Ambérieu [an], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 
W kil. de Belley ; 4.100 h. (Ambarrois). Ch. de f. P.- 
L.-M. — Le cant. a 8 comm. et 8.250 h. 

Ambert [on-bèr], ch.-l. d'arr. (Puy-de-Dôme) 
sur la Dore, affl. de l'Allier; à 82 lui. de 
mont-Ferrand ; 7.500 h. Ch. de f. 
P.-L.-M. Papeteries, fabriques 
d'étamines ; fromages. Sources 
minérales. — L'arr. a 8 c. , 
S , oomm., 68.700 h.; le cant. a 
9 comm. et 17.670 h. 

Ambert (Jules), général et 
écrivain français, né à Chillas 
(Lot) [1801-1890]. On lui doit de 
très intéressants Récits mili- 
taires. 

AmbèS [an-bèz], comm. de 
la Gironde, arr. et à 26 kil. Armes d Ambert. 
de Bordeaux, sur la Dordogne ; 1.410 h. Vignoble. 

AmbèS (bec d' ), pointe de terre au confluent 
de la Dordogne et de la Garonne (Gironde). 

ambesas [an-be-zdss] n. m. Jeu. V. eeset. 








Ambassadeur français. 



Cler- 



îhXj^m fer 



AMB 

Ambialet r an. M], coniin. du Tarn. an-, et a 
22 kil. d'Albi; 2.150 h. 

ambiance an-bi' n. f. de ambiant). Ce qui 
Environne, quelqu'un ou quelque chose; ee qui 

m milieu matériel. Intellectuel ou moral : 
dans une ambiance dangereuse. 
ambiant [an-oi-an], e adj. (lat. amb 

Physiq. Qui entoure, enveloppe de tous côtés : les ré 
chaud* vicient l'air ambiant. 

ambidextre [an-bi-dèks-tre] adj. et n. du lat- 
amho. deux, et dextra, main droite Qui se sert 
également bien des deux mains. 

— Encycl. On a voulu attribuer a l'éducation 
plutôt qu'a la nature la particularité d'une main 
plus adroite que l'autre. Ainsi, tous les hommes 
, -, Cependant, on trouve peu 
d'ambidextres, même chez les sauvages 

Ambierle [an], comm. de la Loire, arr. et à 
18 kil. de Roanne; 2.280 h. 
ambieux, euse [an-bi tù, eu-ze] adj. ^du lat. 

ambire, aller autour . Qui a des sinuosités. 

Ambigat an-bi-gha], roi qui régnait, vers 1 1 
fin du Vf siècle av. J.-C., sur les Bituriges d'après 
les uns. et. d'après les autres, sur un immense 
empire celtique comprenant la Gaule et une grande 
partie du Danube. Il fut l'oncle de Bellovèse et de 

ambigu, ë an-bi-ghu adj. (du lat. ambiguus, 
■que . Dont le sens est incertain : réponse am- 
Qui participe de deux natures différentes : 
caractère ambigu. Ant. Clair, net, précis. 

ambigu [an-bi-ghu] n m. Repas froid, où l'on 
sert a la fois tous les mets et le dessert. Jeu de cartes 
qui tient du whist, de la bouillotte, etc. Mélange de 
gens ou de cluses disparates : un ambigu de dimo- 
'aristocrates. Ambigu comique, pièce de 
théâtre où étaient mêles plusieurs genres. 

Ambigu-Comique théâtre i>e i.' , théâtre de 
Paris : boulevard Saint-Martin), fonde: par Audinot 
en 1770; depuis 1830, il s'est voué au drame. 

ambiguïté [an-bi-ghu-i-té] n. f. Défaut de ee qui 
est ambigu : il faut parler sans ambiguïté. Ant. Clarté, 
netteté, précision. 

amblgument [an-bi-ghu-man] adv. D'une 
manière ambiguë- Ant. Clairement, nettement. 

AmbioriX an, riksT, roi des EburonS, qui tenta 
d'affranchir la Gaule et la Belgique pendant que Césa r 
était passé en Bretagne. Vainqueur de Sabinus et 
Cotta. il fut vaincu par César, mais put lui échapper. 

ambité, e [an] adj. Se dit du verre qui a perdu 
sa transparence. 

ambitieusement [anbi-si-eu-ze-man] adv. 
A^ : ambition. 

ambitieux, euse [an-bi-si-eù, eu-ze] adj. et n. 
Qui a ou qui annonce de l'ambition : homme, projet 
Fig. Style ambitieux, trop recherché. 
An: Simple, modeste, humble. 

ambition [an-bi-si-on] n. f. f du lat. ambire, re- 
chercher ardemment 1 - Désir immodéré de gloire, de 
fortune, etc. : l'ambition dénature le cœur. Se prend 
eu bonne part : l'ambition de servir son pays. 

ambitionner an-bi-si-o-ni] v. a. de ambi- 
tion . Rechercher, poursuivre avec ardeur : ambi- 
honneurs. 

amble [an-ble] n- m. (du lat. ambulare, aller)- 
Allure d'un quadrupède qui se déplace en levant en 
même temps les deux jambes du même côté : l'ours 
la girafe, le chameau et certains chevaux vont l'amble. 

— Encycl. Cette allure, rejetée aujourd'hui en équi- 
tatioti. était très recherchée autrefois pour certains 

s. à cause de la douceur des réactions, et les 

t ai en étaient douées étaient dites haquenées. 

ambler [an-blé] v. n. Aller, marcher l'amble. 

Ambleteuse, comm. du Pas-de-Calais, arr. et 

a il kil. de Boulogne, à l'embouchure de la Slack; 

Bains de mer. 

ambleur, euse [on, eu-ze] adj. Qui va l'am- 

■ ambleuse. 
amblygoneadj. (du gr. amblut, obtus, et gônia, 

■ . Qui a un angle obtus; obtusangle. 
amblyope 'an] adj. et n. Qui est atteint d'am- 
:•■. qui a la vue faible. 

amblyopie 'an, pt] n. f. (du gr. amblus, 
îsé, et ops, œil). Affaiblissement de la vue : 
ipie est le premier degré de l'umaurose. 

— Encycl- L'amblyopie peut être congénitale, et 

I du», dans ce cas. a un vice de conformation 
de la rétine Mais le plus sou- 
vent elle est provoquée par la 
sco'.omes ou par la 

■ ssion des nerfs optiques 

P- tumeurs cérébrales. On 
->i dans l'hystérie, 
l'albuminurie, la glycosurie, 
foisonnements par 
leool. le plomb, etc. 
amblyornis [ni»*] n. m. 

aux, compre- 

des paradisiers de la 

:le-Guinée et qu'on ap- 

■ t jardiniers, 

ant l'habitude de 

autour du nid de 

des feuilles, des 

r en faire à terre 

de jardin. 

amblyiynque [on] n. 

e reptiles sauriens 
iguanid - : Amérique. 

amblystome [an-blù- 

n. m. Genre de batra- 
ayant pour 

Amboine ou Ambon, 

n iles Moluques ; aux 
a lais; 3S.000 h. Culture 
du giroflier. 

Amboise [boi-ze], ch.-l. 

Indre-et Loire , arr. 

de Tours, sur la Loire; 1730 h. '.-l»t- 
*«cien.s ou Amboisiens . Ch. de f. Orl. Chàte 
lèbre où naquit et mourut Charles VIII, et qui servit 
quelque t»mps de résidence a Abd-el-Kader pri- 
sonni-r IS>1-16:,2 - En mars 1563, Catherine de Mé- 

LAR. P. TOUS. 






A M 1? 




Amullascb militaire : 1, 2. Grande voilure pour blessés. — 3. Petite voiture. — t. Tente d'ambulance. — 5. Brancard roulant. — • 
6. Mulet à cacolets. — 7. Mulet à litières. — S. Cantine médicale. — 9, 10. Sacs d'ambulance. — 11. Croix de la convention de Genève. 

dicis, signant la paix avec le prince de Condé, y fit 
proclamer un édit qui permettait aux protestants le 
libre exercice de leur culte {paix et édit d' Amboise). 
Le cant. a 15 comm. 




Cardinal d'Aniboise. 



ambôn, saillie). Archit. 



et i:;. ti80 h. 

Amboise [conjura- 
tion <f ) , formée par 
Coudé et les hugue- 
nots, sous la conduite 
de La Renaudie, en 
1360, contreFrançoislI, 
Catherine de Médieis et 
les Guises. Elle échoua 
et fut cruellement ré- 
primée. 

Amboise (Geor- 
ges d'), cardinal, né au 
château de Chaumont- 
sur-Loire, m. à Lyon 
(1460-1310), ministre de 
Louis XII, dont il ad- 
ministra sagement les 
finances. On cite souvent les paroles qu'il adressait, 
avant de mourir, au frère infirmier Jean qui le soi- 
gnait : « Frère Jean, que n'ai-je été toute ma vie 
frère Jean ! » 

ambon [an] n. m. (gr. 
Tribune, chaire placée 
dans la nef des basiliques 
primitives pourles lectu- 
resliturgiques et les dis- 
coursaux fidèles. V. jubé. 

Ambon, comm. du 
Morbihan, arr. et à2(i kil. 
de Vannes ; 1.650 hab. 

Ambraeie [ut], v. 

de l'anc. Grèce, sur le 
golfe d Ambraeie. Elle 
futlacapitaledePyrrhus. 
roi d'Epire. Auj. Arta- 

ambre [an-brc]n. m. 
(ar. anbar). Nom donné 
à certaines substances 
résineuses et aromati- 
ques, qui ont la consis- 
tance de la cire : parfumé d'ambre. Fig. Fin comme 
l'ambre, adroit, pénétrant. 

— Encycl. L'ambre gris, substance tenace et flexi- 
ble, est constitué par des concrétions intestinales 
des cachalots et formé par la matière noire que sé- 
crètent les mollusques dont les cachalots se nourris- 
sent. U a une odeur semblable à celle du musc, et, de 
ce fait, trouve son emploi en parfumerie. 

L'ambre jaune ou suecin est une résine fossile, 
dure, cassante, presque transparente, d'une couleur 
qui varie du jaune pâle au rouge hyacinthe. Il sert 
à la préparation des vernis ; on l'emploie aussi pour 





Château d'.Vmbo 



.aux de pipe r-t des pommes de canne, 
re jaune en grec ilektron a donné son nom 

. parce que. frotté, il acquiert 1 
d'attirer les corps légers, 
on soude aisément l'ambre, en faisant usage d'une 



composition liquide formée en chauffant une partie 
de copal et deux parties d'alun. On y trempe les sur- 

fi s à souder, puis on les réunit par juxtaposition 

pour les laisser sécher lentement; ou peut encore 
déposer sur les parties à souder un peu de potasse 
ou de soude caustique en solution, puis les rappro- 
cher en les chauffant légèrement. 

Ambre (cap d'), cap situé à l'extrémité septen- 
trionale de Madagascar. 

ambré, e [on] adj. Qui a le parfum de l'ambre 
gris : eau de toilette ambrée. Qui a la couleur dorée 
de l'ambre jaune : un teint ambré. 

ambréine [onl n. f. Matière analogue à la 
cholestérinc et que l'on extrait de l'ambre gris. 

ambrer [an-brê] v. a. Parfumer d'ambre gris : 
ambrer de l'eau de Cologne. 

ambrette \an-brè-te] n. f. Graine d'une ketmie, 
appelée abel-mosch, qui exhale une odeur de musc. 

AmbrièreS, ch-1. de c. (Mayenne), arr. et à 
12 kil. de Mayenne, sur la Varenne, atil.de la Mayenne- 
2.400 h. Ch. de f. O. — Le cant. a 8 comm. et 8.510 h! 

Ambriz, établissement portugais (Guinée); 
2.450 h. — Le district d'Ambriz a 2.100.000 h. 

Ambroise (saint), Père de l'Eglise latine, ar- 
chevêque de Milan, né à Trêves (340-397). Il fut l'ad- 
versaire énergique de Symmaque, qui réclamait le 
maintien dans le sénat de l'autel de la Victoire. 
A la suite du massacre de Thessalonique, il interdit 
â l'empereur Théodose l'entrée de l'église de Milan 
et ne l'admit à la communion qu'après une longue 
expiation. Ses ouvrages portent l'empreinte de la 
douceur et de l'élévation de son caractère. Il ré- 
forma le chant sacré et créa le rit ambrosien (v. am- 
brosien). Saint Augustin, qui reçut de lui le bap- 
tême, le dépeint comme le plus beau modèle de 
l'épiscopat chrétien. Fête le 7 décembre. 

Ambroise (saint), refusant à Théodose l'en- 
trée de son église, tableau de Rubens, au inusée 
impérial de Vienne, coloris très brillant; — de Van 
Dyek, à la National Gallery (Londres), visiblement 
inspiré de celui de Rubens. 

ambroisie [an-broi-zt] n. f. (du gr. a pi-iv., et 
brotos, mortel)- Substance délicieuse dont se nour- 
rissaient les dieux de l'Olympe. Fig. Mets exquis. 

— Encycl. L'ambroisie rendait immortels ceux qui 
en goûtaient. Elle était, disent les poètes anciens, neuf 
fois plus douce que le miel ; mais ils ne sont pas d'ac- 
cord sur sa nature : le plus grand nombre en font 
un aliment solide et l'opposent au nectar, qui était 
un breuvage. 

Ambronay, comm. de l'Ain, arr. et à 50 kil. 
de lielley; 1.280 h. 

Ambrons, peuple de la Gaule (Ilelvétie), exter- 
miné par Marius à la bataille d'Aix 102 av. J.-C). 

ambrosiaque [an-bro-zi-a-ké] adj. Qui a un 
parfum d'ambroisie. 

ambrosien, enne [an-bro-zi-in, i-ne] adj. 

Qui concerne le rit attribué à saint Ambn 
ambrosien. 

— Encycl. Le chant ambrosien était varié et 
lodieux, son rythme 1res marqué. C'est pour 
contre les excès où était tombé Le chanl 

que Grégoire le Grand institua le plaln-chant. — On 
donne le nom de r n a la liturgie particu- 

lière à l'Eglise de Milan. 

Ambrosienne bibliothèque), célèbre bibliothèque 
de Milan, fondée en ICOÎ par le cardinal Fri 
Borromée, et qui possède, entre autrea raretés, un 
des meilleurs manuscrite de Virgile. 

Ambrym, Ile des Nouvelles-Hébrides ; 10.000 h. 

ambulacre <m] n. m- (lat- amftuincruni ,W 
Ion d'où sort. nrslns, un des tenta 

ira. Lieu planté d'arbrea en rangées régu 

ambulance i«; n. f. (du lat. ambulare, mar- 
cher). Etat de ce qui est ambulant. Emploi d ' 
ta contributions Indirectes, dont l'offle 
parcourir sans cesse le même district. Hôpital mo- 
bile qui suit une armée Etablissement proviaol 
l'on donne des soins médicaux. 

— Encycl. Les ambulancca constituent le deuxième 

échelon du service de santé en campagne. C'est la 
que sont tran ■ blessés relevés par le 

pitaux 
de campagne, l haq corpa -l'année possède: un» 
ambulance par dit interie, une ami' 

de cavalerie et une ambulance de quartier général 
i ■ ■ tetion, 

les endroit rites, abon- 

■ i lu. ie-s mé 
quent, en pi b dûment 

tes, s-- born ■ 

port ultérieur des blo# 
tux de campagne. 



AMB 



— 56 — 



A M Ë 



ambulancier [an, SZ-él, ère n. Personne at- 
tachée au service d'une ambulance. 

ambulant [an-bu-lan], 6 ad.j. (du lat. ambulare, 
marcher). Qui va d'un lieu h un autre : marchand 
ambulant. Receveur, contrôleur ambulant, qui visite 
plusieurs localités. Post. Qui transporte les corres- 
pondances sur les voies ferrées et en opère le tri d'un 
bout à l'autre de la route : les bureaux ambulants (ou, 
substantiv., les ambulants). 

ambulation [an, si-un] n. f. Action de mar- 
cher, de se promener. (Peu us.) 

ambulatoire [an] adj. Qui a rapport à la mar- 
che mouvement ambulatoire. Dr. Qui n'a pas de 
sièee fixe : le parlement fut d'abord ambulatoire. 
/nul. Se dit des pattes d'insectes ou de crustacés qui 
ne servent qu'à la marche, par opposition aux pattes- 
mâchoires, etc. 

ambUStion [an-bus-ti-on] n. f. (du lat. ambus- 
lus, brûlé autour). Cautérisation chirurgicale. 

A. M. D. G. Abréviation des mots latins Ad 
majorent Dei gloriam. V. à l'ordre alphabétique. 

âme n. f. (du lat. anima, souffle, vie). Ensemble 
des facultés morales et intellectuelles. Facultés de 
l'âme : la sensibilité, l'intelligence et la volonté. 
Qualités morales, bonnes ou mauvaises : âme noldc. 
abjecte. Conscience, pensée intime, : les yeux saut le 
miroir de l'âme. Habitant: ville de 10. 000 âmes. Agent, 
moteur principal : la discipline est l'âme d'une armée. 
Expression, sentiment: chanter, réciter arec âme. 
Homme sans âme, qui ne sent rien. Rendre l'âme, 
expirer. Etre, errer comme une âme en peine, être 
tellement tourmenté qu'on ne peut tenir en place. 
Se donner corps et âme, tout entier. Etre comme vu 
corps sans âme, avoir perdu ce qui faisait la vie. la 
force. Sur mon âme ! formule de serment. Par ci t. 
Petit morceau de bois qui, placé dans l'intérieur 
d'un instrumenta cordes, sert a soutenir la table et 
à mettre en communication de vibration toutes les 
parties de l'instrument : l'âme d'un violon. Vide in- 
térieur d'une bouche a feu, dit aussi chambre. 

— Encycl. Nous sentons, nous pensons, nous vou- 
lons. On désigne sous le nom d'urne ce qui en nous 
sent, pense et veut. Diversement dénommée, niée 
par certaines écoles philosophiques, l'activité spiri- 
tuelle reste irréductible â toute explication méca- 
nique ou physiologique. L'école spiritualiste voit en 
tout de la pensée, de lame; pour l'école matérialiste, 
la pensée est un produit du cerveau. La croyance 
en l'immortalité de l'àme est un des dogmes fonda- 
mentaux du christianisme. 

ame, 6 n. et adj. Chancell. S'est dit autrefois 
pour Aimé : à nos amis et féaux conseillers. 

Amédée [de], nom de plusieurs princes de Sa- 
voie, dont le plus célèbre est Amédée VIII, qui de- 
vint pape sous le nom de Félix V, et renonça a la 
tiare en 1449, pour mettre fin au schisme d'Occident. 

Amédée I er , roi d'Espagne, né et m. h Turin 
(1845-1890,), second fils du roi Victor-Emmanuel. I! fut 
appelé au trône en 1870 après l'avortement delà candi- 
dature Hohenzollern, montra des tendances libérales, 
mais abdiqua en 1873 devant l'insurrection carliste. 

Ameilbon [mé, Il mil., on] (Hubert-Pascal), lit- 
térateur et érudit français, né et m. à Paris (1730-1811). 

amel [mêl] n. m. (m. arabe signif. gouverneur). 
Au Maroc, nom donné aux gouverneurs de pro- 
vinces, de villes, etc. 

amélanchier [chi-é] n. m. Genre de rosacées, 
voisin des alisiers. 

Ameland, île de Hollande (Frise), dans la mer 
du Nord, à 8 kil. de la côte ; 2.300 h. 

.Amélie (Marie-Amélie-Louise-Hélène de Bour- 
eon-Orléans), reine de Portugal, née à Twickenham 
en 1805, fille du comte de Paris. Elle épousa à Lis- 
bonne, en 1886, le prince royal de Portugal, qui de- 
vint roi en 1889, sous le nom de Carlos 1 er . 

Amélie, reine de France. V. Marie-Amélie. 

Amélie-les-Bains [it-lt-bih], comm. des 

Pyrénées-Orientales, arr. et a 10 kilom. de Céret; 
1-3J0 h. Eaux thermales employées en bains, dou- 
ches, inhalations, boissons, contre les maladies des 
voies respiratoires, les dyspepsies. Hôpital militaire- 
améliorable adj. Qui peut, qui doit être amé 
lioré : terrain améliorable. 

améliorant [ran], e adj. Qui améliore. 
améliorateur, triCe adj. Qui a la propriété 
d'améliorer. (Peu us. ; on dit aussi amélioratif, ive.) 
amélioration [si-on\ n. f. Progrès vers le 
mieux : amélioration dans l'état d'un malade. Répa- 
rations, embellissements dans un fonds dé ferre, une 
maison : on est obligé de payer les améliorations 
mais non les dépenses du pur luxe au possesseur de 
bonne foi que Ion dépossède. Ant. Empirement, dé- 
gradation. 

améliorer [ré] v. a. (de d, et du lat, melior, 
meilleur). Produire une amélioration. S'améliorer 
v. pr. Devenir meilleur. Ant. Empirer, détériorer. 

Amelot de La Houssayerzo,ou-sè] (Nico- 
las), historien français, auteur de Mémoires piquants 
et d'une Histoire du gouvernement de Venise, né h 
Orléans, m. à Paris (1634-1706). 

amen [min'], mot hébreu qui signifie ainsi soit-il. 
Dans le langage ordinaire, dire, répondre amen, con- 
sentir à une chose. PI. des amen. 

aménage n. m. Transport : frais d'aménagé. 

aménagement [man] n. m. Action d'aména- 
ger. Résultat de cette action. 

— Encycl. Sylvie. L'aménagement d'une forêt 
consiste â régler son exploitation, de façon que son 
rendement soit le plus avantageux possible. On pra- 
tique actuellement trois espèces de régimes fores- 
tiers : le taillis, la futaie, et le taillis sous futaie- 
C'est avec le taillis que la forêt fournit le revenu le 
plus relevé (exploitation des forêts particulières!. 
Par contre, l'aménagement en futaie défend le sol 
contre les ravages des eaux torrentielles. C'est le 
mode d'exploitation des forêts domaniales. 

aménager [je] v. a. (Prend un e muet après le 
g devant a et o : il aménagea, nous amén tgeons 
Régler les coupes d'une forêt. Disposer avec ordre, 
en vue d'un certain but : aménager une maison. 

aménagiste [jis-le] n. m. Celui qui sait amé- 
nager les forêts. 

amendable [man] adj. Qui est susceptible d'a- 
mélioration : terres amendables. 

amende [man-de] n.f. (àe amender). Peine pé- 
cuniaire : payer une amende. Amende honorable, 



peine infamante qui consistait dans l'aveu public 
d'une faut'-, d'un crime: /// Constituante abolit l'a- 
mende honorable en 1791. Faut. Faire amende hono- 
rable, avouer ses torts, demander pardon. 

— Encycl. L'amende est une peine pécuniaire, et 
il ne taut pas la confondre avec les dommages-inté- 
rêts, qui n'ont pas le caractère d'une peine, mais 
d'une simple réparation civile accordée en compen- 
sation d'un préjudice subi. L'amende est une peine 
tantôt principale, tantôt accessoire en matière de 
contraventions et de délits, toujours accessoire en 
matière de crimes. Elle est essentiellement person- 
nelle, et, si le condamné vient à mourir, elle change 
de caractère: elle n'est plus qu'une dette ordinaire 
a la charge des héritiers, sans qu'aucune idée de 
répression sociale vienne désormais s'y rattacher. 

amendement [man-de-man] n. m. (rie amen- 
der). Changement en mieux : l'amendement d'un i ri- 
minel. Modification apportée à un projet ou h une 
proposition de loi en discussion. Toute substance qui, 
incorporée au sol, améliore ses propriétés physiques. 

— Encycl. Agric. D'après l'étymologie même du 
mot, on pourrait comprendre sous le nom d'amenr 
dements toutes les substances qui, incorporées à la 
terre, tendent à améliorer sa fertilité. Cependant, il 
y a lieu d'établir une distinction entre les amende- 
ments e! les engrais. Si le sable dans les terres ar 
gileuses ou l'argile dans les terres sableuses sont 
de véritables amendements ; si, d'autre part, le sul- 
fate d'ammoniaque, le chlorure de potassium, le 
phosphate de chaux, etc., sont dcvéritables engrais, 
la distinction dévient plus difficile à établir pour 
des substances comme la marne, le plâtre, la chaux, 
le fumier de ferme même, qui jouent le plus souvent 
dans le sol où elles sont incorporées le double rôle 
d'amendements et d'engrais, tantôt plus amendements 
qu'engrais, et tantôt plus engrais qu'amendements. 

En définitive, il faut réserver l'appellation d'amen- 
dements pour les substances qui améliorent les pro- 
priétés physiques (couleur, porosité, perméabili- 
té, etc.) d'un sol, et celle d'engrais pour les substances 
qui en modifient les propriétés chimiques (propriétés 
nutritives, richesse en tels ou tels éléments chimi- 
ques que les plantes sont susceptibles d'y puiser, etc.). 

amender [man-dé] v. a. (du lat. emendare, cor- 
riger). Rendre meilleur, plus fertile : amender une 
terre. Modifier : amender un projet de loi. S'amender 
v. pr. Se corriger. Prov. : Mal vit qui ne s'amende, 
c'est mal user île la vie que de ne pas se corriger. 
Ant. Corrompre, vicier, gâter. 

amène adj. (lat. amxnus). Doux, agréable : avoir 
un caractère amène. 

amenée n. f. Action d'amener; état de ce qui 
est amené. Tuyaux d'amenée, tuyaux de drainage. 

Amenembât, nom de quatre rois d'Egypte de 
la xii" dynastie. Le plus fameux, Amenemhàt 111, 
créa le lac Mœris et édifia le Labyrinthe. 

amener [né] v. a. (de à, et mener. — Prend un e 
ouvert devant une syllabe muette : j'amène, il amè- 
nera.) Conduire en menant : amenez-moi mon t lierai. 
Fig. Introduire : amener une mode. Préparer avec 
art : amener un incident. Occasionner : la guerre 
amène bien des maux.Mar Amener les voiles, les met- 
tre bas. Amener son jmvillon, ses couleurs, se rendre. 

AmenbOtep ou Aménophis, nom de qua- 
tre souverains égyptiens de la xvntc dynastie. 

Amenhotpou, Aménothès [têts] ou Mé- 

nspbtab, quatrième roi de la xix e dynastie égyp- 
tienne, fils et successeur deRams es II. Il embellit Thè- 
bes et Memphis, et fut enterré dans la vallée des Rois. 

aménité n. f. (de amène). Douceur, affabilité, 
amabilité. Ant. Aigreur, maussaderie, acariâtreté. 

aménomanie [nh n. f. (lat. ammnus, agréable, 
et gr. mania, manie). Délire gai, monomanie joyeuse. 

aménorrhée [no-ré] n. f. (du gr. a priv. , mên, 
mois, et rhein, couler). Absence, suppression ou di- 
minution des régies, chez les femmes. 

amentacées [min-ta-sé] n. f. pi. Famille de 
plantes dicotylédones â fleurs en chatons (ainentiiin . 
iorme, bouleau, saule, chêne, noyer, etc.]. S. une 
amentacêe. 

amentifère [min] adj. (du lat. amentum, cha- 
ton, et ferre, porter). Hist. nat. Qui porte des espèces 
de chatons. 

amentiforme [min] adj. Uist. nat. En forme 
de chaton. 

amenuiser [zé] v. a. (de â, et menu). Rendre- 
moins épais : amenuiser une poutre. 

amer [mer], ère adj. (lat. amarus). Qui a une 
saveur rude et désagréable : la quinine est amerc. 
Fig. : douleur amère. L'onde amére, la mer. Triste, 
douloureux : souvenir amer Irritant : raillerie amire 
Dur : reproches amers. N. m. Ce qui est amer : l'aloès 
est un amer. Vésicule du fiel de quelques animaux : 
un amer de bœuf. Prov. : Ce qui est amer â la 
bouche est doux au cœur, des choses désagréables 
peuvent être salutaires. On ne peut mâcher amer et 
cracher doux (fam.), les mauvais traitements aigris- 
sent le caractère. Ant. Sucré, suave. 

— Encycl. Les amers sont des médicaments toni- 
ques, qui provoquent l'appétit et activent la diges- 
tion. Les principaux sont : la petite centaurée, la 
gentiane, le houblon, la menthe, les chicoracécs, la 
rhubarbe, la strychnine. On les emploie soit en ti- 
sane, soit sous forme d'élixirs, â la dose de quelques 
gouttes avant les repas. 

amer [mér] n. m. Mar. Se dit de tout objet fixe 
[tour, balise, etc.) servant à in- 
diquer aux navigateurs la 
route qu'ils doivent suivre aux 
abords de la côte. 

Amerbacb (Jeanl, im- 
primeur de Bâle, né à Reut- 
lingen, m. à Bâle (1444-1514); 
créateur du caractère dit 
saint -auqustin. 

amèrement [man] adv. 

Avec amertume : se plaindre 
amèrement d'une injustice. 

Améric Vespuce, na- 
vigateur, né â Florence, m. 
probablement à Séville (1451- 
1512), qui, au service soit de 
l'Espagne, soit du Portugal, 
visita quatre fois le nouveau 
monde, déjà découvert par Colomb. Les premiers 
cartographes donnèrent son nom à l'Amérique, 





Américaine. 



Américain, e [kin, é-lie] habitant OU origi- 
naire de l'Amérique : les Américain Ad 
meeuré américain* 

américaine ■" b--ne] n. f. Espèce de phaéton 
ou de charà bi 
a quatre roues, 
dont les deux siè- 
ges (l'un avec ca- 
pote) sont inter- 
changeables. 

américani- 
ser [zé]v. a Don- 
le caractère 
américain. S'amé- 
ricaniser v. pr. 
Prendre lesmœurs 
américaines. 

américa- 
nisme [ni<-i,ic] 
n. m. Manière 
d'être des Américains. Admiration outrée des n 
américaines. Science, étude des antiquités améri- 
caines. Doctrine particulière propre aux catholiques 
des Etats-Unis. 

américaniste [niss-té] adj. et n. Qui est par- 
tisan des Américains. Qui appartient â l'américa- 
nisme (au sens religieux) ou qui en est partisai 
se livre à l'étude des antiquités américaines. 

Amérique, une des cinq parties du monde, 
découverte par Christophe Colomb en 1492. Dès le 
vin* ou le ix« siècle, les Norvégiens étaient arrivés 
jusqu'au Groenland et avaient atteint la côte orien- 
tale de l'Amérique du Nord. Cette découverte ne 
diminue en rien la gloire de l'illustre Génois, car 
elle n'eut aucune influence sur le progrès des rela- 
tions de peuple à peuple. Après Colomb, les prin- 
cipaux explorateurs de l'Amérique sont : Améric 
Vespuce, Jacques Cartier, Cabot, Magellan, La Con- 
damine, Champlain, Humboldt, Crevaux, etc. 

On distingue, au point de vue géographique: 
1° l'Amérique du Nord; 2° l'Amérique centrale; 
3° l'Amérique du Sud. L'Amérique du Nord mesure 
6.800 kil. de long, et 5.200 kil. de larg. ; l'Amérique 
du S-, 7.343 kil. de long, et 4.801 kil. de larg. : en- 
semble elles ont une superficie de plus de 38 millions 
de kil. carr. et environ 140 millionsd'h. [Américains - 
L'Amérique est ainsi près de 4 fois plus grande que 
l'Europe et 73 fois plus grande que la France. 

Des mélanges innombrables se sont accomplis entre 
toutes les races qui ont foulé le sol américain. Une 
grande majorité de la population est formée d'Euro- 
péens immigrés ou de leurs descendants : Portugais, 
Anglais, Français, Irlandais, Allemands, Espa- 
gnols, etc. Les principales races indigènes sont, en 
allant du N. au S. : les Esquimaux ou Innuit, les 
Peaux-Rouges, les Mexicains (Aztèques, Otomis, 
Zapotèques, etc.), les Indiens (Guaranis, Botocudos, 
Quichuas , Araucans, Fuégiens), les Patagons, etc. 

Le nouveau monde produit en abondance la plu- 
part des denrées recherchées par le commerce et 
l'industrie : parmi les minéraux, l'or et l'argent se 
trouvent en Bolivie, au Pérou, au Mexique, dans 
l'Alaska et le Canada (Klondyke). Do très importants 
gisements de fer et de houille existent aux Etats- 
Unis, tandis qu'au Chili, on extrait le cuivre en 
grande quantité. 

Môme variété dans la végétation : les céréales, 
notamment le blé et le maïs, sont cultivées avec 
succès dans la vallée du Mississipi. On les retrouve 
au Chili, au Mexique et dans les hautes vallées des 
Andes, qui sont la patrie de la pomme de terre. Les 
produits de la végétation tropicale, la canne à sucre, 
le café, la vanille, le coton, sont fournis en abon- 
dance par les provinces méridionales des Etats-Unis, 
le Mexique, la Colombie et le Brésil. Enfin, la végé- 
tation arborescente, très développée, fournit d'ex- 
cellents bois de construction, surtout au Canada, 
des bois d'ébénisterie très recherchés (chêne, aca- 
jou, palissandre), des bois de teinture, etc. 

L'élevage a pris une très grande extension dans 
les plaines tempérées des deux continents, et les 
animaux importes d'Europe, le cheval, le bœuf et le 
mouton, s'y trouvent en troupeaux innombrables. 

La faune de l'Amérique est des plus variées. On y 
rencontre le caïman, le tamanoir, l'ours, le jaguar, 
le puma, le tapir, le lama, le bison, le condor, les 
perroquets, le boa, des singes à queue prenante, etc., 
et tous les animaux domestiques. 

Amérique du Nord. En forme de triangle aminci 
vers le S., elle est bornée au N. par l'océan Glacial 
arctique, à l'E. par l'Atlantique, au S. par le golfe 
du Mexique, a l'O. par le Pacifique. — Principales ré- 
gions naturelles : 1° tout au N., en lisière de l'océan 
Glacial et de la baie d'Budson, terres froides, ma- 
récageuses, lacustres du Canada, confinant au S- à 
la région des grands lacs : Supérieur, Michigatù 
Huron, Erié, Ontario, qui s'écoulent par le grand 
fleuve Saint-Laurent ; 2» à l'O-, s'étendant delà pres- 
qu'île d'Alaska, au N., jusqu'au Mexique, au S., soulè- 
vement montagneux des Hochcuses, prolongées parla 
sierra Madré, et qui enferment le Grand Rassin ; 
3» & l'O., le long du littoral océanique, soulèvement 
des Alleghanys ; 4° entre les deux régions précé- 
dentes, profonde et large vallée du Mississipi, dont 
les grands affluents supérieurs (Ohio , Missouri) 
drainent la Prairie, et qui vient finir au milieu des 
terres basses, humides et chaudes, bordant le golfe 
du Mexique; 5» le plateau volcanique du Mexique. 

Etats : le Canada, les Etats-Unis, le Mexique. 

Amérique centrale. C'est une région monta- 
gneuse, aux contours étranglés (presqu'île de i'uca- 
tan, isthme de Panama), et partagée en petites répu- 
bliques : Guatemala, San-Salvador, Nicaragua. Hon- 
duras, Costa-Rica, Panama. L'archipel des Antilles 
dépend géographiquement de l'Amérique centrale. 

Amérique du Sud. En forme de triangle, elle est 
terminée au S. par le cap Horn. Régions naturelles.: 
1» à l'O., en bordure du Pacifique, soulèvement vol- 
canique de la cordillère des Andes; 2° à l'E., bordé 
par l'océan Atlantique, plateau brésilien (1.200 à 
1.500 m. d'alt.); 3» s'inclinant à l'E. et au S. vers 
l'océan Atlantique, larges plaines des grands fleuves 
Orénoque, Amazone, Parana et Paraguay (rio de la 
Plata) ; 4° au S., terres sèches, presque désertiques, 
des Pampas et de la Patagonie- 

Principaux Etats : Colombie, Equateur, Bolivie, 
Pérou, Chili. Venezuela, Guyanes. Brésil, Paraguay, 
Uruguay, Argentine. Les îles de la Trinité. Falklawl, 
la Terre de Feu, dépendent de l'Amérique du Sud. 



CARTE GENERALE DE L'AMERIQUE 




Acapulco 



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I.CI, 



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(FI 



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<^ Guadeloupe 

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AMÉRIQUE 

Echelle 

i ■ ■ 1 • 1 . 

O SOO IOO0 500 FOûOfc 



AMÉ1UQUE 



58 




— 7. Sajous. — 8 Atèlc. 
18 Lama. — 1«. Castors. 



Amérique : 1. Esquimaux (femme et enfant). — 2. Peau-rouge. — 3. Mexicaine. — 4. Péruvien. — 5. Femme botocurlo. — 8. Araucan 
- 9. Hurleur. — 10. Puma. — 11. Jaguar. — 12. Ours gri/.li. — 13. Coatis. — 14. Mouffette. — 15. Tapir. — 1G. Bison. — 17. Cerf wapiti. - 
20. Marmottes des prairies. — 21. Cabiai. — 22. Paresseux. — 23. Tatou. — 21. Fourmilier. — 25. — Condors. — 20. Ara. — 27. Toucan. — 28. Oiseau-mouche 
Jabiru. — 31. Cariama. — 32. Hocco. — 33. Boa. — 34. Crotale. — 35. Caïmans. — 30. Quinquina. — 

43. Echinocactus. — 4V. Agave. — 45. Anthuriuui 



— 29. Nandous. — 30. 

39. Victoria regia. — 40. Ce--eus géanl 



■ 41. Cereus en arbre. — 42. Opuntia. 

ïx Vanille. 10. Br la 



, Cacaoyer 
40. Tornelia 



- 38 



Palétuvier. 
Oiu-idium. 



,n i ', lugères en ai 



tire. 



AMË 



— 39 



A M I 



Amérique espagnole ou Amérique latine. 
C'est le nom donné a L'ensemble «-U- s parties de l'A- 
mérique centrale et de l'Amérique du Sud qui fu- 
rent colonisées par les I m. zique, Pérou, 
i ie, Chili, Colombie, ou-. . 

Amers (lacs), laos sales. situés dans la basse 

te et traverses par le Canal de Suei. 

Àrnersfoort, v. de Hollande prov. d'Utrecht), 

sur l'Eem ; 15.400 h. Damas renommes. Patrie de Jean 
Barneveldt. 

amertume [mér] n. f. Saveur amère. Fi*/. 
affliction : 1rs amertumes de la oie. Aigreur : critl- 
rec amertume. Avr. Aménité, douceur. 

— Snctcl. th'no!. L'amertume desvins est une ma- 
ladie d'origine microbienne, qui se développe dans 

les vins rouges et leur donne une saveur amer, avei 
dépôt volumineux de matières colorantes au fond 
■i; dent l.a pasteurisation est le remède le plus 
employé dans le traitement de cette maladie. 

améthyste tit-te a. f. du gr. amethustos, qui 
n'est pas ivre . Pierre précieuse de couleur violette, 
composée chimiquement d'une variété de quarts : 
les anciens attribuaient à l'améthyste la propriété 

(d'où son nom. 

amétrope adj. Qui est atteint d'amétropie. 

amétropie pi] n. f. (du gr. a privV, metron, 
mesure, et Cps, œil: Ensemble des imperfections de 
l'ieil considéré comme System- d'optique et compre- 
nant l'hypermétropie, la myopie, 1 astigmatisme. 

ameublement [mnu] n. m. Ensemble de meu- 
bles garnissant un appartement, ete- V. .mobilier. 

ameublir v. a. Dr. Convertir en biens meubles. 
Faire entrer ses immeubles dans la communauté. 
Agrie. Rendre une terre plus meuble, plus lég 

ameublissement hli-sc-man] n. m. Action 
d'ameublir : ameublir une terre, des immeubles. 

— Bnctcl. Agric. L'ameublissement a pour effet : 
l°de faciliter la germination des semences et le dé- 
veloppement des jeunes plantes ; 2« d'assurer la pro- 
duction des fermentations et des réactions grâce 
auxquelles la matière organique des fumiers passe 
à l'état minéral et devient assimilable par les plantes. 

— Dr. L'ameublissement est une clause par la- 
quelle des époux mariés sous le régime de la com- 
munauté font passer un immeuble a l'état de meuble, 
pour le faire entrer dans la communauté. A l'égard 
des tiers, l'immeuble ne cesse jamais d'être consi- 

ouime tel ; la clause n'a d'effet qu'à l'égard des 
époux. 

ameulonner 'lo-né' v. a, Mettre en meules le 
foin, la paille ou les céréales moissonnées. > 

ameutement [man] n. m. Action d'ameuter. 
Assemblage des chiens dans une meute. 

ameuter [té] v. a. Assembler des chiens cou- 
rants pour la chasse, ou les jeunes chiens avec les 
vieux pour les dresser- Soulever, attrouper : ameuter 
le peuple. Ant. Apaiser, calmer, disperser, 

Amfreville-la-Campagne «», ch. -i.de c. 

(Eure . arr. et à 20 kil. de Louviers, dans la plaine 
i bourg ; 540 h. Beurre. — Le cant. a 24 comm. 
et 6.230 h. 

Amfreville-la-Mi-Voie, comm. de la 

Seine-Inférieure, arr. et à 5 kil. de Rouen ; l.auû h. 
Vannerie. 

Amhara, région de l'Abyssinie centrale. C'est 
la partie la plus élevée du massif abyssin. 

amherstie [am'-hérs-tt] n. f. Genre de légumi- 
neuses, dont l'unique espèce est un arbre de l'Inde, 
à grandes fleurs écarlates. 

ami, 6 n. (lat. amicus). Personne avec qui on est 
lié d'une affection réciproque : un ami fidèle. Ami 
d'enfance, avec qui l'on est lié depuis l'enfance. 
Ami de la maison, celui qui vit dans l'intimité d'une 
famille. Ami de cœur, celui que l'on préfère. Ami 
de cour, celui qui n'a que les apparences de l'amitié. 
us tes ennemis, nom ironique donné aux Alliés 
envahisseurs fl814j. Fig. Partisan : ami de la vérité. 
Adj. Sympathique, amical : voix amie. Propice, fa- 
vorable/ rivage ami; vents amis. Prov. : Les bons 
comptes font les bons amis, à chacun son dû, c'est 
le meilleur moyen de s'entendre. Ami au prêter, 
ennemi au rendre, on aime à emprunter, mais, quand 
il s'agit de rendre, la brouille survient. Les amis de 
nos amis sont nos amis, nos bons procédés doivent 
Ire à ceux auxquels nos amis portent intérêt. 
Pour se dire amis, il faut avoir mangé ensemble un 
minot de sel, l'amitié ne devient solide qu'avec le 
temps. Ant. Ennemi. 

— ALLUS. LITTÉR. : 

Soyons amis, Cinna, c'est moi qui t'en confie, 

le Corneille, dans Cinna (acte V. se. :l . On ne 
cite généralement que le premier hémistiche, et 
presque toujours par .plaisanterie. 

Rien n'e*t plus dangereux qu'un ignorant ami ; 
Mieux vaudrait un sage ennemi, 

le La Fontaine, devenus proverbe 'l'Ours et 
.'Amateur des jardins). 

Nul n'aura 'le l'esprit hors nous et nos amis, 

Molière, dans les Femmes savantes acte III 

L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait, 

M'diere, dans le. Misanthrope acte I", se {" . 

t'n frire est un ami donné par la nature, 

jouvé père. V. frëre. 
Ami des entants V , par lierquin ; charmant re- 
. :a et de récit, enfantins Ksi,. On 
ent ce titre à Berquin lui-m. 
Ami des femmes l"i, comédie en cinq actes et 
••n prose d'Alex. Durnas fils I8S4). Etincelante de 
et desprit, elle abonde en mots d'une acuité 
et d'une profondeur remarquables. 

Ami des hommes / ou Traité de la popula- 
tion, par le marquis Riquetti de Mirabeau, père du 
orateur; livre d'économie politique, que le 
Is de Louis XV, appelait le ■ bréviaire des 
honnêtes gens : ouvrage de théorie un peu confuse, 
.|.r<ont d'une large philanthropie 
Ami du peuple /' . feuille ultra-révolutionnaire. 
• par Marat. et qui parut du 12 septembre 1789 
septembre 1702. 
Ami du roi F journal ultra-royaliste, rédigé en 
grande partie par l'abbé Royou, et qui était au roya- 
lisme ce que l'Ami du peuple était à la détn 
(l" juin 1790-4 ruai 1792 . 

Ami Fritz : comédie en trois actes, en prose. 
d'Erckmar.rj-Chatrian 18.C . tirée de leur roman, qui 
avait paru en 180'». La pièce, formée d'épisodes de 



la vie alsacienne, vaut surtout par la | 

tion douce. Le, compositeur italien Mascagni en a 
tiré une comédie lyrique (189 

amiabilité n. f. Qualité de fait à 

l'amiable: l'amiabilitc < <ats. 

amiable adj. Affectueux, gracieux : accueil 
amiable. (Vx.) Qui a lieu par la voie de la SOneilia 
tion, par opposition & la voie contentieuse : partage 
amiable. A l'amiable loc. adv. De gré a grè, sans 
intervention judiciaire : terminer un différend à 
l'amiable; vendre à l'amiable. 

aimablement [man] adv. D'une manière 

amiable : résoudre amiablemcnt un différend. 

amiantacé, e adj. Qui ressemble à l'amiante. 

amiante n, m. (du gr. amiantos, Incorruptible . 
Minerai filamenteux, qui résiste puissamment à l'ac- 
tion du feu. 

— Encycl. L'amiante est un silicate de chaux et 
de magnésie, principes difficilement fusibles. L'a- 
miante était connu des anciens, qui le cardaient, 
le filaient, et en faisaient des nappes, des serviet- 
tes, etc., que l'on jetait au feu quand elles étaient 
sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eût 
lavées. C'est dans une toile d'amiante qu'ils brûlaient 
les corps des personnages distingués, dont ils vou- 
laient conserver les cendres pures et séparées de celles 
du bûcher. Entre autres applications, on s'en sert au- 
jourd'hui, en mécanique, pour garnir les joints qui 
sont destinés à être portés à une température élevée. 
On utilise également l'amiante pour remplacer le 
verre dans les portes de poêles à feu visible; on en 
garnit les bûches de fonte des cheminées à gaz, on 
en fait aussi des mortiers résistant ;t de hautes tem- 
pératures en mélangeant des déchets d'amiante avec 
de la chaux ou du ciment et de l'eau, etc 

amiantin, 6 adj. Fait d'amiante : rideau 
amianti/i. 

amibe n. f. (du gr. amolbê. fermentation). Pro- 
tozoaire microscopique des eaux douces et salées, 
muni de pseudopodes qui lui servent à se mouvoir. 

amiboïde adj. (de amibe, et du gr. élûtes, forme) 
Se dit des mouvements ou des déformations que pré- 
sentent les éléments cellulaires et qui sont compara- 
bles à ceux des amibes. 

— Encycl. Les mouvements amiboides s'observent 
dans le protoplasma, les noyaux et les nucléoles des 
cellules sans enveloppes, ainsi que chez les globules 
blancs et les cellules nerveuses. 

amical, e, aux »dj. Inspiré par l'amitié ; con- 
seils amicaux. Ant. Hostile. 

amicalement [man] adv. D'une manière ami- 
cale : traiter amicalement un inférieur. 

Amici (Jean-Baptiste), astronome et opticien ita- 
lien, né à Modène (1786-1864). Il inventa ou perfection- 
na des microscopes , des instruments d'optique, etc. 

aniiet 'mi] n. m. (lat. amictus). Linge bénit qui 
couvre le cou et les épaules du prêtre à la messe. 

— Encycl. Fait de toile fine, l'aïuict affecte la 
forme d'un rectangle ; une croix est brodée au cen- 
tre, et des cordons sont attachés aux angles de la 
partie supérieure. Ces cordons se croisent sur le dos 
et s'attachent sur la poitrine. 

amicus humani çjenerisloe.lat. signif. L'ami/lu 
genre humain, l'ami de tout te monde, c'est-à-dire 
l'ami de personne. C'est à un homme de ce genre que 
répond Alceste (Misanthrope, I, 1) : 

L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait. 

amicus Plato, sed magis arnica veritas prov. 
lat. signif. Platon m'est cher, mais la vérité me l'est 
encore davantage. Les philosophes l'ont souvent cité 
dans leurs disputes pour exprimer qu'il ne suffit pas 
qu'une opinion, qu'une maxime soit recommandée 
par l'autorité d'un nom respectable comme celui de 
Platon ; qu'il faut encore qu'elle soit conforme a la 
vérité. (On doit ce proverbe à Aristote). 

Amida, v. de la Mésopotamie ancienne; auj. 
Diarbékir. 

amide n. f. Chim. Classe de composés qui diffè- 
rent des sels ammoniacaux par l'absence des élé- 
ments de l'eau : J.-B. Dumas découvrit I, première 
amide en 1830. 

amidine, amidone ou amidonite n. f. 

Principe immédiat des grains d'amidon. 

amidol n. m. Réducteur employé en photogra- 
phie 'chlorhydrate de diamidophénol). 

amidon n. m. (gr. amulon). Fécule que l'on re- 
tire le plus souvent des graines de céréales : l'amidon 
délayé dans l'eau sert à faire de l'empois. 

— Encycl. Econ. dont. L'amidon existe dans un 
grand nombre de plantes, principalement dans les 
semences des céréales et des légumineuses, dans les 
tubercules de la pomme de terre, dans les tiges de 
certains palmiers, dans les fruits du chêne, «lu châ 
taiL r nier, etc. On lui donne des noms particuliers, 
suivant le végétal qui l'a fourni : fécule 'pomme de 
terre, sagou (palmier sagoutin), tapioca (manioc), 
etc. L'amidon des céréales s'emploie pour < 

de l'apprêt au linge, pour épaissir les mordants, faire 
les dragées, préparer la colle de pâte, etc. Pour re- 
connaître si l'amidon n'est pas falsifié avec de l'ar- 
gile blanche ou île l'albâtre gypseux, il sutht de le 
brûler ; la cendre doit représenter le centième du 
poids de l'amidon employé. — Pour déceler la pré- 
sence de l'amidon dans un corps, il suffit de mettre 
en contact avec ce corps de petites quantités d'Iode. 
L'amidon prend immédiatement une teinte bleue. 

— Techn. On extrait l'amidon du blé, du riz ou 
du maïs au moyen de deux procédés: l'un chimique, 
h peu prés complètement abandonné en France, et qui 
était fondé sur la fermentation du gluten dans l'eau, 
à une température convenable l'autre mécanique. 

Dans le procédé mécan broie le Métrés 

mouillé et placé dans une cuve circulaire, dont le 
fond est une toile métallique. Pendant qu" deux 
meules verticales | LU broyage, un courant 

d'eau continu entraîhi dépose sur 

des tables à décantation. On le lave ensuite el 
sèche, h&pro aujourd'hui, 

donne un produit supérieur et abondant. ÛQ fait d>- 
la pâte avec, la farine rie blé, On roule cette pftte en 
cylindc . que l'on introduit dans un 

récipient circulaire, où se meut un piston de 
périphérie striée. L'eau tombe continuel!, ment sur 
cette pâte, que bro m, et l'amidon entraîné 

fi travers le récipient en toile métallique. On 
■lie. 

Pour obtenir l'amidon de riz, on procède a diver- 
iratiODI successives ; le trempé dans de l'eau 




Armes d'Amiens. 



additionnée de SOU i dant vingt-quatre 

heures : le >i ous des meules : i épuration 

des bacs avec a a ilazant la masse 
dans de l'eau contenant te 

dissout le gluten ; la ,/.■■ 

pension dans la partie média te la IV 

et le séchage de l'amid^ 

L'amidon de mais s'obtient à l'ai d ; opé- 

. seul, te trempé dure plus p , dans 

de l'eau additionnée d'un bisi 

amidonnage [do-na-je] n. m. Action d'ami- 
donner : l'amidonnage du ting* 

amidonner i i/o -»,••) v. a. Enduire d'amidon 

amidonner un faux col. 

amidonnerie [do-ne-r(] n. f- Usine où l'on fa- 
brique de l'amidon. 

amidonnier [do-ni-el, ère n. Personne qui 
fabriqué ou vend de l'amidon, 
amidonnier [do-ni n et-adi m. Se dit d'une 

variété de blé analogue à l'épeautre, et qui 
cultive dans les régions montagneuses, 

amidure n. m. Ammoniaque dans laquelle un 
atonie de métal remplace un atome d'hydrogène. 

amie [mi] n. f. Genre de poissons ganoWes des 
tlenves des Etats-Unis, à corps allongé et comprimé 
en arrière. 

Amiel (Henri-Frédéric), littérateur, poète et mo- 
raliste suisse, né et mort à Genève (1821-1881). Les 
Fragments d'un journal intime témoignent d'une 
sensibilité inquiète et maladive, en même temps que 
d'une réelle profondeur de pensée. 

AmiénoiS [noi] (1'), pays de l'ancienne France, 
en Picardie, autour d'Amiens. Il fut réuni a la cou- 
ronne par Philippe Auguste, en 11 8b. 

Amiens [mi-in], anc. capit. de la Picardie; ch.-l. 
du dép. de la Somme, sur la Somme; ch. de f. N., 
à 131 kil. de Paris; 90.920 h. 
Amiénois). Evêché; belle cathe- 
dra le. (V. cathédrale, gothique.) 
Velours, étoffes de laine. Patrie 
de Pierre l'Ermite, Voiture, Du- 
cange.Gresset, deWailly, Laclos, 
Gaillard, Gribeauval, Legrand 
d'Aussy, Delambre, Génin, De- 
jean. Amiens fut pris par les 
Espagnols et repris par Henri IV 
(1397). En 1802 y fut conclu un 
traite de paix entre la France, 
l'Angleterre, l'Espagne et la Hol- 
lande. La France s y voyait res- 
tituer la Martinique et la Guadeloupe. — L'arr. a 
13 cant., 2S1 comm., 197.460 h.; le cant. Nord-Est a 
3 comm. et 18.710 h. ; le cant. Nord-Ouest a g comm. 
et 18.290 h. ; le cant. Sud-Est, 5 comm. et 30 34-0 h. ; 
le cant. Sud-Ouest, 2 comm. et 31.930 hab. 

amignarder [dé] v. a. Rendre mignard. 
Cajoler, flatter, caresser. (Vx.). 

a-mi-la n. m. Mus. Note la. Ton de la- (Vx.) 

Amilcar ou mieux Hamilcar, général car- 
thaginois, qui commanda une expédition contre la 
Sicile et fut vaincu par Gélon, tyran de Syracuse. 
Il périt dans la déroute, qui entraîna pour Carthage 
la perte de la Sicile (480 av. J.-C). 

Amilcar Barca, général carthaginois, père 
d'Annibal. à qui, d'après la tradition, il fit jurer une 
haine éternelle aux Romains. 11 combattit ces der- 
niers en Sicile (l re guerre punique), réprima à Car- 
thage une révolte de mercenaires, et entreprit la 
conquête de l'Espagne, où il fut tué (228 av. J.-C. . 

Amilly, comm. du Loiret, arr. et à 4 kil. de 
Montargis, sur le Loing; 2.240 h. Filature de bourre 
de soie. Ch v de f. P.-L.'-M. 

amincir v. a. Rendre ou faire paraître plus 
mince : le corset amincit la taille. S'amincir v. pr. 
Devenir plus mince : les lames s'amincissent en pas- 
sant au laminoir. Ant. Epaissir. 

amincissement [si-te-man] n.m. Action d'a- 
mincir. Ant. Epaississement. 

aminé n. f. Nom générique d'une série de corps 
qui ont des propriétés et une constitution très com- 
parables à celles de l'ammoniaque. 

a minima. V. uinima (à). 

Aminta ou Aminte, drame pastoral, au style 
pur et gracieux, modèle des compositions de ce 
genre, par le Tasse; représenté en 1572. 

amiral n. m. (de l'ar. amir, chef). Officier du 
grade le plus élevé dans la marine. AdjéCtlv. Vais- 
seau amiral ou amiral n. m. Vais- 
seau monté par un amiral. 

— Encycl. La dignité d'amiral, 
qui correspondait à celle de maré- 
chal de France, n'est plus conférée. 
11 n'existe que les grades de vice- 
amiral et de contre-amiral, eorres- 
pondant à ceux de général de d 
et de généra] de brigade. V. marine. 

amiralat [la] n. m. Dignité 

d'amiral. 

amirale n. f. Femme du n am irai. 
amirante n. m. Grand amiral, 
en Bspagne 

AmiranteS IlBS), archipel de 
la mer des Indes au X.-E. de Mada- 
; aux Anglais. Découvertes en 
i de i lama, ces Iles fû- 
tes Anglais eu isli 

amirauté [râ] n. f. Dignité de 

i amiral : parvenir dV amirauté. 

Tribunal maritime : les juges de famirauté. En An- 

re, administration supérieure de la mar de 

l'Etat. 

Amirauté (île te l'). ne anglais! 
Océan, entre la cote américaine el l'archip 
découverte par Vancouver en I 

Amirauté iii trchipel de la Mélanésie 
au N. de la Nouvelle-Guii Vi itéi pour la pre- 
mière fois, en 1616, et baptii ées p 

, elle furent appeléi - 
par Carteret, en i 67. U 

M depuis 1- 
AmiS ri ES Dl V I \<>A. 

amissibilite 
qui est amfsslble : la q u 

amissible mi-si-bU adj, 
Qui peut être perdu. Am- inamissible. 




Amiral , sous le 



AMI 



— 60 



AMO 



amission [»n'-sî-on] n. f. (lat. amissio). Dr. Perte- 

Amiteme, anc. v. d'Italie (Sabine); auj. Ama- 
trlca. Patrie de l'historien Salluste. 

amitié n. f. (lat. amicitia). Attachement mutuel: 
se lier d'amitié avec quelqu'un. Plaisir, bon office : 
faites-moi l'amitié de... PI. Caresses, paroles obli- 
geantes : il m'a fait mille amitiés. Prov. : Les petits 
cadeaux entretiennent l'amitié, les attentions main- 
tiennent les bons rapports. Ant. Inimitié, haine, 
aversion. 

Amitié (Traité de /'), dialogue philosophique île 
Cicéron. Le principal interlocuteur, C. Lœlius, définit 
l'amitié, examine par quels motifs on cherche à 
se faire des amis, quelle est l'origine de l'amitié, 
entre quelles personnes elle peut s'établir, quelles 
en sont les obligations et par quels moyens on doit 
la conserver. 

amman [a-man] n. m. Chef de village, dans cer- 
taines parties de la Suisse. 

Amman (Jost), peintre et graveur, né à Zurich, 
mort à Nuremberg (1533-1591). Il est réputé surtout 
pour ses gravures sur bois, où il prend sur le vif 
les petites gens de son époque dans leur vie courante. 

Ammanati (Bartolommeo), sculpteur et archi- 
tecte florentin, né à Settignano (1311-1502). Il fut. en 
sculpture, imitateur ampoulé de Michel-Ange, mais 
il se montra un architecte remarquable; il a con- 
struit le pont Santa Trinita, à Florence. 

ammeistre [am'-mès-tre] n. m. Echevin, dans 
certaines villes d'Allemagne. 

AmmerSCllWihj., v. d'Alsace-Lorraine f cer- 
cle de Ribeauvillé), à 9 kil. de Colmar; 1.800 h. 
Culture de la vigne. 

amiïli [am'-mi] n. m. Ombellifère voisine des ca- 
rottes, originaire des Canaries et des Açores. 

Allimien Marcellin, historien latin du rv« s ; 
bien informé, impartial, mais au style confus. De son 
ouvrage : Rerum gestarum libri XXXI, qui allait de 
l'avènement de Nerva à la mort de Valons, les treize 
premiers livres (jusqu'au milieu du régne de Cons- 
tance) sont perdus. 

Ammi-MOUSa, comm. mixte d'Algérie (Oran); 
B8.000 h. 

AmmiratO (Scipion), historien italien, né à 
Lecce, mort à Florence (1531-1601); auteur d'une re- 
marquable Histoire de Florence. 

ammite [am'-mi-té] n. f. Nom générique des 
roches à grains arrondis. 

ammocète [am'-mo] n. m. Nom vulgaire de la 
larve de la lamproie- (On dit aussi lamprillon.) 

ammodyte [am'-mo] n. m. Genre de poissons 
anacanthines, comprenant les lançons et les équilles. 

Ammon ou Rabbath Ammon, ville de 

la Palestine, à 100 kil. N.-E. de Jérusalem ; capit. du 
royaume des Ammonites. Elle s'appela plus tard Phi- 
ladelphie. 

Ammon ou Amoun, dieu égyptien du so- 
leil; il avait un temple h Thêbes et dans l'oasis voi- 
sine, qui porte son nom. C'est en se rendant vers l'oasis 
d'Ammon que l'armée de Cambyse fut ensevelie dans 
les sables. Les Grecs l'identifièrent avec leur Jupiter. 

Ammon, fils de Loth, frère de 
Moab, tige des Ammonites. (Bible.) 

ammonéen, enne [am'-mo- 

nè-in, e-ne] adj. Qui contient des am- 
monites. 

ammoniac [am'-mo-ni-ak'], 
aque adj. (de Ammon, un des 
surnoms de Jupiter). Gaz ammo- 
niac, v. ammoniaque- Sel ammoniac , 
chlorhydrate d'ammoniaque ou chlo- 
rure d'ammonium- (V. ammoniaque.) 
Gomme ammoniaque, gomme-résine 
produite par une plante d'Afrique 
(le dorème ammoniac). 

ammoniacal, e, aux {am'- 
mo} adj. Chim- Qui contient de l'am- 
moniaque, qui s'y rapporte : dissolu- 
tion ammoniacale ; odeur ammonia- 
cale; sel ammoniacal.^ '. ammoniaque. 

ammoniacé, e [am'-mo] adj. 

Qui contient de l'ammoniaque. 

ammoniaque ',am'-mo-ni-a- 

ke] n. f. Dissolution du gaz ammoniac dans l'eau, 
vulgairement appelée alcali volatil- Le gaz ammo- 
niac lui-même. (Quelques-uns font ce mot masculin.) 

— Encycl. L ammoniaque ou gaz ammoniac est 
un composé d'azote et d'hydrogène dont la formule 
chimique est AzH 3 . A la température ordinaire, c'est 
un gaz incolore, a odeur piquante, très soluble dans 
l'eau ; un litre de gaz ammoniac pèse F, 703. Il se 
forme souvent dans la décomposition des matières 
organiques ; on le prépare en traitant le sel ammo- 
niac parla chaux vive et en chauffant modérément. 

Dans l'industrie, on utilise des eaux ammoniacales 
que l'on trouve à diverses sources : eaux de vidanges, 
urines putréfiées/ eaux de lavage du gaz d'éclai- 
rage, etc.; ou les distille après leur avoir ajouté de la 
chaux. L'ammonjgnue qui se dégage est recueillie 
dans l'eau si l'oBeut préparer la dissolution ammo- 
le ou dans res acides nitrique, chlorhydrique, 
sulfurique, si l'on veut obtenir les sels correspon- 
dants : azotate d'ammonium ou d'ammoniaque, chlo- 
rure d'ammonium ou chlorhydrate d'ammoniaque ou 
sel ammoniac, etc. 

La dissolution d'ammoniaque dans l'eau sert à 
nettoyer l'argenterie, dégraisser les étoffes, dissou- 
dre certaines couleurs; on l'emploie aussi dans la 
fabrication de la glace. Elle est employée en méde- 
cine pour cautériser les morsures ou piqûres d'in- 
sectes ou d'animaux venimeux; quelques gouttes 
dans un verre d'eau suffisent pour dissiper l'ivresse. 

Les sels ammoniacaux qui ré- 
sultent de l'action des acides sur 
l'ammoniaque sont, en raison de 
leur richesse en azote, fort em- 
ployés en agriculture comme en- 
grais ; on les utilise aussi dans 
la fabrication de la soude dite 
soude d l'ammoniaque, 

ammoniate n. m. Syn. de 

AMMONIURE. 

ammonite [am'-mo] n. f. 

Genre de coquilles fossiles, très 
abondantes dans les terrains pri- 
maire et secondaire, et vulgairement appelées au- 
trefois cornes d'Ammon. 





Ammonites, peuple de la Palestine, issu 
d'Ammon, fils de Loth, et établi sur les plateaux 
de la rive droite du Jourdain. Rivaux des Hébreux, 
ils furent battus par Jephté et Saûl, puis exterminés 
par Joab, général de David. — Un Ammonite. 

ammonitidés ou ammonidés, ou am- 

monés [am'-mo] n. m. pi. Ordre de mollusques 
céphalopodes, aujourd'hui éteints. S. un ammonitldé, 
ou ammonidé, ou ammoné. 

ammonium [am'-mo-ni-om'] n.m. Métal hypo- 
thétique, qui existerait dans les sels ammoniacaux et 
dont les propriétés rappelleraient celles du potas- 
sium et du sodium; il aurait pour formule AzH». 

ammoniure [am'-mo] n. m. Nom de certains 
corps formés par la combinaison de quelques oxydes 
avec l'ammoniaque. 

AmmoniuS Saccas [le Portefaix] (parce qu'il 
avait exercé cette profession dans sa jeunesse), phi- 
losophe d'Alexandrie du in" siècle de notre ère. Il 
l'ut le fondateur de l'école néo-platonicienne, et le 
maître de Longin, d'Origène et de Plotin. 

ammophile [am'-mo] n. m- Genre d'insectes 
hyménoptères porte-aiguillon, dont les espèces vivent 
dans les lieux sablonneux et se nourrissent de 
chenilles. 

amnésie [am'-né-zî] n. f. (du gr. a priv., et 
mnèsis, mémoire]. Diminution ou perte de la mémoire. 

— Encycl. L amnésie existe à l'état chronique 
dans le crétinisme et l'idiotisme; elle apparaît d'une 
façon passagère à la suite d'accidents nerveux, de tra- 
vaux excessifs, de privations, d'excès alcooliques ou 
vénériens, etc. Enfin, elle s'observe dans diverses ma- 
ladies graves du cerveau et peut dans ce cas subsister 
jusqu'à la mort. Le traitement varie avec la cause. 

amnestique [am'-nès-ti-ke] adj. (de amnésie). 
Se dit de substances vénéneuses ou des accidents 
cérébraux qui font perdre la mémoire. N. m. : un 
amnestique. 

amnicole [am'-ni] adj. (du lat. amnis, fleuve, 
et colère, habiter). Hist. nat. Qui vit, qui croit sur le 
bord des eaux : plante amnicole. 

amnios [am'-ni-oss] n. m. (gr. amnion). La plus 
interne des membranes qui entourent le fœtus. 

— Encyci.. L'amnios, constitué par le feuillet ex- 
terne du blastoderme, est une des membranes per- 
sistantes de l'œuf; il contient le fœtus et le liquide 
amniotique. 

amniotique [am'-ni] adj. Qui appartient à 
l'amnios. 

— Encycl. Le liquide qui est contenu dans l'am- 
nios, et dit liquide amniotique, baigne le fœtus 
presque de toute part. Il protège le fœtus contre les 
pressions ou les chocs extérieurs; il s'écoule en gé- 
néral un peu avant l'accouchement, au moment de 
la rupture des membranes et de la poche des eaux. 

amnistiable [am'-nis-ti] adj. Qui peut, qui 
doit être amnistié : prisonniers amnistiables. 

amnistie [am'-nis-ti] n. f. (du gr. amn'stia, ou- 
bli). Pardon général. Acte du pouvoir législatif qui 
efface un fait punissable, empêche ou arrête les pour- 
suites, anéantit les condamnations. 

— Encycl. L'amnistie a pour effet de détruire 
l'infraction elle-même, et par suite d'éteindre l'action 
publique aussi bien que les condamnations. L'indi- 
vidu amnistié est censé n'avoir jamais été condamné. 
Aussi l'amnistie ne peut-elle résulter que d'une loi, 
tandis que le président de la République a le droit 
de faire grâce, parce que la grâce laisse subsister la 
flétrissure morale et les incapacités légales atta- 
chées à la condamnation. Au point de vue civil, on 
admet généralement que l'amnistie laisse subsister 
les actions en réparation du dommage causé et les 
condamnations prononcées. 

amnistié [am'-nis-ti-é], 6 n. Personne qui a été 
l'objet d'une amnistie. 

amnistier [am'-nis-ti-i] v. a. (Se conj. comme 
jtrier.) Accorder une amnistie : amnistier un crimi- 
nel d'Etat. Par exl. Pardonner. 

Amnon, fils aîné de David, ravisseur de Tha- 
mar, sa peeur consanguine; il fut tué dans un fes- 
tin par Absalon. 

amodiataire [ti-re] n Qui prend une terre à 
ferme. 

amodiateur, trice n. Qui cède une terre par 
amodiation. 

amodiation [si-on] n. f. Action d'amodier. 

amodier [<ft-ffj v. a. (du préf. ad, et du lat. mo- 
dius, boisseau. — Se coni. comme prier.) Affermer 
une terre moyennant une redevance en denrées ou 
en argent. 

amoindrir v. a. Rendre moindre, diminuer : 
la maladie amoindrit les forces. S'amoindrir v. pr. 
Devenir moindre. Ant. Agrandir, accroitre. 

amoindrissement [dri-se-man] n. m. Dimi- 
nution. Ant. Accroissement, grandissement. 

Amol ou AmOU, v. de Perse (Mazanderan), 
sur le fleuve Heraz; 10.000 h. 

amollir [mo-lir] v. a. Rendre mou : le feu amol- 
lit la cire- Fig. Emouvoir, fléchir : la supplication 
amollit notre cœur. Rendre efféminé, affaiblir : le 
repos nous amollit. Ant. Durcir, endurcir. 

amollissant [mo-li-san], e adj. Qui amollit : 
la paresse est amollissante. 

amollissement [mo-li-se-man] n. m. Action 
d'amollir; son résultat. Ant. Durcissement. 

amomacées [se] ou amomées [mé] n. f. pi. 

Bot. Famille de monocotylédones, ayant pour type le 
genre amome. S. une amomacée ou amomée. 

amome n. m. Genre d'amomacées africaines, 
dont les graines sont connues sous les noms de ma- 
nigueite, graines de paradis. Parfum extrait de cette 
plante. (Les anciens l'employaient pour embaumer 
les corps et les dames romaines pour parfumer leur 
chevelure.) 

Amon, roi de Juda de 642 à 640 av. J.-C. Il imita 
la conduite impie de son père Manassé, et fut assas- 
siné par ses officiers. 

amonceler \lé] v. a. (Prend deux / devant une 
syllabe muette : fi amoncelle, nous amoncellerons.) 
Mettre en tas : Je! vents amoncellent le sable de* 
dunes. Fig. Accumuler: amonceler des preuves. Ant. 
Disperser, éparpiller, disséminer. 

amoncellement [si-le-man] n. m. Action 
d'amonceler; son résultat. Amas : vn amoncellement 
de cailloux. Ant. Eparpillement, dispersion. 



amont [won" n.m. 'du préf. ad, et du lat. mons, 
montis, montagne . Côte d'où descend un cours 
d'eau. En amont, loc. adv. En remontant le cours 
de l'eau • aller ru amont. En anionl de loc.prép, Au- 
dessus de : Orléans est en amont de Blois. Ant. Aval. 

AmontonS [ton] (Guillaume), physicien fran- 
çais, né .a Paris (1663-1705). Il eut le premier l'idée du 
télégraphe aérien. 

amoral, e, aux adj. (du gr. a priv., et de 
moral). Qui n'a pas la notion des prescriptions mo- 
rales, qui n'en tient pas compte comme règles de 
vie sans toutefois y être opposé (ne pas confondre 
avec immoral) : le monde physique est amoral. 

amoralité n. f. Caractère de ce qui est amoral. 

amoralisme [lis-me] n. m. ,de amoral). Doc- 
trine amorale. Etat de ce qui est amoral : l'amora- 
lisme de la sensibilité. 

amorçage n. m. Action d'amorcer. 

amorce n. f. (du préf. ad, et du lat. morsus, 
action de mordre). Appât; ce qui attire : mettre une 
amorce à une ligne, à un piège. Poudre qu'on mettait 
dans le bassinet d'une arme à feu pour enflammer la 
charge. Sans brûler une amorce, sans tirer un coup 
de fusil. Fig. Tout ce qui attire en flattant : les 
amorces du plaisir. 

— Encycl. Les amorces pour les pistolets ou fusils 
d'enfants sont composées d'une parcelle de fulmi- 
nate de mercure mise entre deux feuillets minces 
de papier et détonant sous le choc- Les amorces 
pour cartouches sont de petits cylindres de cuivre 
fermés à une extrémité et contenant du fulminate de 
mercure broyé avec du salpêtre et du sulfure d'an- 
timoine. Enfin, il existe un certain nombre d'amor- 
ces dites électriques, utilisées pour l'inflammation 
des cartouches de dynamite ou de poudre ordinaire 
et à grande distance. 

amorcer [se] v. a. (Prend une cédille sous le e 
devant a et o : il amorça, nous atnorçons.) Garnir 
d'une amorce : amorcer une ligne. Jeter de l'amorce 
en un point déterminé d'un cours d'eau pour y attirer 
le poisson. Fig. Attirer par des choses qui flattent : 
amorcer par là louange. Hydraul. Remplir un siphon, 
ou y faire le vide pour y déterminer l'ascension du 
liquide. Amorcer une pompe, verser de l'eau dans 
son corps, pour qu'elle puisse fonctionner. 

amorceur, euse [eu-ze] n. Personne qui 
amorce, au prop. et au fig. 

amorçoir n. m. Outil, sorte de tarière pour 
commencer un trou dans le bois. Pêch. Ustensile à 
l'aide duquel on dépose l'amorce au fond de l'eau. 

amordancer [se] v. a. (Prend une cédille sous 
le c devant a et o : il amordança, nous amordançons.) 
Traiter par un mordant : amordancer des laines. 

Amoretti (abbé), minéralogiste italien, né à 
Oneglia, près de Gênes, m. à Milan (1741-1816). 

AmorgOS (auj. Amorgo), une des Cyclades; 
4.000 h. 

Amorim (Francisco Gomès de), historien, ro- 
mancier et poète portugais, né à Avelomar, non loin 
de Porto, en 1827. 

AmoroS (François), colonel et ministre espa- 
gnol, né à Valence, mort â Paris (1769-1848). Il créQ 
en France l'enseignement de la gymnastique civile et 
militaire. 

amoroSO [ro-zo] adv. (m. ital.). Musiq. D'unî 
manière tendre : chanter amoroso. 

amorphe adj. (du gr. a priv., et morphé, forme). 
Se dit des substances qui n'ont pas une forme régu- 
lière et déterminée : l'état amorphe du phosphore. 

amorphe n. f. Arbuste de la famille des légu- 
mineuses, dit aussi indigo bâtard. 

amorphie [fi] n. f. ou amorphisme [fiss] 

n. m. (de amorphe). Difformité. Absence de forme. 

amorphophalle n. f. Genre d'aroidées ren- 
fermant des plantes originaires des Indes, à rhizome 
court et tubéreux. (On les cultive dans les serres et 
les jardins comme plantes ornementales, mais leurs 
fleurs dégagent ordinairement une odeur cadavé- 
reuse repoussante.) 

Amorrhéens [mo-ré-in], peuple chananéen 
issu d'Amor, fils de Chanaan. Etabli sur le plateau à 
l'E du Jourdain, il se souleva contre la domination 
égyptienne au temps de Ramsès II, lutta contre les 
lïébreux et finit par être soumis par Samuel. — Un 
Amorrhéen. 

amortir v. a. (rad. mort). Rendre moins vio- 
lent : amortir vn coup. Affaiblir : l'âge amortit le! 
passions. Amortir une rente, l'éteindre en en payant 
graduellement le capital. Amortir les viandes, les 
rendre plus tendres. Ant. Attiser, aviver. 

amortissable [ti-sa-ble] adj. Qui peut être 
amorti : rente amortissable. 

amortissement [ti-se-man] n- m. Extinction 
graduelle d'une rente, d'une 
dette, du prix d'achat des ma- 
chines d'une industrie, etc. 
Caisse d'amortissement, 
e:ûsse dont les fonds sont des- 
tinés a l'extinction graduelle 
de la dette publique. Archit- 
Toute œuvre qui finit le 
comble d'un bâtiment. 

— Encycl. L'amortisse- 
ment des dettes de l'Etat doit 
s'effectuer, soit au moyen 
d'annuités toujours égales, 
soit par la constitution d'un 
fonds dit» d'amortissement »>; 
cette dotation fixe se grossit 
chaque année de la somme 
que l'Etat continue de payer 
pour les rentes précédem- 
ment rachetées, et il peut ainsi racheter les rentei 
qui s'offrent sur la place. 

amortisseur [ti-seur] n. m. Dispositif amor- 
tissant les oscillations d'un moteur, le mouvemenl 
des roues, etc. 

Amos [moss], le troisième des petits prophètes 
du canon juif. C'était un berger de la ville de Thé 
eue, qui prophétisait vers le milieu du ix" siècle, ai 
temps des rois Osias et Jéroboam. 

AmOU, ch.-l. de c. (Landes), arr. et à 28 kil. de 
Saint-Sever, sur le L'iy-de-Béarn ; 1.G20 h. — L< 
cant. a 16 comm. et 10.800 h. 

Amou-Daria ou Djihoun (l'anc. Oxus) 

grand fleuve du Turkestan. Il prend sa source ai 




Amortissements. 



AMO 

plateau de Pamir, baigne Khiva, fertilise de nom- 
Creuses se jette dans la mer d'Aral. Il est 

relié a la mer Caspienne dans laquelle 11 se jetait 
autrefois), par le ohemin de fer transcaspien , qui 
I Merv; I.8S0 kil. 

amouillante // mB.] adj. f. Se dit Jes vaches 
qui vont vêler ou qui viennent de vêler, 
amouille [// mil., ê] n. f. Premier lait fourni 

par la vache qui vient île vêler. 

amouiller [il mil., i] v. n. Etre prés Je vêler, 

venir Je vêler. 

amOUler ,/< ; ; V. a. Aiguiser, affiler en passant 
sur une meule. 

amour n. m. lat. amor; Je aman, aimer). Sen- 
timent par lequel le cœur se porte vers ce qui lui 
plait fortement et en désire la possession : (lin 
Ta patrie, de la vertu. Penchant dicté par les lois Je 
la nature : amour maternel, filial. Passion d'un sexe 
pour l'autre : Paul brûlait d'amour pour Virginie. 
Passion : amour des arts. Amour platonique, amour 
Je tout Jesir sensuel. Amour libre, amour 
affranchi Jes liens civil et religieux. Pottf l'amour 
i. sans aucun intérêt : obliger quelqu'un pour 
l'amour de Dieu. Avec amour, avec un soin extrême 
peindre un tableau arec amour. — Amour est mas- 
culin au singulier et féminin au pluriel : un amour 
insensé: des amours insensées. 11 reste masculin au 

Sluriel lorsqu'il désigne les représentations du dieu 
e la Fable ou Jes frères qu'elle lui donne : sculpter 
de petits Amours. Prov. : Froides mains, chaudes 
amours, Jes mains habituellement froides marquent 
un tempérament ardent. On revient toujours à ses 
premières amours, on pense longtemps à la pre- 
mière personne, à la première chose que l'on a 
aimée. Ant Antipathie, aversion, horreur, haine. 
— Allos. LITTÉR. : 

Amour, Biin'ur, quand tu Ooufl tifiM, 
On peut tutu dire : Adieu prudence I 

vers de La Fontaine, dans la fable le Lion amou- 
reux, et qui s'appliquent à toutes les folies que 
l'amour fait commettre. 

...Amour, tu perdis Troie! 

hémistiche de La Fontaine les lieux coqs), que l'on 
cite à propos des malheurs causés par l'amour. Pour 
l'amour du grec. V. grec. 

amour (cours d"), tribunaux composés de James 
illustres par leur naissance et leur savoir, et dont 
la juridiction s'étendait sur toutes les questions Je 
galanterie et les contestations d'amour. Elles ont 
existe en France du xu« au xiv« siècle. 

Amour [De T), petit traité de philosophie, par 
Plutarque- L'auteur y renJ à la femme un hommage 
que l'on est peu accoutumé à rencontrer chez les 
écrivains de l'antiquité. 

Amour (/'i, par Michelet (1S38), ouvrage dans 
lequel l'auteur attache une granJe importance à l'é- 
lément physiologique et fatal Je l'amour, qui trouve 
dans le mariage son développement normal. 

Amour de Dieu (Traité de V), ouvrage Je dévo- 
tion, fort goûté des âmes pieuses, par saint Fran- 
s xvtte s. ■ 

Amour \l)e V), par Stendhal; étude célèbre Je 
psychologie (1822). 

Amour, Jieu Je la Fable, CupiJon, fils Je V. - 
nus. qu'on représente avec des ailes, un arc. un car- 
quois, et un bandeau sur les yeux. 

Amour représentations diver- 
ses de l'). D'abord représenté avec 
Vénus dans l'art antique, l'Amour 
(£rds) apparaît comme une figure 
isolée à partir du iv« siècle. Il a 
les traits de l'enfance dans les 
terres cuites de Tanagra et de 
Myrhina. Depuis la Renaissance, 
l'Amour tient une grande place 
dans les œuvres d'art, surtout chez 
les peintres français du xvnr» siè- 
cle. L'histoire de l'Amour et de 
Psyché a été retracée par David. 
Gérard (Louvre), par le sculpteur 
Canova. Titien a peint l'Amour 
sacré et l'Amour profane. Citons 
encore l'Amour dominateur du 
monde, de Rude ; Y Amour ro- Amour. 

ijnnnt ses ailes, de Bonnassieux. 

Amour et Psyché i , épisode Je l'Ane d'or d'A- 
$ ulée, une des plus gracieuses allégories que nous 
ait léguées l'antiquité. 

Amour médecin (V), amusante comédie-ballet, 
de Molière, en 3 actes et en prose, musique Je 
Lulli '1665). C'est la que figure l'orfèvre M. Josse. 
[V. ORFÈVRE.) Il en a été tiré un élégant opéra-comi- 
que en trois actes, livret Je Ch. Monselet, musique 
Je F. l'oise 

Amours les), un des recueils élégiaques d'Ovide, 

i d'agrément, d'ingéniosité et d'éclat. 
Amour DJBBBL . massif montagneux d'Algérie. 
• la ehaine îles Ksour à celle des Ouled-Nail; 
i m. d'altitude en m y une. 

Amour ou Sakhalin-Oula, fi. du nord-est 

. lie, formé par la réunion Je l'Argoun et Je la 
i. Il sépare penJant une partie Je son cours 
de la ManJehourie, et se jette Jatis la 
mer d'Okhotsk ; '. J~r, kil. Il donne joH nom a une 
peuplée de 90.000 h. 
amouracher cké] v. a. Inspirer un amour peu 
, une folle passion : une limple œillade amou 
«if. S'amouracher v pr. S'éprendre 
i ille passion: s'amouracher d>* iciences occultes. 
amourette [ré-té] n f Amour passager : des 
amourettes d'étudiant. Moelle épinière du mouton 
et du veau, dont on fait des garnitures : vol avivent 
imourettes. Bot. N< et et de 

. : aminées, telles que la brize. V MIMOSA. 
Amoureuse, comédie en trois actes de ('•. Je 
Riche ilS'Jl . Une femme qui aime t 
mari, au gré de celui-ci, et qui dans un coup de tête, 
se donne à un autre ; le mari, d'abord furieux qui en- 
suite pardonne, tel est le sujet brillamment développé, 
amoureusement ze-mari] adv. Avec amour. 

amoureux, euse [n ij. Qui aime 

d'amour : amoureux d'une blonde; amout 

la gloire. Qui marque l'amour : n 

H. Arnant, amante ; liancé, fiancée. .1 /.' dm m.: jouer 

les amoureux, les amoureuses. 

amouristes m pi, Nom donné à 

des poètes anglais de la Renaissance qui oe 
guère connus que par des poésies amourcu 
un amotiri'te. 




— 61 — 

amour-propre n. m. Respect de 
sentiment qu'on a Je sa dignité, de sa propre valeur. 
s'emploie souvent en mauv, part: amour-p 
ridicule; être pétri d'amour-propre.) PI. Jes amours- 
propres. 

amovibilité n. r. Etat de ce qui est amovible : 
l'amovibilité des fonctionnaires. Ant. Inamovibilité. 

amovible adj. (du lat. amovere, déplacer). Qui 
peut être changé Je place ou destitué, en parlant de 
certains fonctionnaires : Us magistrats du parquet 
sont amovibles. Qui peut être écarte, sépare Je : jante 
amovible, v. jante. Ant. Inamovible. 

Amoy ou Amoï, v. de chine (Fo-klen), port 
au N. Je la mer de Chine, Jans l'île de lliu Men; 
1 111.800 h. Port ouvert au commerce européen. Ex- 
portation Je soie. 

ampélidées [an, dé] a. f. pi. (Ju gr. ampelos, 
vigne). Famille Je plantes, Jont le type est la eiijnr. 
S. une ampélidée. 

ampélilie[an]n.f. Substance semblable à la créo- 
sote, obtenue avec l'huile Je schiste. (C'est une huile 
un peu jaunâtre, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éthcr.i 

ampélite [an) n. f. (du gr. ampelos, \ij!i\r, et 
lithos, pierre). Schiste argileux, non cristallin et 
noirâtre, qui passe pour amender les vignes à cause 
des sulfates de fer et d'alumine qui l'imprègnent. 

ampélique [an] adj. Se dit d'un acide qu'on 
obtient en traitant par l'acide nitrique l'huile de 
schiste rectifiée. 

ampélodesme [an. dès-me] ou ampelo- 

desmOS [an-pé-lo-dès-moss] n. m. Genre de plantes 
de la famille des graminées, renfermant des plantes 
très élevées qui croissent Jans les régions médi- 
terranéennes de l'Europe et de l'Afrique. (On en fait 
des objets de sparterie.) 

ampélographe [an] n. m. Ecrivain qui s'oc- 
cupe d'ampélographie. 

ampélographie [an, fî] n. f. (du gr. ampelos, 

vigne, et grapheia, décrire). Description de la vigne. 
Etude de la vigne et de ses caractères. 

ampélopsis [an, psiss] n. m. ;du gr. ampelos, 
vigne, et opsis, ressemblance). Genre d' ampélidées, 
ayant pour type la vigne vierge. 

ampélotnérapie [an, pfln.t. (du gr. ampelos. 
vigne, et therapeia, traitement). Traitement par le 
raisin. 

— Encycl. L'ampélothérapie ou cure de raisin 
agit surtout en produisant un effet laxatif, qui fa- 
vorise l'élimination des substances toxiques. Elle est 
préconisée chez les constipés, les goutteux, les rhu- 
matisants; la quantité de raisin absorbée chaque 
jour s'élève souvent à 4 et 5 kilogrammes. 

ampère [an — de Ampère, n. pr.] n. m. Physiq. 
Unité pratique d'intensité des courants électriques. 

Ampère (André-Marie), savant mathématicien 
et physicien français, né à Lyon, m. à Marseille 
(n"o-183o). Il fut long- 
temps professeur à l'E- 
cole polytechnique. C'é- 
tait un travailleur infati- 
gable, un caractère dé- 
sintéressé et timide. Il 
trouva les principes de la 
télégraphie électrique, 
et découvrit la loi fonda- 
mentale de l'electro-dy- 
namique, d'après laquelle 
deux fils conducteurs, 
traversés par des cou- 
rants, s'attirent ou se 
repoussent, suivant que 
les courants sont de mê- 
me sens ou de sens con- 
traire. Il entreprit sur la 
lin de sa vie un travail gigantesque sur la classifica- 
tion des sciences: Essai sur la philosophie des si n i h i s. 

Ampère (Jean-Jacques-Antoine), fils du précé- 
dent, littérateur et historien français, né a Lyon, 
m. à Pau (1800-1864). On lui doit notamment une In- 
troduction d l'histoire française au moyen âge et une 
Histoire romaine d Home, excellent ouvrage d'ar- 
chéologie. Sa correspondance est très intéressante. 
Il fut membre de l'Académie française et professeur 
au Collège de France. 

ampère-heure n. m. Unité électrique de 
quantité. (C'est la quantité d'électricité qui traverse 
un conJucteur en une heure quanJ l'intensité du 
courant est Je un ampère-} PI. Jes ampères-heures. 

ampèremètre [an] n. m. Galvanomètre des- 
tiné à mesurer l'intensité d'un courant électrique. 

amphémérine [an) a. et adj. f. du gr, am- 

phi, autour, et hemera, jour). Se dit d'une fièvre 
quotidienne rémittente. 

Amphiaraiïs [an-fi-a-ra-uss], devin grec cé- 
lèbre, un Jes Argonautes. Gendre d'Adraste , roi 
-..il fut entraîné au siège de Thèbes, où il 
fut englouti avec son char dans le sein de la 

amphiarthrose n. t. v. stmpih 
amphibie [an-firbt]&àj. doublement, 

et. blOS, vie). Qui peut vivre Jans l'air et dans l'eau 
(grenouille, crocodile, etc.). N. m. : un amphibie, 

— Encycl. Les amphibies son! les êtr q 

veut vivre indifféremment dans les eaux et dans Paii . 
ne les phoques, les tortues e( quelqu 

Ces divers animaux possèdent des ] 00] 

l'on voulait s'en tenir au sens rigoureux du i les 

seuls amphibies seraient 
salamandre, etc.), qui peuvent 

amphibiens an Nom donné 

quelquefois aux ba dan 

le jeune âge et aériens dans l'âge adulte. S. unam- 
phibien. v. batrai iens. 

amphibole ou amphibolique 
[du gr. amphi ■■> mb dit de la ] 

qui, Jans les maladie i la pé- 

riode d'étal et I i ' nce. 

amphibole [an-f[] n f. (du gr. 
ambigu). Silicate Je composition variable silic, 
chaux, magnésie, oxyde de fer, oxyde de 
que ion rencont 

..'.iniques et qui entre Jans ta COm- 
□ grand nOl 

amphibolite an /i. n. f. [de amphibole, et du 
gr. lith 

. à laquelle se joignent Ju quartz, Ju 
path, etc. 




A. -M. Ampère. 



W1P 

amphibologie [an H, jl a. t [du gr. amphi- 
logos, discours . Ambiguïté, sens 
équivoque, qui résulte soi! d'une construction vi- 
cieuse, se.it do l'homonymie des mots, soit enfin du 
double sens que présenl al quelques-uns J'entre 
eux : je porte des bonbons à mes enfants qui sont 
diins la poche de mon ha 

amphibologique [an-fl] adj. A double 

racles étaient souvent nmphibo 
amphibologiquement « .adv. 

D'une manière amphibologique, (Peu us.i 

amphibraque [an-fi\ a. m. (du gr, ampl 
deux côtés, et brakhus, court). Pied formé d'une lon- 
gue entre deux brèves, Jans la métrique grecque et 

latine. 

amphictyon [an-ftk-si-on] a. m, gr amjmik- 
tuôn). Membre Je L'amphiotyonie. 

amphictyonide [an-fik si o] adj. se disait 
des villes grecques ayant droit d'envoyer un repré- 
sentant au conseil des amphictyons. 

amphiCtyonie [an fik-Si-0 ni a. t. Droit qu'a- 
vaient certaines vil les de la Grèce d'envoyer un député 
au conseil des amphictyons. Ce conseil lui-même, 

— Encycl. Les amphictyonies étaient des assem- 
blées où des peuples de la Grèce ancienne, fédérés 
Jans un but religieux et politique, envoyaient des 
délégués (amphictyons), chargée de délibérer en vue 
de l'intérêt commun et de juger les différends sur- 
venus entre eux. Lapins célèbre Jes amphictyonies 
était celle qui avait lieu le printemps à Delphes, et 
l'automne aux Thermopyles. 

amphictyonique [an-fik-si-aç] adj. Qui a rap- 
port aux amphictyons : ligue amphictyonique. 

amphigastre [an-fi-ghas-tre] n, m. (Ju gr. 
amphi, autour, et gastèr, ventre). Bot. Appendice 
foliacé de certaines hépatiques. 

amphigène [an-fi] adj. (du gr. amphi, double- 
ment, et genos, origine). Bol. Se dit des plantes qui 
poussent en tous sens pendant la germination (al- 
gues, champignons, lichens). l'Iiim. am. Corps qui 
donne avec les bases Jes composés basiques ou aciJes. 

amphigouri [an-fi] n. m. Galimatias; lan- 
gage ou écrit obscur, embrouillé, inintelligible. 

— Encycl. L'amphigouri peut être employécomme 
artilice littéraire : Rabelais. Scarron en ont usé. Un 
exemple célèbre est la plaidoirie de Petit-Jean dans 
les Plaideurs, de Racine. 

amphigourique [an-fi] adj. (de amphigouri). 
Obscur : style amphigourique. 

amphigouriquement (an-fi, ke-mah] adv. 

D'une manière amphigourique. (Peu us.) 
amphigourisme [an-fi-ghou-ris-me] n. m. 

Caractère de ce qui est amphigourique. 

Amphion, petit village de la Haute-Savoie, 
dépendant de la comm. de Publier, arr. et à G kil. de 
Thonon; 1.100 h. Située sur les bords du Léman, 
cette localité possède une source bicarbonatée ferru- 
gineuse et trois sources alcalines. 

Amphion, fils de Jupiter et d'Antiope, époux 
de Niobé, poète et musicien, qui bâtit les murs Je 
Thèbes; selon la Fable, les pierres venaient se placer 
d'elles-mêmes au son de sa lyre. On l'ait Je fréquentes 
allusions à ce pouvoir merveilleux Je la musique- 

amphiOXUS [an-fi-0-ksuss] n. m. Animal marin 
pisciforme, qui représente le premier échelon des 
vertébrés, et 
qui se trouve 
sur les côtes -sià^ 
sablonneuses "" ' •-'-o arrrriTS *' 

de France. Amphioxuj. 

amphipneuste [an-fi-pneus-te] adj. fdu gr. 
amphi, autour etpnein, respirer). Se dit des ani- 
maux munis de branchies et de poumons. 

amphipode [an-fi] adj. (du gr. amphi, double- 
ment, et pous. podos, pied). Qui a deux sortes de 
pieds : un crustacé amphipode. N. m. pi. Ordre de 
crustacés, caractérisés par deux sortes de pattes qui 
leur servent à sauter et à nager. (Ilshabitent les eaux 
douces et salées.) 

AmphipoliS [an-fi po-liss], v. de Macédoine, 
colonie d'Athènes, sur le Strymon; patrie de Zolle, 
Thucydide fut exilé pour ne pas avoir su la défendre 
contre le Lacédémonien Brnsidas ',_»', av. J.-C. . Phi- 
lippe de Macédoine la prit d'assaut (358 av. J.-C). 

amphiptère [ini-fi] a. m. (du gr. amph 
Jeux côtés, et pteron, aile), Blas. Serpent ou dragon 
ailé, qu'on voit Jans quelques armoiries. 

amphisarque [an-fi-sar ke a. m. (du gr. 
amphi, autour, et. sarx, chair). Fruit Indéhiscent sec 
à l'extérieur, pulpeux a L'intérieur. 

amphisbène [an-fis bi ne a. m. Be] 

rophidien, qui rampe Jans les fourmilières afri 
et américaines. Blas. Serpenl dent, la qt 
minée par une seconde tête. 

amphisciens an lu gr. 

, Jes Jeux n. 
ii zone torride, qui, ] raison, nt leur 

ombre en un temps de l'année vers le midi, et en 
l'autre vers le nord. s. un am 
amphismilo imphi, 

touri a deux 

Amphissa h ro. 

nasse, capit. Jes Locriens Ozoles ; auj Si 
amphithéâtral, e, aux an aij Quiarap- 
port a ['amphithéâtre. (Peu us.) 
amphithéâtre [an n. m 




t"iir. ■ I 

élévi 

Lieu garni de gradins, où un prol 



AMP 



62 — 



AMY 




Amplntiitc. 



fait son cours. Chez les Romains, \;isl' 4 en 
ronde ou ovale, avec des gradins, pour les fêtes pu- 
bliques. Salle de dissection, Terrain en amphithéâtre, 
qui va en s'élevant graduellement. 

— Encycl. Un amphithéâtre romain comprenait : 
au centre, l'arène, réservée aux combattants, entourée 
d'un mur large et haut appelé podium. Au delà s'éle- 
vaient en gradins, jusqu'au faite de l'édifice, les 
sièges destinés aux spectateurs. Ces gradins étaient 
divisés en coins (cunei) par de petits escaliers de 
communication, qui aboutissaient aux portes de dé- 
gagement (vomitoria). Les gradins supérieurs B'ados- 
saienl à un portique couvert. Extérieurement, l'am- 
phithéâtre offrait un ou deux étages de portiques en 
arcades, avec des colonnes ou des pilastres. Le Co- 
lisée de Rome, les arènes de Nîmes, d'Arles, sont des 
amphithéâtres de ce genre. 

Amphitrite [an], déesse de la mer, elle de 
l'Océan, épouse de Neptune. [Myth.) En poésie, la mer. 

Amphi- 
tryon [an], fils 
d'Alcée, roi de 
Tyrinthe, époux 
d'Alcmène. Jupi- 
ter , s'étant pré- 
senté à celle-ci 
sous les traits 
d'Arap h itryon , 
pendant que ce 
prince faisait la 
guerre aux Thé- 
bains, la rendit 
mère d'Hercule. 
[Myth.) 

Amphitryon, 
comédie de Plante, 
qui était si estimée des Romains que, sous Dioclé- 
tien encore, on la faisait jouer dans les calamités 
publiques pour apaiser Jupiter. Rotrou, puis Mo- 
lière, l'ont imitée. 

Amphitryon, comédie de Molière en trois actes 
et en vers libres (16G8). Les personnages d'Amphitryon 
et surtout de son esclave Sosie sont du plus haut co- 
mique. On y remarque des vers, passés en proverbe : 

Cet homme, assurément, n'aime pas la musique. 
Le Seipneur Jupiter sait dorer la pilule. 

I.e véritable Amphitryon 

Est l'Amphitryon où l'on dîne. 

Depuis, le mot amphitryon, devenu nom commun, 
sert à désigner celui qui réunit des convives à sa 
table : un fastueux amphitryon. 

amphore [an-fo-re] n. f. (lat. amphora). Vase 
antique, de forme ovoïde, terminé en pointe 
et a deux anses, que les Grecs et les Romains 
employaient à la conservation et au trans- 
port des liquides : à cause de sa forme poin- 
tue, l'amphore ne pouvait se tenir en iqui- 
libre que plantée dans le sable ou soutenue 
par un support spécial. 

amphorique [an-fo] adj. Qui tient 
ou vient de l'amphore. Souffle amphorique, 
souffle symptomatique que révèle l'auscul- 
tation. 

amphotère [an-fo] adj. (du gr. am- 
photeros, l'un et l'autre'. Chim. Indifférent, 
ni acide ni basique. (Vx.) 

Amphryse [an], fleuve de Thessalie Am P hore - 
(auj. le Xéréas), sur les bords duquel, d'après la lé- 
gende, Apollon garda les troupeaux d'Admète. 

ample [an-plc] adj. (lat. amplm). Large : vête- 
ment ample. Copieux, abondant : ample repas. Etendu, 
complet : ample récit- Fia, : une ample moisson de 
gloire. Ant. Etroit, étriqué, mesquin, restreint. 

amplectif, ive [nn-jj«7t]adj.(dulat.am/)/çfif'. 
embrasser)- Bot. Se dit des organes qui en embras- 
sentd'autres d'une façon complète, comme les feuilles 
dans la préfoliation. 

amplement [an-ple-man] adv. D'une manière 
ample, large. Ant. Etroitement, petitement. 

AmplepuiS Wn, pu-î\. ch.-I. de c. (Rhône), arr. 
et à 46 kil. de Villefranche; 7.000 h. Ch. de f. P.-L.-M. 
Soieries, mousselines, cotonnades. — Le cant. a 
5 comm. et 12.630 h. 

ampleur [an] n. f. Qualité de ce qui est ample, 
large. Fia. Abondance, élévation : ampleur du style. 

àmpiexicaule [an-plék-si-kâ-le] adj. (du lat. 
amplecti, supin amplexum, embrasser, et caulis, 
tige). Bot. Se dit des feuilles, pédoncules, pétioles, 
stipules, etc., lorsqu'ils embrassent la tige. 

amplexiflore [an-plék-sî] adj. (du lat. am- 
plecti, supin amplexum, embrasser, et flos, floris, 
fleur). Bot. Qui embrasse la fleur. 

ampliateur [an] n. m. Qui fait une ampliation. 

ampliatif, ive [an] adj. Qui augmente, qui 
ajoute. Dr. Se dit du duplicata authentique d'un acte. 

ampliation [an-pli-a-si-on] n. f. (de amplier). 
Action de rendre plus ample. Dilatation, augmenta- 
tion. Double d'un acte administratif. 

amplier [an-yli-é] v. a. (lat. ampliare. — Se 
conj. comme prier.) Rendre plus ample. (Vx.) Diffé- 
rer une condamnation, un payement. 

amplifiant [an-pli-fi-an], e adj. Qui grossit 
les objets : verre amplifiant. 

amplificateur, trice [an] n. et adj. Qui 
amplifie, exagère : un en implificateur. N. m. 

Phot. Appareil d'agrandissement, permettant de 
tirer d'un pho- 
totype négatif 
des photocopies 
grandies aussi 
aisément qu'avec 
un châssis de 
presse. (On dit 

aussi AGRANDIS- 
SEUR.) 

amplifica- 
tif, ive [an] 

adj. Qui sert a 
agrandir, à gros- 
sir : le télescope 
est ampli ficatif . 
amplifica- 
tion [an, si-on] 
f. Développe- 





ArnpiiBcatcur. 



ment d'un sujet donné : une amplification oratoire. 
Grossissement du volume apparent des objets. Fig. 




ration : les amplifications de Méridii 
Ant Réduction, abrégé, sommaire. 

amplifier [an-pli-fi i \. ■• du lat. amplificare 
étendre, augmenter. — Se conj. comme prier.] Etendre 
par le discours. Exagérer Ant. Abréger, réduire. 

amplissime anypli tï-me tdj. (lat. amj 
mus). Très considérable. Autrefois, titre honorifique 
du recteur de l'université i\<- Paris. 

amplitude [an] n. f. (lat. amplitudo). Gran- 
deur, étendue d'une chose, d'un lieu : l'amplitude 
île la mer. Degré d'ampleur. Amplitude du jet, corde 
de la trajectoire d'un projectile. Grandeur angulaire : 
l'amplitude des oscillations du pendule. 

ampoule [an] n. f. (du lat. ampulla, sorte de 
vase). Petite tumeur constituée par une accumulation 
de sérosité sous l'épiderme. Ae pas se faire d'am- 
poules aur. mains, travailler mollement. Dilatation, 
renflement d'un conduit. Petite fiole renflée, se ter- 
minant en pointe, dans laquelle on introduit un 
liquide et qu'on ferme à la lampe d'é- 
mailleur. Petite fiole renflée, en géné- 
ral. Petit vase de verre, qui renferme 
le conducteur d'une lampe électrique. 
Ampoule de Crookes, v. tube. 

— Encvcl. Les ampoules survien- 
nent surtout sur les endroits du corps 
soumis aux frottements répétés, aux 
mains, aux pieds. Pour les traiter, se 
bien garder d'écorcher l'épiderme, 
trouer l'ampoule avec une aiguille 
pour amener l'écoulement, et panser 
avec un antiseptique : eau ou vase- 
line boriquée. 

ampoule (la sainte), fiole conser- 
vée dans la cathédrale de Reims et 
contenant l'huile qui servait à l'onc- 
tion des rois de France, dans la ce- L * sainte 
rémonie du sacre. (La légende la fai- ampoule, 
sait dater de saint Rémi, qui sacra Clovis. Le conven- 
tionnel Rûhl la brisa à coups de marteau, sur la 
place publique de Reims [1793].) 

ampoulé, e [an] adj. Boursouflé, emphatique : 
style, discours ampoulé. Ant. Naturel, simple. 

ampoulément [an, man] adv. D'une ma- 
nière ampoulée. (Vx.) 

ampOUlette [an-pou-lè-le] n. f. Petite am- 
poule. Nom vulgaire de la mâche. 

Ampsagas [amp-sa-ghass], riv. d'Afrique, qui 
séparait les deux Numidies; auj. le Rummet- 

Ampsin, v. de Belgique (prov. de Liège, arr. 
de Huyi; 2.500 h. 

AmpuiS [an-pu-î] comm. du Rhône, arr et à 
Û9 kil. de Lyon; i.700 h. Vins de Cote-Rôtie. 

ampullacé, e [an-pu-la] adj. Qui a la forme 
d'une bouteille, d'une ampoule : corolle ampullacée. 

ampullaire [an-pu-le-re] adj. Syn. de ampul- 
lacé. N. f. Genre de mollusques gastéropodes, vivant 
dans les fleuves des pays chauds : les ampullaires 
jicuvent séjourner très longtemps dans la vase dessé- 
chée sans mourir. 

amputation [an, si-on] n. f. Action d'enlever, 
à l'aide d'instruments tranchants, tout ou partie 
d'un membre, d'un organe. Fig. Suppression, cou- 
pure : faire des amputations dans un article. 

— Encvcl. Une amputation a pour but de sauver la 
vie du malade ou du blessé, ou de le débarrasser, sans 
mettre sa vie en danger, d'un membre impotent, gê- 
nant ou douloureux. L'extrémité de la partie conser- 
vée est dite moignon. L'amputation peut porter sur 
les membres : le bras, la jambe, la cuisse, ou encore 
sur le nez, l'oreille, etc. Les méthodes varient avec 
la région et l'étendue des lésions, mais, en général, 
l'antisepsie, l'asepsie et l'hémostase permettent au- 
jourd'hui de faire des amputations sans grand danger. 

amputé, e [an] adj. et n. Qui a subi une ampu- 
tation : un amputé des deux bras. 

amputer [an-pu-té] v. a. (du lat. amputare, cou- 
per). Faire subir une amputation : amputer un 
membre, un article. Par ext. Amputer un blessé, lui 
faire subir une amputation. 

Amri [om'-ri], roi d'Israël de 928 à 917 av. J.-C. 
11 bâtit Sarharie, et fut le père d'Achab. 

Amriswil [am'-riss] v. de Suisse (canton de 
Tburgovie) ; 3.260 h. Broderies, fabrique de tricot. 

AmritSar \am'] v.del'Inde (Pendjab); 102.500 h. 
C'est la ville sainte des Sikhs. Foires importantes. 

Amrou [am'-rou], général musulman , un de 
ceux qui ont le plus contribué à la diffusion par les 
armes de l'islamisme; conquérant de la Syrie et de 
l'Egypte; m. en 603. 

Àmschaspands [am'-chass], ou Ames- 

liaçpentes, les sept premières créatures d'Ormazd, 
qu'elles ont assisté dans l'œuvre de la création. Les 
Amschaspands veillent sur le monde et le défendent 
contre les six Darvands créés par Ahriman, le prin- 
cipe du mal. {Mazdéisme.) 

AmStel [am'-stel], petite rivière canalisée de 
Hollande. Elle traverse Amsterdam, et se jette dans 
le golfe de l'Y. 

Amsterdam [am's-tér-dam'], capit. du roy. des 
Pays-Bas, ch.-l. de la prov. de Hollande. Port très 

imerçant sur le Zuyderzée, à 

500 kil. N.-E. de Paris; 551.500 h. 
| A mstellodarniens ou Amstelloda- 
mois.) Amsterdam, qui est par- 
tiellement bâtie sur pilotis et di- 
visée en un grand nombre d'iles 
par de multiples canaux (d'où 
son nom de Venise du Nord), 
peut, en temps de guerre, inon- 
der tout le pays au moyen de ses 
écluses : ce qui la sauva dés ar- 
mées de Louis XIV. Cependant, 
les hussards français de Piche- Armes fAmsletdlmi 
gru y entrèrent en 1795, la ge- 
lée ayant transformé les eaux en une route solide. 

Amsterdam (Nouvelle-). V. NOUVELLE-AMS- 
TERDAM. 

amuissement [mu-isejtnari] n. m. (du vx 

franc. . mu, muet). Etat de ce qui est ou 

devient muet (Vx. 

amulette [le-le] n. f. [lat. amuletum; de amo- 
Obji t i| h >' l'on porte sur soi par super- 
stition et auquel on attribue la vertu d'écarter les 
■s. Les maladies, les accidents, etc. : les nègres 
accordent une grande confiance aux amulettes. 




AmuliuS [us,' . roi légendaire d'Albe, qui dé- 
trôna son frère Numitor, et lut tué par ses petits-ne- 
veux Rornulus et Rémus. 

amunitionnement [si-o-ne-mari] n. m. Ac- 
tion d'amunilionner. Son résultat. 

amunitionner [si-o-né] v. a. Pourvoir des 
munitions nécessaires : amunitionner vue citadelle. 

Amurat I" [ra] ou Mourad, sultan turc 
(1319-1389). Il prit Andriiiople pour capitale et orga- 
nisa la milice des janissaires. Il écrasa à Kossovo la 
ligue des princes bulgares, hongrois et serbes; en 
visitant le champ de bataille, il fut assassiné par 
un soldat serbe près d'expirer; — Amurat II (1401- 
1 151), prince éclairé et philosophe, célèbre par sa vic- 
toire sur Jean Hunyade; Iskander-bey, despote d'Al- 
banie, réussit à l'arrêter; — Amurat III (1541 
vainquit les Persans et les Druses. Il mourut d'un 
excès île table; — Amurat IV s'empara de Bagdad 
(1611-1640); — Amirat V ou Mourad V, sultan de 
Turquie, m. en 1904. Proclamé en 1876, il ne régna 
que trois mois, et, atteint d'aliénation mentale, fut 
remplacé par Abd-ul-llamid II. 

amure n. f. Star. Cordage servant à fixer le 
point d'une voile du côté du vent : amure de misaine. 
<!•■ brigantine, de grand'voile, des focs. Avoir les 
amures à tribord, à bâbord, se dit quand la voilure 
est disposée pour recevoir le vent par la droite ou 
par la gauche. Changer d'amures, virer de bord. 

amurer [ré] v. a. Tendre l'amure d'une voile 
du côté d'où vient le vent. 

amusable [za~blé] adj. Qui peut être amusé. 

amusant [zan], e adj. Qui amuse : récit amu- 
sant. Ant. Ennuyeux. 

amusement [ze-tnan] n. m. Action d'amuser, 
de s'amuser : les jouets servent à l'amusement des 
enfants. Ce qui amuse, distrait : il y a des amuse- 
ments pour tous les âges. Etre l'amusement d'une so- 
ciété, être l'objet de ses railleries. Ant. Ennui, peine. 

amuser [zé] v. a. (de à, et muse)'). Divertir : 
amuser les enfants. Récréer : amuser l'esprit. Trom- 
per en préoccupant : amuser l'ennemi. Duper, repaî- 
tre de vaines espérances : amuser par des promesses. 
Amuser le tapis, jouer petit jeu en attendant la par- 
tie sérieuse et fig., parler de vétilles avant d'arriver 
à l'affaire. S'amuser v. pr. Se divertir. Ant. Ennuyer, 
contrarier, importuner. 

amusette [zé-te] n f. Petit amusement. Jouet. 

amuseur, euse [zcur, cu-ze] n. Qui amuse. 

amusoire [zoi-re] n. f. Moyen d'amuser.(Peu us.) 

Amy ( Jean-Barnabé). sculpteur français, né à 
Tarascon en 1839. On lui doit de remarquables 
bustes. 

Amyclée, v. anc. de Laconie, auj. Slavo- 
Khori, sur l'Eurotas. Patrie des Dioscures, d'Hé- 
lène et de Clytemnestre. (Hab. Amyclécns.) 

amyetique [mik-ti-ké] adj. (gr. amuklikos). Se 
ditdes topiques corrosifs -.onguent amyetique. X. m. : 
un amyetique- 

amyélonévrie [vrt] n. f. (du gr. a priv.. mué- 
lus. moelle, et neuron, nerf). Paralysie de la moelle 
épinière. 

amygdale n. f. (du gr. amugdaU, amande". 
Glande en forme d'amande, située dé chaque côté de 
la gorge. 

— Encycl. La fonction physiologique des amyg- 
dales est encore mal connue ; on suppose qu'elles 
sécrètent un liquide favorisant la dé- 
glutition, et qu'elles seraient un lieu 
de production des globules blancs. 
L'inflammation douloureuse de ces 
glandes, ou amygdalite, est assez fré- 
quente pour qu'on ait proposé leur 
ablation systématique. 

amygdalées [lé] n. f. pi. Tribu 

des rosacées, dont le type est l'aman- 
dier. S. une amygdalée. 

amygdalifère adj (du gr.amug- 

dali, amande, et du lat. ferre, por- 
ter). Se dit d'une plante qui porte des 
amandes. 

amygdalin, e adj. Dans le- 
quel il entre des amandes : sirop, savon amygdalin. 

amygdaline n. f. Principe qui existe dans 
les amandes amères, les noyaux de pêches, de ce- 
rises, etc. (Sous l'influence des acides ou par l'élec- 
trolyse de sa solution aqueuse, il se dédouble en 
glucose, acide cyanhydrique et essence d'amandes 
amères.) 

amygdalite n. f. Inflammation des amygdales, 
appelée aussi angine, esquinancie. 

— Encycl. L'amygdalite est produite générale- 
ment par des variations de froid subites; l'inflam- 
mation s'étend presque toujours aux parties voisines, 
arrière-gorge, voile du palais, luette. Elle se carac- 
térise par un gonflement, une rougeur des amvg- 
dales avec céphalalgie et fièvre ; le traitement con- 
siste en gargarismes émollients à l'acide borique ou 
au chlorate de potasse. 

amygdaloïde [lo-i-de] adj. Se dit de roches 
qui contiennent de petits corps blancs en forme 
d'amandes. 

amygdalOtome n. m. (de amygdale, et du 
gr. tome, action de couper). Instrument qui sert à 
exciser les amygdales. 

amylacé, e adj. (du gr, amulon, amidon). De 
la nature de l'amidon. 

amyle n. m. (du gr. amulon. amidon). Radical 
qui entre dans la constitution des composés amy- 
liques. 

amylène n. m. Corps composé, liquide à la 
température ordinaire, à odeur éthérée, que l'on 
"Iditiit en décomposant l'alcool amylique. 

amylique adj. Se dit d'un alcool qui se pro- 
duit dans la fermentation de la fécule de pomme de 
terre : l'alcool amylique est utilisé dans l'extraction 
de la paraffine des goudrons de houille- Se dit des 
composés qui dérivent de l'alcool amylique. 

amylobacter [bak-tèr] n. m. Microbe anaé- 
robie très répandu, qui agit sur les matières sucrées, 
grasses, etc., et donne de l'acide butyrique- 

amyloïde \lo-i-de] adj. et n. f. (du gr. amulon, 
amidon, et eidos, forme). Se dit d'une substance, en 
apparence amylacée, qui se rapproche des albumi- 
noïdes et qui infiltre divers organes, tels que le foie, 
la rate, le rein, à la suite de certaines maladies. 




1, 2. Amygdales. 




A M Y 

amylose lô-ze n. f. Maladie dans laquell - ! - 
organ - lires de substance amylolde, (On 

dit aussi amtloIde ou maladie amyloïde.) 

Amyntas [tass , roi de Macédoine, père de Phi 
lippe II (390-370 av. J.-C.l. Il conserva son trône 
grâce à la protection des Spartiates. 

Amyot mi-o] (Jacques), né :\ Melun, m. à Auxerre 
(1513-1593 . Dune tamiûe pauvre, il apprit, à force 
de privations, de persévérance et d'énergie, le 
le latin, ta philosophie 
les mathématiques. Pré- 
cepteur, puis grand aumô- 
nier Je Charles IX et de 
Henri III, et évèque 
d'Aux ne. il fut. par >fs 
traductions de Plutarque 
(notamment les Fies et les 
Œuvres morales), de Lon- 
gus Daphnie et Chiot), Ilé- 
Bodore [Théagêne et Cha- 
ridée), etc., un des en 
teurs de la belle langue 
du xvi» siècle; originale el v ■ \ i»'/' 

bondante, 
savoureuse et pittoresque. 

amyotrophie fi] 

n. t. du gr. a priv., muwn, 

muscle, et trophi, nourriture). Atrophie des muscles. 

amyride ou amyris ; riss ] n. f. Genre de 

plantes de la famille des rutacées, comprenant des 
arbres résineux de l'Amérique tropicale, dits bois 
chandelle, bois citron, baumier de la Jamaïque, à 
bois aromatique, jaunâtre et d'un beau grain. 

an n. m. (lat annus). Année. (V. ce mot.) Le jour 
de l'an, le l« janvier- Se dit de certaines grandes 
époques historiques : l'an ;'50 de Home; l'an /;' de 
Tnégyre; l'an III delà République. Se soucier, se 
moquer de quelqu'un comme de l'an quarante, ne 
pas s en préoccuper du tout. (On crut que le monde 
finirait en l'an 40 du xi" siècle. La date fatale une 
fois passée, on ne ût alors que rire des anciennes 
terreurs.) Bon an, mal an, compensation faite des 
bonnes et des mauvaises années ■ PI . Vieillesse , 
temps : l'outrage des ans. 

An mille (f). Suivant une tradition généralement 
répandue, l'an mille aurait marqué une époque de 
crise pour toutes les nations de l'Occident, qui 
croyaient voir alors se produire la fin du monde et 
le second avènement du Christ. Mais il résulte des 
documents historiques que la terreur de l'an mille 
ne fut ni aussi profonde ni aussi générale qu'on l'a 
répété en interprétant dans un sens trop universel 
certaines chroniques, où les misères du x e siècle 
étaient dépeintes sous les plus sombres couleurs. 

ana n. m. invar. Recueil de bons mots, d'anec- 
dotes : défiez-vous des faiseurs d'ana. 

anabaptisme [ba-tis-me] n. m- Doctrine des 
anabaptistes. 

anabaptiste [ba-tis-te] n. et adj. fdu gr. ana, de 
nouveau, et baptizein, plonger dans l'eau). Membre 
d'une secte politique et religieuse du xvie siècle : 
un anabajiliste ; doctrine anabaptiste. 

— Enctcl. Les anabaptistes, issus du protestan- 
tisme, rejetaient le baptême des enfants comme inef- 
ficace et soumettaient à un second baptême ceux qui 
embrassaient leurs doctrines. Thomas Mûnzer fut 
leur principal chef. La secte des anabaptistes recruta 
parmi les paysans le plus grand nombre de ses adhé- 
rents, que la noblesse protestante d'Allemagne, con- 
duite par Luther, vainquit à Frankenhausen 1523 
Chassés de toutes parts, les anabaptistes se disper- 
sèrent, répandant leurs doctrines le long du Rhin 
et des Pays-Bas ; en 153V, Munster devint leur centre 
d'action, avec le prophète, Jean de Leyde, qui périt 
à son tour ainsi que ses principaux partisans, lors- 
que l'évèque de Munster eut repris possession de sa 
ville. Leurs sectateurs, appelés baptisles, se trouvent 
encore en Angleterre et en Amérique. 

anabaS [bass] n. m. Genre de petits poissons 
aeanthoptères d'Indo-Chine, qui grimpent, à l'aide 
de leurs nageoires épineuses, sur les buissons bor- 
dant les cours d'eau. 

Anabase /' [c'est-à-dire l'Expédition dans l'inté- 

ouvrage historique de Xénophon, récit précis 

et attachant de l'expédition de Cyrus le Jeune contre 

Ariaxerxès II et de la retraite des Dix-Mille, que 

l'auteur lui-même avait conduite (iv« s. av. J.-C.). 

Anabase ■'/'), ouvrage d'Arrien. V. Alexandre 
{Expédition d'). 

anabatique adj. du gr. anabainein, monter). 
^'accroît : fié\ re anabatique. 

anabiose Jii-ô-ze] n. f. (du gr. anabiosis. ré- 
surrection,.. Retour à la vie après une interruption 
des foncions vitales ayant plus ou moins le carac- 
tère de la mort. 

anableps [blépss] n. m. Genre de poissons phy- 
mes de l'Amérique tropicale, à corps allongé. 
aux yeux très „_ ^■«■■i 



saillante. Ut 
nagent dans 
les bancs va- 
seux des fleu- 

Anabi-ps. 

hors de l'eau, et peuvent voir sans 
doute a la fois dans l'air et dans l'eau. Ils pi 
sortir de l'eau.) 
anabrose [brô-ze n f. du gr. ana, à travers, 
■ lion de rongerj Ulcera- 
iperflcielle. 
anabrotique adj. Çrad. ana- 
9e dit d'une substance qui cor- 
es surfaces avec lesquelles on la 
met en contact. N.m.;un anabrotique. 
anacamptique kanp-ti-ke] 
adj. du gr. anakamptein, réfléchir). 
Qui réfléchit la lumière ou le son. 
Sya. de CATOPTRIO.OB. JRare.) 

anacarde n. m. Fruit de l'ana- 
cardier, dont le péricarpe, dit 
dacaiou, est comestible, et Jont l'a- 
mande, appelée noix d'ucujou, donne 
une huile caustique. 

anaeardiées [di-é] n. t. P i. 

Tribu de térébinthacées, dont le type 
est l'anacardier, s uae tant 
anacardier [d on anacarde n . 

Genre de térébinthacées américaines, dont une es^ 
: ifViit l'ani<-arde ou noix d'acajou. 





Fruit .1 
carde r:.\, pomme 
d'acatou ; 

<i acajou. 



— G3 — 

anacliaris [ka-riss] n. m. Genre d'hydrooharl- 
omprenant des plantes aqu l'Amé- 

rique du Sud. 

Anacharsis [frar-sissl, philosophe scvthe vi« s. 
av. J.-C*), C'est vers l'an 588 qu'il parut à Athene i 
il devint L'ami de Solon et de Périandre de Corln- 
the. On fait quelquefois allusion à ce Scythe vivant 
au milieu d'un pays civilise et le jugeant avec indé- 
pendance. Les Grecs l'ont quelquefois compté parmi 
[es sept Sages. De retour dans sa patrie, il voulut y 
introduire la religion de Démèter, et fut tué pour 
cette impiété par le roi Saulius, son frère. 

Anacharsis en Grèce ( Voyage du jeune), recon- 
stitution pleine d'intérêt de lu vie publique et privée 
des Grecs au iv» siècle, par l'abbé Barthélémy (1779) 

anachorète [ko] n. m. (du gr. ana, a l'écart, et 

khorein, se retirer;. Religieux qui vit seul dans un 
endroit retiré. Celui qui mène une vie très retirer. 

— Enctcl, Le premier anachorète fut saint Paul 
VErtnite ou le l'hebain, qui se retira dans laThébalde 
en 250 npr. J.-C. 11 lut imité par saint Antoine, saint 
Pacôme, etc. : mais, avec eux, la vie cénobitique "n en 
commun commence à se substituer à la vie solitaire. 

anachorétique [ko] adj. Qui a rapport aux 
anachorètes. 

anachorétisme [ko-ré-tis^ne] n. m. Existence 
d'anachorète. Amour pour la vie d'anachorète. 

anachronique [kro] adj. Entaché d'anachro- 
nisme. Contraire à la chronologie. 

anachronisme [ftro--nts-»te] n- m. (du gr. ana. 

en arrière, et khronos, temps). Faute contre la chro- 
nologie ; erreur dans la date des événements : rendre 
contemporains des auteurs de deux siècles différents, 
c'est commettreun grossier anachronisme. Chose non 
conforme aux mœurs d'une époque : le duel et la 
guerre commencent à paraître des anachronisme s. 

Anaclet [klb] (saint), pape, de 78 à 91. Il est 
regardé comme le deuxième successeur de saint 
Pierre, dont il aurait été le disciple. Fête le 20 avril. 

anacoluthe n. f. (du gr. an priv., et akolouthos, 
compagnon). Gramm. Ellipse par laquelle on omet 
dans une phrase le corrélatif d'un mot exprimé : qui 
dortdtne, pour celuiqui dort dîne. Tour de phrase, nu 

la construction grammaticale change brusquement : 

Et, pleures du vieillard, il grava sur leur marbre,.. 
Ce que je viens de raconter. 

anaconda n. m. v. eunecte. 

anaCOSte [kos-té] n. f. Etoffe dont la chaîne et 
la trame sont en laine et à double croisure. 

Anacréon, célèbre poète lyrique grec, né à 
Téos, en Lydie(SuO-i78 av. J.-C). 
Il ne reste que de courts frag- 
ments de ses oeuvres authenti- 
ques. Quant aux poésies qui lui 
ont été attribuées par Henri 
Estienne [155't] (et qui sont pro- 
bablement un recueil d'oeuvres 
lyriques dues ;\ des anonymes 
grecs de la décadence), elles 
célèbrent le plaisir, la bonne 
chère, et brillent surtout par 
l'enjouement, la grâce et la dé- 
licatesse. Le nom d' Anacréon 
revient très souvent sous la 
plume des écrivains pour ca- 
ractériser le génie poétique de 
ceux qui ont cultivé le genre 
des poésies légères où l'on cé- 
lèbre l'amour et le vin. C'est 
dans ce sens que l'on dit : un 
émule, un disciple d' Anacréon. On désigne souvent 
Anacréon par cette périphrase : le chantre, le vieil- 
lard de Téos. 

anacréontique adj. Léger, gracieux, bachi- 
que, dans le goût des odes dites « d'Anacréon ■ : vers 
anacréontiques. 

— Enctcl. La poésie anacréontique a été cultivée 
en France par Ronsard, Chaulieu, La Fare, Voltaire, 
Parny, Dorât, Bertin, etc. 

ahacréontisme [tis-me] n. m. Imitation de 
la poésie anacréontique : le poète Gresset a fait de 
i ana» réontisme. 

anacrouse [krou-se] n. f. (gr. ana, en haut, et 
krousis, action de frapper). Mltsiq. Notes initiales 
d'un rythme qui précèdent la première barre de me- 
sure et mènent au premier temps fort. 

Anactorium, anc. v. d'Acarnanie, à l'entrée 
du golfe d'Ambraeie ; importante place de commerce. 

anacyclique [si-kli-ke] n. m. et adj. (du gr. 
anakuklein, retourner en sens inverse). Se dit de 
vers qui présentent toujours un sens, qu'on les lise 
naturellement ou à rebours. 

anadème n.m. (du gr. anadêma, bandeau'. Nom 
donné chez les Grecs à toutes les bandelettes ou liens 
qui servaient à relever ou à maintenir les cheveux. 

anadiplose [plS-se] n. f. (du gr. ana, de nou- 
veau, et diplâsis, action de doubler). Action de , . ,,. 

commencement d'une phrase ou d'un vers, le 
mot qui terminait la phrase ou le vers précédent. 

anadipsie [dvp-sî] n. f. fdu gr. ana, en haut, 
et dipsa. soif i. Soif exagérée. 

anadrome adj. (du gr. ana, en arrière. i 

lurse . Se dit de poissons qui remontent de la 
mer dans les fleuves (saumon, esturgeon, etc.). 

anadyomènOad.j dugr maduomai.ïén 

Surnom donné a Vénus, sortie, dit la Fable, de I i- 
cume de la mer. 

Anadyr, neuve très poissonneux de i,, si 
qui se jette dans le golfe a Anadyr, formé par la mer 
de Behring: cours 740 kil. 

anaérobie lus, air, air, el bios, 

vie). Seditdesorganismi piquei pouvantse 

d'air libre. N. m. : un anaérobie, Av i . Aérobie. 

Anafesto (Paul-Luc . premier doge de Venise 
697-717), li i roda l'unité des I unes. 

anagallis [ghal-l >. gr.). Nom scien- 

tifique du m core mouron 

livan La couleur de ses fleurs. 

anagénèse n f dugr. anagt jénéra- 

i , vivants accidentelle- 

anaglyphe ou anaglypte n. . 

gluphos, O . '.-i ou sculpte en rel 




Anacréon. 



A .N A 

anaglyptique [g, dj Se dit d'un 

dMmpre isio Lusa 

N. f. Ce mode lui-même. 
Anagïli.v. d'Italie (prov.de Rome ai 

Sacco; 7.800 h. [Anagnites .m Anagniens). Ml 

soufre et sources sulfureuses aux en viens. Le pape 

Boniface VIIl y fut. insulte par Nogaret, envoyé de 
Philippe le Bel, et par Seiarra Colonne en ; 
anagnoste [ghnos te] n ,,,. (g r . an 

Reine, esclave Chargé de lire à haute voix pendant le 

repas eu le bain. 

anagOgie \ji] n. f. (du gr. ana, en haut. ■ 
gos, qui conduit). Elévation de l'ami 
Célestes, Interprétation des Ecritures par laquelle on 
s'élève du sens littéral au sens mystique d 
Jérusalem céleste, pour le séjour des élus, c'est pro- 
céder par anagogie. 

anagogique adj. Qui tient de l'anagogie- 

anagogiste [jit-te] n. m. Celui qui s' 'il. 

l'anagogie, de l'interprétation des saintes Ecritures. 

anagrammatique [gram'-ma] adj. Qui tient 
de l'a nagramme. 

anagrammatiquement [gram' -ma- ti-ke- 
iii, m adv. D'une manière anagrammatique. 

anagramme \ara-me\ n. f. (gr. ana, en arrière, 
et g ranima, lettre). Mot formé par la transposition 
des lettres d'un autre mot : V 'anagramme du mot uare 
est rage; celui de signe est singe. (Dans Révolution 
française, on trouve : tin Corse la finira.) 

anagrammatiser[;/™m-)Ha-(i-3éjv. a. Trans- 
crire en forme d'anagramme : anagrammatiser un 
nom. Absol. : Dorât aimait d anagrammatiser. 

anagrammatiste [gram'-ma-tis-te] n. Per- 
sonne qui fait des anagrammes. 

anagyre n. m. Genre de légumineuses papilio- 
nacées, dont le type est un arbrisseau de la région 
méditerranéenne, dit bois puant à cause de son odeur 
repoussante. 

AnahuaC [ak], l'un des noms du Mexique avant 
la conquête espagnole. Il est encore appliqué aujour- 
d'hui à tout le plateau du Mexique entouré de grands 
sommets (Orizaba, Popocatepelt, etc.). 

anal, e, aux adj. Qui a rapport à l'anus. 

analcime n. f. (du gr. analkis, sans force). Zéo- 
lithe sodico-calcique, ainsi nommée parce qu'elle 
s'électrise peu. (On la trouve en gros cristaux dans 
les tufs du Tyrol.) 

analectes [lèk-te] n. m. pi. (du gr. analcktos, re- 
cueilli). Morceaux choisisd'un ou deplusieursautcurs. 

analemme [lè-me] n. m. (du gr. ana, en haut, 
et leinma, prise). Syn. approximatif de planispuêre. 

analepSie [lèp-st] n. f. (gr. analepsis). Retour 
des forces après une maladie. Convalescence. 

analeptique [lèji] adj. Se dit des substances 
propres à rétablir les forces épuisées : les fécules, les 
bouillons sont analeptiques. N. m. : un analeptique. 
Ant. Débilitant. 

analge n. m. Genre d'acariens, parasites des 
oiseaux. 

analgésie [zt] ou analgie \jî] n. r. (du gr. an 

priv., et algos, douleur). Perte de la sensibilité à la 
douleur : l'analgésie accompagne souvent l'hystérie. 

analgésine ou analgine n. f. Pharm. Syn. 

de ANTIPVRINE. 



analgésique [zi-ke] ou analgique [ji-ke] 

adj. Qui produit l'insensibilité. N. m. : un analgési- 
que ou analgique. 

anallagmatique [nal-lagh-ma] n. f.et adj. Se 
dit d'une ligure géométrique identique a son inverse 
ou transformée par rayons vecteurs réciproques : co- 
nique anallagmatique. 

anallantoïdien, enne [nai-ian. di-in, è-ne] 

adj. Se dit de certains vertébrés, comme les poissons 
et les amphibiens, qui sont dépourvus d'allantoïdes. 

analogie [if] n. f. (du gr. analogia, rapport). 
Rapport, ressemblance, conformité, similitude par- 
tielle d'une chose avec une autre : la langue italienne 
a beaucoup d'analogie avec la langue lutine. Par ana- 
logie, d'après les rapports qui existent entre les cho- 
ses : juger, raisonner par analogie. Ant. Différence. 

analogique adj. Qui tient de l'analogie : lois 
analogiques. Qui classe d'après l'analogie : diclion- 
naire analogique. 

analogiquement [ke-vnan] adv. D'une ma- 
nière analogique ; par analogie. 

analogisme [jis-mé] n. m. Raisonnement par 
voie d'analogie. 

analogue [lo-ghe] adj. Qui a de l'analogie avec 
autre chose: mener une vie analogue à son 
y. m. : bien des termes grecs n'ont pas d'analogues 
en français. Ant. Dissemblable. 

analysable [za-ble] adj. Qu'on peut analyser. 

analyse [li-ze] n f. (du gr. anahtsis, décomposi- 
tion). Décomposition d'un corps en ses princip 
Btituants : analyse de l'eau, île l'air, etc. Résumé, 
compte rendu d'un texte, d'un livre, etc. : l'analyse 
d'un drame. Etude approfondie : l'analyse du cœur 
humain. En dernière analyse, après mûr examen. 
Philos. Méthode qui va du composé au simple. 
Gram. Analyse logique, décomposition d'une phrase 
en propositions et de chaque proposition en sujet, verbe 
et attribut. Analyse grammaticale, celle qui prend les 
neds un ,'i un pour en indiquer l'espèce, le genre, le 
nombre, la fonetien. etc. 3Ialh. Analyse mathémati- 
que, algèbre pure ou toute autre partie de la sel 
géométrie, mécanique, etc., soumise aux calculs al- 
gébriques. Analyse transcendante, analy 
maie, le calcul différentiel et Intégral. Ant. Synthèse. 

— Encycl. chiiii. L'analyse chimique s poui 
de déterminer la nature des éléments qui form 
corps composé [analyse qualitative ei aus i les pro- 
portione en poids ou en volume, suivant lesi 
chacun d'eux entre il:uis la composition (</ 
quantitative . Dana une analvsi chi i Lque, eintôton 
op ■ sous l'influence de la cnaleur et avec d 
tifs a l'état sec, tantôt on sesertde 

le premier cas. L'analyse est dite par 

dans le second par I oie In" 

analyser [zé\ v. a, Faire une analyse; Aè 
po i n n tout en sei parties Im. Synthétiser. 
analyseur [zeur] n. m. Syn. de »» 

ie métalliqu 

analyste / iuna- 

urtout l'analyse mat!. 



ANA 



— 64 



ANA 



analytique adj. Qui procède par voie d'ana- 
lyse : méthode analytique, par opposition à méthode 
synthétique. Langues analytiques, celles qui expri- 
ment les diverses idées et les rapports qui les lient 
par des mots et des signes distincts. Géométrie ana- 
lytique, application de l'algèbre à la géométrie. 

— Encycl. Ling. En général, les langues modernes 
de l'Europe sont analytiques- Elles se caractérisent 
par l'absence ou le nombre très réduit des cas, le peu 
d'importance des flexions qui marquent le genre et 
le nombre, une construction obligatoire qui les rend 
moins souples que les langues synthétiques. 

analytiquemeilt [ke-man] adv. D'une ma- 
nière analytique. 

Analytiques (Traité des), par Aristote, troisième 
traité de l'Organon, dans lequel le philosophe étu- 
die la nature du syllogisme, les principes communs 
ou propres et la définition. 

anaiïlirte n. m. Genre de ménispermacées, ren- 
fermant une seule espèce, dont le fruit est la coque 
du Levant, qui renferme un principe amer et vomitif. 

anamrteStique [nam'-nès-ti-ke] adj. (du gr. 
ana, en arrière, et mimnêskein, faire souvenir). Se 
disait des remèdes que l'on croyait propres à rendre 
la mémoire. N. m- : un anamnestique. 

anamnie [nam'-ni-é], e adj. (du lat. an, priv., 
etdu lat. amnium, amnios). Se dit des animaux (pois- 
sons, amphibiens) qui n'ont pas d'amnios. 

anamorphose [fô-ze] n. f. (du gr. ana, qui 
marque retour vers, et morphé, forme). Physiq. 
Phénomène qui se produit lorsque le dessin dé- 
formé d'un objet étant placé perpendiculairement 





Anamorphoses. 

à l'axe d'un miroir cylindrique ou conique donne 
par réflexion une image de l'objet sans déformation. 
Parext. Image grotesque, difforme d'un objet, don- 
née par un miroir courbe. Jeu d'optique. 

anamorphOtique adj. Qui tient de l'ana- 
morphose ; qui la produit : miroir anamorphotique. 

a n a m - -^ 
p S è S [ nan- 
psèss] n. m. -^J 
Genre de pois- 
sons acantho- 
ptères de 
l'océan I n- 
dien :/e.s<mam- 
psès sont re- 
marq uables 
par leurs belles 
couleurs. 

Anamur, 

capit. du pa- 
chalik d'Ada-' 
na (Turquie 
d'Asie). 

ananas 

[na-na] n. m. 
Plante, de la famille des broméliacées, originaire 
d'Amérique, et qui fournit un fruit délicieux. Fruit 
de l'ananas : ananas au kirsch. 

— Encycl. Les ananas sont des plantes vivaecs, a 
feuilles épineuses, dont le fruit est surmonté d'un 
bouquet de petites feuilles. Originaires de l'Amérique 
du Sud, ils furent importés en France vers 17:13. On 
mange les ananas crus ou en conserves, en confitures. 

anandraire [drè-re] ou anandre adj. (du gr. 

an priv., et ancr, andros, mâle). Se dit des fleurs qui 
manquent d'étamines ou d'androcée. 

AnaniaS [ass], jeune Hébreu qui, avec Mizaê, 
et Azarias, fut jeté par ordre de Nabuchodonosor 
dans une fournaise, d'où ils sortirent tous trois sains 
et saufs. (Bible.) 

AnaniaS, Juif converti, frappé de mort avec 
son épouse Saphira, pour avoir menti à saint Pierre. 
.1 'es des Apôtres.) 

Ananie [ni] (saint), martyr en Perse. Fête le 
1er décembre. — Martyr à Damas. Fétr le 25 janvier. 

ananthe adj. (du gr. an priv., et anthos, fleur). 
Privé de fleurs. (Peu us.) 

anapeste [pès-te] n. m. (gr. anapaistos). Pied 
de vers grec ou latin, composé de deux brèves et d'une 
longue. Adjectiv. : pied anapeste. 

anapestique [pès-ti-ke] adj. Se dit des vers 
grecs et latins composés d'anapestes. 

anaphore n. f. (gr. anaphora). Rhétor. Répé- 
tition qui consiste à recommencer par le même mot 
divers membres d'une phrase, afin de frapper l'es- 
prit. Les imprécations de Camille, dans l'Horace de 
Corneille, en offrent un bel exen rp) 

« Rome », l'unique objet de mon ressentiment : 
«•Rome », à qui vient ton bras d'immoler mon amant ; 
« Rome », qui l'a vu naître, et que ton cœur adore ; 
« Rome » en6n que je hais, parce qu'elle t'honore. 

anaphorique adj. Rhét. Se dit d'une période, 
d'une phrase, dont plusieurs membres commencent 
par le même mot. 

anaphorisme [fo-ris-me] n. m. Abus de l'ana- 
phore. 

anaphrodisiaque [zi-a-ke] adj. (du gr. an 

priv., et de aphrodisiaque). Se dit d'une personne 
qui n'éprouve ancun désir vénérien, dont les or- 
ganes génitaux sont frappés d'atonie. Substance 
anaphrodisiaque, qui éteint les désirs véné 
(Dans ce sens, s'emploie aussi substantiv. : un ana- 
phrodisiaque.) Syn. Antiaphrodisiaque. 



anaplastie [plas-tî] ou anaplasie [zt] n. f. 

(du gr. anuplasscm, réformer). Opération chirurgi- 
cale qui consiste à restaurer des parties détruites au 
moyen d'autres parties empruntées au même individu. 
anaplastique [plas-ti-ke] adj. Qui a rapport à 
l'anaplastie. 

anapnographe n. m. (du gr. anapnoi 

piration, et graphein, écrire). Instrument qui sert 
à enregistrer les divers mouvements auxquels donne 
lieu la respiration. 

AnapUS [pues], petit fleuve de Sicile, qui tombe 
dans la mer au S. de Syracuse; auj. Anapo. 

Anaradjapoura, emplacement de l'ancienne 
capitale de l'île de Ceylan. 

anarchie [chî] n. f. (du gr. an priv., et arckhê, 
commandement). Système politique et social où l'in- 
dividu se développe librement, en dehors de toute 
tutelle gouvernementale. Situation d'un Etat qui n'a 
plus de chef, ou chez lequel le pouvoir gouverne- 
mental est entravé ou suspendu. Désordre, confusion. 

anarchique adj. Qui se rapporte à l'anarchie. 

anarehiquement [ke-man] adv. D'une ma- 
nière anarchique. 

anarchiser [zi] v. a. Exciter à l'anarchie. 

anarchisme [chis-me] a. m. Doctrine, théorie, 
idées des anarchistes. 

anarchiste [chis-te] n. Partisan de la doctrine 
anarchique. Criminel qui, sous couleur de « propa- 
gande par le fait » en faveur des idées anarchiques, 
commet des crimes et des délits contre les personnes 
et contre les biens. Adjectiv. Syn. de anarciiiqie : 
doctrines anarchistes. Qui se rapporte aux anar- 
chistes : crimes anarchistes. 

— Encycl. Dr. Les crimes et délits anarchistes sont 
frappés de peines spéciales, qui furent motivées par 
l'attentat d'un anarchiste du nom de Vaillant (189'»', 
contre la Chambre des députés. La loi sur la presse fut 
modifiée de manière à atteindre la propagande anar- 
chiste ; la législation sur les explosifs et sur les asso- 
ciations do malfaiteurs fut renforcée, etc. Toutes ces 
mesures ont pour objet de saisir, dans ses moindres 
manifestations l'idée anarchiste, aussitôt qu'elle ne se 
cantonne pas dans le domaine purement spéculatif. 

anarrhique [na-ri-ke] n. m. Genre de poissons 
acanthoptères blenniidés, dont le loup de la mer 
du Nord est une espèce. 

anarta n. f. Genre de lépidoptères comprenant 
de petites noctuelles aux couleurs vives, communes 
en France. 

anas [nass] n. m. Nom scientifique du canard. 

anasarque [zar-ke] n.m. (du gr. ana, au travers, 
et sarx, sarkos, chair). Méd- Infiltration de sérosité 
dans le tissu cellulaire. Syn. de leucophlegmasie. 

— Encycl. L'anasarque apparaît surtout au cours 
de l'albuminurie ou du ynal de Bright, et dans la der- 
nière période des maladies du cœur. Le traitement 
consiste à combattre la maladie principale et à 
administrer des diurétiques, des sudorifiques et des 
purgatifs. 

anastaltique [nas-tal] n. m. et adj. Styptiqne 
et astringent énergique. 

Anastase I Pr , pape de 398 à 402 ; — Anastase II, 
pape de 496 à 198; —Anastase III, pape de 911 à 913; 
— Anastase IV, pape de 1153 à Ilot. 

Anastase (saint), patriarche d'Antioche (561- 
599). Fête le 21 avril. — Saint Anastase le Sinalte, 
moine du mont Sinaï (vn e s.). 

Anastase I or , le Silentiaire, empereur d'Orient 
de 491 h 518 ; — Anastase II, empereur de 713 à 71ii. 

Anastasie [zt] (sainte), martyre sous Néron. 
Fête le 15 avril. 

Anastasie. En littérature, nomfamiher donné à la 
censure : les ciseaux d Anastasie. 

anastatique [nas-ta] n. f. 

Genre de crucifères arabidées , 
dont la rose de Jéricho est une 
espèce. 

anastigmate [nas-tig h-ma- 
tc] ou anastigmatique [nns- 

tigh-ma] adj. Qui est dépourvu 
d'astigmatisme : objectif anastig- 
mate. (En parlant d'un objectif, 
on dit aussi anastigmat adj. m., 
et, substantiv., un anastigmat.) 

anastigmatisme [nas- 

tigh-ma-tis-me] n. m. Propriété 
que possèdent certains objectifs 
d'éviter l'astigmatisme, grâce gé- 
néralement à une parfaite sphé- 
ricité des surfaces réfringentes. 
anastome [nas-to-me] n. m. 

Genre de gallinacés échassiers, 
des Indes orientales, dont le nom 
vulgaire est becs-ouverts. 

anastomose [nas-to-mt-ze] 

n. f. ( gr. anastomôsis ). Anat. 
Abouchement de deux vaisseaux 
l'un dans l'autre. Filet de com- 
munication entre deux nerfs. 

anastomoser (s') [sa^nas- 

to-mo-zé] v. pr. S'aboucher, se 

joindre par les bouts en formant une anastomose : 

les veines et les artères s'anastomosent. 

anastomotique [nas-to] adj. Qui tient de 
l'anastomose : rameau anastomotique. 

anastrophe [nas-tro-fe] n. f. (gr. anastroph"). 
Renversement de l'ordre naturel des mots. Ex. : me 
voici, pour voici moi; sa vie durant, pour durant sa vie. 

anate n. f. Teinture rouge employée aux Indes 
orientales, extraite des fleurs d'un arbrisseau, le 
borrossol. 

anathématique adj. Qui est offert en expia- 
tion pour combattre les effets d'un anathème. 

anathématisation [za-si-on] n. f. Action d'a- 
nathématiser. Formule employée pour ana thematiser. 

anathématiser [zé] v. a. Frapper d'ana- 
thème, excommunier : l'Église anathématise les 
hérétiques. Par ext. Désapprouver, blâmer avec force ; 
une dame qui anathématise la pipe. 

anathematisme [tisane] n. m. Bulle, canon 
qui frappe d'anathème une hérésie. 

anathème n. m. (du gr. anathêma, offrande 
aux dieux). Sentence rejetant hors du sein de la 
société religieuse ceux qu'elle frappait. Blâme éner- 
gique, malédiction ; tout le inonde jette l'anathème 




à l'avare. Adj. Qui appartient à l'anathème, qui pro- 
nonce l'anathème : bulle anathème . N . et adj . 
Personne frappée de cette malédiction : un ana- 
thème; un hérétique anathème. 

— Encycl. L'analhème eut au 
moyen âge un retentissement 
terrible. Cette peine était consi- 
dérée comme plus grave encore 
que l'excommunication, sépara- 
tion momentanée de la commu- 
nion des fidèles. Les actes des _ 
conciles se terminaient par une |= 
suite d'anathème8 dirigés con- 
tre les hérétiques qui combat- 
taient les dogmes ou l'autorité 
de l'Eglise. 

anatidés n. m. pi. Famille 
d'oiseaux palmipèdes, dont le tra- 
nard est le type. S. un onatidé. 

anatife n. m. Genre de crus- 
tacés cirripèdes,dont on trouve 
souvent d'immenses quantités fixées sur les bois 
flottants en mer. 

anatOCisme [sis-me] n. m. (du gr. ana, de 
nouveau, et tokos, intérêt). Capitalisation des inté- 
rêts d'une somme prêtée. 

— Encycl. Comme la loi a voulu éviter les con- 
séquences, redoutables pour le débiteur, de l'ac- 
cumulation du capital et des intérêts , l'anato- 
cisme n'est licite que lorsqu'il résulte d'une conven- 
tion spéciale ou d'une demande en justice, et qu'il 
s'agit d'intérêts dus au moins pour une année en- 
tière, c'est-à-dire échus; cette restriction n'est pas 
applicable en matière de compte courant, et, en 
matière de fermages et loyers, les revenus produi- 
sent intérêt à dater du jour de la demande ou de 
la convention. 

Anatole (saint), évêque de Laodicée vers 270. 
Il cultiva avec succès toutes les sciences de son 
temps. Fête le 3 juillet. 

Anatolie [ii] ou Pays du Levant (du gr. 

anatolè, lever du soleil). Nom donné quelquefois aux 
hauts plateaux de l'Asie Mineure. 

anatomie [mt] n. f. (du gr. ana, à travers, et 
tome, section). Etude de la structure des êtres orga- 
nisés à l'aide de la dissection : Vésale est un des 
créateurs de l'anatomie. Action de disséquer : faire 
l'analomic d'un homme. Fig. Analyse minutieuse. 
Pièce d'anatomie, partie disséquée d'un corps. Repro- 
duction en plâtre, en cire, d'une partie d'un corps. 

— Encycl. L'anatomie a été étudiée parles anciens, 
et Hippocrate aurait disséqué des cadavres humains. 
Galien n'aurait eu à sa disposition que des singes; 
après lui, jusqu'au xiv e siècle, cette science reste sta- 
ttonnaire. Mais, à partir de cette époque, les pro- 
grès ont été de tout temps très rapides, et l'histo- 
logie permet chaque jour de nouvelles découvertes. 

L'anatomie est dite descriptive quand elle décrit 
les organes les uns après les autres et indique leur 
poids, leur forme, etc. ; elle se divise en ostéologie, 
arthrologie, angioloqic, neurologie, splanchnologie. 
L'anatomie est dite générale quand elle pénètre dans 
la profondeur des tissus, elle est pathologique quand 
elle étudie les lésions dues aux maladies ; topogra- 
phique quand elle se limite à une région déterminée. 
On la dénomme comparée quand elle concerne l'étude 
d'un organe dans la série des êtres. Enfin, l'anato- 
mie végétale s'occupe des tissus végétaux. 

Dans un tout autre ordre, l'anatomie artistique 
s'occupe de la forme des corps, des proportions qui 
dépendent de la structure intime. 

Anatomie (la Leçon d'), chef-d'œuvre de Rem- 
brandt (1632), une des merveilles de la peinture. 
Le savant professeur hollandais Nicolas Tulpy est 




La Leçou d'anatomie, d'après Rembrandt 



représenté démontrant l'anatomie du bras sur un 
cadavre. (La Haye.) 

anatomique adj. Qui a rapport à l'anatomie : 
description anatomique. 

anatomiquement [ke-man] adv. D'une ma- 
nière anatomique ; en anatorniste. 

anatomiser [zé] v. a. Syn. peu us. de dissé- 
quer : anatomiser un cadavre. 

anatomiste [mis-le] n. m. Celui qui s'occupe 
d'anatomie: Vésale fut un célèbre anatomiste. 

anatron n. m. Carbonate hydraté naturel de 
sodium. 

anatrope adj. (du gr. anatropf. renversement). 
Bot. Se dit de l'ovule dont le micropyle est placé près 
du liile, tandis que la chalaze est à l'autre extrémité. 

Anaxagore, philosophe grec de l'école io- 
nienne, m. l'an 428 av. J.-C. Au lieu de ramener la 
nature à un petit nombre d'éléments primitifs (air, 
eau, etc.), il soutient que chaque corps déterminé 
contient toutes choses mélangées en proportions 
diverses ; à l'origine, les parties des choses étaient 
confondues : le mouvement qui les a séparées et 
distinguées est venu de l'intelligence divine, véri- 
table motrice du monde ; sa morale parait être une 




Armes d'Ancenis. 



AN A 

résignation sévère aux lois naturelles, Anaxagore 
est considéré comme le fondateur du théisme philo- 
sophique. Il ouvrit à Athènes la première école de 

philosophie, où Périclès, Euripide et même, dit-on, 
Socrate suivirent ses leçons. 

Anaxarque, philosophe grée de l'école de 
Démocrite. ami d'Alexandre i,iv« s. av. J.-C). 

Anaxiniandre, philosophe et astronome io- 
nien (6I0-5W av. J.-C.i. diseiple de Thaïes. Cher- 
chant le principe du monde, il le nomma infini 
(kksuiov), terme négatif désignant ce qui n'est déter- 
miné ni en qualité ni en relation. L'infini contient 
en lui-même les contraires, tels que le chaud et le 
froid Toute naissance s'explique par la séparation 
des contraires, tonte mort par leur retour à l'union 
dans l'infini. Anaxiniandre enseigna le premier l'obli- 
quité de l'écliptique. 

Aliaximèlie de Lampsaque, un des précep- 
teurs d'Alexandre, qu'il suivit en Asie. Ce prince, 
s'etant empare de Lampsaque, alliée de Darius, ré- 
solut de détruire la ville. Voyant approcher Anaxi- 
mêne et devinant l'objet de sa mission, il jura de 
ne point lui accorder ce qu'il allait lui demander, 
Alors, Anaximéne le supplia de détruire Lampsaque 
et de réduire les habitants en esclavage. Lié par 
son serment. Alexandre épargna la ville. 

Anaxiniène de Milet, philosophe de l'école 
ionienne. Il voyait dans l'air le principe du monde, 
ise pour avoir perfectionné le cadran solaire; 
m. vers 480 av. J.-C. 

Anazarba, v. de la Cilicie (Asie Mineure 1 . Les 
chrétiens y furent défaits par les Sarrasins en 1130. 

Alicelet [14] (Gabriel-Auguste), architecte fran- 
çais, né et mort a Paris (1829-1893}. 11 entra à l'Insti- 
tut en 1892. Ses œuvres sont originales et gracieuses. 

AllCelot [lo] (Jacques), auteur dramatique fran- 
çais, né au Havre, m a Paris (1794-1854). Il entra. 
en 1841, à l'Académie française ; 
son principal ouvrage est un 
drame : l'Homme du monde. — 
Sa femme, Marguerite Chardon, 
née à Dijon, morte à Paris 
[1792-1875), fut aussi un auteur 
dramatique et un romancier dis- 
tingué. 

Alicenis [ni], eh.-l. d'arr. 
(Loire-Inférieure), sur la Loire ; 
ch. de f. Orl., à 38 kil. de Nan- 
tes; 5.000 h. (Anceniens). For- 
ges, houille, vins, grains, bois. 
Louis XI y conclut en 1408 un traité de paix 
avec François II, duc de Bretagne. Le 13 décembre 
1793, le général Westermann y dispersa les restes 
d'une armée vendéenne. — L'arr. a 5 cant., 28 comm., 
48 100 h.; le cant., 7 comm. et 14.100 h. 

Alicerville [se>], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et a 
20 kil. de Bar-le-Duc', près de la Manie; 2.000 h. 
Ch.def. E- Cerises, kirsch. Fer. — Le cant. a 18 comm. 
et 11.200 h. 

ancestral [sès-traP. e, aux adj. Qui appar- 
tient aux ancêtres, aux siècles écoulés. 

ancêtres n.m. pi. (dulat. antecessor, qui marche 
avant;. Ceux de qui l'on descend: une venu person- 
nelle vaut mieux que d'illustres ancêtres. Tous ceux, 
en général, qui ont vécu avant nous: nos ancêtres 
croyaient que le soleil tournait autour de la terre. 
S. un ancêtre, une ancêtre- Ant. Descendants. 

anche n. f. anc. ail. ancka). Languette dont 
les vibrations produisent les sons 
dans certains instruments à vent. 

— Encycl. Les clarinettes, ainsi 
que les saxophones, qui en dérivent, 
sont des instruments à anche simple ; 
le hautbois, le basson, des instru- 
ments à anche double. Ces anches 
sont des languettes de roseau qui, 

sur le bec de l'instrument, pro- 
duisent leurs vibrations en frémis- 
sant contre lui. — L'orgue possède un 
certain nombre de jeux d'anches 
vuix humaine, musette, etc.). Ce sont 
les plus brillants et ceux qui ont le 
plus d'éclat. Les anches des jeux 
d'orgue, faites de laiton , sont tantôt 
libres, tantôt battantes. Celles-ci 
ferment entièrement le tuyau et viennent battre ses 
bords à chaque oscillation. 

ancher [ché] v. a. Munir d'anches : ancher un 

Anchietta José d"), célèbre jésuite 1533-1597 , 
apôtre du Brésil; il fut général de sa compagnie. 

anchilops [ki-lopss] n. m. (gr. agkhilôps). itéd. 
Petite tumeur dans l'angle interne de l'œil. 

anch' io son' pittore Et moi aussi, je suis 

peintre . exclamation poussée, dit-on, par le Corrège 

.lovant la Sainte Cécile de Raphaël, et d? is le pre- 

élan d'une noble ambition. On la rappelle 

quand une vocation se révèle d'une façon analogue, 

on la modifiant suivant les circonstances : Et moi 

te poète, etc. 

anchisaure [«-xd-re] n. m. Genre de reptiles 

iriens, fossiles dans les terrains de la période 

: jUC. 

Anchise [chi-se . prince troven, époux de Vé- 
l >nt il eut Ené*. Lors .1-- : embrasement de 
lr .ue. Enée le plaça sur ses épaules et l'en 
Jusqu'aux vaisseaux. On fait souvent allusi. . 
trait d'amour filial. V. Ejit. 

anchois [choi) n. m. [espagn. anchoa . Petit 
n ue l'Atlantique et de ia Méditerranée 

— Encycl. Ichtyol. L'anchois, dont on connaît une 
trentaine 

d'espèces, vit X*?-5» 

en troupes -^»*** ~*^*> 

nombreuses 
dans toutes 
les mers du 
globe ; il ai- 
le 0»,10 à 0°>,I2 de long. La pêche se fait 

d'avril à juillet, au moyen de filets. 

— Cuis. L'anchois, excellent hors-d'œuvre. est servi 
cru et mariné, quelquefois aussi découpé en filets. 
Garnir le ravier de persil, de jaune d'eeuf e 
gnon blanc, harhés très finement ; assaisonner d'huile 
et de vinaigre. — Beurre d'anchois. Pour 1 
parer, prendre des anchois, les nettoyer, ôter ! 

les piler'au mortier, ajouter a cette farce la même 




Anches : t. De 
hautbois, de bas- 
son ; 2. De clari- 
nette, de saxo- 
phnne. 




— 63 — 

quantité de beurre sans sel ; passer le tout au tamis 
de crin. Les Anglais font usage d'une saut 
anchois [anchovy sauce). 
anchusine [ku-zi-ne] n. f. Matière colorante 

d'un rouge foncé, employée dans la teinturerie et la 
parfumerie, et qu'on extrait delà racine d'orcanette. 

ancien, enne [si-in. è-ne] adj. (du lai 

auparavant). Qui existe depuis longtemps: antique, 
vieux : meuble ancien. Qui a existe autrefois, niais 
qui n'existe plus : les écrivains anciens. Qui n'est 
plus en fonctions : l'ancien préfet. N. m. Person- 
nage de l'antiquité : un ancien disait... PI. Vieil- 
lards: nos ancêtres : les anciens. Ant. Nouveau, 
moderne, contemporain, actuel. 

Ancien Régime et la Révolution (/'), par Alexis 
d ■ Tocqueville (1856); étude pleine d'érudition et de 
profondeur sur l'administration de la France avant 
1789, dont l'auteur montre la survivance après la 
période révolutionnaire. 

Anciens .conseil des). V. conseil. 

Anciens et des modernes {querelle des). Com- 
mencée par Boisrobert et Desmarets de Saint- 
Sorlin, elle l'ut à son apogée lorsque Ch- Perrault 
publia son Parallèle des anciens et des modernes 
1088-1098), ouvrage ingénieux, mais paradoxal, dans 
lequel il essayait d'établir la prééminence des mo- 
dernes sur les anciens dans les grands genres litté- 
raires. Ce parallèle déchaîna dans l'Académie et 
le public cette guerre littéraire fameuse où Boileau, 
Racine et l'helléniste M me Dacier se montrèrent les 
plus rudes adversaires de Perrault, de Fontcnelle 
et de Lamotte. L'histoire de cette querelle a été 
écrite par Hippolyte Rigault, dans son Histoire de 
la Querelle des anciens et des modernes (18561. 

anciennement [si-è-ne-man] adv. Autrefois, 
jadis. Ant. Actuellement, aujourd'hui. 

ancienneté [si-é-7ie] n. f. Etat de ce qui est 
vieux, ancien : l'ancienneté d'une loi. Priorité de 
réception dans un grade, un poste : avancement èi 
l'ancienneté. Ant. Actualité, nouveauté. 

ancile n. m. (mot lat.). Bouclier sacré que le 
ioi Numa prétendait être tombé du ciel et auquel, 
selon la légende, était attaché le sort de Rome. 

ancillaire [sii"-l'è-re] adj. (du lat. ancilla, ser- 
vante). Fam. Qui a rapport aux servantes : Ménage 
reproche à La Fontaine ses amours ancillaires- 

Ancillon [Il mil.] (David), pasteur protestant, 
né à Metz, mort à Berlin i!617-1692); — Son fils 
Chari.es, historien français, né à Metz, m. à Berlin 
(1659-1715); — Fréoéric, arrière-petit-fils du précé- 
dent, écrivain et homme d'Etat, né et m. a Berlin 
(1767-1837) ; 

ancipité, e adj. (du lat. anceps, itis, à deux 
tranchants). Hist. nat. Qui a deux tranchants comme 
un glaive. 

Anckarstrœm (Jean-Jacques), gentilhomme 
suédois (1759-1792). Passionné pour les privilèges de 
la noblesse, il haïssait Gustave III, qui avait ruiné 
le pouvoir des grands. Il entra dans un complot, fut 
désigné par le sort pour frapper et, en 1792, dans un 
bal masqué, il tua le roi d'un coup de pistolet. Il 
fut torturé et décapité. 

Anclam, v. de Prusse (Poméranie) , sur la 
Peene ; 13.000 h. Draps, toiles. 

ancœur [keur] n. m. Enflure que les bêles à 
cornes éprouvent aux fanons. Nom vulgaire donné 
aux tumeurs siégeant au poitrail du cheval. 

ancolie [li] n. f. (lat. aquilegia). Bot. Genre de 
renonculacées des pays tempérés, qui donne de 
belles fleurs de cou- 
leurs variées. 

— Blas. Fleur de 
fantaisie, comprenant 
trois pétales, une tige 
et des feuilles. 

— Enctcl. Bot. Les 
ancolies sont des plan- 
tes herbacées, vivaces, 
qui croissent dans les 
lieux humides ; on les 
emploie quelquefois 
enmédecine,maisleur 
usage est dangereux. 
Les poètes considè- 
rent l'ancolie comme 
le symbole de la tris- 
tesse. 

AnCOna (Alexan- 
dre d* ) , littérateur 
italien, né a Pise en 
1835; auteur de re- 
marquables travaux 
sur les origines de la 
littérature italienne. adcoi». 

AnCÔne, v. forte d'Italie, ch.-l. de prov., port 
sur l'Adriatique; 57.000 h. [Anconitaim Commerce 
actif de fruits, céréales, vins. Le général Victor s'en 
empara en 1797, et en 1799. les Français y soutinrent 
un siège glorieux. Le ministre Casimir Périer fil 
occuper la ville de 1832 à 1838, pour faire échec aux 
Autrichiens, qui la bombardèrent en 1849. En 1860, 
la flotte italienne prit Ancône sur les troupes du 
pape, commandées par Lamoricière. 

anconé n. et adj. m. idu gr. agkin, 
Muscle de la région postérieure et supi rii 
l'avant-bras ; extenseur de l'avant-bras sur le bras. 

ancrage n. m. Lieu pour ancrer. 

ancre n. f. I Star. Instrument en 

fera deux becs, qu'on laisse tomber au fond de la 





Ancres de construction. 

mer pour fixer un nav;: horlogerie servant 

er l'echapp Pièce de fer passant dans 

10 d'un tirant et serval 

incri 
ment, se fixe ource. 

[L'ancr 
— Encycl. L'ancre comprend : lejas oxijoal [A] de 





Ancyle. 



AND 

deux pièces; la tige ,r. ,,,, verge, avec son carré (H). 
qui l empêche de tourner dan ; le |as ; le 

minés par les pattes (E) i ipo 

sées du 6«c(F)et deson i ■ of" 

tneau (0)j la partie infé- 
rieure (D) s'appelle le diam 
Ancre (maréchal d'). 

V. CONCINI. 

ancré, e adj. nias. Se dit 

des croix, sautoir, et en général 
de toute pièce dont les extré- 
mités sont en forme d'ancre. 

ancrer [kré] v. n. Jeter 
l'ancre. V. a. Attacher avec une 
ancre : ancrer une cheminée. 
Fiq. Consolider, affermir : la 
contradiction ancre une idée. 

ancrure n. f. Ensemble de 
l'ancre, de l'organeau et du jas. Teclin. FM qui se 
fait dans un drap mal tondu. 

Ancud [kud'] ou San Carlos, v. du Chili, le 

port le plus actif de l'archipel de Chiloé; 10.000 h. 

AncUS MartiUS [kuss-mar-si-uss], petit-Bis de 
Numa. .;>• roi légendaire de Rome (640-616 av. J.-C). 
II fonda le port d'Ostie et creusa dans le mont Capi- 
tolin la première prison de Rome. 

ancyle [si-le] n. m. Genre de mollusques gastéro- 
podes, a mince coquille patellil'orme, 
qui habitent les eaux douces des ré- 
gions tempérées. 

Ancy-le-Franc [frani ch.-l. de 

c. (Yonne), arr. et à 18 kil. de Ton- 
nerre, sur l'Armançon; 1.290 h. Ch. 
de f. P-L.-M. Magnifique château du 
xvi« siècle. Carrières. — Le cant. a 
19 comm. et 9.420 h. 

Ancyre, v de l'Asie Mineure, an- 
cienne capitale de la Galatie ; auj. Angora. Bajazet I«r 
y fut vaincu et pris par Tamerlan en 1402. (Ilab. An- 
cyrans.) 

Ancyre (monument d'), inscription gréco-latine du 
temple d'Ancyre. qui est la traduction du testament 
d'Auguste ; déchiffrée et commentée par G- Perrot. 

ancyroïde \si-ro-i-de] adj. (du gr. arjkura, 
crochet, et eidos, aspect). Qui a la forme courbe 
d'un crochet. 

Anczyc (Stanislas-Ludovic), écrivain et auteur 
dramatique polonais, né à Wilna, mort à Cracovie 
(1829-1883). Il a composé des comédies populaires. 

andabate n. m. (lat. andabata). Gladiateur 
dont la tête était couverte d'un casque fermé, et qui 
combattait a l'aveugle. 

Andabre, hameau de l'Aveyron, écart de la 
comm. de Gissac, arr. et à 18 kil. de Saint-Affrique ; 
330 h. Eaux sulfureuses et ferrugineuses. 

andain [din] n. m. (de l'ital. andare, marcher). 
Quantité d'herbe qu'un faucheur peut abattre à cha- 
que pas qu'il fait. 

AndalOU, se [lou-ze], habitant ou originaire 
de l'Andalousie : les Andalous. Adjectiv. : mœurs 
undalouses. N. et adj. Cheval propre a l'Andalousie : 
la race des genêts andalous. 

Andalousie [xf], contrée au sud de l'Espagne, 
arrosée par le Guadalquivir, divisée en 8 provinces; 
v. pr. Séville, Grenade, Jaen, Cordoue. Cadix, etc. 
'Ilab. Andalous.) Cette province, riche et fertile, qui 
fut la Bétique des anciens, longtemps occupée par 
les Arabes, lesquels y ont laissé de nombreux monu- 
ments et d'admirables restes d'un utile réseau d'irri- 
-.itions, fut éprouvée, en 1884, par de violents trem- 
blements déterre. Orangers, oliviers, céréales, vigno- 
bles renommés. 

andalOUSite [zi-te] n. f. Silicate anhydre 
d'alumino : l'andalousite est d'un brun rougeâtre ou 
violacé. 

Andaman (îles), archipel du golfe du Bengale; 
aux Anglais; 24.000 h. Cap. Port-BÏair. 

andanté ou andante [dan-te] adv. (m. ital.). 

Musiq. Modérément. N. m. Air d'un mouvement mo- 
déré. PI. des andantés ou andantes. (Cette expression 
s'abrège ainsi : And<-».) 

andantino adv. (m. ital.). Musiq . D'un mou- 
vement un peu plus animé que l'amiante. N. m. Mor- 
ceau joué dans ce mouvement. PI. des andantinos 

(Cette expression s'abrège ainsi: And«.) 

Andécaves ou Andes, ancien peuple de la 
Gaule, établi, au temps de César, au conflue! 
Loire et de la Maine, dans l'Anjou. S. un Ana 
ou Ande- 

Andelle, rivière qui se jette dans la Seine 
(riv. dr. ), en amont de Pont-de-1'Arche (Eure) ; cours 
34 kil. 

Andelot [lo], ch.-l. de c. (Haute Marne), arr. et 
à 21 kil. de Chaumont. sur le Rogno . Mar- 

ne ; 860 h. En 587, Contran et Brunehaut y signèrent 
un important traité, par lequel Contran adoptait 
Childebert II et s'alliait avec ce dernier contre les 
, rous deux assuraient aux leudes 
fidèles la possession viagère de 
barges et bénéfices. — Le 
cant. a 19 comm. et 5.440 h. 

Andelys [h] (Les), ch.-l. 

Eun , sur fa Seine, gros- 

o on à 28 kil.d'Evreux ; 

i t -e/. /i/.</>ns).Ch.def.O. 

Lainages, cuirs, filatures de soie. 

Patrie de Turnèbe, du Poussin, 

de Blanchard. - L'arr. a 6 cant., 

117 comm., 56 120 h ; le cant. a 

18 comm. et 10.130 h. 

Andenne [<tt ne). v . de Bel- 
gique proi . el arr. de Namur i.oooh. 

■ industrie] important; fabriques de er 

réfractaires, briques, porcelaines filatures de 
ç tpeteries. 

Andéol saint), apôtre du Vivarais (m«s 
le |i r mai 

Anderlecht i 

sur la ; i M h l ■■ 

les Aut du duc de Wu I 

Anderledy (Antoine-M 

suites, né à Brigue (Suisse), m. à Fiesole 




«les An do lys. 




et du lat. colère. 



F R 

+ 260f£~ 



AND 

Anderlues, v. de Belgique [prov. de Hainaut. 
arr. de Thuin), à la source de Ja Haine, affl. de 
l'Escaut; 9.<j00 h. Houille. 

Andernach, v. de la Prusse-Rhénane, sur le 

Rhin; 6.130 h. En 876, dé- 
faite de Charles le Chauve 
par Louis, fils de Louis le 
Germanique. 

Anderno s-les- 

BaillS, comm. de la Gi- 
ronde, an', et à 47 kil. de 
Bordeaux, sur le bassin d'Ar- 
cachon ; 1.350 h. Bains de 
mer ; pares à huîtres. 

Andersen (Ilans Chris- 
tian), poète et romancier da- 
nois, né à Odensee, m. Sx Ro- 
lighed (1803-1875): auteur de 
Contes remarquables par la 
fertilité de L'imagination et 
la grâce un peu mélancolique 
du récit. On lui doit, entre au- 
tres ouvrages, des Poésies et des Esquisses de voyage. 

AnderSOn (Laurent), chancelier de Gustave 
Wasa; introduisit la Réforme en Suède (1480-1532). 

AnderSOn (James), agronome anglais, né près 
d'Edimbourg (1739-1808). Il inventa la charrue dite 
écossaise et écrivit différents ouvrages d'agriculture. 

Andersson (Nils Johan), botaniste suédois, 
né dans la province de Smaaland, m. à Stockholm 
(1821-1880) ; auteur de plusieurs ouvrages sur la géo- 
graphie botanique de la Scandinavie. 

Andes ou cordillère des Andes, grande 

chaîne de montagnes, dominant la côte occidentale 
de l'Amérique du Sud ; 7.300 kil. de longueur. On y 
distingue les Andes de la Palagonie, du Chili, du 
Pérou et de la Colombie. Les Andes du Chili et de 
la Colombie ont les cimes les plus élevées ; elles dé- 
passent partout les limites des neiges perpétuelles 
avec de nombreux volcans en activité et une foule 
de lacs dans les vallées. Les tremblements de terre 
sont très fréquents dans toute la chaîne. Le point 
culminant des Andes est l'Aconcagua (6.834 m.): les 
points les plus élevés sont ensuite : l'Illampou ou 
Nevado de Sorata (6.560 m.}; le Chimborazo (6.253); 
le Cotopaxi (5.960 m.); etc. Outre les mines d'or et 
d'argent, dont les plus renommées sont celles de 
Potosi et de Copiapo. on trouve dans les Andes 
quelques gisements de platine. 

andésite [si] n. f. (de Andes]. Roche éruptive 
de couleur foncée, analogue au trachyte, dans la- 
quelle domine le plagioclase. 

Andeville , comm. de l'Oise, arr. et à 24 kil. 
de Beauvais: 1.520 h. 

andiCOle adj. (de Andes. 
habiter) ou andin. Qui habite 
les Andes : animal andieole. 

Andidjan, v. du Turkes- 
tan russe (kanat de Khokand) ; 
30.000 h. Coton. 

andira n. f. Genre de légu- 
mineuses papilionacées, renfer- 
mant des plantes originaires de 
l'Amérique, et qui ont, pour la 
plupart, des écorces, des bois et 
des fruits employés comme ver- 
mifuges, dans la médecine des 
pays chauds. 

AndkhOUi, v. de l'Afgha- 
nistan, non loin de la frontière 
russe; environ 50.000 h. Station 
importante des caravanes. 

Andocides , orateur et 
homme d'Etat athénien, né vers 
468 av. J.-C, adversaire des 
Trente tyrans, qui le bannirent. 
Il reste de lui quatre discours. 

Andolsheim [dols- 
ka-im'], anc. ch.-l. de c. (Haut- 
Rhin); à l'Allemagne; 900 h. 

andorite n. f. Sulfate natu- 
rel d'argent, plomb et antimoine. 

Andorre (val d'), petit 

pays situé sur le versant méri- 
dional des Pyrénées, au S. du 
dép. de l'Ariège. La république 
d'Andorre est placée sous la pro- 
tection de la France et de l'évê- 
que d'Urgel; elle a une organi- 
sation encore féodale. Le prési- 
dent de la République française 
et I'évêque d'Urgel portent le 
titre de eoprinces. L'Andorre 
paye la dime à I'évêque et un tribut annuel de 
960 francs à la France. Superf. 452 kil. carr. , pop. 
6.230 h. (.4 w/orraJisj. Capit. Andorra la Kt'eja/l.OOOn. 

Par suite d'un traité 
conclu sous Louis le Dé- 
bonnaire, les Andorrans, 
nnaissant la suze- 
raineté delà France, ache- 
tèrent, moyennant une re- 
devance annuelle de 960 
livres, la faculté d'expor- 
ter certains produits. Sup- 
primée comme droit féo- 
dal par la Révolution, 
cette redevance a été ré- 
tablie sous l'Empire a La 
demande même des Val- 
lées (décret du 27 mars 
1806). Elle figure aujour 
d'hui encore parmi les pro- 
duits divers du budget. 

andouille [dou, Il mil., e] n. f. (lat. pop idw 
tile). Boyau de porc rempli soit de tripes, d'intestins 
ou de chair du même animal : andouille fumée; 
andouille truffée. Pop. et triv. Niais, imbécile. 

Andouille, comm. de la Mayenne, arr. et à 
14 kil. de Laval, près de l'Ernée; 2.370 h. 

andOUiller [dou. Il mil., é) n. m. (du lat. ante, 

avant, et oculus, œil). Espèce de petite corne qui vient 
avec l'âge au bois du cerf, du daim et du chevreuil. 
— Encycl- Le maître andouiller, andouiller de ynas- 
sacre ou d'oeil, celui qui se trouve le premier sur la tige, 
est l'arme la plus redoutable du cerf: le 2 e andouiller 
est appelé surandouiller ; le 3 e , chevillure ; le 4 e (quand 



— 66 — 

il existe), irochure. Lorsque le cerf a atteint un cer- 
tain âge, l'extrémité de la tige s'aplatit et se garnit 
d'andouillers. de façon â imiter la disposition d'une 
main (empaumure ou paumure). Pourcompterlenom- 
bre des cors d'un cerf, on compte toujours les trois 
pi-i 'in iersandoui 11ers, auxquels on ajoute le nombre des 
andouillers ducôté où ils sont en plus grand nombre. 
Puis on double. Ainsi, un cerf qui porte cinq andouil- 
lers, outre les trois premiers, porte (5 -f-3) X 2 = 16. 
Un cerf dont les andouillers ne sont pas en nombre 
égal de chaque coté de la tête est dit mal semé. 

andouillette \dou. II mil., è-te] n. f. Petite an- 
douille : les anduuil- 
lettes de Troycs sont re- 
nommer:. 

Andouque ? comm. 

du Tarn. arr. et à 22 kil. 
d'Albi; 1.820 h. 

Andrada e Syl- 
va (Joseph-Boniface), 
un des fondateurs de 
l'indépendance brési- 
lienne, né à Santos, m. à 
Nictheroy (1765-1838). , 

Andral (Gabriel), cé- 
lèbre médecin français. ; 
né à Paris, m. à Châ- 
toauvieux (1797-1876). On 
lui doit une remarqua- 
ble Clinique médicale. 

Andrassy (Jules, comte), 
grois, né à Zemplin, m. à Volosca (1823-1890). 11 con- 
clut avec l'Allemagne le traité qui, par l'accession 
de l'Italie, devint la triple- 
alliance. 

André (saint), apôtre, 
frère de saint Pierre. Il prê- 
cha l'évangile en Achaïc et 
fut crucifié sur une croix en 
X. Fête le 30 novembre. 

André (ordre de Saint-), 
ordre de chevalerie, le plus 
élevé parmi les ordres rus- 
ses. Institué en 1098 par 
Pierre le Grand et rema- 
nié plus tard par Paul I" 
et Nicolas I". Une seule 
classe de chevaliers, qui sont 
de droit grands-croix des 
ordres de Sainte-Anne et de 
Saint-Stanislas et chevaliers 
des ordres de Saint-Alexan- 
dre et de l'Aigle-Blanc. Cordon bleu clair, porté en 
écharpe. 

André [Martyre de saint), immense et belle fresque 
du Dominiquin, couvent de Saint-Grégoire (Rome) ; 




Andrassy. 

homme d'Etat hon- 




Ordre de Saint-André. 




Echelle 



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de Casa f" " , " iv - 



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Cap dels fessons .fpïf IShpC" ° 
„ "...,L V ;,'"„ !■': ^MForteille d'Andorre 

.Çampcardost* g.*'*!]^,:- ■<■_., 



«TosSfPtana 





Armes d'Andorro. 



Carte de la république d'Andorre. 

— tableau de Murillo (Madrid) ; — belle toile éner- 
gique du Calabrèse (Louvre). 

André, nom de trois rois de Hongrie, dont le 
second, roi de 1205 à 1235, prit part à la 5 e croisade 
et confirma les privilèges des magnats et du clergé. 

André (André Boullanoer, dit le Petit Père), 
moine augustin, né à Paris (1377-1657). Il est connu sur- 
tout par la simplicité et la naïveté de son éloquence. 

André (Jean), dit le Frère André, peintre fran- 
çais, né et mort à Paris (1662-1753), auteur d'un 
grand nombre d'estimables tableaux religieux- 
André (Yves-Marie), dit le Père André, jésuite 
et philosophe cartésien français, né à Châteaudun, 
mort à Caen (1675-1764); ami de Malebranche, au- 
teur d'un Essai sur le beau. 

André (Jules), peintre paysagiste français, né 
et mort à Paris (1807-1869). Ses tableaux valent par 
une remarquable entente de la perspective aérienne. 
André (Louis), général français, né à Nuits- 
Saint-Georges (COte-d'Or) en 1838, ministre de la 
guerre de 1901 à 1905. 

André (Charles-Louis-François), astronome fran- 
çais, né à Chauny en 1842. On lui doit, outre des 
nés, de nombreux ouvrages de physique et 
d'astronomie. 

Andréa del Sarto. v. Sarto. 
Andréa Pisano. v. pisano. 

andréacées [se] n. f. pi. Famille de mousses 
généralement noirâtres, vivant sur les roches. S. 
une andréacée. 

Andreani (Andréa), peintre et graveur italien, 
né à Mantoue vers 1560, m. en 1623. 







Andrieux. 



AND 

AndréanOVi'îi.K^. groupes d'iles volcaniques, 
de l'archipel des Aléoutieunes. 

Andreasberg, v de Prusse (Hanovre), près de 
Glockenberg ; 4.000 h. Mines de plomb et d'aï 

Andrée [dré] (Salomon-Auguste), explorateur 
suédois, né à Grenna (Dalécarlie) en 1851. En 1897, il 
partit du Spitzberg en ballon vers le pôle nord et ne 
reparut plus. 

andrène n. f. Genre d'insectes hyménoptères, de 
la famille .les apides, eteomprenant des abeilles soli- 
taires, répandues surtout dans l'hémisphère boréal. 

AndréOSSi (François), ingénieur français, ré 
à Paris, m. à Castelnaudary (1633-1688) ; employé par 
Riquet à la construction du canal du Midi. — Son 
arrière-petit-fils, Antoine-François, général et di- 
plomate français, né à Castelnaudary, m. à Montau- 
ban /1761-1828), seconda Bonaparte au coup d'Etat 
du 18-Bruniaire. 

Andrésy, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 
16 kilom. de Versailles, près du confluent de la 
Seine et de l'Oise; 1.310 h. Là se tinrent les confé- 
rences pour la conversion de Henri IV. 

Andrews (Thomas), physicien anglais, né à 
Belfast (1813-1886). Il s'est surtout occupe de l'étude 
du gaz et du développement de la chaleur dans les 
réactions chimiques. 

Andrews {Joseph), roman de Fielding, l'une de 
ses plus remarquables productions, qui inaugura sa 
brillante réputation comme romancier (1742). 

Andrezé, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 
13 kil. de Cholet ; 1.200 h. Mouchoirs et toiles. 

Andrézieux, comm. de la Loire, arr. et à 
19 kil. de Montbrison, sur la Loire ; 1.370 h. Briquete- 
rie, verrerie, carrelages céramiques, tresses et lacets. 

Andria, v. d'Italie (prov. de Bari): 37.500 h. 

Andrienne (1'), comédie de Térence (166 av. J.-C). 
La pièce est habilement construite, le caractère bien 
soutenu, et il y a dans le dialogue une facilité élé- 
gante ; imitée par Baron 
(1703). 

Andrieux [dri-et] 

(François), littérateur et 
poète français, né à Stras- 
bourg, m. à Paris (1750- 
1838); auteur d'élégantes 
fables, d'agréables comé- 
dies, et de contes envers, 
dont le Meunier Sans- 
Souci est resté le plus cé- 
lèbre. Présidentdu Tribu- 
nat, secrétaire perpétuel 
de l'Académie française. 

Andrimont, v. de 

Belgique (prov. de Liège, 
arr- de Vcrviers), sur la 
Vesdre ; 5.000 h. 

andrinople (de la 

v. à' Andrinople) n. f. Etoffe de coton bon marché, 
généralement d'une couleur rouge, appelée rouge 
d' Andrinople ou rouge andrinople. 

Andrinople, v. de la Turquie d'Europe, ch.-l. 
de province, sur la Maritza, tributaire de l'Ar- 
chipel; 81-000 h. (Andrinopolitains). Arsenal; fon- 
derie de canons; industrie très florissante; tissus de 
soie, laines, cotons, tapis; parfums. — Constantin y 
vainquit Licinius en 323; lesGoths y battirent Valens 
(378). Le sultan turc Amurat I" s'en empara en 1360 
et les Russes en 1829. Le tsar y signa alors avec les 
Turcs un traité par lequel ceux-ci reconnaissaient 
l'indépendance de la Grèce et cédaient à la Russie 
les bouches du Danube. 

Andriscus [dris-kuss], aventurier grec, qui se 
fit passer pour le fils de Persée et fut vaincu à Pydna 
par Metellus (146 av. J.-C.). 

androcée [se] n. m. ou andrœcie [dré-sl] 

n. f. (du gr. anêr, andross, homme, et oikia, maison). 
Bot. Ensemble des organes mâles d'une fleur. 
V. plante (planche). 

Androclès [Miss], esclave romain, héros d'une 
histoire touchante racontée par Aulu-Gelle. Livré 
aux bêtes dans le cirque romain, il fut épargné par 
un lion. L'empereur se fit amener Androclès, qui lui 
apprit que, fugitif en Afrique, il avait délivré ce lion 
d'une épine qui lui traversait la patte et qu'il avait 
vécu trois mois dans un antre avec le fauve. L'em- 
pereur lui accorda la vie et lui fit présent du lion- 
On rappelle le nom d'Androclès quand on veut faire 
allusion à la reconnaissance des animaux. 

Androgée [je], fils de Minos et de Pasiphaé. 
célèbre par sa force prodigieuse. Il se rendit à 
Athènes, où il obtint de tels succès aux jeux des Pa- 
nathénées, que le roi Egée le fit tuer par jalousie. 
Minos le vengea en prenant Athènes et en imposant 
le tribut du Minotaure. 

androgénie [nî] n. f. (du gr. anér, andros. 
homme, et genesis, génération). Ce qui concerne la 
reproduction de l'homme. Succession des mâles aux 
mâles. 

androgyne adj. et n. (du gr. anér, andros, 
homme, et gunê, femme). Qui tient des deux sexes ; 
hermaphrodite : divinité androgyne. Bot. Se dit des 
végétaux qui réunissent à la fois des Heurs mâles et 
des fleurs femelles, comme le noyer, le noisetier. 

androïde [dro-i-de] n. m. (du gr. anér, andros, 
homme, et eidos, aspect). Automate à figure humaine. 

androlâtre n. Qui pratique l'androlâtrie. 

androlâtrie [trt] n. f. (du gr. anér, andros, 
homme, et latreia, culte). Culte divin rendu à un 
homme. 

Andromaque, femme d'Hector et mère d'As- 
tyanax. Après la prise de Troie, elle devint l'esclave 
de Pyrrhus, fils d'Achille, qui eut d'elle trois fils et 
ensuite la répudia. Andromaque est une des plus 
belles figures de l'Iliade, par sa profonde affection 
conjugale et maternelle, ses malheurs et sa tou- 
chante résignation. 

Andromaque, tragédie d'Euripide (420 av. J.-C.) ; 
peinture superbe des mœurs des temps barbares. 
Racine, en plusieurs endroits, s'en est inspiré. 

Andromaque, tragédie de Racine, représentée en 
1667, la première où se révèle le génie propre de 
l'auteur, qui n'avait alors que vingt-sept ans. Elle 
opéra une révolution dans l'art dramatique, car c'est 
une oeuvre admirable de psychologie fine et pro- 
fonde. Hermione, Andromaque, Oreste et Pyrrhus en 



AND 

sont les personnages principaux. Ella renferme de 
beaux vers, souvent cites : 

Oui. puisque je retrouve un ami si fidèle, 
Ma fortune va prendre une face nouvelle. 

Dans cet aveu dépouille d'aï ' 

J'aime à voir que du moins vous vous rendez justice. 

Je ne l'ai point encore embrassé d'aujourd lui . 

Va. cours, mais crains encor d'y trouver tlerimone. 

Pourquoi l'assassiner? iru'a-t-il fait? A quel tilie? 
Qui te la dit? 

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos tètes? 

L'œuvre, très admirée par les uns, critiquée par les 
autres, obtint les honneurs d'une parodie : ta Folle 
le, de Subligny. 
Andromède, tuie deCéphée.roid'Ethio] 

de Cassiopée. Celle-ci ayant eu la témérité de dispu- 
ter le prix de la beauté aux Néréides, Neptune, pour 
venger ses nymphes, suscita un monstre marin qui 
tout le pays. L'oracle, consulté, répondit qu'il 
fallait exposer Andromède aux fureurs du monstre. 
La princesse, liée sur un rocher par les Néréides, allait 
être dévorée, lorsque Persée, monté sur son cheval 
aile, Pégase, tua le monstre, brisa les liens d'Andro- 
mède et devint sou époux. — Le nom d'Andromède a 
été donné à une constellation de l'hémisphère boréal. 

Andromède délivrée par Persée, tableau de 
Rubens : — tableau du Guide ; — groupe du sculpteur 
Puget 1.- 'livre). 

Andromède, tragédie-opéra de P. Corneille i J 650); 
pièce pleine d'un sentiment profond, dont Racine 
s'est inspiré dans Iphigcnie. 

Alldronic (saint), martyr à Jérusalem, au 
ive siècle. Fête le 9 octobre. — Martyr à Tarse, en 
Cilicie. au ive siècle. Fête le 11 octobre. 

Andronic I" [ni*], Comnine, empereur d'O- 
rient de 1183 à 1183.' Il fit étrangler Alexis II pour 
s'emparer du trône et fut renversé par Isaac l'Ange 
(1110-1185). — Anpronic II, Paiéologue, empereur de 
1328, vit son royaume dévasté par les Turcs, 
et fut dépossédé (1269-1332). — ANDRONIC III. le Jeune, 
petit-fils d' Andronic II, empereur de 1326 â 1328, dé- 
trôna son grand-père, et combattit vaillamment les 
Turcs (1296-1341). — Andronic IV, Paléologue, dé- 
trôna son père Jean VI, mais ne put conserver que 
quelques mois le pouvoir, de 1377 à 1378. 

AndroniCOS [koss], architecte grec du v siè- 
cle av. J.-C, né à Cyrrha, en Macédoine. Il construi- 
sit à Athènes la curieuse Tour des Vents, encore 
admirée aujourd'hui. V. tour. 

AndrOIlicUS [kuss] (Livius), le plus ancien 
poète dramatique latin. Grec d'origine, il avait été 
esclave, et jouait lui-même ses pièces (m» s. av. J.-C.;. 

andropetale n. m. (du gr. aw'r, andras, mâle. 
et;;eta/on, pétale). Pétale provenant de la métamor- 
phose d'une étamine. 

androphobe n. et adj. du gr. anér, andros, 

homme, et pliobos, crainte). Misanthrope. Qui fuit 
ou déteste le sexe masculin. 

androphobie [M] n. f. (de androphobe). Aver- 
sion, haine des hommes. 

andropogoil n. m. Genre de graminées dont 
on connaît plus de deux cents espèces, très répan- 
dues dans les régions chaudes et tempérées. (Quel- 
ques-unes sont utilisées en médecine et pour les 
usages domestiques.) V. vétiver. 

AndrOS fdross], île la plus septentrionale des 
Cy.-lades: 18.000 h. (Antiriens); à la Grèce. Vius, 
fruits. V. pr. Andros; 2. 500 h. 

androsace [za-se] n. m. Bot. Genre de primu- 
lacées, dont une espèce, qui croit en France, est uti- 
lisée en médecine comme diurétique. 

Androuet du Cerceau, v. Du Cerceau. 

AndrousSOV, village de Russie (gouv. de 
Smolensk , connu par le traité de paix qu'y si»nè- 
rent la Russie et la Pologne (1667). 

Andujar, v. d'Andalousie fprov. de Jaen' 1 , sur 
le Guadalquivir; 13.200 h. Fabrication de poteries 
alcarazas, etc. A Andujar fut rendue, en 1823, par 
le duc d'Angoulême, une ordonnance célèbre ayant 
pour but de concilier les royalistes et les libéraux, 
mais qui resta malheureusement sans grand effet. 

Anduze, ch.-l. de c. (Gard), arr. et à 14 kilorn. 
d Alais. sur le Gardon d Anduze ; 4.400 h. (Anduziens 
Papeterie, poterie ; plomb argentifère. Mûriers. — 
Le cant. a 8 comm. et 8.700 h. 

ane n. m. (lat. asinus). Mammifère solipède do- 
mestique .plus petit que le cheval et à longues 
oreilles, tig. Homme ignorant ou entêté. Ane bâté, 
même sens renforcé. L'âne du moulin, celui sur qui 
nt tous les coups et tous les reproches I/e 
»ier lane, regarder M 

faire par les autres 
ce quon voudrait 
faire soi-même. Vou- 
loir tirer un pet d'un 
âne mort , vouloir 
l'impossible. Sorte 
d'étau En dos d âne. 
u'ant unearête 
médiane et deux ver- 
sants opposés. Bon- 
net, oreilles d'âne, 
coiffure à longues 
s que l'on met- 
tait à un écolier pour 
le punir. Pont aux 

difficulté qui Ane ' 

n'arrête que les ignorants. .4 ne de Buridan, v. Buru- 
mn. Mâchoire d'âne de Samson, v. Sahion. L'âne 
chargé de relique*. L'une vêtu de la peau du lion, 
allusions à des fables de La Fontaine, v. peau, et 
reliques. Prov. : Le plus âne des trois n'est pas 
celui qu'on pense, allusion à la fable de La Fon- 
'■' ', son fils et l'Ane. On remplace 

souvent le mot âne par tout autre, approprié aux 
circonstances . Faire l'âne pour avoir du son, faire 
l'idiot pour attraper des dupes. Coup de pied de 
l'âne, allusion à la fable de La Fontaine, te Lion 
devenu vieux, insulte qu'adresse un homme lâche 
ou faible à celui dont il n'a plus à redouter la force 
ou le pouvoir. Faute d'un point, Martin perdit son 
âne, il manque parfois fort peu de chose pour 
u'une partie soit gagnée ou qu'une affaire réns 

y a plus d'ur. âne à la foire qui s'appelle Martin, 
beaucoup de personnes portent le même nom. 
— Enctcl Zool. Il est à peu près certain que l'âne 




SI 



D/ 



sauvage d'Abyssinie. ou onagre, est la souche des 
■nos domestiques. Lane est recherche a cause do sa 
patience, de sa sobriété et de sa robustesse. L'ftnesse 
fournit, outre son travail, d'excellent lait, qui. par 
sa composition, se rapproche beaucoup du lail de la 
femme. La chair de l'ànon, assez tendre, entre dans 
iposition des saucissons de Lyon. C'est princi- 
palement comme père du mulet que l'âne est pré- 
cieux, et, en France, son élevage a surtout pour objet 
l'industrie nuilassière très florissante dans le Poitou i. 
— Art vétér. Les maladies particulières à l'Ane 
sont la paralysie du train postérieur et l'affection 
appelée mal dâne ou erapaudine, qui est une inflam- 
mation chronique de la peau au bord supérieur du 
sabot, c'est-à-dire des bourrelets kératogènes. Cette 
inflammation est suivie de la perversion de la sécré- 
tion de la corne On peut guérir le mal d'ànc ou tout 
au moins en pallier les conséquences nuisibles, en 
tenant compte des indications suivantes : maintenir 
mince et souple la corne originaire des points ma- 
lades, afin d'éviter les compressions. Placer quelques 
jours le pied malade dans un cataplasme, puis re- 
couvrir la partie tuméfiée avec un topique (goudron, 
térébenthine liquide ou onguent de pied). S'il existe 
des parties ulcérées, cautériser à l'acide nitrique ou 
au goudron caustique. 

Ane (C), poème philosophique de V. Hugo (1880). 
Le poète se propose d'y montrer la supériorité de la 
nature, de l'instinct, sur la science, et à plus forte 
raison sur la fausse science- 
Ane d'or (/') ou la Métamorphose, roman fan- 
tastique d'Apulée, dont la magie forme le principal 
ressort (n° s. apr. J.-C). Le même sujet a été traité 
par Lucien et Lucius de Patras. L'ouvrage de Lu- 
cius de Patras est perdu ; celui de Lucien a été tra- 
duit par P-L. Courier. 

Ane mort (/') et la Femme guillotinée, roman 
de Jules Janin; parodie du roman romantique, d'une 
grande finesse d'observation (1829). C'est l'histoire 
d'une jeune fille sortie sage de son village, qui débute 
à Paris par le vice élégant, tombe de chute en chute 
et finit sur l'échafaud- 

anéantir v. a. (de d, et néant). Réduire à néant: 
nous ne pouvons rien créer ni rien anéantir. Dé- 
truire entièrement, abolir, exterminer : anéantir une 
ville, un peuple. Par ext. Rendre stupéfait, accabler : 
certaines nouvelles nous anéantissent. Exténuer de 
fatigue : l'insomnie nous anéantit. S'anéantir v. pr. 
Se détruire mutuellement; être détruit, aboli : objec- 
tion qui s'anéantit d'elle-même. S'humilier, s'àbi- 
nier : s'anéantir en Dieu. 

anéantissement [ti-se-man] n. m. Action 
d'anéantir, de s'anéantir ; son résultat. Par ext. Abat- 
tement, accablement, prostration. 

anèbe adj. (gr. anêbos). Impubère, non nubile. 

anecdote [nék] n. f. (du gr. anekdotos, non pu- 
blié!. Particularité d'histoire peu connue : beaucoup 
d'anciens ne nous sont connus que par des anecdotes. 
Plus souvent, historiette, récit succinct d'un fait 
piquant, curieux : les anecdotes du boulevard. 

anecdotier [nék-do-ti-é], ère n. Celui, celle 
qui recueille ou raconte des anecdotes : Tallemant 
des Beaux est un anecdotier. 

anecdotique [ne/.] adj. Qui tient de l'anec- 
dote : genre anecdotique. Qui contient surtout des 
anecdotes : histoire anecdotique de Henri IV. 

anecdotiser [nék, zé] v. n. Conter â tout pro- 
pos des anecdotes. Recueillir des anecdotes. 

anèclie n. m. Cépage blanc du département de 
l'Isère. 

ânée [né] n. f. Charge d'un âne. 

anol [nèl] n. m. Anneau de fer, destiné a main- 
tenir rapprochées les deux branches d'une tenaille 
de forgeron, quand elle a saisi un objet. 

anelace n. f. (bas lat. anelacius). Dague à forte 
lame et à deux tranchants, en usage au moyeu âge. 

anélectrique [Uk-tri-ke] adj . (du gr. an priv. . et 
de électrique). Qui ne peut conserveries propre tes 
électriques : corps anélectrique. 

Anelli (Louis), prêtre et historien italien, né à 
Lodi, m. à Milan (1813-1890). Ses idées avancées le 
firent nommer, en 1848, membre du gouvernement 
provisoire de Milan; il publia une Histoire d'Italie 
de 1815 à 1867. 

anémie [mi] n. f. (du gr. an priv., et haima, 
sang). Appauvrissement du sang : l'insuffisance de 
nourriture, une habitation mal aérée, le manque 
d'exercice causent l'anémie- Ant. Pléthore. 

— Encycl. L'anémie est produite par une altéra- 
tion du sang, consistant généralement en une dimi- 
nution du nombre des globules rouges; elle est tan- 
tôt la maladie même de l'organisme, ou elle n'est 
qu'un symptôme d'une autre lésion. Elle se caracté- 
rise par le teint pâle et blafard, la décoloration des 
muqueuses (gencives, lèvres, conjonctives i, les pal- 
pitations. A l'examen, les globules rouges sont très 
diminués de nombre. Le traitement consiste en une 
bonne hygiène, l'hydrothérapie, les préparations fer- 
rugineuses, le repos au grand air. 

l.'anémie cérébrale est provoquée par une lésion, 
comme une hémorragie, un ramollissement, etc. 
V. ces mots. 

anémier [mi-é] v. a. [Se conj. comme prier.) 
Causer, déterminer l'anémie. 

anémique adj. Qui est 

causé par l'anémie : constitu- 
tion anémique; N. : un 
mique. 

anémocorde n. m. (du 
gr. anemos, vent, et de cordt 
Sorte d'harmonium à cordes. 

anémographe n m du 
gr. anemos, ven', et gro 

qui indique d'une façon 
nue certains car 

i ut. comme la direction, la 

anémographie r fr n. f. 
de anéi ription 

anémomètre n. m. (du 

ml I metron, mesure). Phytiq. Instru- 
ment qui lerta mesurer la vitesse ou la force du vent. 

anémométrie [tr{] n. f. (de anémomètre). 
Mesure de la vitesse et de la force du veut. 




Aie iii'imctre. 




ANG 

anémone n. f. Bot. Genre il icées, à 

fleurs de couleurs vari tantes Zoi 

mono de mer, 
donne a l'actiflie. 

— Encycl. Bot. Les 
anémones habitent les 
bois, les prairies, les 
bords des eaux. I 
sont de jolies plantes 
à fleurs très différem- 
ment nuancées. I mi 
moue des bois est d'un 
blanc rosé. 

anémonine n. f 

Substance blanche, v 
néneuse, découverte 
dans les feuilles de l'a- 
némone. 

anémoscope 

[mos-ko-pc] n. m. (du 
gr. anemos, veut, et 
skopein, examiner). Ins- 
trument q u i se r t a faire 

connaître la direction 
du vent. 

anémotrope 

n. ni. (du gr. anemos, vent, et tropos, tour). Moteur 
ionctionnant à l'aide du vent. 

anencéphale [nan] adj. et n. Affecté d'anen- 
céphalie. 

anencéphalie [nan, lî]n.t. (du gr. an priv., et 

kephalr, tète). Monstruosité caractérisée par l'absence 
du cerveau. 

anépigraphe ou anépigraphique adj. 

Qui n'a point d'inscription ou de titre : monument 
anépigraphe. 

ânene [H] n. f. (rad. âne). Imbécillité, stupi- 
dité, ignorance crasse : on vouait autrefois des mé- 
decins d une parfaite ânerie. Fam. Balourdise, sot- 
tise : dire, faire des àneries. 

anéroïde [ro-i-de] adj. (du gr. a priv., et n 
mouillé). Se dit d'un baromètre métallique. (V. baro- 
mètre.) N. m. : l'anéroïde de Vidi. 

ânesse [nt-se] n. f. Femelle de l'âne : le lait 
d'anesse est très facile à digérer. Anesse de Balaam, 
v. Balaam. Anesses de Saûl, v. Saul. 

anesthésie [nes-té-zt] n. f. (du gr. an priv., et 
aisthêsis, sensibilité). Privation plus ou moins com- 
plète de la faculté de sentir ; l'emploi du chloroforme 
produit l'anesthésie. Ant. Hyperesthésie. 

— Encycl. L'anesthésie peut affecter suivant les 
cas la sensibilité tactile, thermique, musculaire, à la 
douleur, ou encore les sensibilités spéciales de Vodo- 
rat, du goût, de l'audition, de la vue. C'est un symp- 
tôme commun à diverses maladies, qui permet de 
préciser beaucoup le diagnostic. L'anesthésie géné- 
rale avec perte de connaissance peut être obtenue 
par des moyens artificiels et est utilisée pour les 
opérations chirurgicales : le chloroforme, l'éther, le 
chlorure d'éthyle, sont les corps les plus employés. 
Dans les petites opérations superficielles, on clierche 
souvent à supprimer simplement la douleur. On em- 
ploie alors en injections sous-cutanées, ou en sim- 
ple contact avec les muqueuses, la cocaïne, la sto- 
vaine ou encore des pulvérisations d'éther ou de 
chlorures d'éthyle et de méthyle. 

anesthésïer [nès-té-zi-é] v. a. Endormir avec 
unanesthésique. Suspendre la sensibilité à la douleur. 

anesthésique [nes-té-zi-ke] adj. Se dit des 

substances qui, comme le chloroforme, l'éther, etc., 
produisent l'anesthésie. N. m. : i<» anesthésique. 

Anet [ne], oh.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. et à 
14 kilom. de Dreux, près de l'Eure; 1.370 h. En 1652, 
Henri II y fit élever pour Diane de Poitiers un ma- 
gnifique château, dont Philibert Delorme dessina le 
plan et que décorèrent Jean Goujon et le peintre 
Cousin. — Le cant. a 21 comm. et 9.740 h. 

aneth ou anet [nit] n. m. Bot. Syn. de fenouil. 

Anétlian (Joseph d'), magistrat et homme d'Etat 
belge, né et mort â Bruxelles (1803-1888), l'un des 
chefs du parti conservateur. 

anéthol n. m. Partie solide de l'essence d'anis, 
qui cristallise en paillettes brillantes. 

Aneto (pic d'). v. Nethou. 

aneurose [râ-zé] ou aneurie [ri] n. f. (du gr. 

a priv., et neuron, nerf). Méd. Défaut d'action ner- 
veuse ; paralysie. 

anévrismal [vris-mal], e, aux, adj. Qui 
tient de l'anévrisme : tumeur anévrismale. 

anévrismatique [rm-ma>cij Quiressemble 
à un anévrisme : tumeur d apparence a i 'tique. 

anévrisme [vris-me] u. m. (du gr. aneurusma, 
dilatation). Tumeur formée par du sang et communi- 
quant avec une artère : la rupture d'un anévrisme 
ne la mort. 

— Encycl. L'anévrisme est une tumeur développée 
par la dilatation brusque ou spontanée des tuniques 
■ l'une artère ; il présente des pulsations isochrones 

elles du pouls, et â l'auscultation fait entendre un 
bruit de râpe ou de soufflet. Le pronostic de l'ané- 
. risme est grave, par suite de la menace de la rup- 
ture de la tumeur. Le traitement consiste, quand on 
le peut, â lier l'artère au dessus et au-dessous de la 
lur. Pour les anévrismes inaccessibles, le régime 
lacté, l'ergotine, le repos sont indiqués; parfoi 
cherche a provoquer la formation d'un caillot. 

anévrisme [vris-mé], e adj. Qui est atteint 
d anévrisme : un cœur anévrisme. 

anévrose (gr; aneurusis) n. t. Manqui 

anfractueux, euse [frak-tu eu, 

Plein de détours, de sinuosités, de courbures 
min un frai tueur. Ant. Uni, droit, plan, plat. 

anfractuosité [frak, zi] n. r. lat. 
Inégalité, sinuosité, déti 
frurtuusitrs d vu rocher, du cerveau. 

Angara, riv. de la Sibérie, qui 
B.ukal. arrose Irkoul k. et se jette dans l'Iéni 
cours 1 .600 kil. 

angarie [ri]n. f. (du gr. aggareia. 
Obligation impo ée par m Etat a 
gels de suspi d pour faire un Bel 

[itérât di i 

— K\' . I 

I 
ralt presque complètement des usages internationaux. 



ANG 

angarier [ri-i] v. a. (Se conj. comme prier.) 
Forcer à une angarie, mettre en réquisition. 

ange n. m. (du gr. aggelos, messager; lat. an- 
gélus). Dans la théorie catholique, et dans quelques 
religions plus anciennes, Etre purement spirituel, 
intermédiaire entre Dieu et l'homme. Fig. Personne 
très douce. Comme un anqe, expression qui indique 
un haut degré de perfection : e(?'e beau comme un 
ange; chanter comme un ange, etc. Etre aux anges, 
dans le ravissement. Dans la religion catholique, 
ange gardien, celui qui est attaché a la personne de 
chaque chrétien. Rire aux anges, niaisement et sans 
sujet. (En bonne part, se dit des bébés qui, parfois, 
en dormant, semblent rire). Ant. Diable, démon. 

— Encycl. La croyance aux anges, c'est-à-dire 
à des êtres supérieurs à la nature humaine, tient 
une grande place, non seulement dans l'Ancien et le 
Nouveau Testament, mais dans les théories reli- 
gieuses de l'Inde, de la Chine, de l'Egypte et de la 
Perse. Suivant une classification qui remonte aux 
premiers siècles de l'ère chrétienne, on les partage 
en trois hiérarchies, distribuées chacune en trois 
chœurs : 1° Séraphins, chérubins et trônes ; 2» Domina- 
tions, vertus, puissances ; 3° Principautés, archanges 
et anges. On appelle mauvais anges ou anges des té- 
nèbres ceux que Dieu a précipités dans l'abîme après 
leur révolte ; les bons anges ou anges de lumière sont 
ceux que Dieu a confirmés en gloire pour récompen- 
ser leur fidélité. Plusieurs bons anges sont cités dans 
les Ecritures : Michel, qui terrassa Lucifer ; Raphaël, 
qui conduisitle jeune Tobie ; Gabriel, qui vint annon- 
cer à Marie l'incarnation du Verbe. Parmi les mau- 
vais anges : Satan, Belzébuth, etc. 

Ange gardien (/'), chef-d'œuvre du Dominiquin, 
musée des Etudes (Naples). L'ange défend l'Inno- 
cence contre les embûches de Satan. 

ange n. m. Nom vulgaire d'un poisson du genre 
squatine, requin des mers de France, nommé aussi 
ange de mer, angelot, angel : l'ange atteint 2 mitres 
de long. 

Ange (saint), religieux carme, martyr en Sicile 
(1185-1220). Fête le o mai. 

Ange Pitou, roman historique, par Alexandre 
Dumas (1852). La prise de la Bastille, les journées 
des 5 et 6 octobre 1789 servent de cadre au récit in- 
téressant et pittoresque du grand conteur. 

Angelaume (saint), confesseur de la foi,évêque 
d'Auxerre de 810 à 827. Fête le 7 juillet. 

Angèle de Corbara (sainte), fondatrice des 
religieuses cloîtrées du tiers ordre de Saint-Fran- 
çois (xve s.). Fête le 22 décembre- 

Angèle de Mérici (la More, fondatrice des 
Ursulines , née à Desenzano, sur le lac de Garde 
(1470-1540). 

Angeles, v. du Chili, oh.-l. de la prov. de Bio- 
bio, sur le rio Quilqné ; 8.50O h. 

Angeles [Us] (Los),v. des Etats-Unis (Califor- 
nie), port sur le rio de los Angeles; 232.000 h Grand 
commerce de fruits, céréales, vins. Pétrole, asphalte, 
ciment. 

angelet [le] ou angelot [io]n. m. Petit ange. 

angélical,6, aux adj.Syn.de Angélique. (Vx.) 

Angelico (Fra). V. Giovanni. 

angélique adj. Qui est de la nature de l'ange : 
vertu angélique. Salutation angélique, prière ca- 
tholique, commençant par les mots : Ave, Maria. 
Ant. Diabolique, sa- 
tanique. 

angélique n.f. 

Plante ombellifère 
fort odorante , dont 
on confit la tige : 
bâton d'angé'.ique. 

— Encycl. L'an- 
gélique sauvage at- 
teint parfois deux 
mètres de haut; elle 
croit au bord des 
eaux. ÏS angélique of- 
ficinale habite les 
Alpes et les Pyré- 
nées ; ses grosses 
tiges cannelées se 
mangent confites ; 
elle est employée 
en pâtisserie. On en 
fait aussi un ratafia. 

Angélique (la Belle), une des plus gracieuses hé- 
roïnes du Roland furieux de l'Arioste. Les plus fa- 
meux paladins se la dispu- 
tent; elle échappe à tous. 
Des pirates l'enlèvent et l'of- 
frent en pâture à un mons- 
tre; elle est délivrée par 
Roger, monté sur l'hippo- 
griffe. Angélique est le type 
poétisé de la femme, offrant 
un gracieux contraste avec 
la belliqueuse Marphise et 
la fière Bradamante. C'est 
la femme capricieuse et ten- 
dre, faible et forte en même 
temps, dédaignant les hom- 
mages des plus valeureux 
paladins pour s'éprendre de 
Médor, jeune Sarrasin blessé, 
inconnu dont les malheurs 
ont éveillé sa générosité. 

Angélique délivrée par 
Roger, tableau d'Ingres 
Louvre). La figure d'Angé- 
liqueestune délicieuse étude 
de femme (1819). 

angéliquement [ke- 

rnan] adv. D'une manière an- 
gélique. Comme les anges. 

angéliser [zé] v. a. As- 
similer à l'ange, aux anges; 
donner la nature de l'ange. 

Angelo, tyran de Parfum. 
drame historique en trois 
journées, en prose, de Victor 

Hugo. C'est l'histoire d'une bohémienne, Tisbé, de- 
venue grande comédienne et célèbre courtisane et 
de l'un de ses fervents et malheureux adorateurs, 
Angelo Malapieri, podestat de Padoue. Style coloré, 
vif et émouvant (1835). 
, angélolâtre n. Qui pratique l'angélolàtrie. 




Angélique. 



— 68 — 

angélolâtrie [trt] n. f. (du gr. aggelos, ange, 
et latreia, culte). Hérésie qui consiste en l'adoration 
des anges. 

angelot [lo] n. m. Ancienne monnaie d'or de 
France, représentant un ange terrassant le dragon. 
(On disait aussi angel.) Fromage fabriqué dans le 
pays d'Auge, en Normandie. V. angelet. 

angélUS [luss] n. m. (du lat. angélus, ange). 
Prière commençant parce mot et qui se fait le matin, 
à midi et le soir, en l'honneur de l'Incarnation : ré- 
citer l'angélus- Sonnerie de cloche qui indique aux 
fidèles l'heure de cette prière: se lèvera l'angélus. 

— Encycl. L'angélus se compose de trois versets, 
suivis chacun d'un Ave Maria; une oraison termine 
l'ensemble. On fait remonter cette prière au XI e s.; 
mais elle fut commandée spécialement par le pape 
Calixte III, effrayé du succès des armes de Maho- 
met II. Peu après, en France, Louis XI consacra la 
douzième heure du jour à la sainte Vierge ; et c'est 
lui, croit-on, qui introduisit à Paris l'usage de son- 
ner les cloches trois fois par jour pour avertir les 
fidèles de réciter l'angélus. Depuis Benoit XIV 
(xvme s.), au lieu de l'angélus on récite, pendant 
le temps pascal, 1 antienne Regina eieli, en mémoire 
de la Résurrection. 

Angélus (/'), tableau de J-F. Millet : un paysan 
et une paysanne prient, debout, la tête inclinée; là 



F~\ 




L'Angélus, d'après Millet. 

autour d'eux s'étend la campagne, à demi baignée 
par l'ombre du soir; au dernier plan, le modeste clo- 
cher d'une église de village; œuvre admirable de 
poésie simple et profonde (18G0). 

Angély (1'), fou en titre de Louis XIII, célèbre 
par son esprit satirique- 11 fit une fortune considé- 
rable ; les courtisans payaient fort cher pour être 
épargnés par ses saillies. 

angemme [jcm-me] n. f. Rlas. Fleur de fan- 
taisie à quatre, six ou huit pétales arrondis et dont 
le centre laisse apercevoir le champ de l'écu. 

AngenneS (Julie d'), fille de la marquise de 
Rambouillet- C'est pour elle que les poètes de l'hôtt-1 
de Rambouillet composèrent la fameuse Guirlande. 
Elle épousa le duc de Montausier. V. Guirlande. 

Angerman, fleuve de la Suède septentrionale, 
qui se jette dans le golfe de Botnie ; 330 kil. 

Angers [je], ch.-l. du dép. de Maine-et-Loire, 
anc. cap. de l'Anjou, sur la Maine; ch. de f. Orl., à 
308 kil. de Paris; 82.940 h- [An- 
gevins). Commerce important de 
vins d'Anjou, guignolet réputé ; 
laines, cuirs, huiles. Aux envi- 
rons, grandes carrières d'ardoise. 
Evêché, cour d'appel, belle cathé- 
drale, château commencé sous 
Philippe Auguste et achevé sous 
saint Louis . Ecole d'arts et 
métiers. Patrie du roi René, de 
Jean et Félix Bodin, Ménage, 
Fr Bernier, David, Chevreul. Les 
Vendéens y furent battus les 3 et 

, ,. , J .„r, n t, ft i Armes d Angers. 

4 décembre 1793.— L arr. a 9 cant., 
89 comm., 177.030 h. ; le cant. Nord-Ouest a 8 comm. et 
47.500 h. ; le cant. Nord-Est, 11 comm. et 25.020 h. ; 
le cant. Sud-Est, 4 comm. et 32.170 h. 

Angerville, comm. de Seine-et-Oise, arr. et 
à 19 kil. d'Etampes; 1.640 h. Ch. de f. Orl. 

Angevin, e, habitant ou originaire d'Angers 





Angélique délivrée par Roger, d'après Ingres. 

ou de l'Anjou : les Angevins. Adjectiv. : guerres 
angevines, N. m. Dialecte de l'Anjou: parler l'an- 
gevin. 

Anghiari, v. d'Italie (Vénétie). près de Legna- 
go ; 2.200 h. Victoire des Français sur les Autri- 
chiens, le 14 janvier 1796. 



ANG 

Anghiera (Pietro d'), historien italien, né à 
Arona, m. à Grenade (1457-1526); il a raconté l'his- 
toire des découvertes des Européens dans les Indes. 

angiite n. f. (du gr. aggeion, vaisseau). Inflam- 
mation des vaisseaux. 

, Angilbert [bër] (saint), ministre de Charle- 
magne, dont il épousa, dit-on, secrètement, la fille 
Berthe; il eut d'elle deux fils, dont l'annaliste Nithard; 
il selitmoineàSaint-Riquier; m. en 814. Fête le 18fév. 

angine n. f. (du lat. angere, suffoquer). Inflam- 
mation de la gorge. Angine de poitrine, douleur an- 
goissante de la région précordiale. Angine couen- 
iteuse, celle qui est due au bacille diphtéritique. 

V. DIPHTÉRIE. 

— Encycl. Les angines sont dues souvent à des 
causes externes (refroidissement ou respiration de 
gaz irritants), mais peuvent aussi être sous la dé- 
pendance de causes internes (fièvres éruptives, sy- 
philis, etc.). Généralement, on les divise en aiguës, 
chroniques et spécifiques. L'angine aiguë catarr/tale 
ou érythémateuse est l'inflammation de la muqueuse 
de l'arrière-bouche et du pharynx et est dite, suivant 
la prédominance de l'inflammation, amygdalite ou 
pharyngite. Elle se caractérise par des frissons, de 
la fièvre, de la courbature, de la céphalalgie, de 
l'inappétence; la muqueuse est rouge et se recou- 
vre d'enduits pultacés. Le traitement consiste en 
gargarismes, lavages de la gorge, attouchements 
avec des collutoires phéniqués, salicylés, ou au sim- 
ple jus de citron. Il est bon en outre de donner aux 
enfants un vomitif et aux adultes un purgatif. 

Les angines pultacées, herpétiques, ont les mêmes 
symptômes et se traitent par la même médication. 

Vangine chronique est fréquente chez les arthri- 
tiques, les herpétiques, les orateurs, les buveurs ; 
elle se caractérise par une rougeur de la muqueuse, 
une voix rauque et l'absence de fièvre. Elle se traite 
par le repos et l'usage des eaux sulfureuses en gar- 
garismes. 

Les angines spécifiques ont pour type l'angine 
syphilitique (v. syphilis) ; elles exigent des garga- 
rismes chlorates fréquents. 

L'angine de poitrine est caractérisée par une dou- 
leur constrictive siégeant au niveau du cœur et 
donnant la sensation de la mort subite; la douleur 
s'irradie vers l'épaule et le bras gauche. Elle est 
due à une lésion des artères du cœur (athérome). 
Le pronostic est grave. Le traitement consiste en 
l'absorption d'iodure à haute dose et, nu moment 
des crises, dans l'inhalation de nitrite d'amyle. 

angineux, euse [neû, eu-ze] adj. Qui a rap- 
port à l'angine : affection angineuse. 

angiographie [fi] n. f. (du gr. aggeion, vais- 
seau, et grapkem, décrire). Description des vaisseaux 
de l'homme et des animaux. 

angioleucite n. f. (du gr. aggeion, vaisseau, 
et leukos, blanc). Inflammation des vaisseaux lym- 
phatiques. Syn. de lymphangite. 

angiolOgie [jî] n. f. (du gr. aggeion, vaisseau, 
et logos, discours). Partie de l'anatomie qui traite des 
organes de la circulation. (On dit aussi angiographie.) 

angiome ou angionome n. m. (du gr. 

aggeion, vaisseau). Tumeur formée par la dilatation 
de capillaires artériels ou veineux. 

— Encycl. L'angiome, dit aussi tumeur éreclile, 
mevus, ou, s'il est constitué par une simple tache, 
envie, date presque toujours de la naissance. Le trai- 
tement consiste à extirper la tumeur au bistouri, à 
faire des cautérisations an fer rouge ou avec les 
caustiques, des scarifications, de l'électrolyse, etc. 

angiospermes [os-pér-me] n. f. pi. (du gr. 
aggeion, vaisseau, et sperma, semence). Plantes qui 
ont la graine enveloppée par une cavité close , un 
péricarpe. (L'opposé est gymnospermes.) S. une an- 
giosperme. 

angiospermie [os-pér-mt] n. f. Deuxième 
ordre de la 14" classe, dans le système de Linné. 

ang-kliak n. m. Matière colorante rouge, pro- 
duit de sécrétion d'une bactérie, employée en Chine 
pour les matières alimentaires. 

Angkor, localité du Cambodge où se trouvent 
d'imposantes et curieuses ruines de l'art khmer (à 
18 kil. du Tonlé-Sap). 

Anglade, comm. du dép. de la Gironde, arr. et à 
12 kil. de Blaye ; 1.200 h. 

Anglais, e [glè, é-ze], habitant ou originaire 
de l'Angleterre : les Anglais. Adjectiv. : la marine 
anglaise. N. m. La langue anglaise : parler l'anglais. 
Cheval anglais de pur sang : "préférer les anglais aux 
arabes. N. f. Sorte de danse très vive. Sorte d'écriture 
penchée à droite. V. écriture. A l'anglaise loc. adv. 
A la manière des Anglais : s'habiller à l'anglaise. 
Trotter à l'anglaise, en s'enlevant sur les étriers 
pour éviter une réaction du cheval sur deux. S'en 
aller (ou filer) à l'anglaise, sans que personne s'en 
aperçoive. N. f. pi. Boucles de cheveux longues et 
tournées en spirale : porter des anglaises. 

Anglais (Histoire du peuple), par Richard Green 
(1875); ouvrage écrit sur le développement de la 
civilisation anglaise. Les faits saillants et les idées 
maîtresses y sont remarquablement mis en relief. 
Traduit en français par A. Monod (1888). 

anglaisage [glé-za-je] n. m- Action d'anglaiser. 

anglaiser [glè-zé] v. a. Enlever à un cheval les 
muscles abaisseurs delà queue, pour quelle se tienne 
dans une position horizontale : anglaisée un cheval. 

Anglards, comm. du Cantal, arr. et à 9 kil. 
de Mauriac; 1.960 h. 

angle n. m. (lat. angulus). Coin, encoignure : 
angles des murs, des maisons. Géom. Angle rectiligne, 
portion du plan comprise entre deux droites qui se 
coupent et qui sont limitées à leur point d'intersec- 
tion. (Les droites qui comprennent l'angle en sont les 
côtés, leurpoint d'intersection est le sommet de l'angle.) 
Angle droit, 
anu r le dont l'un 
des côtés est 
perpendicu - 
laire sur l'au- 
tre. Angle ai- 
gu, celui qui 




Angle obtus. 



Angle droit. Angle aigu. 

est plus petit qu'un angle droit- Angle obtus, celui 
qui est plus grand qu'un angle droit. Angles adja- 
cents, se dit de deux angles qui ont même sommet, 
un côté commun et sont situés de part et d'autre 
du côté commun. Angles opposés par le sommet, 
se dit de deux angles tels que les côtés de l'un 
sont formés par les prolongements des côtés de 



ANG 

l'autre. Angles complémentaires, se dit «le deux 
ou plusieurs angles dont la somme vaut un angle 
droit. Angles supplémentaires, se dit de deux ou plu- 

It la somme vaut deux ongles droits, 
s nî/( mes internes, alternes externes, v. al- 
terne. Angles correspondants, v. correspondant.. 
Angle d'incidence, de réflexion, v. incidence, ré- 
flexion. Angle dièdre, portion de l'espace comprise 
entre deux plans qui se coupent et qui sont limités 
à leur droite d'intersection (les deux plans sont appe- 
lés faces du dièdre, leur intersection est l'arête du 
dièdre [v. dièdre]. Angle solide ou polyédrique, por- 
tion de l'espace comprise entre plusieurs plans qui 
U i-ent en un même point et qui sont limités a 
leurs intersections. (V. triédre, polyèdre.) Angle 
facial. V. facial. Phot. Angle d'un objectif. Angle 
formé par deux droites joignant le centre optique de 
l'objectif à deux points diamétralement opposes de 
la plus grande image visible ou nette formée dans 
le plan focal. (Wang le embrassé par un objectif est 
l'angle au sommet d un triangle isocèle qui a pour 
sommet le centre optique, comme hauteur la dis- 
tancé locale de l'objectif, et comme base le plus 
grand côté de la plaque sensible employée. Un ob- 
jectif grand angle ou grand anguiairt ! est un objectif 
dont 1 angle embrassé est supérieur a eO". 1 

angler \gli\ v. a. Donner la forme d'un angle. 
Former exactement les moulures dans les plus petits 
angles du contour, dans un ouvrage de métal. 

Angles, anc. peuple de la Germanie (SIesvig), 
qui envahit la Grande-Bretagne au IV" siècle et donna 
son nom à l'Angleterre. 

Angles, comm. de la Vendée, arr. et à 32 kil. 
des Sables-dOlonne ; 1.120 h. 

Angles, ch.-l. de c (Tarn), arr. et a 32 kil. de 
Castres : 1.890 h. Draps.— Le cant. a 3 comm. et 2. «00 h. 

Anglesey [zé], île et comté d'Angleterre, dans 
la mer d'Irlande; 54.000 h. Ch.-l. Beaumaris- Unie à 
la principauté de Galles par un pont tubulaire sur 
le détroit de Menai. Marbres verts ; cuivre et plomb 
argentifère; bétail; laines. 

anglésite [xi-té] n. f. Sulfate naturel de plomb. 

anglet [gle] n. m. Petite cavité à angle droit, 
comme celles qui séparent les bossages ou pierres de 
refend. 

Anglet, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 
t kil. de Bayonne ; 5.690 h. Bains de mer. Vin blanc. 

Angleterre, partie sud de la Grande-Bre- 
tagne, la plus grande et la plus riche des trois 
contrées qui composent le royaume britannique; 
151.015 kil. carr. ; 34.000.000 h. [Anglais). Capit. Lon- 
dres. V. Grande-Bretagne. 

Angleterre (Expansion de V), par Seeley; étude 
sur la formation de l'empire colonial anglais, où 
l'auteur préconise la fédération de l'Angleterre et 
de ses colonies (1884). 

Angleterre Histoire à"), par Lingard. Cette his- 
toire, écrite au point de vue catholique, se recom- 
mande par l'étendue des recherches, la nouveauté 
des aperçus et par un grand art de composition et 
de style (1819-1830). 

Angleterre Histoire de la conquête de V), par les 
Normands, par Augustin Thierry (1825 i. Cette 
œuvre éloquente n'est plus au courant de l'érudi- 
tion ; à ce point de vue il faut lui préférer l'histoire 
écrite par Freeman sur le même sujet (1870). 

Angleterre (Histoire de la Révolution d'), par 
Guizot ; narration exacte etl philosophique (1827). 

Angleterre depuis l'avènement de Jacques II 
(Histoire d'), par Macaulay ; se distingue par une 
connaissance approfondie des sources, un grand ta- 
lent d'exposition, une peinture exacte des moeurs et 
des caractères, et un style coloré (1848-1801). 

Angleterre [Histoire du droit et des institutions 
de V), par E. Glasson ; tableau historique du régime 
civil et politique de la Grande-Bretagne (1882-1883). 

Angleur, v. de Belgique (prov. et arr. de Liège), 
sur le canal de l'Ourthe ; 9.800 h. Métallurgie du zinc. 
Tanneries. 

angleUX, euse [gleÇk, eu-se] adj. Se dit de 
certains fruits dont la chair est enchâssée dans des 
angles, des coins : la plupart des noix sont anqleuses. 

anglican, e adj. Qui a rapporta l'anglicanisme : 
clergé anglican. N. Qui professe cette religion. 

anglicanisme [nis-me] n. m. Religion de 
l'Etat, en Angleterre. 

— Encycl. L'anglicanisme date du règne de Hen- 
ri VIII. Ce roi, irrité contre le pape Clément VII, 
dont il n'avait pu obtenir la rupture de son mariage 
arec Catherine d'Aragon (1534), résolut de se placer 
lui-même à la tête de l'Eglise d'Angleterre- Edouard VI 
accentua cette scission. Marie Tudor, reine catho- 
lique, voulut étouffer l'œuvre de ses deux prédéces- 
seurs, mais le sang qu'elle fit couler ne servit qu'à 
rendre odieuses les anciennes croyances ; aussi Eli- 
sabeth n'eut-elle aucune peine à faire approuver les 
Trente neuf articles de la « Confession de foi » de 
l'Eglise anglicane (1562). 

Le roi (ou la reine) est le chef de cette Eglise. Bien 
que les anglicans aient adopté quelques croyances 
protestantes, ils ont conservé beaucoup de points de 
ressemblance avec le catholicisme, particulièrement 
la hiérarchie. 

Dans la religion anglicane, la communion est ad- 
ministrée sous les deux espèces, aussi bien aux sim- 
ples fidèles qu'aux prêtres; la confession auriculaire 
faite à un prêtre n'a pas le caractère d'un sacrement 
et n'est pas imposée comme une obligation formelle ; 
enfin, tous les prêtres, au moment de leur ordination 
ou quand ils reçoivent une cure paroissiale, doivent 
signer la_ déclaration des Trente neuf articles. 

angliciser [si^sé] v. a. Donner un air, un ac- 
cent anglais : angliciser ses manières, un mot. S'an- 
gliciser v. pr. Prendre le ton, les mœurs, les ma- 
nières des Anglais. 

anglicisme [sis-me] n. m. Façon de parler, par- 
ticulière à la langue angla ; se : Walter Scott abonde 
en anglicismes. Locution propre à la langue anglaise 
et transportée dans une autre langue : l'expression 
lune de miel est un anglicisme. 

anglo-arabe adj. et n. Se dit d'un cheval qui 
tient de l'anglais et de l'arabe. 

anglomane n. et adj. (de anglo, pour anglais, 
et de mani' j \. Imitateur outre des usages anglais. 

anglomanie [nfj n. f. rad. anglomane,. Manie 
d'imiter les Anglais. 

anglo-normand [man], e adj. et n. s» dit 

d'un cheval qui tient de l'anglais et du normand. 



— 69 — 

anglophile n. et adj. (de anglo, pour anglais, 
et du gr. plkilos, ami), l'artisan, ami des Anglais. 

anglophobe n. et adj. [de anglo, pour an- 
glais, et du gr. phobos, aversion). Qui a de l'aver- 
sion pour les Anglais. 

anglophobie [M] n. f. (rad. anglophobe). Aver- 
sion pour les Anglais. 

anglO-Saxon, onne (sale-son. o-ne] adj. cl n. 
Qui se rapporte aux Anglo-Saxons. N. m. pi. Nom 
général des peuples germaniques qui envahirent la 
Grande-Bretagne au vi« siècle : les Anglo-Saxons. 

— Encycl. Les peuples germaniques qui'envahi- 
reut la Grande-Bretagne vers le milieu du v° siècle 
de notre ère, et y fondèrent l'Heptarchie, compre- 
naient surtout des Jutes, originaires du Jutland, et 
des Saxons et des Angles. Vers 787, ils furent sup- 
plantés par des envahisseurs danois. 

Anglure, ch.-l. de c. (Marne), arr. et à 60 kil. 
d'Epernay, sur l'Aube ; 760 h. Ch. de f. E. — Le 
cant. a 18 comm. et 0.880 h. 

AngO ou Angot [gho] (Jean), riche armateui 
de Dieppe, qui bloqua Lisbonne avec une Hotte équipée 
a ses frais et seconda les armements de François 1 er 
contre l'Angleterre; m. en 1551. 

angoisse [ghoi-se] n- f. (du lat. angustia, resser- 
rement). Douleur morale, inquiétude profonde : vivre 
dans l'angoisse. Poire d'angoisse, poire très âpre. 
Fig. Instrument en forme de poire que l'on intro- 
duisait dans la bouche d'un patient, et qui, s'ouvrant 
au moyen d'un ressort, étouffait ses cris. Avaler des 
poires d'angoisse, éprouver d'amers déplaisirs- 

Angoisse, comm. de la Dordogne. arr. et à 
40 kil. de Nontron ; 1.400 h. 

angoisser [glioi-sé] v. a. Causer de l'angoisse. 

Angola, colonie portugaise de la côte occi- 
dentale de l'Afrique du Sud ; capit. Saint-Paul 
de Loanda ; environ 
4.180.000 h. (Angolais 
ou Angolans). Huile de 
palme, gomme, manioc, 
cire, miel, café, etc. 

Angolais, e [lé, 

é-ze], habitant ou ori- 
ginaire de l'Angola ; les 
Angolais. Adjectiv. ; 
population angolaise. 
^Ondit aussiANOOLAN.) 

angon (mot franc) 
n. m. Arme d'hast et 
de jet, munie de deux 
crocs, à l'usage des 
Francs. 

angora n. et adj. 
Chat, lapin, chèvre, 
originaires d'Angora, 
et qui se distinguent 
par leur poil long et 
soyeux ; un angora; 
un chat, des chèvres 
angoras. 




Angora, v. de la 



Angolais. 




es d'Ançouléme. 



Turquie d'Asie, ch.-l. de vilayet. Commerce d'opium, 
miel, cire, île laines produites par les chèvres d' An- 
gora; 27.800 h. C'est l'antique Ancijrc 

Angot [gho] (Madame), type populaire du Direc- 
toire, dans lequel se résument tous les ridicules d'une 
époque ; c'est la femme partie de bas étage pour ar- 
river subitement a la fortune, et qui conservé, sous 
les dehors du luxe, le langage et les goûts de son 
premier état, alliés aux prétentions que fait naître le 
second. Ce type, popularisé vers 1795 par les pièces 
d'Eve dit Maillot, revécut en 1873 dans un opéra- 
comique de Lecocq. V. Fille de Mm° Angot. 

AngOUlême, anc. capit. de l'Angoumois ; ch.-l. 
du dép. de la Charente, sur la 
Charente ; ch. de f. Orl., à 445 kil. 
de Paris ; 37.600 h. ( Angou- 
mois, ou Angoumoisins). Evêché. 
Curieuse cathédrale de style 
roman. (V. cathédrale, roman 
[.Art].) Papeteries, distilleries 
d'eau-de-vie. Patrie de Margue- 
rite de Valois, sœur de Fran- 
çois I» r , des deux Saint-Gelais, 
de J.-L. Guez de Balzac, du 
marquis de Montalembert, de 
Coulomb. — L'arrond. a 9 cant., 
136 comm. et 134.510 h.; le 
1" cant. a 9 comm. et 24.000 h. ; le 2= a 14 comm. 
et 43.700 h. 

AngOUlême (Louis-Antoine de Bourbon, duc 
d',\ grand amiral de France, né à Versailles, m. exilé 
a Goritz (1773-1844), fils aîné de Charles X. Il com- 
manda l'expédition d'Espagne (1823) et tenta vaine- 
ment d'arrêter les excès réactionnaires de ceux 
qu'il était venu secourir. A la mort de Louis XVIII, 
U reçut le titre de dauphin; il abdiqua en 1830, en 
même temps que son père. Il avait épousé sa cou- 
sine Marie-Tuérèse-Cuarlotte de France, fille de 
Louis XVI, née à Versailles, m. à Frohsdorf (1778- 
18;»lj, princesse énergique et hautaine, qui eut une 
grande influence sur Louis XVIII et Charles X, et 
conseilla à ce dernier la résistance lors de la révo- 
lution de 1830. Napoléon I« disait d'elle qu'elle était 
« le seul homme de sa famille ». 

AngOUlevent[r« ( i Niculas.TounERT, sieur d'), 
fou célèbre et valet de chambre de Henri IV. 11 
prenait le titre de Prince des sots ou de la sottise, 

AngOUmoiS [moi V), ancien pays de France, 
réuni à la couronne sous Charles V, qui le conquit 
sur les Anglais (1373), mais an- 
nexé définitivement sous Fran- 
çois l" (iol'-'i'i ; capit- .1 
lime. A formé en partie le d 
tement de la Charente, en partie 
celui do la Dordogne. (Hab. An- 
goumoisins.) 

Angoumoisin =;» e, 

habitant ou originaire de l'An- 
?oumoia ; les Angoumo sins. Ad- 
i am pagne angoumoi 

(On dit aussi ÀNOOl mois. E . 

Angra-do-Heroismo, 

v. de l'ile de Terceira et capitale de toutes I 
Açores; 12.000 hab. Place forte. Exportation de vins 
et de grains. 





Michel Anguier. 
(du lat. anguis, ser- 




ai 1 An^uumois. 



ANG 

Angra-dos-Reys, v.duBrésil [prov.de Rio. 

ran< Iro), sur la grande oale de son nom ; :>.oooh.Com- 
n. m e considérable de n/., de grains, de sucre, etc. 

Angra-Pequeîia [vé-kè-gna], baie du sud- 
ouest de l'Afrique, au N. de l'embouchure de l'Orange 
découverte par Barthélémy Diaz; aux Allemands. 

Angres, comm. du dép. du Pas-de-Calais, arr. 
et à 18 kil. de Béthuuc; 1.330 h. 

Angri, v. d'Italie (prov. do Salernc); 11.300 h. 

Angrie, c. de Maine-et-Loire, arr. et à 18 kil 
de Segré ; ch. do f. Ouest ; 1.040 h. 

angrois [groi] n. m. Petit coin do fer que l'on 
enfonce à travers l'œil du marteau dans le bois, aiiu 
d'affermir le manche. 

AngStrœm (André-Jean), physicien suédois, au- 
teur de remarquables travaux 
sur le spectre solaire, né à Me- 
delpad, m. à Upsal (1814-1874). 

Anguier [ghi-é] (Fran- 
çois [1601-1009] et Michel ftcn- 
lii36j), nom de deux frères, 
sculpteurs français du xvii" siè- 
cle, nés à Eu et morts à Paris. 
Une des salles de sculpture du 
Louvre est consacrée à leurs 
principales œuvres, et porte 
leur nom. On doit à Michel, 
le plus célèbre des deux , 
l'église du Val-de-Gràce et la 
Porte Saint-Denis. — Guil- 
laume, frère des précédent», 
peintre, né à Eu, fut direc- 
teur des Gobelins (1628-1708). 

anguiforme [ 9 hï\ adj. 

pent, et de forme). Qui a la forme d'un serpent. 

Anguilla [ghu-ii-ia] ou Snake-Island 

(île du Serpent), une des petites Antilles anglaises; 
3.700 h. V. pr. Anguilla. 

anguillade [ghi, II mil.] n. f. Coup cinglé 
avec une peau d'anguille, un mouchoir tortillé, etc. 

anguille [ghi, «mil.] n. f. (du lat. anguilla, petit 
serpent). Poisson d'eau douce, de la famille des mu- 
rénidés, à peau visqueuse, très glissante, dont la 
forme rappelle celle du serpent, et 
qui est recherché pour la délicatesse 
de sa chair. Anguille de mer, , le 
congre. Mar. Pièce de bois sur la- 
quelle s'appuie le navire qu'on va 
lancer, hœud d'anguille, sorte de 
nœud coulant. Loc. prov. : Echap- 
per comme -une anguille, au moment 
où l'on croit vous tenir. Rompre 
l'anguille sur le genou, tenter l'im- 
possible. Ressembler à l'anguille de 
Melun, qui crie avant qu'on l'écor- 
che, se plaindre avant d'avoir souf- 
fert aucun mal. (Cette expression , 
vient, dit-on, d'un nommé Langui/le, Noeud d an S ulUe - 
de Melun, qui, lors de la représentation d'un mys- 
tère, où il jouait le rôle de saint Barthélémy, se 
mit à hurler à la seule vue du bourreau.) Il y a 
anguille sous roche, il se trame quelque intrigue. 
Toujours pâté d'anguille ! allusion à un conte de La 
Fontaine qui tendrait a démontrer que la satiété 
nous rebute des mets les plus succulents. 

— Encycl. Zool. L'anguille a le corps allongé 
comme celui des serpents; sa nageoire dorsale se 
prolonge j usqu'a 
l'extrémité du corps 
et s'unit à la nageoi- 
re ventrale impaire. 
— On rencontre l'an- 
guille dans les eaux 
dormantes ou cou- 
rantes, elle se re- 
produit dans la 
mer; des œufs 
(5 millions par ani- 
mal) naissent de 
petits poissons dits 
ti'ptocéphalcs , qui, 
vers un an, remon- 
tent dans les eaux douces et deviennent des anguilles 
adultes. La chair de l'anguille est très estimée. 

— Pèch. La pèche des anguilles se fait à la main, 
à la ligne, a la nasse, aux filets, au râteau (herse de 
fer), au moyen d'un peloton de fil le long duquel 
on a enfilé des vers , en piétinant la vase quand 
on vide les étangs. La pêche est ordinairement très 
fructueuse. On conserve les anguilles en les salant, 
en les marinant, ou en les fumant. 

— Cuis- L'anguille s'accommode de différentes fa- 
çons : à la tnrlare, en matelote (v. ces mots), etc. 

angUiller [ghi, II mil., é] n. m. Petit canal 
pratiqué dans la membrure des navires pour per- 
mettre à l'eau de s'écouler dans la cale. 

angUillère [ghi. Il mil.] n. f. Vivier à an- 
guilles. 

anguillette [ghi. Il mil., è-te] n. f. Petite an- 
guille salée. 

anguilliforme [ghi, II mil.] adj. Qui ressem- 
ble à l'anguille. N'. m. pi. Ordre de poissons mala- 
coptérygiens. s. un anguilliforme, 

anguillule [ghi, II mil. ] n. f. Genre de très 
petits vers qui vivent dans la terre, ou sont parasites 
de L'homme, de divers animaux et des plantes 
des graminées. — On en trouve également de 
vinaigre et la colle de farine aigrie). 

anguinée [ghi-né] n. f. 'du M. anguis. serpent). 
Nom donné par Newton à certaines hyperboles. 

angUiS [ghu-iss] n. m. m. lat.). Nom scientifi- 
que des sauriens du genre orvet. 

anguis in herba loc lat. tirée des / 
Virgile (lu, 93) et qui signif. Un serpent 
On l'emploie en manière d'avertissement u ceux qui 
pèchent par excès de confiance. 

angulaire [lè-re] adj. [du lat. anguh 
Qui a un ou plusieurs ang 

angulaire, pierre fonda ntale qui fut l'ai 

nt. Fig. Base, fondement d'une chose : le crédit 
• s7 ;./ pierre angulaire du co<;- angu- 

laire </e deux étoiles, angle formé par les rayons 
visuels [oignant ! <--i! de l'observai ur aux deux 
étoiles. Phot, Grand angulaire \ . 

angulairement i lè-re-man] adv. En angle. 

angUlé, 6 adj. Qui est pourvu d'angle,.!. 




Anguille. 




Armoiries du duché d'Aohalt. 



ANG 

anguleux, euse [leû, ew-ze] adj. Qui a, qui 
présente des angles: rue anguleuse . Visage anguleux, 
ige dont 1rs traits ont une saillie excessive, 

angulus ridet mots lat. signif. Ce coin de terre 
me sourit. Horace (Odes, II, C, 13) applique ces mots 
àTarente; on peut les rappeler au sujet de tout 
endroit qui nous charme. 

angus [ghuss] n. m. et adj. (de Angus, comté 
d'Ecosse). Race de bœufs dénommée aussi c< race bri- 
tannique » : un angus; race angus ou d' Angus. 

angUSticlave [ghus-ti] n. m. (du lat. angustus, 
étroit, et clavus, elouj. Pièce de pourpre qui bordait 
la tunique des chevaliers romains, Cette tunique elle- 
même. 

angUStie [gkus-tî] n. f. du lat. angustia, diffi- 
culté de respirer). Anxiété, souffrance morale. 

angUStifolié, e [ghus-ti] adj. Qui a des feuilles 
1res étroites. 

ailgUSture[,<7Ays-(H-re] n. f. Ecorce d'un ar- 
buste américain, de la famille des diosmées, usitée 
■outre la fièvre et la 
dysenterie. 

angusturine 

[ghus-tu] n. f. Alca- 
loïde extrait de l'é- 
corce d'angusture ' 
vraie (galipea febri- 
fvga). 
Anhalt [««- 

iin W] (duché d')uudes 
Etats del' Allemagne, 
enclavé dans la pro- 
vince prussienne de 
Saxe; 2.300 kil. car. 
de superficie, et 
3I6.100h.Un/mM/is,.. 
Capit. Dessatt. 

an harmo- 
nique [a-iuir] adj. (gr. an priv., et harmonique). 
Rapport anharmonique. On appelle rapport anhar- 
monique de quatre points : 



A C B D 

en ligne droite, le quotient des rapports des distances 
de deux de ces points aux deux autres, quand le 
rapport n'est pas égal à — 1, auquel cas, le rapport 
est dit harmonique. 

anhélation [a-né-la-si-on n. f. Respiration 
fréquente et oppressée. Essoufflement. 

anhéler [a-né-té] v. n. ilat. anhelare. — Se 
conj. comme accélérer.) Respirer péniblement. Chez 
les verriers, entretenir le feu. 

anhéleux, euse [a-né-leû, eu-ze] adj. Se dit 
d'une respiration pénible, ou de quelqu'un qui respire 
avec peine. 

anhinga [a-nin-gha] n. m. Genre d'oiseaux pal- 
mipèdes, d'Amérique et d'Afrique, à tète étroite et 
très long cou. (Son nom scientifique estplotus). 

anhidrose n. f. v. anidrose. 

an'hui [a-nui] adv. Aujourd'hui. (Vx mot.) 

anhydre [a-ni-dre] adj. (gr. an priv., et hudôr, 
eau). Chim. Qui ne, contient pas d'eau : sel anhydre. 

anhydride [a-ni] n. m. Nom générique de cer- 
tains composés qui, au contact de l'eau, donnent 
naissance à des acides : anhydride phosphorique ; 
anhydride sulfurique. 

anhydrite [a-ni] n. f. Sulfate de chaux anhy- 
dre, plus dur que le gypse. 

anhydrobiose [a-ni, 6-ze] n. f. (de a priv.. et 
du gr. hudôr, eau, et bios, vie). Vie latente, déter- 
minée par la privation complète d'eau, par la des- 
siccation des tissus : les organismes en état d'anhy- 
drobiose manifestent de nouveau l'activité vitale 
quand on leur rend l'eau dont ils étaient privés. 

ani n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des 
cuculidés, renfermant plusieurs espèces américaines. 

Ani ou Anisi, v. ruinée de la Turquie d'Asie, 
ancien siège des rois d'Arménie. 

Aniane, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 25 kil. 
de Montpellier, sur la Corbière, affluent de l'Hérault; 
2.230 h. Doit son origine au monastère fondé au 
ix« siècle par saint Benoît. Distilleries de plantes 
aromatiques, confiseries d'olives. — Le cant. a 
7 comm. et 5.030 h. 

Anicet [se] (saint), pape de 157 à 168. Martyr 
sous le règne de Marc-Aurèle. 

Anicet-Bourgeois [si-bour-joi] (Auguste . 
auteur dramatique français, né et mort a Paris (1800- 
3871); auteur de drames et de féeries longtemps po- 
pulaires : la Bouquetière des Innocents. 1rs Pilules 
du Diable, Latude, etc. 

-'" Aniche, comm. du dép. du Nord, arr. et à 11 kil. 
le Douai: 8.320 h. Ch. de f. N. Verreries. 

anicroche n f. Fam. Petit obstacle, ennui, em- 
barras : affaire pleine d' anicroches. 

anidrose [drô-ze] n.f. (du gr. an priv., et 
sueur). Absence de sueur. 

Anie (pic d'), pic des Basses-Pyrénées ; 2.501 m. 
d'altitude. 

ânier ni-é], ère n. Qui conduit des ânes. 

anil ,,- -,,,/ Syn. de indigotier. 

aniline n. f. Liquide incolore ou légèrement 
coloré en brun, que l'on tire aujourd'hui de la houille 
en réduisant la nitrobeti 

— Encycl. L'aniline fut découverte en 1826 par 
Unverdorben, dans les proauits de distillation de 
l'indigo- On la prépare aujourd'hui par le procédé 
de Béchamp, qui consiste à réduire la nitrobenzine 
sous l'action du fer et d'un acide. C'est un liquide 
incolore ou légèrement brun, d'une odeur particu- 
lière, de densité 1,036 à 0° Elle est la base de toute 
une série de couleurs artificielles, parmi lesquelles 
nous citerons seulement la fuchsine, la rosanil 

L'aniline est toxique; elle produit des sueur 
vertiges, de la cyanose; le trai- 
tement consiste à faire respirer 
de l'oxygène ou administrer des 
grogs et à lutter contre l'asphyxie. 

anille [Il mil.] n. f. Pièce en 
fer, scellée dans l'œillard de la 
meule courante d'un moulin à 
farine. Blas. Figure héraldique, 
formée de deux courbes en forme de C adossées et 
liées par une ou deux traverses. 



t des sueurs, des 

Xi 



— 70 — 

anillé, e [Il mil.] adj. Blas. Se dit de la croix 
et du sautoir dont les extrémités se terminent en 
forme d'anille. 

animadversion [ter] n. f. (du lat. anima, 

âme, ad, contre, et vertere, tourner). Blâme, cen- 
sure : s'attirer une sévère animadversion. (Rare.; 
Haine persévérante : poursuivre quelqu'un d> son 
animadversion. Ant. Bienveillance, sympathie. 

animal, e, aUX adj. Qui appartient à l'ani- 
mal : fonctions animales. 

animal n. m. (mot lat. ; de anima, principe de 
vie). Etre organisé et doué de mouvement et de sen- 
sibilité : l'homme est un animal raisonnable. Fig. et 
fam. Personne stupide. grossière. Animal domes- 
tique. V. domestique. Ali. us. littér. : 

Cet animal est très méchant : 
Quand on l'attaque, il se détend. 

vers d'une ancienne chanson, que l'on cite par ironie 
quand une personne attaquée riposte. 

— Encycl. Bist. nal. La distinction entre le règne 
animal et le règne végétal, facile à établir lorsqu'on 
est en présence d'êtres très différenciés comme un ver- 
tébré ou une plante phanérogame, devient difficile en- 
tre certaines algues et des protozoaires- On peut dire 
que l'animal se meut, que ses organes de nutrition, 
de respiration, de reproduction, sont situés à l'inté- 
rieur du corps, qu'il est composé surtout de matières 
azotées et se nourrit de substances organiques. La 
science qui s'occupe des animaux est la zoologie. 

— Dr. On est responsable du dommage causé par 
un animal dont on est propriétaire, ou dont on se 
sert. La loi Grammont (2 juill. 1850) punit d'une 
amende de 5 à 15 francs et parfois de 1 à 5 jours de 
prison ceux qui ont exercé abusivement et publi- 
quement des mauvais traitements envers des ani- 
maux domestiques, dans un lieu public. La peine de 
la prison est toujours appliquée en cas de récidive. 
La Société protectrice des animaux s'est fondée pour 
veiller à l'observation de la loi Grammont et pour 
favoriser la protection des animaux domestiques. 

Animaux (Histoire des), par Aristote; exposé de 
la zoologie des anciens, que le grand philosophe a 
complété par d'autres traités relatifs au mouvement, 
aux parties, à la marche des animaux. 

Animaux malades de la peste (1rs), une des 
plus belles fables de La Fontaine. C'est, déjà, la 
démonstration de cette maxime brutale : la force 
prime le droit. Plusieurs vers ou hémistiches sont 
devenus proverbes : 

... Vous leur fîtes, seifrneur, 

En les croquant, beaucoup d'honneur. 

Le petit doit se montrer très honoré des licences 
que le grand se permet à son égard. 

La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense, 
Quelque diable aussi me poussant... 

Se rappelle quand on cherche des excuses dans 
des circonstances alléchantes, irrésistibles. 

Haro sur le baudet ! 

Que les responsabilités retombent sur le plus 
faible, coupable ou non ! 

Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal, 
vers qui résume avec énergie la réprobation géné- 
rale dont une personne ou une chose est injustement 
l'objet. 

Selon que vous serez puissant ou misérable, 

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. 

C'est la moralité de la fable. 

Animaux utiles et nuisibles (Leçons sur les), 
par Cari Vogt (1882); ouvrage très savant sur les 
animaux nuisibles à l'agriculture ou dont celle-ci 
peut tirer profit. 

animalcule n. m. Animal très petit en géné- 
ral, visible seulement au microscope. 

animalesque [lès] adj. Qui tient de l'animal. 

animalier [li-é] n. m. Peintre ou sculpteur 
d'animaux. Adjectiv. : sculpteur animalier. 

animalisable [za-ble] adj. Qui peut être ani- 
malisé : substance animalisable. 

animalisation [za-si-on] n. f. Transforma- 
tion des aliments en lapropre substance de l'animal: 
l' animalisation élimine les substances non assimi- 
lables. 

animaliser [zé] v. a. Convertir en substance 
propre à l'entretien ou au développement de l'ani- 
mal : la digestion commence et la respiration achève 
d'animaliser les aliments. Fig. Rabaisser à l'état de 
l'animal : certaines passions animalisent l'homme. 
S'animaliser v. pr. Acquérir les qualités des sub- 
stances animales. Se rabaisser â l'état de l'animal. 

animalité n. f. Ensemble des qualités sub- 
stantielles de l'animal. 

animateur, trice adj. et n. Qui anime. 

animation \si-on] n. f. (de animer). Manifes- 
talion de la vie : l'animation du foetus ne commence 
qu'après 40 jours. Vivacité, chaleur : parler avec 
animation- Eclat des couleurs, vivacité de l'expres- 
sion : l'animation du teint, du regard. Emporte- 
ment : calmer l'animation de deux plaideurs. 

animato, mot ital. signif. animé et qui, mis 
en tête d'un morceau de musique, indique qu'il doit 
être exécuté avec animation. 

anime n. f. Corps de cuirasse en usage du xve 
au xvn e siècle et formé de lames d'acier imbriquées. 

animé, e adj. Doué de vie : créature animée. 
Excité : animé au travail. Plein d'animation : rue 
animée. Blas. Se dit des animaux héraldiques quand 
leurs yeux sont d'un émail spécial. Ant. Inanimé. 

animer [mé] v. a. (du lat. anima, âme). Donner 
la vie: la Fable dit que Promcthéc anima une statue. 
Fig. Exciter, encourager : animer des soldats au 
combat- Donner de la force, de la vigueur : animer 
son style. Ant. Engourdir. 

animique adj. (du lat- anima, âme). Qui a rap- 
porta l'âme: passions animiques. 

animisme [mis-me] n. m- (du lat. anima, âme). 
Système dans lequel l'âme est la cause première des 
faits vitaux, aussi bien que des faits intellectuels : 
Stahl créa l'animisme. 

— Encycl. Les animistes attribuent à une cause 
unique, l'âme, les phénomènes vitaux, aussi bien que 
les phénomènes de l'ordre intellectuel et moral. Les 
viialistes admettent, à côté de l'âme, un principe 
vital. Stahl a réuni en un corps de doctrine les 
idées éparses sur l'animisme et dont les principales 
remontent à Aristote. La vie, suivant lui, ne peut 



A N N 

être ramenée ni aux lois générales du moir. 
ni à un système de combinaisons chimiques : le prin- 
cipe vital est proprement l'àrne pensante. 

animiste [mis-te] adj. Qui se rapporte à l'ani- 
misme: doctrine animiste. N. Partisan de l'animisme. 

animosité [xi-té] n. f. (lat. animositas). Haine, 
désir de nuire : avoir de V animosité contre quelqu'un. 
Emportement dans un débat : répliquer avec ani- 
mosité. Ant. Bienveillance, cordialité, sympathie. 

animula vagula, blandula, mots lat. signif. Pe- 
tite âme errante, caressante. Ce sont les dernières 
paroles de l'empereur Hadrien, par lesquelles ce 
prince marquait le peu do foi qu'il avait dans l'exis- 
tence de l'âme. Une traduction rend difficilement la 
grâce de ces trois diminutifs. 

animus meminisse horret, mots lat. signif. Mon 
âme tremble d'horreur à évoquer ces souvenirs. Virgile 
(Enéide, II, 12) les met dans la bouche d'Enée com- 
mençant le récit douloureux de la guerre de Troie. 

AniO, riv. de l'Italie ancienne, affluent du Tibre; 
auj. le Teoerone. 

anion n. m. Ion qui possède une charge d'élec- 
tricité négative, et qui dans une solution électroly- 
tique se déplace vers l'anode du courant, c'est-à-dire 
vers le pôle positif. V. cation. 

aniridie [<l{] n. f. (du gr. an priv., et iris, idos, 
iris). Absence de l'iris. 

anis [ni] n. m. (gr. anison). Plante ombellifère 
odorante. Sorte de dragée faite avec sa graine. Anis 
étoile, la badiane. 

— Encycl. Les fruits (akènes) d'anis s'emploient 
contre les dyspepsies avec renvois, à la dose de ô à 
10 grammes en infusion dans un litre d'eau : on peut en- 
core utiliser la teinture, 5 à 10 gouttes avant les repas. 

anisateur [za] n. m. Appareil employé pour la 
fabrication de l'eau-de-vie d'anis. 

amser [zé] v. a. Aromatiser avec de l'anis : ani- 
ser un gâteau, une liqueur. 

anisette [zè-te] n. f. Liqueur spiritueuse, faite 
avec de l'anis : l'atusette est dtgestive 

— Encycl. On obtient l'anisette en distillant au 
moyen de l'anisateur un mélange d'anis étoile, de 
coriandre, de fenouil, d'eau et d'alcool et en ajou- 
tant au produit un sirop de sucre. Ou peut encore en 
fabriquer plus simplement : mettre dans un grand 
flacon, avec 2 litres d'eau-de-vie et 1 kilogramme de 
sucre, 60 grammes d'anis vert concassé, 30 grammes 
de coriandre, 20 grammes de cannelle, 1 gramme de 
macis. Laisser macérer un mois, et filtrer. 

anisique [zi-ke] adj. Se dit d'un acide qui se 
forme dans l'oxydation des essences d'anis, de fenouil 
amer et d'estragon. 

aniSOdonte [zo] adj. (du gr. anisos, inégal, et 
odous, ontos, dent). Qui a les dents inégales. N. f. 
pi. Bot. Genre de labiées. S. une anisodonte. 

anisopétale [zo] adj. (du gr. anisos, inégal, 
et de pétale). Qui a des pétales inégaux. 

anisophy lle[zo-fi-le] adj. (du gr. anisos. inégal, 
et phul/on, feuille). Qui a des feuilles inégales. 

anisoplie [zo-pli] n. f. Genre de coléoptères 
lamellicornes, répandus en Europe. 

aniSOStémone [zos-té] adj. (du gr. anisos, 
inégal, et stêmôn, filet). Bot. Se dit des fleurs dont 
le nombre des étamines est différent des pétales. 

AnisSOn-Dupéron(Alexandre-Jacques),éru- 
dit français, né et mort à Paris (1748-1794). Il appar- 
tenait à une ancienne famille originaire du Dau- 
phiné, établie à Lyon et à Paris, et qui a fourni 
beaucoup d'hommes distingués à la librairie et 
l'imprimerie ; il futdirecteur de l'Imprimerie royale. 
Décapité sous laTerreur. 

Anizy-le-ChâteaU, ch.-l. de c (Aisne), arr. et 
a 12 kil. de Laon, sur la Lette, affl. de l'Oise ; 1.130 h. ; 
ch.def. N. Poteries. — Le cant. a 22 comm. et 7.210 h. 

AnjOU, anc. prov. de France, correspondant au 
pays gaulois des Andecaves ; 
capit. Angers. L'Anjou, qui eut 
des comtes puissants au xi« siè- 
cle avec les Plantagenets, fut 
réuni à la couronne sous Louis 
XI (1480), et a formé le départe- 
ment de Maine-et-Loire ainsi 
qu'une partie de l'Indre-et-Loire, 
de la Mayenne et de la Sarthe. 
(Hab. Angevins.) 

AnjOU (duc d"), titre porté 
par Henri III avant son avène- 
ment au trône de France ; par 
François, son frère, d'abord duc 
d'Alençon, et par celui des petits-fils de Louis XIV 
qui devint roi d'Espagne sous le nom de Philippe V. 

Anjouan ou Joanna, une des îles Comores, 
dans l'océan Indien; 20.000 h. Sous le protectorat 
français. V. princ. : Anjouan et Makhadou. 

Anjouan (ordre de /'Etoile d'). V. étoile. 

Ankarstrœm. Géogr. v. Anckarstrœm. 

Anklam, v. de Prusse (Poméranie), sur la 
Peene, tributaire du Kleines Haff ; 15.600 hab. Raffi- 
neries de sucre; fabriques de savon, brasseries. 

Ankober [bêr], v. d'Ethiopie (Choa.prov. d'Ifat) ; 
10.000 h. 

ankylose [lô-ze] n. f. (du gr. agkulosis, cour- 
bure). Privation du mouvement des articulations. 

— Encycl. L'ankylose est vraie ou complète lors- 
que la soudure osseuse est établie; dans ce cas, la 
guérison est impossible. Quand il y a seulement for- 
mation de tissu fibreux autour de l'articulation, des 
frictions, du massage, des mouvements progressifs 
arrivent parfois à amener la guérison. Les ankyloses 
s'observent à la suite de fractures, de luxations, de 
rhumatismes; on cherche parfois a les obtenir pour 
guérir des tumeurs blanches. 

ankylOSé [lo-zè], e adj. Atteint d'ankylose. 

ankylOSOr [lo-zc] v. a. Déterminer une anky- 
lose : l'immobilité ankylose les membres. S'ankylosèr 
v. pr. Devenir ankylose : son genou s'ankylose. 

Anna IvanOVna, nièce de Pierre le Grand, 
née en 1693, impératrice de Russie de 1730 h 1740. 
Elle gouverna sous l'empire de son favori Ernest- 
Jean de Biren ; sous son règne, eurent lieu la guerre 
de succession de Pologne et d'heureuses expéditions 
contre les Turcs. 

Anna Karénine, roman de Tolstoï, où l'auteur 
oppose le calme bonheur d'un ménage honnête aux 
humiliations et aux déboires qui accompagnent la 
passion coupable (1877). — Une pièce en cinq actes 




Armes 
du duché d'Anjou. 



qui 




ANN 

et sept tableaux a été Urée Je ce roman par Gui- 
raud et représentée en 1901 au Théâtre Antoine. 

Anna Perenna, déesse du Latium, dont on 
ignore la véritable nature. Quelques auteurs la con- 
sidéraient comme un.' soeur de Didon. Lors de la re- 
traite du peuple de Rome sur le mont Sacré, elle se- 
rait, ilit la légende, apparue aux plébéiens sous les 
traits d'une vieille femme, et leur aurait distribué 
les vivres dont ils avaient besoin. 

Annaberg [bèrgh], v. d'Allemagne (Saxe] : 
a. C'est le centre de la Fabrication de la den- 
telle en saxe. Mines d'argent, d'étain, oobalt. 

annal [an-nal\, e adj Qui ne dure qu'un an : 

location annale. (Le pluriel nuise. est inus.) 

annales [an'-no-Je] n. f. pi. (lat. annales : de an- 
mu, année 1 . Ouvrage qui rapporte les événements 
par année ou en suivant uniquement 1 ordre 
ehronologique : les annales d'une province. Histoire : 
ures les annales de tous les peuples... 

Annales, le chef-d'œuvre de Tacite (il» s.) sur 
l'histoire romaine, depuis la mort d'Auguste jusqu a 
celle de Néron. Tacite s'y montre, dans une langue 
a la l'ois éloquente et concise, un peintre énergique, 
un observateur profond de la société romaine sous 
l'empire. Les Annales se composaient de seize 
'.ivres, mais plusieurs sont perdus (les livres 7,8, 9, 
10 en entier et une partie des livres S, 11 et 16). 

Annales, poème national de l'ancienne Rome, par 
Bnnius ; grande épopée en dix-huit livres, écrite 
.le rude, mais animée du souffle de l'enthou- 
siasme." et renfermant de grandes beautés (in« s. av. 
J-C). 11 n'en reste que des fragments. 

annaliste [on'-na-iis-lel n. m. Eistorien 
écrit des annales : 
les moines de Saint- 
Denis furent des 
annalistes. 

— Encycl. L'an- 
naliste ne montre 
entre les faits 
qu'un rapport de 
succession, tandis 
que l'historien met 
en lumière l'en- 
chaînement, le dé- 
veloppement logi- 
que des faits. 

annalité [an'- 

na] n. f. Etat de ce 
qui dure un an. 

A imam [on- 
nam'], Etat de 
l'Indo-Chine orien- 
tale, sur la côte 
orientale de la pé- 
ninsule; G millions 
d'h. {Annamites. Capit. Hué. Bande montagneuse 
fertile, sur la cote de la mer de Chine. Plateaux pan 
vres et incultes à l'intérieur. 
Soie, riz. V. pr. : Tourane, Qui- 
Jfhon, Quang-Ngai, Bin-Thouan, 
Bin-Dinh. Les provinces méri- 
dionales qui forment la Cochin- 
chine en ont été détachées en 
1862 et en 1867. (V. Cocoincuine | 
Depuis 1883. l'Annam, de même 
que le Tonkin, est sous le pro- 
tectorat de la France, mais a 
conservé son empereur et ses 
mandarins. (V. la carte Indo- 
Chine.) 

Annamite [an'-na], habi- 
tant ou originaire de l'Annam : 
les Annamites. Adjectiv. : tiy'ail- 
leur annamite. 

Annapes, comm. du dép. 
du Nord, arr. et à 6 kil. de Lille, 
sur la Marcq: 2.960 h. 

AnnapoliS aa'-na-po-liss], 
ville des Etats-Unis ; capit. de l'Etat de Maryland, 
sur la Severn, tributaire de la baie de Chesapeake; 
7.600 h. Ecole navale. 

Annat (François), jésuite, confesseur de 
Louis XIV, né à Rodez, m. à Paris (1590-1670). Il se 
signala par son hostilité violente contre Port-Royal. 

annate [an'-na-te] n. f. (bas lat. annata). Rede- 
vance équivalente à une année de revenu que payaient 
au saint-siège ceux qui étaient pourvus d'un bénéfice. 

— Enctcl. On constate l'existence des annates dès 
le xin» siècle. Sous Boniface IX, elles devinrent un 
impôt régulier et général. La Pragmatique sanc- 
tion de Bourges (1438i les repoussa. Le concordat de 
Bologne, entre François I" et Léon X, rétablit le 
droit d'annate au profit du pape (1616). 
Elles furent abolies par l'Assemblée 

•tituante (178 
Annay, comm. du Pas -de -Calais, 
arr. et à 21 kil. de Btthune ; ch. de f. N. ; 
2.430 h. Houille. 

Anne sainte . épouse de saint Joa- 
chim, et mère de la sainte Vierge. Fête le 
26 juillet. 

Anne or-/re de Sainte- . ordre de cheva- 
lerie russe, institué en 1735 par le duc 
de Holstein-Oottorp, Charles - Frédéric. 
< est l'ordre russe qui est habituellement 
conféré aux étrangers. Ruban rouge bordé 
de jaune. 

Anne {ordre de Sainte-), nom de deux 
ordres de chevalerie bavarois : le pre- 
mier, ordre de Sainte-Anne de Wurtz- 
bourg, institué en 1714 en faveur des dames no- 
bles et catholiques (ruban violet à double liséré- 
blanc) ; le second, ordre de Sainte-Anne de Munirh, 
créé en 1784, a été calqué sur le précédent (ruban 
bleu clair bordé de deux raies, blanche et jaune). 

Anne lia Légende de sainte), triptyque de Quentin 
Metsys (Bruxelles . 

Anne,, sœur de la femme de Barbe-Bleue, dans 
les contes de Perrault. Barbe-Bleue, ayant résolu 
de tuer sa femme, ne lui accorde que quelques mi- 
nutes pour se recommandera Dieu. Ce temps écoulé, 
il lui crie à plusieurs reprises : « Descendez bien 
vite, ou je vais monter là-haut. ■ C'est alors que la 
malheureuse, qui a envoyé chercher ses frères, de- 
mande à sa sœur, montée sur le haut d'une tour : 
« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir? 




Tirailleur annamite. 



je ne uns rien venir- 




Anne d'Autriche. 



comme régente, avec 




Anne de Beaujeu. 



71 — 

— .le ne vois rien, répond d'abord celle-ci, que le 

soleil qui poudroie et l'herbe qui verd « D'où 

1 allusion que l'on l'ait quand i<n attend vainement: 
luis i >>i, ,!!!:■ sœur Anne 
Anne d'Autri- 
che, lille de Philippe m 
il Espagne , femme de 
Lotus XIII, régente pen- 
dant la minorité de 
Louis XIV, son fils. Elle 
fut, du vivant de son 
mari, l'adversaire de Ri- 
chelieu. Après la mort de 
Louis XIII, elle gouverna 
avec le concours de Ma- 
zarin, et Ht bâtir l'église 
du Val-de-Grare ; m. à 
Paris (1601-1666 

Anne de Beau- 

jeu, fille aînée d 
Louis XI, « lamoins folle 
femme de France », disait 
son père. Elle gouverna, 
énergie et habileté, pen- 
dant la minorité de Char- 
les VIII, son jeune frère. 
La réunion des Etats gé- 
néraux de 1484 et la ré- 
pression, a la bataille de 
Saint-Autin-du-Cormier, 
d'une révolte des grands, 
furent les principaux évé- 
nements de sa régence ; 
m. au château de Chan- 
telle (Allier) [1402-1522]. 

Anne de Boleyn 

[lèn'], reine d'Angleterre, 
seconde femme de 
Henri VIII, qui, pour 
l'épouser, divorça d'avec 
Catherine d'Aragon, dont 
Anne était demoiselle d'honneur. Accusée de trahi- 
son et d'adultère, elle fut décapitée dans la tour de 
Londres. Elle fut la mère de la reine Elisabeth 
(1507-1536). 

Anne de Bretagne, fille de François n, 

duc de Bretagne, née à 
Nantes, m. à Blois (1477- 
1514); femme de Char- 
les VIII (1491), puis de 
Louis XII (1499). Elle 
apporta en dot la Bre- 
tagne à la France. 

Anne de Clèves, 

fille du duc Jean III de 
Clèves, reine d'Angle- 
terre, quatrième femme 
de Henri VIII, qui l'é- 
pousa en 1540, pour di- 
vorcer quelques mois 
après; m. en 1557. Son 
portrait, par Holbein , 
est au Louvre. 

M j_ -r*_. 2.» Anne de bretne-ne. 

Anne de Russie, b 

reine de France. Elle épousa en 1051 le roi Henri 1er 
et fut mère de Philippe I"; m. après 1075. 

Anne Stuart [stu-ar], reine d'Angleterre, 
fille de Jacques II (1665-1714). Elle succéda à Guil- 
laume d'Orange, 
lutta contre Louis 
XIV, conquit Gibral- 
tar etréunitl'Ecosse 
a l'Angleterre- Elle 
essaya en vain, avant 
de mourir, de rou- 
vrir le trône aux 
Stuarts. George I" 
de Hanovre lui suc- 
céda. 

anneau [a-nâ] 

n. m. (lat. annellus). 
Cercle de matière 
dure, auquel on at- 
tache quelque chose : 
les anneaux d'une 
chaîne. Bague : an- 
neau de mariage. 
V. bague. Fia. Ce dont la forme rappelle un anneau : 
les anneaux d'une chevelure. Agrès de gymnastique 
composés de deux cercles métalliques terminant 
deux cordes suspendues au portique. V. gymnastique. 
Anneau pastoral, anneau d'or orné d'une pierre pré- 
cieuse non gravée, que portent les évèques. Astr. An- 
neau de Saturne. V. Saturne. Géom. Anneau sphé- 
rique, solide engendré par la révolution d'un seg- 





Anne Stuart. 




Ordre <!■ Sa ote-Anoe 
( Wurtzbuurg). 



t M ih . rie Sainle-Anne 
(Munich). 



ment de cercle autou* d'un diamètre du cercle 
sur lequel il 'st tracé (ce diamètre ne traversant 
pas le segment . Phystq. Anneaux colorés, nom 
que l'an donne a de vives colorations 
que présentent tous les corps dia- 
phanes solides, liquides ou gazeux, 
lorsqu'ils sont réduits en lames très 
minces. Zoo/. Se dit de pièces qui for- 
ment par leur réunion la partie e il 
rieure du corps d<- certains animaux, 
tels que les vi i lei arthropodes, etc. 
(On dit auj. zonite, segment, méride.) 

— Enctcl. L'usage des anneaux portés box doigts 
remonte ,-t ls plui haute antiquité, n existait chez 
breux. Les Egyptiens, les Grecs et les Ro- 
mains en ont lais id nombre: c'étaient de 





Anneau. 



ANN 

véritables sceaux, qui servaient a sceller des actes 
importants et constituaient une marquede propriété 
et d'autorité. A Rome, au temp d luguste, Les sé- 
nateurs et les chevaliers portaient l'anneau d'or. 

Anneau du Nibelung (f), drame lyrique en qua- 
tre parties {l'Or du Rhin, la Walkyrie, 
le Crépuscule des dieux), de Wagn< I 
belle tétralogie, inspirée du poème éoique ûfte Nibe- 
lungen. 

Ànnebaut [a-ne-bô] (Claude d'), maréchal ?t 
amiral de France. Il défendit avec 
succès Turin contre Charles- 
Quint; ni. à La l'ère en 1652. 

Annecy [a-ne], ch.-l. du dép. 
de la Haute -Savoie, sur le lac 
d'Annecy; ch. de f. P.-L.-M.; à 
622 kil. de Paris; 14.350 h. [An- 
neciens ). Evèché ; tribunal de 
1« instance. Filatures, tanneries, 
papeteries. Patrie d'Eustache i ha- 
puis ; aux environs sont nés saint 
François de Sales et le chimiste 
Berthollct. — L'arr. a 7 cant., Arme» d Annecy. 
99 comm. et 79.330 h.; le cant. Nord, 24 comm. et 
21.040 h.; le cant. Sud, 18 comm. et 13.170 h. 

Annecy-le- Vieux, comm. de la Haute-Sa- 
voie, arr. et à 3 kil. d'Annecy; 1.220 h. Fonderie de 
cloches. Patrie du cardinal d'Ostie, président du 
concile de Constance. 

année [a-né\ a. f. (lat. anmts). An; temps que 
met la terre à faire, sa révolution autour du soleil : 
l'année se compose de 365 jours un quart. Période 
de 12 mois, du 1 er janvier au 31 décembre. Période 
de 12 mois en général. Bonne année, souhait de 
prospérité au commencement de chaque an nouveau. 
Année scolaire, temps qui s'écoule entre l'ouverture 
des classes et les vacances. Année cicile, année de 

365 jours, telle qu'on la considère couramment- An- 
née solaire, durée d'une révolution complète de la 
terre autour du soleil. Année bissextile, année de 

366 jours. 

— Encycl. L'année est la même chez presque tous 
les peuples de l'Europe. Les Russes et les Grecs 
seuls ont conservé le calendrier Julien, ce qui établit 
entre eux et nous une différence de 12 jours; en 
sorte que leur année commence le 13 janvier de la 
nôtre. Celle des Turcs est plus défectueuse encore, 
puisqu'elle se compose de douze mois lunaires, alter- 
nativement de 29 et de 30 jours. L'époque du com- 
mencement de l'année a varié chez tous les peuples; 
les Egyptiens, les Chaldéens, les Perses, etc., la 
commençaient à l'équinoxe d'automne (21 septem- 
bre), d'autres an solstice d'hiver, d'autres enfin au 
solstice d'été. En France, a l'avènement de Char- 
les IX, elle commençait à Pâques. Un édit de ce roi, 
en 1564, ordonna que l'année commencerait le 1er jan- 
vier, date purement civile. Sous le gouvernement 
républicain de 1792, l'année commençait à l'équi- 
noxe d'automne, qui se trouvait être le 22 septem- 
bre 1792. V. mois, calendrier. 

Année littéraire (£'), recueil périodique publié par 
Fréron contre les novateurs du xvuie siècle. Cette 
feuille, souvent partialp, raillée par Voltaire, ren- 
ferme pourtant de bons articles de critique (1754-1776). 

Année terrible (/'), par V. Hugo; poèmes écrits 
sous l'impression des événements de 1870-1871, et où 
l'on voit se dérouler les pages héroïques ou sinistres 
de cette période de notre histoire (1872\ 

Anneessens (François), artisan belge, simple 
tailleur de pierre, né à Bruxelles; un des héros du 
soulèvement national de 1717, condamné à mort et 
exécuté (1660-1719). 

annelé, e [a-ne] adj. Zool. Disposé en anneaux. 
N. m. pi. Un des embranchements du règne animal, 
comprenant les arthropodes et les vers. S. un annelé. 

anneler [ff-»ie-Z< : ] v.a. (Prend deux ( devant, une 
syllabe muette : j'annelle. nous annellerons.) Dispo- 
ser en anneaux, en boucles, en parlant des cheveux. 

annelet [a-ne-lé] n. m. Petit anneau. Petit filet 
qui entoure les chapiteaux doriques. Blas. Petit an- 
neau qui figure toujours en nombre sur l'écu. 

annélideS [an'-né] n. m. pi. Division des an- 
nelés, comprenant ceux qui sont segmentés et qui ont 
des vaisseaux sanguins. S. un annélide. 

— Encycl. Les annélides vivent tantôt enfoncés 
dans la terre humide (lombrics), tantôt dans les 
eaux douces (sangsues), tantôt enfin dans les eaux 
salées (aphrodites). Les uns sont sédentaires et se 
fixent dans les pierres où ils creusent des cavités 
dans les coquillages ou les interstices des madré- 
pores ; d'autres sont errants et vagabonds. On les 
divise en hirudinées et chétopodes (oligochètes et 
polychètes). V. la planche mollusques. 

annelure [o-ne] n. f. Disposition de la cheve- 
lure en anneaux, en boucles. 

Annemasse [a-ne], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), 
nrr. et à 15 kilom. de Saint-Julien, près de l'Arve, 
3.050 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 14 comm. et 
11.620 h. 

Annen, bourg de I'i'u;e [prov. doWestphalie); 
12.200 h. Verreries; houille. 

Annenkov ( Michel - Nicoloïevitoh ) , général 
russe, ne et m. à Saint-Pétersbourg (1 838-1899) ; il 
a attaché son nom à la construction du chemin de 
fer transcaspien. 

Annequin, comm. du dép. du Pas-de-Calais, 

arr. et à 7 kil. de lîéthune; 1.730 h. 

annexe [an'-ntk-se] adj. (du lat. ann 
ché à). Se dit de ce qui est relié à une ch i 
pale : école annexe. N. f. : les paupières, 1rs i 
les annexes de l'œil. 

annexé [ari-nèk-sé], e n. se dit d 
d'un pays annexé qui continuent a l'habiter. Ad 
jectiv. ; pays annexe. 

annexer [an'-nék-sé] v. a. Joindre, 

Louis XI annexa la Bourgogne d ses Etats (141 

annexion [a>i'-;tH-*i-o»'n.r Action d'aï 

son résultat ; grossir un dossier pur 

annexionnisme \an' -ni u-si-o-nis-me) ou an- 
nexionisme a m. Théorie qui préi 

i des petits Etats aux grands Etats voi- 

annexionniste [ari-nék-si-o-nis-te] >u an- 
nexioniste n. et adj. Parti an de 

nisme ; qui r ' rie. 

Anneyron, comm. de la Dron 
lence, sur le ruisseau de l'ArgentelIe ; 2.590 h. 



ANN 



ANO 





Annezin [a-ne], comm du Pas-de-Calais, arr. 
et à 2 kil. de Béthune ; 2. 020 h. Sable. 

Annibal ou Hannitaal, fameux général car- 
thaginois, fils d'Amilcar Barca, né à Carthage, m. 
en Bithynie. Après avoir pris Sagonte, alliée des 
Romains, il traversa l'Espagne, le sud de la Gaule, 
franchit les Alpes au mont Genèvre, battit les Ro- 
mains au Tessin et à la Trébie (218), à Trasimène 
(217), à Cannes (210), s'empara de Capoue où il passa 
l'hiver; mais, ne recevant pas 
de secours de Carthage, il dut, 
après la défaite de son frère 
Asdrubal au Métaure (207), re- 
passer en Afrique pour défen- 
dre sa patrie menacée par les 
Romains. Il fut vaincu à Zama, 
par Scipion l'Africain (202). 
Après sa défaite, il se réfugia 
chez Antiochus, roi d'Ephèse. 
puis chez Prusias, roi de Bi- 
thynie. Apprenant que son hôte 
voulait le livrer aux Romains, 
il se donna la mort avec du 
poison qu'il portait toujours sur 
lui dans un anneau (247-183 av. 
J.-C). — Annibal n'avait que 
neuf ans lorsque, voyant son 
père, l'illustre Amilcar Barca, 

aller au temple pour offrir un sacrifice aux dieux 
et leur demander de lui être favorables pendant la 
guerre qu'il allait porter en Espagne, il se jeta à 
son cou et le conjura de l'emmener avec lui. Vaincu 
par les caresses de son fils, en qui il voyait déjà un 
futur héros, Amilcar le prit entre ses bras, et, arrivé 
dans le temple, il lui fit 
jurer une haine éter- 
nelle aux Romains. Ce 
serment d'Annibal en- 
fant est fréquemment 
rappelé en littérature. 
On fait encore allusion : 
1» au cri d'alarme que 
poussèrent les Romains 
après la bataille de Can- 
nes : Annibal ad portas ! 
(Annibal est à nos por- 
tes !), cri qu'ils faisaient 
entendre toutes les fois 
que le péril était immi- 
nent; 2» à l'amollisse- 
ment de son armée dans 
les délices de Capoue ; 
3° à ces mots que lui 
adressa son lieutenant 
Maharbal après la vic- 
toire de Cannes, en lui 

reprochant de ne pas marcher immédiatement sur 
Rome : « Tu sais vaincre, Annibal, mais tu ne sais 
pas profiter de la victoire. » Dans l'application, ces 
paroles s'adressent à celui qui ne sait point tirer 
parti d'un avantage et s'endort sur un succès. 

annihilable [ari-ni-ï] adj. Qui peut s'annihi- 
ler : la plupart des actes des mineurs sont annihilables. 

annihilation [an'-ni-i-la-si-ori] n. f. Action 
d'annihiler; son résultat. Anéantissement ; l'annihi- 
lation d'un acte. 

annihilationnisme [ an'- ni- i- la- si- o- nis- 
me] ou annihilationisme n. m. (du lat. ad, à, 

etnikil, rien). Doctrine qui admet l'anéantissement 
définitif de l'àme du pécheur. 

annihilationniste [an'-ni-i-la-si-o-nis-te] ou 
annihilationiste n. et adj. Qui professe l'an- 
nihilatiunnisme ; qui concerne cette doctrine. 

annihiler \an'-ni-i-lé] v. a. (du préf. ad, et du 
lat. nihil, rien). Réduire à rien, anéantir : annihiler 
un testament. Ant. Consolider, maintenir. 

anniversaire [a-ni-vér-sè-re] adj. (du lat. an- 
nus, année, et versus, tourné). Qui rappelle le souvenir 
d'un événement arrivé à pareil jour une ou plusieurs 
années auparavant : fête anniversaire. N. m. Retour 
annuel du jour signalé par quelque événement : l'an- 
niversaire d'une victoire. Service religieux qu'on 
célèbre annuellement pour une personne décédée : 
fonder un anniversaire. 

— Encycl. La religion, la politique et la famille 
ont leurs anniversaires. Chez, les Juifs, la Pàque rap- 
pelait la sortie d'Egypte, la Pentecôte, la promulga- 
tion de la Loi. Chez les chrétiens, Noël, l'Epiphanie, 
Pâques. l'Ascension, la Pentecôte se rattachent au 
jour même de l'année où fut accompli le mystère 
qu'elles célèbrent. Le calendrier n'est, à proprement 
parler, qu'une série d'anniversaires. La fête nationale 
du 14 juillet, rappelant la prise de la Bastille en 1789, 
est le plus solennel anniversaire de notre histoire 
nationale contemporaine. Citons encore l'anniver- 
saire de Jeanne d'Arc célébré le 8 mai, a Orléans, les 
anniversaires de Molière, de Corneille et de Racine 
qui donnent lieu à des cérémonies annuelles, etc. 

Annobon, île espagnole du golfe de Guinée; 
3.000 h. Capit. San-Antonio de Praia. 

anno Domini, mots lat. signif. l'an du Seigneur 
et qu'on abrège généralement A. D. 

anno aetatis suae, mots lat. signif. Dans l'année 
de son âge, formule tumulaire, que l'on fait suivre 
du chiffre d'années atteint par la personne décédée. 

Annœullin, comm. du dép. du Nord, arr. et à 
17 kil. de Lille, près de la Deule canalisée; o.280 h. 
Briqueteries, houilles. 

annonaire [an'-no-nh-rc] adj. (de annone). Qui 
a rapport a la récolte du blé, à. l'approvisionnement. 

Annonay [an'-no-ne], ch.-l. de c. (Ardèche). 
arr. et à 34 kilom. de, Tournon , sur la Cance; 
17. 300 h. (Annonéens); ch. de f. P.-L.-M. Papeteries, 
soinries; mégisseries, tanneries. Patrie des frères 
Montgolfier. — Le cant. a 14 comm. et 29.100 h. 

annonce [a-non-se] n. f. subst. verb. (de annon- 
cer). Avis d'un fait supposé ignoré : l'annonce d'une 
victoire. Avis verbal, écrit ou imprimé, donné au 
public : annonce au prône; annonces judiciaires- 

annoncer [a-non-sé] v. a. (du préf. ad, et du lat. 
nuntiare, annoncer. — Prend une cédille sous le c 
devant a et o : il annonça, nous annonçons.) Faire 
savoir, apprendre : annoncer une nouvelle à un ami. 
Publier : annoncer une vente. Prévenir de l'arrivée, 
de la présence de quelqu'un : annoncer un visiteur. 
Manifester, proclamer : mille progrés annoncent le 
triomphe de la science. Prédire, présager : annoncer 
une éclipse- Prêcher ; annoncer l'Evangile- 



annonceur [a-non] n. et adj. m. Celui qui an- 
nonce : annonceur de nouvelles. (Vx.) 

annonciade ( a-non] n. f. Religieuse de 
l'une des congrégations placées sous le vocable de 
l'Annonciade. Annonciades de Bourges, congré- 
gation de femmes instituée en 1500 par Jeanne de 
France, pour honorer le mystère 
de l'Incarnation. Annonciades 
célestes ou Filles bleues, congré- 
gation établie à Gênes en 1604 
par Marie-Victoire Fornaro et qui 
vint s'installer à Paris, rue Cul- 
ture-Sainte-Catherine, en 1C22. 

Annonciade (ordre de V), or- 
dre de chevalerie, le plus élevé de 
l'Italie actuelle, fondé en 1362 par 
le duc Amédée VI de Savoie et 
placé sous l'invocation de la 
Vierge. La décoration, attachée 
à une chaînette, est portée en 
sautoir, avec plaque sur le côté 
gauche. Cette décoration est réser- 
vée aux souverains et aux grands 
personnages ; les titulaires sont 
traités de cousins par le roi. 

Annonciation [a-non, si- 

on] n. f. Message de l'ange Ga- 
briel à la Vierge pour lui annon- 
cer le mystère de l'Incarnation. 
Jour où l'Eglise célèbre ce mys- 
tère (25 mars). Tableau représen- 
tant le message de l'ange: Murillo a peint plusieurs 
Annonciations. (V. l'art, suiv.) 

Annonciation [représentations de V), tableau de 




Ordre 
de l'Annonciade. 



L'Annonciation, d'après Léonard de Vinci. 

Léonard de Vinci (Florence) ; — de Murillo (Madrid) : 
— de Fra Bartolomeo (Louvre). — Volet gauche du 
célèbre triptyque de Saint-Lochner (cathédrale de 
Cologne). 

annoncier [a-non-si-é] n. et adj. m. Celui qui 
est chargé des annonces dans les journaux. 

annone [an'-no-ne] n. f. (lat. annona). Autrefois, 
à Rome, approvisionnement de vivres pour un an. 
Service public qui, dans la Rome ancienne, était 
chargé d'assurer l'approvisionnement en blé de la ville. 

Annot [a-not], ch.-l. de c (Basses-Alpes), arr. et 
à 32 kil. de Castellane, sur la Vaire, a fil. du Var; 
1.480 h. Draps. — Le cant. a 7 comm. et 3.720 h. 

annotateur, trice [an'-no] n et adj. Qui 
annote : un bon annotateur doit être un érudit de 
premier ordre. 

annotatif, ive [an'-no] adj. Qui sert d'anno- 
tation. 

annotation [an'-no-ta-si-on] n. f. Note faite 
sur un texte pour l'éclaircir, l'expliquer. 

annoter [an'-no-té] v. a. Faire des remarques 
explicatives, des notes sur un auteur -.Voltaire annota 
< 'orneille. 

Annoville, comm. de la Manche, arr. et à 
12 kilom. de Coutances ; 760 h. Bains de mer. 

annuaire [an'-nu-é-re] n. m. (du lat- annuus, an- 
nuel). Recueil annuel, contenant le résumé des évé- 
nements de l'année précédente et des renseignements 
statistiques, administratifs, etc., pour l'année. Sorte 
d'almanach, indiquant l'état et le mouvement du per- 
sonnel de certaines professions : annuaire militaire. 

Annuaire du Bureau des longitudes, publie 
chaque année par le Bureau des longitudes de Paris, 
et qui contient, outre le calendrier de l'année, des 
observations astronomiques et météorologiques, des 
articles de statistique, des tables où sont consignés 
les résultats usuels de la physique et souvent des 
notices sur les faits scientifiques contemporains. Le 
premier annuaire parut en 1797. 

annualité [an'-nu] n. f. Qualité de ce qui est 
annuel : l'annualité de l impôt. 

annuel, elle [an'-nu-èl, è-le] adj. Qui dure un 
an : à Home, le consulat était annuel. Qui revient 
chaque année : les Salons annuels. Plantes annuelles, 
qui meurent tous les ans, comme les graminées 

annuellement [an'-nu-è-le-man] adv. Par an, 
chaque année. 

annuitaire [an-nu-i-te-rc] &Ô.]- Qui esi acquitté 
par annviité : dette annuitaire. 

annuité [an'-nu] n. f Mode de payement dans 
lequel le débiteur s'acquitte envers le créancier, en 
lui versant chaque année une certaine somme qui 
comprend à la fois le remboursement d'une partie 
du capital et les intérêts. 

— Encycl. On peut s'acquitter d'une dette en 
payant annuellement une rente qui surpasse l'intérêt 
de la dette; la somme payée constitue l'annuité, elle 
est dite variable quand les payements annuels sont 
différents, p.re quand ces derniers sont égaux. On cal- 
cule aisément les annuités fixes d'après la formule 

Arfl + r) " 



(1 + r) - 1 

où A représente le capital à rembourser, )• l'intérêt 
de 1 franc pendant l'unité de période, et n le nom- 
bre de périodes. Mais on a aussi formé des tables 
qui permettent de résoudre facilement tous les pro- 
blèmes relatifs aux annuités. 

annulabilité [an'-nu] n. f. Disposition d'un 
acte qui le rend annulable: un simple vice de forme 
peut constituer une annulabilité. 



annulable [an'-nu] adj. Qui peut, qui doit être 
annulé: testament annulable. 

annulaire [an'-nu-le-re] adj. (lat. annularius; 
de annulus, anneau). Qui a la forme d'un anneau : 
éclipse annulaire. N- m. Le quatrième doigt de la 
main, où se met ordinairement l'anneau. 

annulatif, ive [an'-nu] adj. Qui annule. 

annulation [an'-nu-la-si-on] n. f Action de 
rendre nul : l'annulation d'un acte. Ant. Confir- 
mation, conservation, validation, maintien. 

annulement [an'-nu-le-man] a.m.Mar. Signal 
qui annule le signal précédent. 

annuler [an'-nu-lé] v. a. (lat- annullare). Rendre, 
déclarer nul : annuler un acte. Rendre impuissant : 
annuler une assemblée. Ant. Conserver, maintenir. 

AnnunziO [a-non] (Gabriele d'), poète, roman- 
cier et auteur dramatique italien, au style brillant, 
coloré et pur. C'est le chantre de la beauté, de la pas- 
sion, des sensations rares. Ses principaux romans 
sont : le Triomphe de la mort, l'Enfant de volupté, 
le Feu ; ses principales pièces : la Ville morte, la Fille 
de Jorio. Né à Francavilla al Mare (Chieti) en 1864. 

anoa n. m. (mot malais). Genre de mammifères 
ruminants, de taille moyenne, comprenant des bo- 
vidés de l'île Célèbes, qui ont l'allure des antilopes. 

anobie [M], anobion ou anobium [om~] 

n. m. Genre d'insectes coléoptères, dont les larves 
attaquent le bois, les herbiers, les livres, qu'ils per- 
forent de petits trous profonds, d'où le nom de 
vrillettes qu'on leur donne aussi. 

anobli, e adj. et n. Qui a reçu des lettres de 
noblesse : Charles Vil anoblit Jacques Cœur. 

anoblir v. a. Faire noble : Napoléon I e ' anoblit 
ses lieutenants. (V. ennoblir.) Le ventre anoblit, se 
disait des pays, des familles, où la noblesse pouvait 
se transmettre par les femmes. 

anoblissement [bli-se-man] n. m. Action 
d'anoblir; son résultat: l'anoblissement résultait de 
l'exercice de certaines charges publiques. 

anode n. f. (du gr. anô, en haut, et odos, route). 
Nom donné à l'électrode positive d'une pile. Surface 
métallique placée à l'électrode positive de la pile, 
dans la galvanoplastie. 

anodin, e adj. (du gr. an priv., et odunê, 
douleur). Mcd. Qui apaise la douleur : remède anodin. 
Doux, inoffensif, insignifiant : critique anodine. N. m.: 
un anodin. (L'opium, le pavot, la ciguë, la jus- 
quiame, etc., sont des anodins. 1 Ant- Violent. 

anodonte n rn. Genre de mollusques lamelli- 
branches, comprenant des animaux à grande co- 
quille, et qui vivent dans les eaux douces et tempé- 
rées des deux mondes. 

anodontie [lt] n. f. (du gr. an priv., et odous, 
ontos, dent). Absence de dents. 

anoliS [liss] n. m. Genre de sauriens de la fa- 
mille des iguanidés. comprenant de petits animaux 
américains et asiatiques, très agiles, qui vivent sur 
les arbres. 

anomal, e, aux adj. (du gr. anômalos, irrégu- 
lier). Irrégulier, exceptionnel, anormal : constitution 
anomale. Ant. Normal, régulier. 

anomale n. m. Genre de coléoptères lamelli- 
cornes, de la famille des scarabéidés, répandus sur 
tout le globe, et comprenant des hannetons à colo- 
ration métallique, dont quelques-uns sont nuisibles 
à la vigne. 

anomalie [li] n. f. (de anomal). Irrégularité : 
chaque langue a ses anomalies. Anat. Déviation inso- 
lite d'un type normal ; monstruosité. Ant. Régularité. 

anomalistique [lis-li-ké] adj. Qui a rapport à 
l'anomalie. Année ano- 
malistique, temps que 
met une planète à re- 
venir d'un point de son 
orbite au même point. 

aiiomaluren.m. 

Genre d'écureuils vo- 
lants, de l'Afrique cen- 
trale. 

anomie [ml] n. r 

Genre de mollusques 
lamellibranches , voi- 
sins des huitres. 

ânon n. m. Petit 
âne. Fig. Enfant sot, 
ignare. 

anonacées [se] Anomaux. 

n. f. pi. Famille de di- 
cotylédones, comprenant des arbres et des arbris- 
seaux des pays chauds, qui ont pour type le genre 
anone. S. une anonacée. (On dit aussi anonées.) 

anone n. f. Genre d'anonacées, dont l'espèce type 
produit la pomme cannelle, fruit recherché. 

ânonnement [no-ne-man] n. m. Action d'ânon- 
ner. Mettre bas, en parlant de l'ânesse. 

ânonner [no-né] v. n. (de ânon]. Lire, parler 
avec peine et en hésitant- V. a. : ânonner sa leçon. 

ânonneur, euse [no-neur, eu-ze) n. et adj. 
Qui ânenne, hésite, balbutie en lisant, en parlant. 

anonymat [nia] n. m- Etat de ce qui est ano- 
nyme : dans les journaux anglais, l'anonymat est la 
reg le. 

anonyme adj. (du gr. <mpriv.,etoni<ma, nom). 
Qui est sans nom d'auteur : écrit anonyme. Société 
anonyme, société commerciale qui n'a pour élément 
de crédit que le capital social sans considération 
des personnes; elle n'a pas de nom, de raison so- 
ciale et n'est désignée que par l'objet de son entre- 
prise. N. Qui ne fait pas connaître son nom : un, une 
anonyme- N. m. Caractère de ce qui est anonyme. 
Garder l'anomime, ne pas se déclarer l'auteur- 

— Encycl. La plupart des oeuvres d'art antiques 
parvenues jusqu'à nous sont anonymes. Les artistes 
du moyen âge ont négligé de signer leurs œuvres. 
Ce n'est guère qu'à la Renaissance que les maîtres 
commencent à se faire connaître par leurs signa- 
tures. De nombreux ouvrages littéraires ont d'abord 
paru anonymes : les Provinciales de Pascal, les 
Maximes de La Rochefoucauld, les Caractères de 
La Bruyère, l'Esprit des lois par Montesquieu, la 
plupart des oeuvres de Voltaire. 

Anonymes et pseudonymes (Dictionnaire des), 
par Antoine-Alexandre Barbier (1806-1808). 

anonymement [mari] adv. En gardant l'ano- 
nymat : écrire anonymement. 




12 



09 



ANO 



— 73 — 



A N T 



anonymie [uifjn.f. Syn. de anonymat. (Peu us.) 
anophèle n. ni. Genre d'insectes diptères, type 
de la sous-famille anophélinés. 

anopheliues [né] n. m. pi. Sous-famille d'in- 
sectes diptères némocères, de la t'anulle des culi- 
eldés, comprenant de nombreux genres, s. un ano- 
phéliné. 

— Encycl. Les moustiques de cette sous-famille 
(myzomyie, stégomyie, anophèle, eto.), comptent 
parmi les plus nuisibles, car c'est leur piqûre qui 
propage les lièvres paludéennes. V. moustique. 

anoplothériuni [W-om') n. m. Ruminant ar- 
tiodactyle, fossile dans l'éocène : fanoplothcnum 
avait la (aille d'un petit cheval. 

Anor, eomm. du Nord, arr. et à 22 kil. d'Avesnes ; 
4.000 h. Ch. de f, N. Marbre, forges, nflineries; grès. 

aiiordie [di] n. f. Vent frais et fort, venant du 
nord. 

aiiordir v. n. ;de <i, et nord . Se dit du vent 
quand il tourne au nord : le vent mordit, 

anorexie 'rèk-st] n. f. (du gr. an priv., et 
, appétit). Perte de l'appétit. Ant. Panorexie. 

— EnCYCI.. L'anorexie est un symptôme de maladie 
ou un simple dérangement fonctionnel. Connue 
symptôme, l'anorexie signale l'invasion des maladies 
Nbriles, a moins qu'elle n'apparaisse à la période 
ultime des maladies chroniques. Les amers sont 
excellents quand l'anorexie relève d'une mauvaise 
hygiène alimentaire ; en particulier, 5 à 10 gouttes 
Uneres de Baume avant chaque repas. 

anormal, e, aux adj. (a priv., et normal)- 

Contraire aux règles. Irrégulier, anomal. Ant. Nor- 
mal, régulier. 

anormalement [man] adv. D'une façon anor- 
male. Ant Normalement, régulièrement. 

anorthoscope [tos-ko-pe] n. m. (du gr. an 
priv., ortlios, droit, et skopein, examiner). Instru- 
ment destiné à produire certaines illusions d'optique, 
dues a la persistance des impressions lumineuses sur 
la rétine. 

anosmle [nos-mi] n. f. (du gr. an priv., et osmê, 
odeur). Diminution ou perte de l'odorat. 

Anost, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 
24 kil. d'Autun, sur un affluent de l'Arroux; 2.010 h. 

Anosyre, v. de la Grèce, dans l'île de Syra, 
dont c'est l'ancienne capitale; 9.000 h. 

AnOUld, comm. des Vosges, arrond. et à 12 kil. 
de jaint-Dié, près de la Meurthe ; 3.320 h. Ch. de f. 
Est. 

anoure adj (du gr. an priv., et aura, queue). 
Se dit des animaux dépourvus de queue- N. m. pi. 
Ordre de batraciens, comprenant les grenouilles, cra- 
pauds, etc. S. un anoure- 

a novo mots lat. signif. De nouveau : affaire 
renvoyée a novo devant un? autre cour. 

anoxémie [nok-sé-mt] n- f. (du gr. an priv-, 
oxus, aigu, elhaima, sang). Défaut d'oxygénation du 
sang : i anoxémie existe chez les habitants des hautes 
montagnes. 

Anquetil [ke-til'] (Louis-Pierre), abbé et histo- 
rien français, né et mort à Paris (1723-1800); il est 
l'auteur d'une Histoire de France assez connue, mais 
médiocre. 

Anquetil-Duperron (Abraham-Hyacinthe, 
frère du précédent, orientaliste français, né et mort 
à Paris (1731-18051. On lui doit la découverte et la 
première traduction du Zend-Avesta. 

Ans, v. de Belgique (prov. et arr. de Liège), 
à la source de la Légie, tributaire de la Meuse ; 
9.100 h. Houille, usines. 

Anschaire [ans-ké-re] (saint), dit l'Apôtre du 
Hord, né à Corbie (Picardie), mort à Brème 1801-804). 
H prêcha le christianisme en Scandinavie. 

Ansdell (Richard), peintre anglais, né à Liver- 
pool, m. à Farnborough (1815-1883). Auteur distin- 
gué de tableaux de genre et de scènes d'animaux. 

anse n. f. (lat. ansa). Partie courbée en arc, par 
laquelle on prend un vase, un panier. Faire danser 
l'anse du panier, se dit d'une cuisinière qui compte 
à ses maîtres, pour les denrées achetées, plus 
qu'elles n'ont coûté. 
ùéogr. Très petit 
golfe. Géom. Anse 
de panier, courbe 
que l'on obtient au 
m oye n d'arcs de cer- 
cle raccordés. 

— Encïcl. Géom. 

tracer la 
courbe appeléeansc 
de panier, on peut 
procéder de la ma- 
nière suivante : di- 
\ Iser la droite AB 
en 3 parties égales : 
élever au milieu O 



N, 




'X\ 



An.e Je panier. 



une perpendiculaire. Des points C, D comme centres 
et avec un rayon égal à AC. décrire un arc de cercle 
qui coupe cette perpendiculaire (au point I). Mener 
les droites ICM et IDN. Du point I comme centre 
et avec IE pour rayon, tracer l'arc EF. Enfin, des 
points C et D comme centres et avec AC, DB pour 
:is, tracer les arcs AE, BE. 

anse n. f. et anseatique adj. v. hanse, et 

M LNSÉATIQUB. 

Anse, ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 6 kil. de Vil- 
icbe, sur l'Azergues, affl. dr. de la Saône; 
2 100 h.; eh. de f. P.-L.-M. Vins; tartre. — Le cant. 
a 15 comm. et 9.550 h. 

Anseghem, comm. de Belgique Flandre-Oc- 
cidentale, arr. de Courtrai;; 3.700 h. 

Anségise, archevêque de S.-ns: fut chargé de 
missions importantes par l'harlemagne. et forma le 
premier recueil de capitulaires ; m. en 833. 

Ansé^ise, évêque de Troyes, chancelier de 
France sous le roi Raoul; m. vers 970. 

Anselme (saint), né à Aoste, mort archevêque 
de Cantorbéry (1033-1109 . Théologien célèbre et phi- 
losophe réaliste, un des fondateurs de la scolastique, 
il donna cette preuve de l'existence de Dieu : non, 
avons l'idée d'un être parfait ; or la perfection im- 

flique l'existence; donc l'être parfait exista I | 
ui qui définissait la spéculation philosophique 
/ides quaerens inlellectum (foi cherchant l'intelli- 
gence). Principaux ouvrages : le Monologium et le 
Prvsloguan. 



Anselme de Laon, théologien soolastique, 
maître .le Guillaume de Chainpeaux ; m. en 1117. 

Anselme (Antoine) ; célèbre predicuteur, né a 
l'Isle-Jourdain (Gers), m. a Saint-Sever, surnommé 
le Petit Prophète (165S-lT8i). 

Anselmi (Michel-Ange), peintre italien, né à 
Lucques. m. à l'armes ; artiste au coloris agréable el 
chaud, mais il la composition trop chargée (1491-lBot). 

anser [s<V] n. m. Oie sauvage, bemaohe. 

anser [se] v. a. Garnir d'une anse: miser un vus-: 

ansérideS n. m. pi. Famille de palmipèdes la 
mellirostres dont l'anser est le type. S. un anséridè, 

ansérine n. f. Bol, Nom vulgaire de diverses 
plantes :ûïWÔrowte,i ht : ni>puite.potciitttlr,culvaire,etc. 

ansérine adj. f. (du lat. anserinus, qui appar- 
tient à l'oie). Se dit de la peau de l'homme quand elle 
est couverte de petites aspérités analogues à celles 
que présente une oie plumée. (On dit vulgairement 
chair de poule.) 

ansette [sè-te] n. f- Bout de corde terminé en 
forme d'anneau. Réchaud muni d'une petite anse. 

AnsiaUX [si-dj (Antoine), peintre d'histoire, né 
à Liège, m. à Paris (1764-tMO). 

ansière n. f. Filet de pêche, que l'on tend dans 
les anses ou petites baies. 

AnSOn (George), amiral anglais, né à Shuek- 
boroughmanor (1697-1762). Il se distingua pendant la 
guerre de succession d'Autriche et pendant la guerre 
de Sept ans. 

Anspach [ans-pak], v. d'Allemagne (Bavière), 
sur le Rezat; 18.500 h. Fabrication d'étoffes de coton, 
laine et soie. Patrie du poète Vz et du médecin Stahl. 

Anspach - BayreUth [ ans-pak-ba-i-reaf } 
(Charles-Frédéric, margrave d'), neveu du grand 
Frédéric; m. en 1806. 11 vendit en 1791 ses deux 
principautés à la Prusse. 

Anspach-Bayreuth (lady Elisabeth Cra- 
ven, margravine d'), femme du précédent (1750-1828) 
Elle a publié des Mémoires intéressants et une cu- 
rieuse relation d'un voyage à Constantinople. 

anspeet [ans-pèk'] n. m. (de l'angl. hiuul, main 



et spike, pointe). Sorte de levier pour manœuvrer 
les pièces d'artillerie, surtout sur les navires. 

anspessade [ans-pe-sa-dë\ n. m. (de l'ital. lancia 
spezzata, lance brisée). Soldat d'élite, sorte de bas offi- 
cier dans l'infanterie française (xvi<> et xvir 2 s.). 

ant, anté, anti (prép. lat. anle, avant, ou gr. 
anti, contre), préfixes qui entrent dans un grand 
nombre de mots composés, pour exprimer une idée 
d'opposition, d'antériorité, de précession. Ex. : anti- 
dote, antédiluvien, antidate, etc. 

antagonique adj. (de antagoniste). Contraire, 
en opposition, en lutte : les Etats les plus antagoni- 
ques sont les Etats limitrophes- 

antagonisme [nis-mé] n. m. (de antagoniste). 
Rivalité, lutte : il y a antagonisme entre le vendeur 
et l'acheteur. 

antagoniste [nis-te] adj. et n. (de anti, et du 
gr. agonistès, combattant). Adversaire, ennemi. Qui 
agit dans un sens opposé : muscles antagonistes. 
Ant. Ami, partisan, congénère. 

Antakièh. Géogr. V. Antioche. 

AntalcidaS [dass], général lacédémonien. Il 
conclut avec la Perse un traité honteux, par lequel 
Sparte abandonnait au Grand Roi, pour conserver 
son alliance, la plupart des villes grecques de l'Asie 
Mineure (387 av. J.-C). 

antalgique adj. (de ant, et du gr. algos, dou- 
leur). Anodin, propre a calmer la douleur. N. m. : 
un antalgique. 

AntalO, v. de l'Abyssinie, sur un plateau, à 
2.700 m. et qui eut jadis une certaine importance. 

antan n. m. (du lat. ante, avant). Le temps passé. 
(Usité surtout dans cette sorte de proverbe littéraire, 
qui est un vers de Villon : 

Maïs où sont les neiges « d'antan »? 

C'est-à-dire les neiges, et, au fig., les choses d'autre- 
fois ; exprime le regret, la mélancolie.) 

antanaclase [kla-ze] n. f. (gr. antanaklasis). 
Répétition d'un mot pris dans des sens différents. 
Ex. : le cœur a ses raisons que la raison ne connaît 
pas. (Pascal.) 

antanagOge n. f. (du gr. anti, contre, et ana- 
gein, renvoyer). Réponse à un argument, à une accu- 
sation. 

antannaire [ta-nè-re] adj. Né dans l'année 
précédente ; un poulain antannaire. 

Antar, guerrier et poète arabe du vi« siècle, 
héros de l'épopée le Roman d' Antar, qui est une 
peinture exacte des mœurs primitives des Arabes 
avant Mahomet. 

antarctique [tark] adj. (de ant, et du gr. ark- 
tikos, du nord). Du sud, austral : pôle antarctique. 
Ant. Arctique, septentrional. 

Antarctique (océan) ou océan Glacial 

antarctique, partie de l'Océan, comprise entre 
le pôle sud et le cercle antarctique: 20 millions de 
kil. carr. Immenses banquises. C'est dans l'océan 
Glacial antarctique que m' sont réfugiés en plus 
grande abondance les mammifères marins de forte 
taille : baleines, etc. 

Antarctiques (terres), terres situées dans 
l'intérieur du cercle antarctique ou dans les régions 
glaciales voisines. V. POLE. 

Antarès, étoile de première grandeur, dans la 
constellation du Scorpion. 

ante n f. lat. "»'" , Pièce de bois placée pa- 
rallèlement au bras de l'aile d'un moulin a vent, pour 
en augmenter la résistance. N t pi. Pilastres carrés, 
placés de chaque côté des jambages des portes, ou 
saillants sur la I 1rs. 

ante n. f. lat. natta Manche adapté au pinceau 

à laver. 

anté préf. v. ant. 

antebois ou antibois boi n m. Baguette 

pos'-'- sur h- plan, lier d'une chambre, à une certaine 
ice des murs, pour empêcher la détérioration 
d ; ceux-ci par le frottement des meubles. 




antécédemment [da man] adv (de antécé 
dent). Avant, antérieure m. ktn Postérieurement. 

antécédence [rfan-ae] n t. Etat de ce qui » s t 
antécédont. (l'eu us.) Asti: Marche îles pi 
quand elles paraissent rétrograder de l'E. a l'O . : 

planète en antécédent», 
antécédent [dan], e adj. (du lat. antecedere, 

précéder). Qui précède : faits antécédents, N m. Fait 
antérieur sur lequel on s'appuie : invoquer mi anté 
cèdent. Gra)n. Mot qui précède et auquel se rapporte 
le pronom relatif. Log. et math. Premier terme d'un 
rapport. N. m. pi. Faits qui appartiennent à la vu- 
passée de quelqu'un : urine de bons, de mauvais au 
tecédents. ,\ m Conséquent, subséquent. 

antècesseur [se-seur] n. m. Autref., prol 

seur de droit dans une université. 

Antéchrist [krisf] (gr. anti, contre, et Christ), 
imposteur qui, suivant l'Apocalypse, doit venir quel 
que temps avant la fin du monde pour remplir la 
terre de crimes et d'impiété, et enfin être vaincu 
par le Christ lui-même. (L'Antéchrist a été identifie 
avec Néron. — S'emploie au fig. pour désigner un 
impie, un athée : un antèchrist ; des antéchrists.) 

Antéchrist W), savante étude de critique histo- 
rique et religieuse, par Renan, qui forme le 4 e vo- 
lume de Y Histoire des origines du christianisme et 
où l'on trouve un tableau intéressant du règne de 
Néron (18731. 

antédéviation [si-on] n. f. Puthol. Déplace- 
ment de l'utérus en avant de sa position normale, 
avec changement dans la direction de son axe : le 
traitement de t 'antédéviation consiste dans le massage. 

antédiluvien, enne [vi-in, e-ne] adj. (de 

anté, et du lat. diluvium, déluge). Qui a précédé le 
déluge : animal antédiluvien. Ant. Postdiluvien. 

Antée [lé], géant, fils de Neptune et de la Terre, 
qu'Hercule étouffa dans ses bras. Le héros, s'étant 
aperçu, dans sa lutte contre le monstre, que celui-ci 
reprenait de nouvelles forces chaque fois qu'il ton- 
chait la terre, le souleva et parvint ainsi à lui ôter 
la vie. — On fait de fréquentes allusions à cet épi- 
sode mythologique pour caractériser la vigueur nou- 
velle qui se manifeste lorsque quelqu'un se met en 
contact, soit moralement, soit physiquement, avec la 
source première de ses idées, de ses sentiments, etc. 
Ainsi, Thiers a dit de Napoléon vainqueur à Brienne, 
Champaubert, Montmirail, Montereau, que, sembla- 
ble à Antée, il avait recouvré toute la puissance de 
son génie en se retrouvant sur le sol français. 

antéfixe n. f. (lat antefixa)- Ornement, souvent 
en terre cuite, placé sur un toit, 
une frise. 

antéhistorique adj. 

Syn. de préhistorique. 

ante mare, undae mots lat. 
signif. Avant la mer, les eaux, 
et que l'on emploie pour faire 
comprendre que la cause pré- 
cède l'eff-t, que le tout résulte 
de la réunion des parties : pour 
avoir une armée, il faut des 
soldats : ante mare, undx. 

Antemnae, v. de l'anc. 

Latium , dont les habitants, 

vaincus par Romulus, furent transférés à Rome. 

antenais, aise [ne, e-ze] ou antenois, 

Oise [noi, oi-ze] adj. et n- Se dit des agneaux, pou- 
lains, etc., qui ont plus d'un an et moins de deux ans. 
antennaire [tèn-né-re] n. m. Genre de poissons 
aeanthoptères, qui vivent dans les sargasses et les 
algues flottantes, principalement sous les tropiques. 

antennaire [tèn-né-re] n. f. Bot. Genre de com- 
posées dioïques, dont l'espèce la plus connue croît 
sur les montagnes, dans les pâturages découverts, et 
porte le nom d'herbe blanche ou pied-de-chat (Une 
autre espèce est cultivée dans les jardins, sous le 
nom d'immortelle blanche.) 

antenne [té-ne] n. f- (lat. antenna). Mar. Lon- 
gue vergue qui soutient les voiles. Phi/siq. Long con- 
ducteur électrique, employé dans la 
télégraphie sans fil. Zool. Nom des 
cornes mobiles que plusieurs insec- 
tes, comme le hanneton, le papil- 
lon, l'abeiBe, portent sur la tète. 

— Encycl. Zool. Sauf les arach- 
nides, tous les arthropodes sont mu- 
nis d'antennes. Les crustacés en ont 
ileux paires, tandis que les autres 
classes en ont une seule paire. Les antennes sont des 
appendices renfermant les organes sensoriels de l'odo- 
rat, du tact et, dans certains cas, de l'ouïe. 

antennule [tin-nu-le] n. f (dimin. de antenne). 
Petit organe situé au sommet de la tète et appelé 
aussi, chez les crustacés, antenne interne. 

Anténor, prince troyen, qui aborda en Italie 
et fonda Padoue. (Enéide.) 

Anténor, sculpteur grec de la fin du vi" siècle av. 
J.-C, auteur du groupe d'Harmodios et Aristogilou. 

anténuptial, e, aux [nup-tï] adj. Antérieur 
au mariage : dons anténuptiaux. 

antéOCCUpation [o-ku-pa-si-on] n. f. Figure 
de rhétorique, qui consiste à aller au-devant d'une 
objection pour la détruire immédiatement; anticipa- 
tion, prolepse. 

antépénultième adj. et n. f. Qui précède la 
pénultième ou avant-dernière : li est la syllabe anté- 
pénultième (ou rantépénultieme) du mol rc-u-gi-on. 

antéphélique adj. (du gr. anti, contre, et 
ephêiis, tache de rousseur). Qui fait disparaître les 
taches de rousseur : lotion antéphélique. 

antéphialtique adj. et n. (du gr.anli. contre, 
et éphialti's. cauchemar) .Propre à guérir ou a préve- 
nir le cauchemar: l'opium est, dit-on, antéphialtique. 

Antequera [ké], v. d'Espagne, prov. de Ma- 
taga . 11.800 h. Fabrication d'étoffes, tapis, etc. 

antérieur, e adj. (lat. anterior). Qui est devant, 
en avant : la partie antérieure 'l'un vaisseau, '.'ni 
précède dans l'ordre des temps : les faits antérieurs 
à notre époque. Grain. Passe antérieur, temps du 
verbe qui exprime qu'une chose s'est faite avant une 
autre : je /'eus reconnu avant qu'il me parldt In 
tur antérieur, temps qui exprime qu'une chose sera 
faite avant une autre : je serai parti quand tl vieil' 
dra. Ant. Postérieur, ultérieur. 

antérieurement [man] adv. Avant, précé- 
demment. Ant. Postérieurement, ultérieurement. 



Ante Sx 




Typei d'antenn 



LAR. P. TOUS. 



ANT 



A N T 




Types d'anl hères 



antériorité d. f. (de antérieur), .'riorité de 
temps, de date. Ant. Postériorité. 

Allterne (col i>'), col des Alpes de Savoie, entre 
les vallées du (iiffre et de l'Arve ; 2.263 m. d'altitude. 

anternon [ter] n. m. Chaussée praticable aux 
voitures, tracée à travers les marais salants. 

antéro-postérieur, e adj. (de antérieur, et 

postérieur). S'emploie pour marquer la direction 
d'avant en arriére : diamètre antéro-postérieur du 
bassin, du crâne- 

antérOS [ross] n. m. Pierre précieuse qui res- 
semble au jaspe. 

antéversiOIl [ver] a. f. Déviation utérine, ca 
ractérisée par l'inclinaison du corps de l'utérus en 
avant et du col en arrière. 

Antlieit, comin. de Belgique (Liège, arr. de 
Huy) ; 3.600 h. Usines. 

Authela, v. de l'anc. Grèce, à l'entrée du défilé 
des ThermoDyles. 

anthélie [U] n. f. (du gr. anti, en face de, et 
hèlios soleil). Image du soleil que l'on aperçoit a 
l'opposé de cet astre sur le cercle parhélique. 

— Enctci.. Cette image parait être due à des ai- 
guilles de glace flottant dans l'atmosphère ou des- 
cendant lentement. 

ailtllélix [iiAss] n. m. (de ant, et hélix). Cir- 
convolution du pavillon de l'oreille, au-devant et en 
dedans de l'hélix. 

Anthelme (saint), évêque de Belley (1105-1178). 

anthelminthique [tel] adj. (du gr. anti, con- 
tre, et helmins, inthos, ver). Se dit des remèdes pro- 
pres à détruire les vers intestinaux. Vermifuge. 
N. m. : un anthelminthique. 

— Encycl. Les anthelminthiques sont des substan- 
ces délétères pour les vers du tube digestif. On em- 
ploie le cousso, la racine de grenadier, la fougère 
mâle, contre les ténias, et la mousse de Corse, l'absin- 
the, le semen-contra,\e calomel contre les autres vers. 
Les doses varient avec l'âge et le sexe. 

ailtlléniidées [dé] n. f. pi. Bot. Nom d'une 
tribu de composées, ayant pour type la camomille. 
S. une anthémidée. 

AntQémiuS [uss], un des ministres les plus 
remarquables qu'ait eus l'empire d'Orient, au v siè- 
cle. 11 se démit du pouvoir en 414, lors de l'élévation 
de Pulchérie. — Son petiMils, Anthémius, devint 
empereur d'Occident, mais il fut détrôné et mis à 
mort par son gendre le Suève Ricimer. en 472. 

AnthemiOS [té-mi-oss], né à Tralles (Lydie), 
architecte qui construisit l'église Sainte-Sophie, a 
Constantinople [W s.). 

anthémis [miss] n. m. Bot. Genre de composées, 
comprenant des herbes aromatiques des régions tem- 
pérées, et qui ont pour type lu ca- 
momille. 

anthère n. f. (du gr. anthiroi, 

fleuri). Bot. Petit sac situé à la par- 
tie supérieure de l'étamine et qui 
renferme le pollen. 

— Encycl. L'anthère est la partie 
essentielle de l'étamine; elle se com- 
pose de deux petits sacs contenant le pollen destiné 
à féconder les pistils. 

anthéridie [dt] n. f. Bot. Cellule où se trou- 
vent les anthérozoïdes. 

anthérifère adj. (de anthère, et du lat. ferre, 
porter). Qui porte des anthères. 

anthérologie ïjt] n. f. (du gr. anthiros, fleuri, 

et logos, discours). Style orné, fleuri. 

anthérozoïde [zo-i-de] n. m. (de anthère, et 
du gr. zoon, animal, et eidos, aspect). Petit corps en 
tire-bouchon, qui est l'élément fécondateur mâle des 
cryptogames. 

anthèse [lè-ze] n. f. (du gr. anthêsis, floraison). 
Bot. Epanouissement de la fleur qui donne issue au 
pollen : il est des fleurs dont l'anthesearrive lanuit. 

antheStérieS [tis-té-rt] n. f pi- Fêtes que l'on 
célébrait dans toute la Grèce en l'honneur de Dio- 
nysos (Bacchus), pendant le mois anthestérion [cor- 
respondant à notre mois de février], (C'était en réa- 
lité la fin de l'hiver et le retour du printemps qu'on 
célébrait.) 

anthidie [ti-di] n. f. Genre d'insectes hymé- 
noptères porte-aiguillon , renfermant de petites 
abeilles solitaires, répandus surtout dans tout l'an- 
cien monde. 

anthocharis [ka-riss] n. m. Genre d'insectes 
lépidoptères, comprenant de jolis papillons blancs 
tachés de rouge vif et orange : les antocharis, vul- 
gairement nommés aurores, sont répandus dans 
t' hémisphère boréal. 

anthOCyanine n. f. Matière colorante bleue, 
extraite des fleurs. 

anthographie n. f. (du gr. anthos, fleur, et 
graphein, écrire). Langage des [leurs. 

anthologie [jt] n. f. (du gr. anthos, fleur, et 
legein, choisir). Recueil de morceaux choisis dans les 
oeuvres des poètes, des prosateurs, des musiciens. 

— Encycl. Les anthologies de Méléagre, de Phi- 
lippe de Thessalonique, de Straton, d'Agathias sont 
perdues, mais elles se trouvent reproduites en grande 
partie dans V Anthologie de Constantin Cephalas 
(x« s.) et dans celle de Maxime Planude (xm» s.). 
dont la réunion forme V Anthologie grecque que nous 
possédons aujourd'hui. 

anthonome n.m. Genre d'insectes coléoptères 
rynchophores, des régions tempérées, renfermant de 
petits charançons qui attaquent les pommiers, les 
poiriers, les pêchers, etc. 

anthophage adj. (du gr. anthos, fleur, et pha- 
gein, manger). Qui se nourrit de (leurs. 

anthophile adj. (du gr. anthos, fleur, et phi- 
los, ami). Qui se tient habituellement sur les fleurs. 

anthophore n. m. Genre d'insectes hyméno- 
ptères, comprenant des abeilles solitaires dont les 
espèces sont répandues sur tout le globe. Bot. Pro- 
longement du réceptacle. 

anthoxanthe n. m. Genre de graminées sou- 
vent désignées sous le nom de /louve. (V. ce mot.) 

anthOZOaireS [zo-è-re] n. m. pi. Syn. de co- 
kalliaires ou POLYPIERS. S. un aiithozoaire. 

anthracène n. m. ou anthracine n. f. car- 
bure d'hydrogène, que l'on extrait du goudron de 
houille. 

— Encycl. L'anthracène C"H'° fond à 210» et bout 



à 350" ; on le retire des huiles lourdes et des huiles 
provenant de la distillation du brai qui reste après 
extraction des huiles lourdes; il est soluble dans 
l'alcool et donne par oxydation Y anthraquinone , qui 
sert à préparer l'alizarine. 

anthracifère ou anthracitifère adj. (du 

gr. anthrax, akos, charbon, et du lat. ferre, porter). 
Qui contient de l'anthracite : terrain anthracifère. 
anthracite n. m. (du gr. anthrax, akos, char- 
bon). Charbon fossile, nommé aussi houille sèche, qui 
brûle avec difficulté et ne donne qu'une flamme 
courte, sans odeur ni fumée. 

— Encycl. L'anthracite (houille éclatante ou char- 
bon incombustible) est une substance noire, à cas- 
sure conchoïdale, souvent irisée, sèche au toucher, 
avec un éclat métallique assez prononcé. L'anthra- 
cite dégage, en brûlant, une chaleur très intense et 
n'a besoin, pour brûler, que de peu d'air (cuisson de 
la chaux et des poteries, chauffage des fours de ver- 
rerie, et des poêles domestiques à combustion lente). 
On trouve l'anthracite aux Etats-Unis (dans la Pen- 
sylvanie) ; en France (en Bretagne, dans le Maine, 
l'Anjou, le Dauphiné, les Alpes, etc.). 

anthraciteux [eu], euse [eu-zc] adj. De la 
nature de l'anthracite. Syn. de anthracifère. 

anthraenose [knô-ze] n. f. (du gr. anthrax. 
charbon, et nosos, maladie). Maladie parasitaire de la 
vigne, produite par un champignon et qu'on nomme 
vulgairement rouille noire, carie, charbon. 

— Encycl. L'anthracnose est produite par des 
champignons microscopiques du groupe des pyré- 
nomycètes (glseosporium ampelophagum, sphace- 
loma ampelinum). Ces champignons se reproduisent 
et se propagent par des spores que disperse le vent 
et que la moindre trace d'humidité fixe sur les 
feuilles et les branches. Au mois de mai, on voit ces 
spores envahir peu à peu toutes les parties aérien- 
nes, sous forme de taches noires ou brunes ; la plante 
s'épuise et finit par périr. On distingue trois formes 
spéciales d'anthraenose ; maculée, ponctuée et défor- 
mante. La maladie exerce surtout ses ravages sur les 
vignes plantées en sol bas, sous les climats brumeux 
et au cours des années humides. On la combat pré- 
ventivement par des badigeonnagês avec une solu- 
tion de sulfate de fcr(sulfate à 50 p. 100 ou sulfate de 
fer 50 kilogr. acide sulfurique, versé sur le sulfate, 
1 litre, eau 100 litres); ces badigeonnages doivent 
ètreeffectués immédiatementavant le débourrement. 
Quand l'anthracnose a fait son apparition, des sou- 
frages répétés de dix en dix jours donnent de bons 
résultats. On peut d'ailleurs remplacer avantageu- 
sement le soufre par un mélange de soufre et chaux. 

anthraCOkali n. m. (du gr. anthrax, akos, 
charbon, et de l'ar. kali, potasse). Carbure de potas- 
sium employé en thérapeutique contre les scrofu- 
les, les affections cutanées, eczémateuses, etc. 

anthraCOSiS [ziss] n. f. (du gr. anthrax, akos, 
charbon). Affection caractérisée par la présence dans 
les poumons de particules de charbon. 

— Encycl. L'anthracosis constitue la maladie des 
bouilleurs, des chauffeurs, etc., qui vivent dans la 
poussière de charbon. L'emphysème envahit peu a 
peu tous les poumons ; il se produit des cavernes, 
des tubercules, et l'ouvrier meurt de tuberculose. Le 
seul remède a la marche de cette affection est le 
changement de profession. 

anthraquinone [ki] n. f. Composé que l'on ob- 
tient en oxydant l'anthracène et qui sert à la prépara- 
tion industrielle de l'alizarine. Syn. dioxyanthracène. 

anthrax [trakss] n. m (mot gr. signif. charbon). 
Tumeur inflammatoire du tissu cellulaire, plus grosse 
que le furoncle. 

— Encycl. L'anthrax consiste en une multitude 
de petits furoncles réunis en une seule tumeur dure, 
luisante et très douloureuse. Quand l'anthrax est 
circonscrit, la guérison est la règle; quand il est 
diffus ou envahissant, la mort peut survenir. Le 
traitement consiste à ouvrir largement, par une in- 
cision cruciale, et à faire des pulvérisations anti- 
septiques ; on ne négligera pas de soutenir les forces 
du malade par des toniques et une alimentation 
substantielle. 

anthrax [trakss] n ni. Genre d'insectes diptères, 
comprenant des mou- 
ches de grande ou 
moyenne taille, à ai- 
les vitrées, tachées de 
noir ou de brun : les 
anthrax sont répan- 
dus sur tout le globe. 

anthrène n. m. 

Genrede coléoptères 
clavieornes, compre- 
nant de petits der- 
niestidés dont les larves détruisent les étoffes et les 
collections zoologiqucs. 

Anthropogénie ou Histoire de l'évolution hu- 
maine, par E. Haeckel ; recueil de leçons et de 
conférences, qui fait suite à l'Histoire naturelle de 
la création, du même auteur (1879), traduit en fran- 
çais par Letourneau. 

anthropographie [fi] n. f. (du gr. anthrôpos, 
homme, et graphein, décrire). Description anato- 
mique du corps humain. 

anthropoïde adj. (du gr. anthrôpos, homme, 
et eidos, forme). Se dit des singes qui ressemblent le 
plus à l'homme. N. m. : un anthropoïde. 

anthropolithen.m.(dugr.art(/jropos,homme, 
■ •t lithos, pierre). Nom donné aux ossements humains 
fossiles. ( Vx.) 

anthropologie [jt] n. f. (du gr. anthrôpos, 
homme. eWo</os, traité). Histoire naturelle de l'homme. 

— Encycl. L'anthropologie est l'histoire natu- 
relle de l'homme, faite comme l'entendrait un zoolo- 
giste qui étudierait un animal. L'anthropologiste 
étudie l'homme au point de vue de ses caractères 
physiques, de ses organes, depuis la vie intra-uté- 
rine jusqu'à l'extrême vieillesse. La physiologie a 
pour lui presque autant d'importance que l'anato- 
inie. Il étudie surtout les fonctions d'un organe dont 
la perfection a assuré à l'homme sa prééminence sur 
les autres animaux : le cerveau. Les manifestations 
de l'activité intellectuelle sont étudiées dans la so- 
ciologie (mœurs, coutumes, arts, industries, etc.), la 
linguistique, la psychique (moralité, mythologie). 
Certains caractère! pathologiques ont paru assez 
importants pour justifier la création d'une divi- 
sion spéciale: l'anthropologie criminelle, fondée 
par le savant italien Lombroso et ses disciples. 




Anthrax. 



i anthropologie générale B'occupe de l'étude de 
l'homme envisagé comme individu isolé de la grande 
famille humaine (étude de l'origine de l'homme, an- 
cienneté de l'espèce humaine, centres d'apparition, 
races, hérédité, croisements). L'anthropologie pré- 
historique n'est qu'un rameau de l'anthropologie gé- 
nérale. U convient ensuite d'examiner quelle place il 
faut assigner à l'homme au milieu des autres êtres vi- 
vants. Il faut, pour cela, comparer l'être humain aux 
autres animaux : c'est l'objet de l'anthropologie zoo- 
logique (cette science étudie notamment, et toujours 
par rapport à l'homme, les théories célèbres soute- 
nues par Lamarck, Darwin et Haeckel). L'anthropo- 
logie descriptive ou ethnologie compare les divers 
groupes humains entre eux. Enfin, l'ethnographie 
étudie l'ensemble des manifestations matérielles de 
l'intelligence humaine. 

anthropologique adj. Qui concerne l'anthro- 
pologie : l'anatomie, la physiologie et la pathologie 
sont des sciences anthropologiques. 

anthropologistepis -te] ou anthropolo- 
gue [lo-ghe] n. Celui qui s'occupe d'anthropologie. 

anthropométrie [tri] n. f. (du gr. anthrô- 
pos, homme, et metron, mesure). Art de mesurer les 
différentes parties du corps humain. 

— Encycl. L anthropométrie judiciaire a pour but 
de soumettre une personne a un certain nombre de 
mensurations relevées à l'aide d'instruments de pré- 
cision. L'expérience a démontré que le signalement 
anthropométrique assurait pour la vie entière, d'une 
façon absolument certaine, la reconnaissance de 
l'adulte. Voici la manière dont sont utilisés les 
signalements anthropométriques : soient 90.000 fiches 
individuelles portant un signalement ; 30.000 appar- 
tiendront à des individus ayant pour la tête une 
longueur petite, 30.000 à des individus ayant une 
longueur moyenne, 30.000 à des individus ayant une 
longueur grande. Chacun de ces groupes est ensuite 
divisé en trois, d'après la largeur de la tête. De di- 
visions en divisions, toujours basées sur des mensu- 
rations rigoureuses, on arrive vite à la fiche indivi- 
duelle, sur laquelle figurent en outre toutes les par- 
ticularités non mensurées. Le D r A. Bertillon a 
attaché son nom à ce système qui rend de grands 
services à la justice criminelle. 

anthropométrique adj. Qui a rapport à 
l'anthropométrie : le service anthropométrique permet 
d'établir vite l'identité d'un individu- 

anthropomorphe adj. (du gr. anthrôpos, 
homme, et morphè, forme). Qui a la forme, l'appa- 
rence humaine; iorang-outan est anthropomorphe. 
Lettreanthropomorphe. lettrema]ustule représentant 
une ou plusieurs figures humaines plus ou moins 
contournées. N. m. Syn. de anthropoïde. 

anthropomorphisme [fts-me] n. m. (de 

anthropomorphe). Système de ceux qui attribuent à 
la Divinité une forme corporelle ou des passions 
semblables à celles des hommes. 

anthropomorphiste [fu-te] ou anthro- 

pomorphite n. et adj. Partisan de l'anthropo- 
morphisme : les anciens étaient anthropomorphistes. 

anthropophage [fa-je] adj. et n. (du gr. mi- 
thrôpos, homme, et phagein, manger). Qui pratique 
l'anthropophagie. 

anthropophagie [fa-jt] n. f. (de anthropo- 
phage). Habitude de manger de la chair humaine. 

— Encycl. L'anthropophagie en tant que coutume 
a régné en Europe à l'époque préhistorique et règne 
encore chez un grand nombre de peuples sauvages. 
Le cannibalisme était autrefois de règle chez les 
Hurons, les Iroquois, les Caraïbes et la plupart des 
tribus de l'Amérique du Sud. On observe encore 
l'anthropophagie dans la Nouvelle-Zélande et dans 
toute la Polynésie, dans la Malaisie, à l'intérieur 
de l'Afrique, mais elle tend de plus en plus à dis- 
paraître devant les progrès de la civilisation. 

anthropopithèque n. m. (du gr. anthrôpos, 
homme, etpithèltos, singej. Genre d'animaux fossiles, 
découverts à. Java et qui semblent être intermédiaires 
anatomiquement entre les singes et l'homme. 

anthurium[n-om'] ou anthure n m. Genre 
de plantes aroïdées d'Amérique, remarquables par la 
beauté de leur feuillage et leurs inflorescences. 

anthydriase [a-zc] n. f. (du gr. anti, contre, 
et hicilùr, eau). Système opposé à l'hydrothérapie. 

anthyllide [til-li-de] n. f. Genre de légumi- 
neuses papilionacées, comprenant des herbes et des 
arbrisseaux des pays tempérés. (L'espèce type est la 
vulnéraire ou trèfle jaune.) 

anthyllis n. m. Bot. Syn. ae polycarpon- 

anti préf. V. ant. 

antiadministratif, ive [nis-trà] adj Qui 

est contraire aux habitudes d'une administration. 

antialcoolique adj. Qui combat l'abus, 
l'usage de l'alcool : ligue antialcoolique. 

antialCOOlisme n. m. Opinion, système de 
ceux qui combattent l'abus, l'usage de l'alcool. 

antiapoplectique [plek] adj. Propre à pré- 
venir l'apoplexie: la diète est antiapoplectique. N. m. : 
un antiapoplectiqtie. 

antiaphrodisiaque adj. et n. Syn. deANA- 

PIIRODISIACJUE. 

antiar ou antiariS [riss] n. m. Genre d'uluia- 
cées artocarpées, comprenant des arbres de l'Inde, à 
suc laiteux très vénéneux (upas), dans lequel les 
Malais trempent leurs flèches pour les empoisonner. 

antiaristocrate [ris-to] n. et adj. Qui est 
opposé à l'aristocratie. 

antiarthritique adj. Bon contre l'arthri- 
tisme : la vie au grand air est antiarthritique. N. m : 
un antiarthritinue. 

antiartistique [tis-ti-ké] adj. Qui est opposé, 
antipathique au sentiment de l'art. 

antiasthmatique [as-ma] adj. Bon contre 
l'asthme : lastramoine est antiasthmatique. N. m. : 
un antiasthmatique. 

Anti-Atlas, chaîne de montagnes du Maroc 
méridional, peu connue, séparée de l'Atlas propre- 
ment dit par l'oued Sous ; 2 000 m. d'altitude. Il est 
s